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le 16 mars 2009
En Europe, il a existé 3 montages differents, celui de la sortie en 1982 (International), celui de 1992 (Director's cut) et celui de 2007 (Final cut).
Le moins interessant, parce que le plus affadi (suppression de 4 passages violents) est le "Director's cut" de 1992.
Entre le montage 1982 et celui de 2007, les seules différences sont: suppression de la voix off façon Philip Marlow, ajout de 15 secondes de "licorne", changement de couleur du ciel derrière la colombe et suppression de la dernière minute du film.
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le 6 décembre 2007
Comment peut-on s'en prendre à ce bijou comme l'a fait une personne précédemment est pour moi un mystère total, et ne parler que d'argent alors que le coffret nous offre 5 versions du film et des heures de bonus dont un making of de 3h30!!!! Si vous n'aimez pas ce film, c'est votre droit, mais si vous l'aimez, alors je peux vous assurer que le bonheur est total! Et nous vanter le DVD de 2006 comme le fait cet inconscient est une hérésie vu son triste état (poussières omniprésentes, compression visible, colorimétrie faussée), alors svp que ceux qui ont des critiques à faire réfléchissent un instant avant de se lancer dans des reproches sans que ni tête. Je m'explique, car moi je parle de ce que j'ai vu cette nuit et non dans le vide comme certains.

Vous découvrirez d'abord le Final Cut de Ridley Scott. Si l'image ne peut atteindre le piqué de films plus récents, force est de constater que la pellicule a été magnifiquement restaurée, à tous les points de vue, on est à des niveaux de qualité qui enterrent le DVD de 1998 et rendent bien pâle la version directors cut de 2006 qui souffre de grave défauts. Les trucages sont sublimés, les spinners retrouvent netteté et couleurs, les couleurs sont splendides, aucun artéfact de compression, les fourmillements dans certains passages truqués comme les bâtiments de la Tyrell corporation sont parfaitements atténués, sans excès, etc. Je ne peux que me réjouir. De plus, certaines corrections ont été effectuées: par exemple le visage de la cascadeuse (peu ressemblante avec l'actrice) a été remplacé par celui de l'actrice originale Joanna Cassidy avec une maitrise totale, sans aucune faute de goût. Certains plans mythiques ajoutés, commes les strip teaseuse en extérieur. Mais heuresement, l'erreur de rajouter des scènes entières n'a pas été commise: il n'y a pas de Holden dans le poumon artificiel comme on pouvait le craindre, il est seulement là en bonus semble-t-il. Un choix un peu moins heureux a été de substituer le plan de la colombe qui s'envole avec des bâtiments plus adaptés à l'ambiance, mais malheureusement le choix s'est porté sur un rendu qui rappelle trop la netteté des dessins actuels et ne s'intègre pas idéalement avec le type de matte paintings utilisés en 1982. Je trouve aussi l'écho des passages de spinners un peu appuyé, mais ces quelques réserves n'enlèvenet rien au fait que le travail est MAGNIFIQUE.

Puis vous aurez la possibilité de voir, dans une qualité presque aussi bonne (à très peu de choses près, vraiment) la version US 1982, la version internationale 1982 et la version Director's cut 1992. Et là, pour le coup, je suis super heureux car mon souvenir le plus vivace est celui de ma vision en salle de 1982, avec la voix off, la fin positive, etc. Pouvoir revoir cette version a été un bonheur total. Et seule la version 5 DVD le permet. Au moins Ridley Scott ne nous impose pas des tripatouillages comme Georges Lucas qui ne permettent plus de voir les versions originales (ni pour THX, ni pour Star Wars, hormis une pauvre édition tirée d'un mauvais master laserdisc).

A cela il faut ajouter le fameux "Workprint", la version du film présentée pendant deux premières (Denver et Dallas) et qui a été remaniée suite aux critiques pour donner la version 1982 finale. Sans en faire des tonnes, il vaut vraiment le détour car en maints endroits il diffère de toutes les autres versions: autres plans, autres musiques (dont Jerry Goldsmith), autres dialogues....

Et enfin, des bonus tous plus intéressants les uns que les autres, très documentés, dont le making of de 3h30....

Voilà! En bref, après 6 ans d'attente et de retard, quel bonheur! si vous aimez ce film, alors ne vous y trompez pas, ce que Warner nous offre est un coffret magnifique qui permet de voir la version que vous voulez, et pour beaucoup d'entre nous ceci est vraiment un beau cadeau. Si vous aimez les anciennes versions, craquez, vous ne le regfretterez pas. Alors que le Monsieur de Montpellier qui a écrit une critique sans meme avoir vu les versions et qui dit aimer le film, arrete de se prendre la tete avec ses problèmes d'argent et parle un peu plus de cinéma. Car la version de 2006 ne rend pas justice au film. Sauf si vous le regardez sur un écran de 10 cm de diagonale, et encore.

Je vous souhaite à tous beaucoup de plaisir avec ce coffret FABULEUX !!!!!!!!!!
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le 5 juin 2010
Pour des raisons obscures, la France n'ait pas bénéficié de la version Coffret 5 Blu-ray Discs vendue aux USA. Du coup, seul un double Blu-ray s'est pointé dans les linéaires. Le disque 1 contient le film dans la version HD « Final Cut » accompagnée d'une introduction de Ridley Scott et, comme sur le coffret DVD, de trois commentaire audio non sous-titrés (Do you speak fluent engliche my friend ?). Le disque 2 reprend le making of que l'on trouve également dans le coffret DVD. Certes, le passionné n'y trouvera pas son compte, mais le grand public sera néanmoins heureux de pouvoir visionner Blade Runner avec une incroyable qualité audio-vidéo (sachez que moins de 10 % du public visionne les bonus sur les DVD/BD, se contentant, au mieux, du bêtisier ou d'un petit making of explicatif sur les techniques utilisées, notamment sur les films à effets spéciaux).
Concernant l'image, c'est une vraie réussite qui rend hommage au Directeur de la photo, ce qui est loin d'être le cas de toutes les rééditions blu-ray...

Pour les fans mieux vaut acheter Blade Runner - Coffret ultimate Edition en 5 DVD ou les 2 !

OU MIEUX On peut même acheter carrément le coffret américain 5 blu-rays sur amazon.com. Il est mutizone et a la VF et les sous-titres en français. On ne comprend pas l'absence en France.
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LE BLU-RAY : On a déjà tout écrit sur ce nouveau master 4K qui en 2007, lors de la sortie du Blu-ray, a été accueilli comme une épiphanie. A le revoir aujourd'hui sur un écran à l'uspcaling 4K, on salue encore bien-bas ce travail admirable de restauration. 35 ans après le tournage, les images 35 et 70 mm irradient comme "de grands navire en feu surgissant de l'épaule d'Orion". Respect absolu de l'aspect argentique. Un grain géré divinement et un niveau de détail qui sacralise définitivement le travail du maître des effets spéciaux Douglas Trumbull. Une véritable redécouverte que l'on savoure à genoux et des larmes plein les yeux.

LE FILM :

Eldon Tyrell - Qu'est-ce qui vous pose un problème ?
Roy Batty - La mort.
Eldon Tyrell - La mort ? Mais j'ai bien peur que ce soit en-dehors de ma juridiction.
Roy Batty - Je veux plus de vie, père.

33 ans.
Blade Runner ne vieillira jamais. Splendeur glaçante d'un Los-Angeles tentaculaire, gigantesque Métropolis, où les Spinner peinent à s'arracher à la gravité pluvieuse et obscure d'un futur ou les rêves ne s'affichent plus que sur de gigantesques écrans publicitaires. L'humanité qui s'y agglutine semble désincarnée et la solitude accompagne tous les personnages. De l'ex-flic, Deckard, aux réplicants, ces androïdes devenus plus vivants que les humains. Tous vont voir se diluer le sens de leur existence et la perception de leur identité dans la lente et mélancolique traque qui les lient. Une atmosphère de fin du monde souvent imitée mais jamais égalée depuis. Si je parle d'atmosphère c'est que le decorum constitue ici le coeur de ce prodige visuel. L'artisan de ce miracle est Douglas Trumbull, le magicien des effets spéciaux qui a imposé 2001 et Rencontres du 3ème type en références incontournables avant de signer les visions astrales de The Tree of Life. Ici il s'est surpassé. Dès l'ouverture, les spectateurs gavés d'effets numériques que nous sommes reprennent pied dans une saine matérialité.
Somptueusement photographiées par Jordan Cronenweth ( Au-delà du réel, Cutter's Way) Ces visions inoubliables de gratte-ciel en abîmes, les costumes et les éclairages aux néons de ce gigantesque monstre de cinéma alimentent aujourd'hui encore la matrice de toute la SF contemporaine.
Et tout ceci de prendre son envol grâce à la musique de Vangelis. Comment ne pas citer alors le commentateur Spinaltap : "Space-Opéra cosmique aux synthétiseurs envoûtants qui illustrent à merveille le désenchantement ambiant de ce chef-d'œuvre noir et le spleen de ses personnages. Une partition indissociable de ces images sublimes."
Vous trouverez ici et là sur le net une foule d'analyses et de décryptages passionnants concernant cette oeuvre fascinante. Le pouvoir d'attraction de cet univers dystopique n'a rien perdu de sa puissance. Considéré comme un semi-échec lors de sa sortie sur le territoire américain, c'est en Europe et notamment chez nous que son statut d'oeuvre culte a été érigé. Le caractère sombre, violent et dépressif de l'ensemble tranchait radicalement avec l'univers alors triomphant du space-opera ou les grosses frayeurs du Slasher SF façon The Thing. Le spectateur qui avait tremblé devant Alien fut probablement désorienté en plongeant dans ce gouffre poisseux et obscur, conçu par un jeune réalisateur visionnaire alors adulé. La quète existentielle des réplicants et le spleen de leur poursuivant n'avait plus le charme rassurant d'une SF soigneusement balisée aux héroïque morceaux de bravoure.
L'ex-flic Deckard, c'est le Philip Marlowe de demain, menant son enquête avec cette élégante nonchalance à la Bogart, dans les pas d'une brune au charme fatal. Mais c'est un héros usé, alcoolique, insomniaque et taiseux, flinguant sans trop d'états d'âme de magnifiques androïdes au coeur d'un univers aussi foisonnant que dépourvu de sens. Le design rétro-futuriste et le jeu permanent des ombres et lumières accentuent ce lien au film noir tandis que l'ambiance, les costumes et maquillages des criminels répliquants posent ici les bases de l'imagerie cyberpunk. A ce titre, la puissante cinégénie des ténèbres pluvieuses du Los-Angeles 2019 ont marqués les Wachowski. Leur trilogie Matrix multiplie d'ailleurs les clins d'oeils et références au totem de sir Ridley.
Blade Runner n'a pas surgit du néant. L'univers, l'intrigue et les personnages constituent une extrapolation magnifique du court roman de Philip K. Dick publié en 66 " Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?". Quelles sont les limites de l'intelligence artificielle?, où commence la conscience? l'empathie?. Qui est le plus humain entre l'homme et la machine, dans un monde écologiquement dévasté aux populations écrasées ? l'essence du livre est bien là. On comprend l'enthousiasme de K. Dick à la lecture du scénario de Hampton Fancher et David Peoples (Impitoyable, l'Armée des 12 Singes)
Harrison Ford, alors au sommet de sa gloire, s'avoua un peu désorienté dans ce tournage titanesque. Un égarement qui profite pleinement au rôle. Ses regards tristes et perdus rendent plus authentique encore la lassitude du personnage. Un mélange de force et de fragilité qui fait de Deckard l'icône futuriste du héros désabusé. Un modèle pour tous ces portes-flingue au regard ténébreux qui peuplent aujourd'hui la SF aussi bien au ciné qu'en BD, que dans l'univers des jeux vidéo. La galerie de personnage qui hante ce film est tout aussi marquante. Les charismatiques et puissants replicants dont le mentor est un Rutger Hauer statuaire et princier, secondé par les somptueuses Sean Young et Darryl Hannah dans leur premiers grands rôles. Pathétique J-F Sebastian, le généticien se fabriquant ses robots de compagnie pour tromper sa solitude. Et la présence inquiétante de Gaff, le messager, déposant ici et là ses origamis comme autant d'indices quant à la finalité du parcours de chacun.
33 ans après, Blade Runner continue de m'éblouir. Un requiem sombre et somptueux, violent et poétique qu'une minuscule licorne en papier ramène au silence.

