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4,4 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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NB: Amazon met souvent sur la même page "Produit" des commentaires de Films en mêlant les éditions DVD et Blu-Ray sans tenir compte des différences de contenu et de support de ces différentes éditions. Difficile de comprendre les raisons de ce mélange... Ce commentaire porte sur cette édition: "2001 : l'odyssée de l'espace [Blu-ray]".

La qualité de ce Blu-Ray est telle que je n'osais pas faire un commentaire dessus de peur de passer pour un Fan du Film dépourvu de discernement. Suite à un échange de messages avec un commentateur, qui est un grand Fan de Stanley Kubrick, dans lequel je lui ai parlé de ce Blu-Ray , j'ai pensé que je n'avais pas de raison de ne pas laisser un commentaire.

La beauté de l'image est d'une telle qualité que le spectacle qu'offre ce Blu-Ray surprend dès les premières images. L'éditeur a effectué un travail incroyable pour le Blu-Ray de ce Film, à tel point que je me suis dit en le visionnant la première fois "C'est pas vrai, c'est pas croyable que l'image soit d'une telle beauté, qu'on voit autant de détails, et les effets spéciaux, etc...". Difficile de croire que ce Film a soufflé ses 40 bougies, et s'il est bien un Film ou l'aspect visuel joue un rôle primordial, c'est bien "2001: L'odyssée de l'espace".

Le Blu-Ray présente le Film au Format d'image 2.2:1, celui dans lequel il fut projeté dans les salles de Cinéma avant que Stanley Kubrick ne décide qu'il soit projeté dans un Format "Recadré" dans les salles européennes. Les effets spéciaux n'ont pas prix une ride, seuls quelques plans au début laissent apparaître le maquillage des "Singes". Le Master est d'une propreté irréprochable, pas la moindre tache, poussière ou griffure. La Définition est impeccable avec un Piqué au maximum. La gestion des contrastes est impressionnante rendant le niveau de détail bluffant. Les Noirs sont très profonds. La palette colorimétrique délivre des couleurs vives et bien saturées qui ne bavent pas, les teintes de peau sont très naturelles. Les scènes se déroulant dans l'espace sont d'un réalisme saisissant, on s'y croirait, la qualité de l'image met en valeur le travail effectué par Stanley Kubrick et son équipe. L'image est d'une telle qualité que seuls les costumes les coiffures et le design de certains décors laissent deviner l'âge de ce Film, le Blu-Ray nous offrant l'occasion de revoir ce Film dans une qualité presque semblable à celle qu'offrait un visionnage au Cinéma. La profondeur de champ est étonnante dans les plans se déroulant dans le vaisseau et devient abyssale dans les plans spatiaux, l'aspect 3D que permet d'offrir le support Blu-Ray est omniprésent. "2001: L'odyssée de l'espace" est présenté dans des conditions vraiment spectaculaires.

Captures d'écran du Blu-Ray sur mon Blog: L'avis des Bêtes.

Il y a deux Pistes Audio Anglais, l'une en PCM 5.1, l'autre en Dolby Digital 5.1. La Piste Audio Français est en Dolby Digital 5.1. La Piste Audio Anglais en PCM 5.1 se montre plus détaillée et enveloppante que les Pistes en Dolby Digital 5.1, mais celles-ci se montrent tout de même assez efficaces avec un bon rendu des Ambiances et de la Musique ainsi que des Dialogues.

Les Bonus:

Commentaire Audio de Keir Dullea et Gary Lockwood. Sans Sous-Titres.

Documentaire: "2001: Dans les coulisses d'un mythe." Sous-Titré (43 mn)

"Odyssée dans l'espace: L'héritage de Stanley Kubrick." Sous-Titré. (21 mn 30 s)

"Vision d'un passé futur: La Prophétie de 2001." Sous-Titré. (21 mn 30 s)

"Qu'y a-t-il au delà?." Sous-Titré. (20 mn 40 s)

"Un regard sur le futur." Sous-Titré. (23 mn)

"2001: L'odyssée de l'espace - Effets spéciaux et conception graphique." Sous-Titré. (10 mn)

"Regardez: Stanley Kubrick." Un série de Photos prises par Stanley Kubrick quand il travaillait pour le Magazine Look. (3 mn 15 s)

"27/11/1966 Interview radiophonique avec Stanley Kubrick." Non Sous-Titré. (1 h 15 mn)
1717 commentaires|50 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Allergique à la SF métaphysique passez votre chemin, mais les autres délectez-vous d'un des voyages les plus fascinants au coeur de notre système solaire envoutée par une musique inoubliable. L'image est magnifique, presque irréel dans les détails et la profondeur de champ. Déja le dvd etait top mais alors là en HD c'est extraordinaire. Vous pouvez l'acquerir sans risque, vous allez redecouvrir ce chef d'oeuvre dans des conditions plus qu'optimale. Foncez!!!
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 19 février 2009
Deuxième film de la trilogie futuriste (après FOLAMOUR et avant ORANGE MECANIQUE) 2OO1 L'ODYSSEE DE L'ESPACE est sans doute le film le plus célèbre de son auteur, le plus commenté, en bien comme en mal... Tourné en 70mm, projeté à l'époque sur trois écrans (le cinérama), 2OO1 est considéré comme le premier "space opéra", qui a nécessité quatre ans de recherche et de travail.

