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le 8 octobre 2002
Au XVIIéme siècle, Mme Herbert, épouse délaissée par son mari, convint Mr Neville, un peintre de renom, de réaliser des dessins de sa propriété en échange de ses charmes. Non content des attention de Mme Herbert, il bénéficiera également des faveurs de sa fille. Une fois son contrat honoré, il part. C’est alors que Mr Herbert est retrouvé mort. Une enquête policière débute alors basée sur l’étude des dessins.
Au delà de l’intrigue policière, ce film de Greenaway seduit particulièrement par son esthétisme très « british » (qui n'est pas sans rappeler Barry Lyndon de Kubrick ) et par sa musique de Michael Nyman.
Un très bon film aussi bien du point de vue scénario que de la réalisation.
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17 sur 19 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 16 juin 2006
Peter Greenaway signa avec "Meurtre dans un jardin anglais" le long métrage qui le consacra auprès du grand public en 1982. Il conservera cette estime jusqu'au début des années 1990 lorsque son film "Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant" heurtera la sensibilité du public par la trop grande violence de son propos. Depuis il n'a jamais véritablement suscité l'engouement d'un large public si ce n'est peut-être avec t"he Pillow Book".

Peter Greenaway est à l'origine un peintre et de surcroit doté d'une culture artistique qui déborde dans chacun de ses films. Les références à des tableaux ou à des peintres se dissimulent dans de nombreux plans. Dans "Meurtre dans un jardin anglais" on trouve par exemple un plan qui reproduit le Mr and Mrs Newton de Thomas Gainsborough. Inutile de préciser que chaque film de Greenaway est une réussite sur le plan esthétique.

En dehors de la peinture, Greenaway avoue une admiration pour le cinéaste Alain Resnais (ils ont en commun d'avoir travaillé avec Sacha Vierny pour la photographie) et l'écrivain Jorge Luis Borges. Comme ce dernier, Peter Greenaway affectionne les intrigues intellectuelles, la symétrie et les labyrinthes. On peut également rapprocher le film du "Barry Lindon" de Stanley Kubrick pour l'ambiance et surtout de "Blow up" de Michelangelo Antonioni dont il est quasiment un remake.

Enfin, signalons que "Meurtre dans un jardin anglais" a popularisé Michael Nyman l'auteur de l'excellente bande originale (à qui l'on doit également la BO de "la leçon de piano"). Nyman fait partie du courant de la musique dite répétitive dont Philip Glass est un éminent représentant. La collaboration entre M. Nyman et P.Greenaway sera fructueuse jusqu'à la sortie de "Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant" après lequel leur collaboration semble s'être arrétée.
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Le premier long métrage écrit et réalisé par Peter Greenaway sortit fin 1982, puis en France début 1984, qui reste peut-être son meilleur et le plus abouti, « regardable » par un large public.
Le titre français choisi fut « Meurtre dans un jardin anglais », qui amena un côté élégant à la « Agatha Christie » non tout à fait sérieux, alors que le titre originel fut « The draughtsman's contrat » - « Le contrat du dessinateur » - qui éclaire complètement et différemment l'oeuvre.

Le titre en français un peu commercial fait songer à une amicale et amusante enquête centrée sur un meurtre survenu en Grande-Bretagne à la fin du XVIIè siècle, alors que le véritable propos est bien focalisé sur les 2 contrats établis avec un dessinateur réputé, M. Neville, et à chaque fois une dame.
La première avec Mme Herbert afin de réaliser 12 dessins de la belle propriété anglaise de son mari, contre 8 livres pour chacun d'entre eux et la faveur d'user librement Mme Herbert dans son plaisir avec M. Neville. Le second entre ce même dessinateur et Mme Talman, portant uniquement sur l'usage libre de leur désir. Mais il ignora le but principal : donner un héritier à Mme Talman et permettre ainsi à cette dernière de continuer à jouir du domaine après la succession, son mari étant impuissant et la gent féminine ne pouvant prétendre à cette époque en prendre la maîtrise. Ces contrats et sa raison cachée sont donc le fondement caché et indirect du propos. Puisque ce dessinateur avait réussi son 1er contrat (l'élaboration des douze dessins), profitons-en pour le prendre à revers pour le second : il le regrettera bien tard.

Le style choisi par le réalisateur et l'époque décrite se sont portés sur une sorte de parodie « baroque » excellemment réussie dans l'excès, en accentuant à chaque fois le trait pour faire montre d'un presque mauvais goût excessif : des perruques énormes et beaucoup trop hautes et chargées, qui voulaient peut-être signifier que plus elles fussent hautes, plus leur porteurs furent distingués ; du linge très blanc et bouillonnant, trop gonflé et sur-employé ; des atours vestimentaires trop fournis et outragés ; une musique de style éminemment « pompier », soulignant toujours et principalement le même thème ; un langage hyper soutenu pour cette communauté aristocratique en apparence, qui s'opposait aux propos plus grossiers tenus dans l'ombre ; une rigueur artistique extrême et stigmatisée du geste du dessinateur pour tout dessiner, y compris des détails inutiles ou des indices qu'il n'aurait pas dû révéler à travers son regard maniaque (une chemise pendue sur un arbuste, une échelle située contre un mur, une robe étendue à terre)...
Un parti-pris qui, à la place de révéler l'élégance et la délicatesse des protagonistes, va jusqu'à monter le mauvais goût employé comme la norme aristocratique réelle de ce temps là.

Par la répétition des scènes fixes croquées par le dessin, on a l'impression de regarder toujours la même scène alors que le point de vue du lieu choisi est évidemment différent : chaque dessin ayant un coût, il était inutile de proposer 2 lieux identiques. Mais ce cinéma est bien comme un choix sériel, dont l'effet de répétition est déterminant, joue et influence le spectateur.
D'esprit très léger au départ, l'argument s'enfoncera progressivement, indéniablement et avec lenteur dans la sombre et cruelle noirceur du destin, comme souvent dans les films suivants du réalisateur.

Et pour servir l'argument, une superbe reconstitution artistique et esthétique des décors et paysages - plutôt attendue de la part de ce réalisateur qui a étudié les Beaux-Arts - , avec une maîtrise étonnante et parfaite de la mise en espace et de la direction d'acteurs, avec un humour british pince-sans-rire employé au 2ème et 3ème degrés. L'on constate une qualité égale employée avec chacun des Beaux-Arts qui s'entremêlent brillamment : peinture, architecture, dessin, musique, éloquence.
Le contraste saisissant entre les scènes de nuit, très sombres et ne révélant presque que des ombres, avec les couleurs éclatantes, généreuses et prégnantes de la nature, est assumé.

Avec une composition très sûre et hors pair de Anthony Higgins, que l'on reverra malheureusement moins par la suite.
Comme tous ses longs métrages filmés jusqu'en 1991, la composition musicale fut signée de Michael Nyman, à laquelle il dût une grande part de sa notoriété.

D'incontestable maître directif pour nous et avec un ascendant sur tout ce microcosme, le dessinateur va se trouver pris dans un puzzle qui se révèlera trop grand pour lui et qui finira à l'opposé de ce qu'il pensait.
Se croyant supérieur dans l'exécution de son art, inatteignable, trop sûr de lui, naïf et prétentieux, la machination engrangée l'aveuglera.

Le réalisateur nous abuse aussi dans ce que l'on nous montre : avons-nous vraiment vu ces indices évoqués ci-dessus, ou n'est-ce qu'une vue de notre esprit ? Le réalisateur nous fait douter de ce que nous voyons.
Un peintre doit-il copier la réalité exclusive qu'il voit ou la magnifier en y supprimant des détails inutiles qui n'altèrent pas sa vision ? A-t-il été surpris d'éléments « vivants » ayant changé de position, par rapport à des natures « mortes » ? A-t-il été un témoin trop fidèle qui a vu des indices qu'il ne devait pas voir ?

Dans un intéressant article paru à l'époque dans « L'avant-scène cinéma » et intitulé « Les incertitudes de regard », Jean-Yves Pouilloux revient sur la manipulation de Greenaway sur ce que nous voyons : « Nous sommes pris dans une sorte de piège optique : (...) Greenaway fait semblant de nous offrir une exposition de dessins, mais c'est un leurre, nous sommes dans un film, où le temps de regard ne dépend pas de nous, où nous sommes obligés de suivre la succession d'images qu'on nous impose. Nous sommes ainsi privés de la liberté de regarder, on défie notre capacité à voir. (...) Le film est un immense trompe-l'oeil qui nous prouve que nous ne savons pas voir, parce que nous choisissons d'imaginer à partir d'un certain nombre de détails, parce que nous anticipons un tableau complet avant de l'avoir vu. Et ce qui est vexant, c'est que notre aveuglement semble avoir été prévu, comme dans un tour de prestidigitation. Si bien que nous voilà à notre tour bernés, nous mettant en quête d'indices, de preuves, nous cherchons à nous repérer. Le piège a fonctionné, dès que nous essayons de savoir, nous sommes égarés sur une fausse piste. Mieux, il suffit que nous cherchions à savoir pour être pris. »

A noter aussi que la présence de la statue vivante était réelle en ce temps là, « à la mode traditionnelle, symbolisant la liberté en opposition aux autres membres, beaucoup plus contraints » [Sophie Bagur].

Une verve irrésistible de ce 1er film contrairement aux autres films suivants de Greenaway, qui s'enfonça dans un maniérisme obscur, non toujours compris du public.
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le 6 janvier 2013
Film superbe dont la prise de vue mériterait une version blu-ray que j'ai cherchée mais qui n'existe pas à ma connaissance.
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le 8 décembre 2013
je suis très satisfait , tout cela s'est bien passé, je suis content et je fais en sorte d'avoir le nombre de mots requis pour que le robot accepte mon commentaire et cesse de me harceler, BORDEL !
22 commentairesCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
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