Commentaires en ligne


1 Evaluation
5 étoiles:
 (1)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une approche poétique et sensible des Concertos et Préludes de Rachmaninov, sous les doigts de Agustin Anievas, 15 janvier 2008
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rachmaninov : Concertos pour piano n° 1-4 ; Rhapsodie sur un Thème de Paganini ; Préludes pour piano (CD)
Ce triple-CD propose l'ensemble de la production concertante de Rachmaninov, enregistrée dans les studios londoniens d'Abbey Road entre 1967 et 1973, ainsi que les vingt-quatre Préludes pour piano.

Une écoute attentive sera requise pour apprécier la subtile sensibilité de ces interprétations.
Malgré une intarissable vélocité, le clavier qu'anime Agustin Anievas me semble maintenir un constant recul par rapport au premier degré des Concertos, introduisant une distance narrative, une faculté de réappropriation qui les feraient entendre comme de vastes Ballades post-romantiques.

Le fougueux Concerto n° 1 y perd un peu de sa franche spontanéité.
Mais la fringante "Rhapsodie sur un thème de Paganini" y gagne une inhabituelle aura poétique, et le Concerto n° 4 retrouve son caractère expérimental si différent de ses prédécesseurs.
Le choix d'un tempo alenti pour dérouler l'Allegro initial du Concerto n° 3 s'égare parfois dans la flânerie en cédant à la requête du "ma non tanto" (=pas trop vite), ce qui lui permet néanmoins de s'acheminer vers une cadence (10'30-13'10) suprêmement sentie et mûrie, d'un calme résigné et sincèrement émouvant qui se prolonge sans heurt vers la rêverie de l'Intermezzo.
Sereine et patiente mais jamais routinière, l'on dirait que la lecture du Concerto n° 2 s'improvise à mesure qu'elle avance tant elle puise à la source de l'inspiration qui l'a vu naître.

Quant à l'accompagnement orchestral particulièrement coloré que propose le superbe New Philharmonia mené par trois chefs différents, il sert les options stylistiques du soliste sans jamais en dissiper les conceptions.

Les versions de Abbey Simon/Leonard Slatkin (Vox), Peter Rösel/Kurt Sanderling (Berlin Classics) ou Earl Wild/Jascha Horenstein (Chandos) constituent sans doute des guides plus manifestement conventionnels pour approcher ce corpus.
En marge de ces invitations extraverties, la liberté interprétative que défend Anievas interroge l'âme secrète de ces pages et en fait naître un horizon poétique insoupçonné, insufflant une saine bouffée d'air pur au mélomane qui, les connaissant déjà bien, constatera alors que bien d'autres virtuoses ne nous en ont donné à voir que l'écume.

Lyrisme, poésie, nostalgie, héroïsme : le pianiste américain débusque aussi toute la palette expressive des Préludes.

Voilà un coffret incontournable dans la discographie du compositeur russe.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit