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La première intégrale des cantates sacrées a été une intégrale "baroqueuse", puisque Karl Richter, par exemple, un non-baroqueux, n'a réalisé que 75 cantates sur près de 200. On ne dira pas que l'exhaustivité est inutile, car les pièces intéressantes ne se limitent aux oeuvres les plus enregistrées (BWV 4, 56, 82, 140, 147, etc) et il n'y a que très peu de cantates d'intérêt secondaire dans toutes celles qu'on a conservées du Cantor de Leipzig.

Cette intégrale a été enregistrée sur la longueur des années 70 et 80, dans l'ordre des n° de BWV, qui n'est ni celui de l'année liturgique, ni celui chronologique. Pour la commodité de l'auditeur, qui n'a pas besoin de consulter la liste des n° ou des titres avant d'écouter la cantate qu'il veut, ce choix est donc le plus pratique. Au début, beaucoup ont eu de la peine à s'habituer à ce style baroqueux, mais cette difficulté semble dépassée actuellement pour la majorité des mélomanes, même âgés. A l'époque, on appréciait Gustav Leonhardt beaucoup plus que Nikolaus Harnoncourt, lequel a dirigé environ trois quarts des cantates: on disait le premier plus humain et moins systématique que le second; mais, quelque trente ans après, sans prétendre que cette opposition est dépourvue de sens, on ne taxerait pas Harnoncourt d'inhumanité, du moins dans ce répertoire, puisqu'on peut le trouver bien plus critiquable, démonstratif et systématique avec d'autres compositeurs. Ceci dit, il y a souvent de graves défauts de justesse, et pas seulement chez les petits garçons...

Il reste que des concurrents sont apparus, y compris parmi ceux qui avaient travaillé à ces enregistrements. Il y a eu quelques évolutions:
- on s'est découragé d'utiliser des chanteurs petits garçons dans les emplois de soprano, comme cette intégrale le faisait, et on est donc revenu à des femmes, mais on continue d'utiliser les altos masculins;
- depuis Rifkin, on a pensé que Bach n'utilisait pas de choeurs, mais qu'il n'y avait qu'un chanteur pour chaque partie; cette pratique n'est pas acceptée par tous; c'est paraît-il plus transparent, mais c'est à la musique ce qu'est l'anorexie à la cuisine bourgeoise;
- le tempo est de plus en plus rapide : Harnoncourt était plus rapide que Richter (pas dans le choeur initial de la cantate n° 1, qui n'avait pas contribué à me convertir aux baroqueux, vers 1980...) ou Münchinger; Koopman, moins architecturé que Harnoncourt et Leonhardt, d'une souplesse qu'on dirait liquide, et dansante, mais dont le style séduisant est par trop uniforme, souvent plus; Junghänel, c'est le TGV, en partie parce que la lourde locomotive des choeurs n'a plus besoin de se lancer; de tels tempi allègres, parfaits pour les passages joyeux, conviennent-ils vraiment aux textes qui expriment la douleur du Christ crucifié ou les angoisses du chrétien ? Nuançons cette tendance à l'accélération, l'excellent, quoique centriste en tout (peut-être trop...), Masaaki Suzuki, n'est pas spécialement rapide; Gardiner, souvent aussi lent ou davantage que Harnoncourt et Leonhardt, semble globalement moins passionnant et plus survolé (la série avec les couvertures "Tiers Monde"); il reste qu'il y a eu plutôt un progrès dans la gaieté, je ne parle pas de l'ascétique Herreweghe;
- le déclin est celui des chanteurs, qui ont certes appris à vocaliser ou à animer le discours (les récitatifs en ont particulièrement profité, si on les compare à ceux de l'ancienne école); ce n'est pas trop évident à l'époque de Harnoncourt et de Leonhardt qui disposaient notamment de la basse Max van Egmond, du ténor Kurt Equiluz, même si Richter avait Fischer-Dieskau et, au début, Haefliger, et si Münchinger faisait travailler Ameling; pourtant, même dans l'intégrale Teldec, on sent une évolution, avec l'arrivée heureusement provisoire de l'insupportable ténor Marius van Altena, le remplacement de van Egmond ou Equiluz quand ils étaient indisponibles ou peut-être en fin de carrière qui n'a pas toujours été un progrès, de même que l'on remarque que les petits chanteurs déclinaient progressivement du début à la fin (on aura compris que ce n'était pas les mêmes...) et qu'il devenait impossible de trouver de nouveaux Peter Jelosits; exception notable, pour les altos, René Jacobs, apparu dès les années 70, surclassait Paul Eswood.

Pour toutes ces raisons, si cette intégrale Harnoncourt-Leonhardt, pionnière en son temps, n'est plus à la pointe du style d'interprétation, ses qualités restent suffisantes pour qu'on puisse l'oublier à l'avantage des réalisations actuelles, parfois trop inégales, ou trop unidimensionnelles. Il faudrait pouvoir comparer cantate par cantate. Si vous avez le temps...

PS. Je vous prie de lire aussi une intéressante remarque qui corrige une erreur de ma part.
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 21 octobre 2008
La Somme au sens de sommet, de totalité...Harnoncourt et Leonhardt ont recrée la musique de Bach. Le Maître de Leipzig méritait bien cela car les cantates qu'il composait il y a plus de deux cent ans sont toutes remarquables avec des sommets d'une hauteur exceptionnelle (cantates BWV 1,4,29,30, 51,78,80,106 par exemple).
On peut comparer les apports respectifs de Koopman, Suzuki, Herreweghe, Gardiner, Junghanël..., gloser, soupeser, mesurer, debattre, discuter...le travail de Leonhardt et Harnoncourt reste séminal.
S'il l'on peut ne pas choisir, on ira vers les uns ou les autres. Si l'on veut entrer de plain-pied dans cet immense monument élevé à la Gloire du Tout-Puissant,l'apprivoiser, finir par s'y sentir comme chez soi et y déambuler familièrement, alors cette Intégrale s'impose d'elle-même.
Elle n'a pas pris une ride, porte le souffle spirituel de chefs d'orchestre inspirés et rend le plus bel hommage au Cantor dont les compositions comptent parmi les plus exceptionnels paysages de la Musique Classique.
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le 11 mai 2012
Superbe intégrale d'une des faces les plus profondes de JS Bach. Une relation émouvante, sur plusieurs années, entre les multiples éléments de la vie quotidienne d'un immense compositeur, sa foi vibrante et sa passion pour le dialogue entre instruments et chant. Deux grands chefs pour faire apprécier cet immense parcours.
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le 10 février 2012
Cette intégrale est effectivement capitale dans l'interprétation des cantates de Bach. Tout est dit dans les autres commentaires, ou presque, mais...
Hormis la qualité artistique de ce produit, comment se fait-il qu'aujourd'hui il soit vendu 271€ sur Amazon.fr, et seulement 161,99€ sur Amazon.de? On pourrait aussi questionner l'évolution très improbable du prix de cet objet, qui varie sans cesse dans des proportions incompréhensibles. Est-il indexé sur la parité yen/dollar, ou quelque autre mystérieux paramètre?
Soyons sérieux, ces enregistrements ont bientôt trente ans, leur coût est amorti depuis bien longtemps et ils devraient être proposés à un prix bien plus... doux.