Également sur le Blog Les chroniques ciné de Francisco
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le 20 décembre 2000
J'ai vu ce film 20 fois au moins. Je l'ai vu en salle quasiment à chacune de ses sorties, je l'ai vu en vidéo et bien sur j'ai acheté le DVD. Evacuons ce qui fâche de suite, le DVD est sans intérêt par rapport à la version du réalisateur en vidéo (version sans voix off, avec la licorne et sans la fin légèrement stupide). Pas de bonus , Ridley Scott absent, Harrison Ford aussi (ils sont sans doute toujours fâchés). J'ai lu cependant qu'une nouvelle mouture exploitant toutes les possibilités de ce support va bientôt être commercialisée. Je rachèterais donc une quatrième fois ce chef d'oeuvre comme de nombreux fans. Car tout est là, ce film est réellement un chef d'oeuvre. Peu de réalisateurs sont parvenus à créer un monde imaginaire aussi cohérent, aussi riche dans le détail, aussi esthétique. Peu de musiques soulignent aussi judicieusement l'ambiance d'une histoire. Peu de films ont un scénario aussi construit. Vous en voulez la preuve ? Réunissez quelques ami(e)s au goût sur, faites une projection du film, prévoyez de la nourriture et des boissons en abondance pour une longue soirée de discussion. Il y a plusieurs façon de comprendre l'histoire mais une question revient toujours: Est ce que Deckard est un répliquant ? Ce qui est sur c'est qu'à chaque fois je me demande comme Rutger Hauer si il faut vivre deux fois mois longtemps quand on vit deux fois plus intensément, si ce qui fait la différence c'est tout à la fois la conscience de son passé et l'espoir d'avoir un avenir... Deckard est il vraiment le bon dans cette histoire ? Ce film est riche parce qu'il peut être vu et revu sans lassitude, parce que tout est parfait depuis que la vision de l'auteur a été rétablie. Un conseil, attendez la nouvelle nouvelle version avant de l'acheter. D'ici là vous pouvez toujours trouver une vidéo à louer.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 29 septembre 2008
Depuis 1982, j'ai dû voir ce film de nombreuses fois, avec des montages très différents et il n'est nul besoin ici de raconter les charcutages et arrangements successifs. Cette version finale apporte la vision initale de l'oeuvre : sombre, glauque, désespérée et en même temps tellement baignée dans cette lumière spéciale marquée par la trace d'Adam, c'est à dire de cette recherche des origines et de ce qui fait l'état d'humanité.

Blade Runner n'est un film de science-fiction que par le décor (majestueux). C'est d'abord un film très sociologique et philosophique. C'est ce qui a fait son succès. Au-delà de son indéniable beauté plastique qui reste une référence dans l'univers du cinéma, au-delà du très bon jeu des acteurs, du fait que c'était le dernier film à faire des effets spéciaux entièrement par montage optique, Blade Runner est d'abord un film de chair sur une idée simple : qu'est-ce que le propre de l'Homme ?

