undrgrnd Cliquez ici ValentinB nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Soldes Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Montres soldes Bijoux Soldes

Commentaires client

5,0 sur 5 étoiles1
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
1
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Ce triple-CD propose l'ensemble de la production concertante de Rachmaninov, enregistrée dans les studios londoniens d'Abbey Road entre 1967 et 1973, ainsi que les vingt-quatre Préludes pour piano.

Une écoute attentive sera requise pour apprécier la subtile sensibilité de ces interprétations.
Malgré une intarissable vélocité, le clavier qu'anime Agustin Anievas me semble maintenir un constant recul par rapport au premier degré des Concertos, introduisant une distance narrative, une faculté de réappropriation qui les feraient entendre comme de vastes Ballades post-romantiques.

Le fougueux Concerto n° 1 y perd un peu de sa franche spontanéité.
Mais la fringante "Rhapsodie sur un thème de Paganini" y gagne une inhabituelle aura poétique, et le Concerto n° 4 retrouve son caractère expérimental si différent de ses prédécesseurs.
Le choix d'un tempo alenti pour dérouler l'Allegro initial du Concerto n° 3 s'égare parfois dans la flânerie en cédant à la requête du "ma non tanto" (=pas trop vite), ce qui lui permet néanmoins de s'acheminer vers une cadence (10'30-13'10) suprêmement sentie et mûrie, d'un calme résigné et sincèrement émouvant qui se prolonge sans heurt vers la rêverie de l'Intermezzo.
Sereine et patiente mais jamais routinière, l'on dirait que la lecture du Concerto n° 2 s'improvise à mesure qu'elle avance tant elle puise à la source de l'inspiration qui l'a vu naître.

Quant à l'accompagnement orchestral particulièrement coloré que propose le superbe New Philharmonia mené par trois chefs différents, il sert les options stylistiques du soliste sans jamais en dissiper les conceptions.

Les versions de Abbey Simon/Leonard Slatkin (Vox), Peter Rösel/Kurt Sanderling (Berlin Classics) ou Earl Wild/Jascha Horenstein (Chandos) constituent sans doute des guides plus manifestement conventionnels pour approcher ce corpus.
En marge de ces invitations extraverties, la liberté interprétative que défend Anievas interroge l'âme secrète de ces pages et en fait naître un horizon poétique insoupçonné, insufflant une saine bouffée d'air pur au mélomane qui, les connaissant déjà bien, constatera alors que bien d'autres virtuoses ne nous en ont donné à voir que l'écume.

Lyrisme, poésie, nostalgie, héroïsme : le pianiste américain débusque aussi toute la palette expressive des Préludes.

Voilà un coffret incontournable dans la discographie du compositeur russe.
0Commentaire6 sur 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus