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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la rigueur et la mélancolie Brahmsiennes restituées sans compromis, 10 mai 2013
Par 
Nicolas - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms : Sonates pour violoncelle n° 1 Op. 38 et n° 2 Op. 99 (CD)
Janos Starker était à mon avis un des plus grands, sinon LE grand violoncelliste du XXe siècle, du point de vue de son message pour les autres et les generations futures en tout cas.

Pour lui, la musique était une chose sérieuse, une passion absolue et une quête de perfection et il n'a jamais varié de son chemin:
- celui de la documentation scientifique et de la transmission de son savoir faire lié à son instrument (il pensait qu'il était né pour enseigner plus que pour jouer à proprement parler),
- celui de l'étude et de la compréhension profonde de l'univers musical de chaque compositeur,
- celui du refus du narcissisme et du vibrato envahissant (Starker n'est pas un "baroqueux" dans son approche, il voulait juste que l'on entende les notes et refusait de les couvrir par un vibrato déformant mais l'utiliser uniquement pour colorer celles-ci)

Quelle oeuvre et quelle version (Starker a beaucoup enregistré) doit-on choisir en priorité pour se souvenir de ce géant?

On pense bien sûr
- aux suites pour violoncelle de BACH qu'il a enregistré 5 fois et dont, entre autre, le dernier enregistrement est splendide,
- aux concertos pour violoncelle de Dvorak avec le philarmonia de Susskind ou avec le London Symphony Orchestra de Dorati (l'oeuvre qui a marqué les débuts professionnels d'enfant prodige de Starker à 14 ans)
- à la sonate de Kodaly qui fut reputé impossible à jouer jusqu'à ce qu'il ne l'enregistre en tant que premier disque comme un coup de tonnerre...,
- cette compilation des enregistrements réalisés avec Alain Planès et contenant notamment la sonate pour violoncelle et piano de Prokofiev
- aux sonates pour violoncelle de Beethoven avec Buchbinbder
- au triple concerto de Beethoven avec Henryk Szeryng et Claudio Arrau
- aux concertos de Schumann, Lalo et Saint-Saëns
- ou encore aux pièces de David Popper qui reflètent probablement le mieux l'univers musical de son enfance... et les exercices qu'il donnait à ses élèves.

Tous ces choix sont bons voire excellents, mais ces sonates de Brahms avec son partenaire le plus proche dans l'approche musicale et ami (Gyorgy Sebok) est peut-être celui qu'il faut entendre en priorité pour tordre le coup à cette idée que Starker était froid et sans âme.

Cette version est bien sûr sérieuse mais elle est aussi tellement intense et la répartie implacable, un brin anguleuse, mais surtout profonde du piano de Sebok est parfaite.

L'univers rigoureux et mélancolique Brahmsien à son paroxysme!
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