Magistral.
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le 11 mai 2011
Image somptueuse. Son fantasmagorique. A l'époque de sa sortie, le blu-ray "Blade Runner" était considéré comme le must en matière de restauration HD sur un film "ancien"...

- Ce qu'il faut savoir sur ce dvd au niveau du contenu : Il propose deux disques mais une seule version du film, celle appelée "Final cut", soit la version "définitive", la plus proche voulue par Ridley Scott lorsqu'il réalisa le film, en 1981. Les quatre autres versions du métrage, à savoir la première, sortie en salle en 1982, la même dite "International cut" avec un peu plus de sang (!), la copie de travail (version "test") de la même époque et la version dite "Director's cut sortie en 1992, ne sont pas au menu.
Franchement, seuls les collectionneurs de l'extrême et les nostalgiques du montage d'origine pourront pinailler quant à la sortie d'une ultime version retravaillée par le metteur en scène lui-même dans les conditions idéales. Le plus important demeurant le somptueux travail de remastérisation qui a permis au "final cut" de rivaliser avec la haute définition des films les plus récents !
Que rate-t-on par rapport à l'édition américaine :
Pour le cinéphile le plus curieux, la copie de travail est passionnante car elle est bourrée de scènes différentes (allant de l'indétectable à celles possédant d'autres dialogues) et contient une bande originale alternative.
La version d'origine fonctionne surtout pour le nostalgique l'ayant découverte à l'époque. C'est la version la plus différente du résultat proposé dans le final cut. Pour la petite histoire, Ridley Scott fut viré avant le montage final et les producteurs rajoutèrent une voix off façon "Mike Hammer" tout en modifiant la fin en insérant un happy-end qui contredisait au passage toute l'histoire et annulait la révélation finale voulue au départ par les auteurs du métrage. Ils enlevèrent également certains des plans les plus sanglants que l'on pouvait néanmoins apercevoir sur la version appelée "Inernational cut"...
Le "Director's cut" de 1992 a bien évidemment été rendu obsolète par le final cut. Non pas à cause de certains plans d'effets spéciaux entièrement refaits (attention, c'est très discret et c'est un travail d'orfèvre, on n'est pas chez George Lucas...), mais surtout par rapport à l'attention apportée, comme dit plus haut, au travail de remastérisation effectué sur le son et l'image.
Le 1° dvd de l'édition française propose donc uniquement le final cut accompagné de trois commentaires audio malheureusement non sous-titrés (!) ainsi que d'une courte introduction de Ridley Scott.
Le 2° dvd propose le documentaire exhaustif de 3h 34 baptisé "Des temps difficiles" qui devrait mettre tout le monde d'accord en termes de making of définitif !
Mais pour les accrocs, le blu-ray américain nommé "Blade Runner (Five-Disc Complete Collector's Edition)" est disponible sur Amazon.com. Il propose les versions en vf et il est encodé all zone !