Une pensée émue, loin de ces considérations bassement matérielles, pour Gustav Leonhardt, récemment disparu.
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le 4 juillet 2015
cette intégrale Harnoncourt / Leonhardt a fait couler beaucoup d 'encre , postillonner beaucoup de gens , illuminé la vie de beaucoup d 'autres . Elle est aujourd hui accessible dans un prix relativement abordable , contrairement a celle de Koopman . il s 'agit d une réelle intégrale donc de quoi satisfaire ceux qui veulent tout connaitre , tout avoir .Vu le temps qu 'il faut pour l ' écoute de 60 CD et le temps plus long encore pour devenir intime d 'une oeuvre , le concept d 'intégrale est presque un péché d ' orgueil chez l 'auditeur ...le travers du collectionneur de surcroit .Par expérience , la quantité de disques est plus rassurante que réellement utilisée ; et comme les bons livres , il est surtout bon de les avoir sous la main quand on le souhaite . Notre temps d 'auditeur étant compté , chaque coffret n 'est utilisé qu ' à 10 % finalement pour ce qui est des écoutes répétées .... Ici nous avons le travail d 'une vie et une somme colossale qui inspire le respect d 'emblée ..... les partis pris des voix d ' enfants ainsi que l insuffisance de certains volumes d 'un point de vue vocal , et à la conception trop heurtée , trop exacerbée , diminue de beaucoup l intérêt de certains disques . il reste néanmoins que ce coffret a de tres grands atouts : les cantates 5 à 8 , 35 à 38 , 76 à 79 , 128 à 130 , 164 à 169 , 180 à 184 , 205 sont de pures merveilles à la mise en place impeccable , gorgée de vie et de rythme , de transparence et de subtilité . Ce " haut du panier " est indispensable et l ' on pourrait s 'en tenir la , et chercher ailleurs pour d 'autres opus :
Chez Hogwood pour les 211 & 212 ( decca ) , chez Holman pour la 208 ( hyperion ) ,
Chez Koopman pour les 4 , 21 , 31 , 71 , 106 , 131 , 185 , 196 ( le vol 1 de son intégrale ) , et pour les cantates de jeunesse en général ,
Chez Herreweghe pour 21 & 41 et les cantates pour basses et altos ( chapelle Royale , HM ) ,
Chez Bianchini pour les 82 , 35 , 53 ( Jacobs , Dombrech , HM ) pleines de poesie et de naturel ,
Chez Jurgens pour son fabuleux disque ( alte werke ) des 18 , 59 , 89 ,90 , 106 , 118 , 182 , 161 & 152 ,
Chez Coin pour les 115 , 49 , 180 ( prégardien , scholl , et l ' équipe de Limoges , Naive Astrée) ,
Chez Mc Creesh pour les 65 & 180 ( Gabrieli Consort , archiv ) ,
Chez Junhagel pour les 4 , 12 , 196 ( kantus köln , HM ) ,
Chez Leonhardt sans Harnoncourt (The Orchestra age of enlightenment , Bonney , Prégardien , phillips ) pour de superbes 205 , 211 , 213, 214 Chez Rifkin pour les 51 , 80 , 131 ( Bach ensemble , Decca ) ......
on manque encore un peu de recul pour Suzuki et Gardiner , mais j 'en connais qui ont tout revendu pour ne garder que Suzuki .....les volumes 10 ; 15 ; 22 ( je ne les connais pas tous ) de son intégrale sont des trésors ...
Gardiner me plait pour son enthousiasme , tant pis pour les " a peu près " qui parsèment l ensemble , il faut dire que c 'est souvent du live , et le live est un tour de force , le révélateur de la qualité et le choeur Monteverdi en a à revendre ! ! ! les 40 , 91 , 110 , 121 ( sdg ) par exemple sont des bijoux ....et ses prestations chez Archiv sont souvent d 'excellentes factures et complémentaires pour les opus manquants ....
Si on sort de la planète baroqueuse , les 75 cantates de Richter sont a mes yeux aussi indispensables que cette intégrale d ' Harnoncourt , avec des choix différents , mais pas sans engagement , sans architecture , sans soins , sans voix ( et quelles voix ! ! ! ! ) ...l ' argument démodé n est pas à prendre en compte , la mode n 'est pas un critére , mais ce qui est sûr , c 'est que les oreilles habituées à l esthetique baroque dont cette intégrale est le fleuron , seront perturbées .....Ca vaut pourtant le détour a bien des égards ! ......
Les cantates de Rilling seront encore plus indigestes mais la aussi il y a des moments de grande beauté dans les cantates célèbres et le prix est dérisoire ....les audacieux testerons un peu de Munchinger , un peu de Werner ( pour le grand Krebs ) , pionniers s 'il en est ...