- Ce qu'il faut savoir sur le film : Il s'agit de l'adaptation très libre d'une des plus célèbres nouvelles de l'écrivain de science fiction Philip K Dick ("Do Androids Dream of Electric Sheep?", 1968), où un petit groupe d'androïdes belliqueux aux capacités surhumaines, conçus pour travailler dans la colonisation de nouvelles planètes, revient clandestinement sur terre pour retrouver son créateur, afin de bénéficier d'une durée de vie plus longue que celle qui lui a été donnée, particulièrement éphémère.
Ridley Scott, tout juste auréolé de son succès sur "Alien, Le 8° Passager" (il n'a auparavant réalisé qu'un seul film : "Les Duellistes", en 1977), se révèle tel un visionnaire génial de la science-fiction cinématographique, comme une alternative sombre et réaliste au créateur de la trilogie "Star Wars", alors en plein cœur du tournage de sa saga ! Il nous dépeint un futur terrestre glauque et mélancolique à travers la vision de décors inouïs, en partie créés par le génial Douglas Trumbull (oui, le même spécialiste des effets spéciaux que sur "2001 L'Odyssée De L'Espace" de Kubrick !) et inspirés des travaux de Moebius, qui traumatiseront toute une génération de cinéphiles et impressionneront rétroactivement George Lucas, qui tentera désespérément d'en retrouver l'essence en imaginant le look de la planète "Coruscant" lorsqu'il s'attellera à la mise en chantier de sa préquelle étoilée...
Le résultat est sublime ! Blade Runner est le premier projet en 55 ans capable de s'élever sur le terrain du mythique "Metropolis" de Fritz Lang en termes de thématique et d'esthétique science-fictionnelle !
Le problème est un peu le même que celui que vécut Orson Welles en son temps : Scott, ultra créatif mais bien peu protocolaire, va peu à peu se disputer avec tout le gratin des producteurs hollywoodiens qui ne lui laisseront plus jamais les coudées franches dans la suite de sa carrière...
A l'arrivée, le film ne connaitra pas le succès qu'il mérite et Ridley Scott en prendra un méchant coup. La faute à une mauvaise promotion publicitaire qui vendra le métrage comme un blockbuster bourré d'action alors qu'il est tout l'inverse. Car en effet, le parti-pris narratif de "Blade Runner" s'apparente davantage au "Mort à Venise" de Visconti qu'à "Star Wars" !
Les qualités de l'œuvre qui nous intéresse ici sont à chercher ailleurs :
- Dans son atmosphère : "Blade Runner" est un mélange de film d'anticipation à la "Soleil Vert", de roman policier à la Dashiell Hammet et de poésie tragique ! Le rythme est ultra lent mais particulièrement envoûtant. Passé une première demi-heure d'acclimatation, on se sent loin de notre univers quotidien et la sensation est à la fois enivrante et terrifiante. Le soin et le sens du détail apportés aux décors (un Los Angeles postmoderne absolument dantesque !), la lumière nocturne et la perception quasi olfactive des lieus parachèvent le voyage.
- Dans sa musique : Vangelis compose son chef d'œuvre. Jamais synthétiseurs n'ont sonné aussi riche et symphonique ! La pièce maîtresse "Blade Runner Blues", qui n'a de blues que les mesures, bouleversera les auditeurs les moins mélomanes. La partition, omniprésente dans le film, opère un rôle narratif et illustratif à elle seule, rendant la plus-part des scènes totalement exemptes de dialogues.
- Dans ses acteurs : Si Harrison Ford est parfait et marque durablement les esprits par son jeu halluciné (c'est l'époque de Han Solo et Indiana Jones !), si Sean Young et Darryl Hannah sont poignantes d'humanité robotisée à fleur de peau, et si Brion James est impressionnant de brutalité teintée d'innocence, Rutger Hauer crève l'écran et compose un des "méchants" les plus ambivalents et les plus fascinants qu'on puisse imaginer.
La caractérisation des personnages, particulièrement anti-manichéenne, est à marquer d'une pierre blanche, car dans le genre de la science-fiction, on n'avait encore jamais porté à l'écran des individus aussi troubles, crédibles et bouleversants.
- Dans son final : Un final en deux temps, qui voit deux retournements de situation (des "twists", comme on dit aujourd'hui) élever le sujet et culminer dans une magnifique envolée lyrique sur la volonté de vivre et la valeur absolue de la vie (un film antichrétien, en somme !), sur la froideur et la cruauté du monde technologique et sur la valeur des souvenirs comme accomplissement personnel et nourricier.

S'il fallait encore en rajouter, il faudrait dire de "Blade Runner" qu'il s'agit d'une pièce maîtresse de l'histoire du cinéma. Un chef d'œuvre intemporel fédérateur et matriciel. Pour cette raison, il est possible de ne pas l'aimer (amateurs d'actionners bourrins à la "Independance Day", passez votre chemin !!!), surtout à cause de son rythme et de son atmosphère abstraite et étouffante. Mais certainement pas de chercher à en minimiser la valeur aux yeux du monde !
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le 15 août 2009
Un immense classique de la Science-Fiction. Le film de Ridley Scott, réalisateur entre autre de Une grande annee -Gladiator, vient de passer le quart de siècle et n'a pas pris une ride. Blade Runner bénéficie d'une histoire passionnante, de décors crédibles et originaux qui lui donnent une patte personnelle et le démarque du reste des films de SF. Un casting ayant trouver des acteurs transcendant, intégrant à merveille le passé de leurs personnages. En effet, on y trouve un Harrison Ford habité, Rudger Hauer à la fois touchant et effrayant dans un rôle marquant l'histoire du cinéma... Ce qui fait la force de "Blade Runner" est avant tout son scénario douée de diverses interprétations. Scénario de l'adaptation du célèbre Roman du même nom de Philip K. Dick. Ainsi, l'histoire se déroule dans un Los Angeles de 2019. Elle se centralise autour d'une chasse à l'homme où pas tout à fait... dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes sont partis à la conquête de l'espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d'esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l'être humain. Notre chasse s'axe donc sur des répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés "hors la loi". Après avoir massacré un équipage, Quatre d'entre eux parviennent cependant à s'échapper et à s'introduire dans Los Angeles. Un agent d'une unité spéciale, un blade-runner qui est incarner par Harrison Ford, est chargé de les éliminer. S'engage alors un film policier sur une base de SF. Le film offre des mythes permettant au spectateur de s'interroger sur la place de l'Humanité dans le futur.. "Blade Runner" offre alors une véritable réflexion sur l'Homme déshumanisé au sein de sa cité tentaculaire dans une atmosphère brumeuse. L'homme noyé dans cette amas de technologie, d'affiches publicitaires gigantesques, de pluie continuelle frappant los Angeles. Des « êtres humains » qui ne savent plus vraiment qui ils sont et qui finissent par devenir moins humain que les machines qu'ils fabriquent. L'homme plus que jamais seul et perdu! L'homme qui n'est plus qu'une unité sociale, une fourmis ! Au contraire, de sa création, les répliquant qui s'unissent face à leur destin ! Un montage et un scénario complexe qui permettra de proroger le mythe Blade Runner à travers son personnage principal, Rick Deckard ! Humain ou répliquant ? Un sans faute que je vous conseil vivement de voir. D'ailleurs, je vais me faire une petite séance privé..

Durée : 1h57minutes
Année de production: 1982
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le 14 avril 2009
Enfin la perfection en blu-ray, je possede deja ce film en VHS THX, DVD et maintenant en Blu-ray. Cette version est bien sur la meilleur, et la HD nous permet enfin de voire tous les details jusque là passés inaperçus. La bande son de Vangelis prend ici toute son ampleur et les son des décors vous englobent comme au cinéma! La profondeur de champs est sans pareil, et avec la HD le moindre détail de la ville est visible! MAGNIFIQUE!!
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le 24 février 2013
Une version définitive avec une image et un son impeccable. J'ai retrouvé le plaisir de ma première vision il y a plus de 2o ans. Maintenant on peut discuter des différentes versions, en réalité elles ne diffèrent guère l'une de l'autre, la seule grosse différence étant la disparition de la voix off de la première version. Il faut voir aussi les scènes coupées, les commentaires off coupés, les fins alternatives, allongées... Le jouet, véhicule de la police est plutôt de bonne facture, le livret est sympa. Le seul point discutable est la présence du DVD (disque 4à qui est le double du premier Blu-Ray, pourquoi regarder ce film en DVD plutôt que de profiter de la version blu-ray ?
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