au minimum , on se procurera pour Richter les disques des cantates 4 , 51 , 61 , 106 , 80 , 26 , 147 ou le simple des 4 , 202 et 147( mini prix ) où on aura le plaisir d 'entendre Dietrich Fischer Dieskau , Peter Schreier , Edith Mathis , Ernst Haefliger .....et pour Rilling le disque des 51 , 56 , 82 dans des interpretations très attachantes ....qui sait , cela pourrait vous donner envie d 'en écouter plus ...
je terminerais en recommandant l interpretation justement légendaire de Hans Hotter dans la 82 " Ich habe genung " ( EMI ) qui surpasse tout le monde toute époque et tout style confondu ainsi que le témoignage de Dame Janet Baker avec le St martin in the Fields et Marriner ! ! ! ! !
BREF ! :) , Cette intégrale exhaustive est superbe , il y a tout , et c 'est soit bon , soit vraiment bon ! ! !
bonne écoute !
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On hésite toujours à investir dans une telle somme de CD (60) donc d'heures d'écoute potentielles. Il ne faut cependant pas tergiverser devant cette superbe réédition plus compacte que la version originale qui occupait beaucoup de place dans la discothèque, et était il faut le dire, bien plus dificile à constituer et plus onéreuse.
On a donc entre les mains une intégrale très "baroque" dont il est dit qu'elle fut enregistrée dans l'ordre chronologique du catalogue Schmieder (pour une facilité de recherches) et non par ordre chronologie d'écriture. Il est vain en quelques lignes de tenter d'évoquer les moments de grâce absolue glanés ici et là. On sera toutefois parfois surpris par les voix de soprano tenues par de jeunes gens pas toujours au point sur le plan choral, mais, il est vrai, donnant une touche de génie à certains arias que l'on a l'impression de ne jamais avoir réellement entendus auparavant.
Au final, c'est avec Koopmann, l'une des deux versions de référence.
Tout amoureux de Bach en jouira inlassablement.
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le 26 août 2009
Il est injuste de ne donner qu'une étoile à ce coffret sous pretexte que le commerçant n'a pas livré le produit à temps.
Les interprètes n'ont pas mérité ça,car il n'y sont pour rien.
Ce coffret mérite largement ses cinq étoiles!Tout est parfait.Jamais d'emphase mais jamais de raideur non plus.Seulement une musique bien comprise et magnifiquement restituée.
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le 22 décembre 2007
Voici une réédition de la fameuse intégrale des cantates de Bach initiée par Harnoncourt et Leonhardt. Moins luxueuse que l'édition d'origine 10 coffrets de 6 disques, elle a l'avantage d'être plus maniable, du fait de 60 CDs isolés. Sobre et colorée, elle présente le portrait du jeune Bach décliné en 60 couleurs différentes. On regrettera surtout la disparition des textes en français. Mais la musique inoubliable, incontournable, demeure. Un coffret à prix assez doux pour l'île déserte.
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le 26 mars 2012
Après avoir écouté les 60 premières cantates, j'ose un commentaire pour dire la beauté de cet ensemble à la réécoute. Certes les défauts en sont connus: l'intonation des choeurs et leur relative épaisseur, les tempi parfois trop lents ou inattendus d'Harnoncourt. Il n'empêche que la qualité première de l'ensemble est celle qui compte: la ferveur. Les solistes sont souvent admirables. Le tenor Kurt Equiluz n'a pas été égalé depuis, James Bowman et Max van Egmond sont excellents. Même les voix de soprano-garçons sont très émouvantes malgré le souffle un peu court et l'intonation souvent hésitante. Gardiner et Suzuki ont aussi de magnifiques réussites qu'il faut absolument connaître, pour ne pas parler des belles interprétations de Herreweghe, mais je ne voudrais pas me priver de cette juvénile ancêtre des intégrales des cantates. Le seul regret est l'absence des textes (mais Cantagrel y remédie amplement) et celle des partitions de la mythique édition en LP.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 17 janvier 2012
Ce que Gustav Leonhardt a fait pour l'Oeuvre du Grand Architecte Musical est dans l'ordre de ce que Bach est pour la Musique, l'Esprit et le bonheur serein d'Etre. Toute chose terrestre est vouée à la poussière. Le Grand Ouvrage reste.
L'homme s'efface définitivement. Vient l'Intemporalité du Travail. Parce que Bach me nourrit spirituellement, vous avez été, Monsieur Leonhardt, un grand Interprète auquel je dois beaucoup.

Reposez en Paix

SDG
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