De quoi parle ce film : A l'aube de l'humanité, une tribu de primates découvrent un étrange monolithe noir posé sur le sol. D'abord troublés, ils se font à cette présence. L'un d'eux ose s'approcher plus près, et toucher l'objet ce qui lui confera une ascendance sur le reste du groupe. Plusieurs millénaires plus tard, ce même monolithe est repéré sur la Lune, où les américains envoient le professeur Flyod, chargé de l'étudier, et faire taire les rumeurs les plus folles. Enfin, 18 mois plus tard, un équipage fait route vers Jupiter, où l'on a encore repéré le monolithe. Le vol est entièrement contrôlé par un ordinateur, HAL 9000, dont le comportement commence à inquiéter l'astronaute Bowman...

Ce film est l'osmose parfaite entre l'image, la musique, les décors. Est-ce la musique de Strauss qui magnifie les images de Kubrick, ou l'inverse ? (Kubrick filmait ses scènes avec le disque qui tournait sur une platine, en studio...). Il y a quelques dialogues de temps à autres, mais ils ne servent qu'à remplir les longs moments de solitude et d'ennui des personnages, dont les conversations sont aussi vides que l'espace (voir les scènes de joyeux anniversaire par télé interposée, ou la discussion entre scientifiques russes et américains...). Kubrick traite une fois de plus le thème de la folie des hommes, de la perte de contrôle, poussée ici jusqu'au paroxysme, puisque même les ordinateurs crées par l'homme, ces cerveaux informatiques parfaits, deviennent fous à leur tour. Le vrai héros du film, le personnage le plus effrayant, le plus grand psychopathe qui soit, c'est HAL 9000, la tête pensante de cette odyssée. La mort de HAL, son agonie, est une des scènes les plus bouleversantes du cinéma.

Le prélude du film est un film en soit. Tourné en studio, avec le procédé de transparence, il nous raconte en vingt minutes l'évolution de l'homme, d'abord primate nomade, puis la sédentarisation, les clans, l'arrivée des classes sociales, l'avènement du chef, la prise du pouvoir par les armes. Avec une transition fulgurante, restée dans les annales du cinéma (le tibia jeté en l'air qui devient astronef), Kubrick bascule dans le futur, pour constater que pas grand chose n'a évolué.

Kubrick enchaîne des séquences éblouissantes et inoubliables, sur le plan émotionnel et technique. (Kubrick est aussi le créateur des ses effets spéciaux, qui ne se démodent pas malgré les techniques numériques actuelles). Les errements des vaisseaux dans l'espace silencieux sur fond de Strauss, les hôtesses qui défient la gravité en marchant au plafond, où le footing de Bowman dans la roue. Citons encore la découverte du monolithe enfoui, filmée caméra à l'épaule, qui fait naître une angoisse palpable. La tentative de meurtre perpétrée par HAL sur Bowman, et bien sûr le voyage à travers l'espace temps, psychédélique à souhait, le trip définitif de cinéma ! Cet épilogue énigmatique, dans des décors XVIIIème, qui reprend le cycle de la vie, n'en finit pas de nous interroger. Autant de scènes, d'images, qui sans dialogue ni explications rationnelles, nous touchent droit au coeur.

2OO1 est bâti selon une construction rigoureuse, autour du chiffre 4. Le film se découpe en 4 chapitres, eux mêmes découpés en 4 scènes, qui se répondent selon les époques : la naissance, le repas, la mort, et le monolithe. Film géométrique encore avec les multiples variations sur le cercle (le cycle), et le rectangle. Rigueur aussi sur un plan scientifique, le film se veut quasi documentaire à certains égards. Par exemple sur l'absence de son dans l'espace. Habilement, Kubrick va donc jouer sur cet aspect et rendre ce silence source d'angoisse, et de vertige (y compris pour le spectateur, quand les projections commençaient par trois minutes de silence, écran noir... mise en condition idéale pour apprécier la suite).

2OO1 ne repose pas sur des échanges psychologiques, mais sur la confrontation de l'homme sur lui-même, son origine, sa destinée. Le doute est au centre de tout. Pour symboliser ces questions, Kubrick utilise ce monolithe noir, qui intervient à chaque fin de cycle. Le monolithe est d'abord redouté, puis apprivoisé, devient une présence rassurante, ou une source d'interrogation profonde. C'est en cela que 2OO1 est considéré comme un film métaphysique.

Alors c'est vrai que 2OO1 peut faire naître l'ennui le plus profond, au premier abord. Je vous dirai : oubliez les autres films, oubliez les constructions romanesques classiques, oubliez les musiques tonitruantes et intrigues trépidantes, calibrées et rassurantes. Découvrez autre chose. Regardez, écoutez ce spectacle, cet "opéra galactique" et laissez-vous gagner par l'émotion. Ne cherchez pas à rationaliser. Chacun puisera ce qu'il veut, selon ses connaissances ou ses croyances. Chacun aura son avis et tout le monde aura raison, car Kubrick réalise un film au propos universel, libre d'interprétation. Kubrick disait : "on explique pas Beethoven, on aime ou pas". Il en est de même pour son film, conçu pour provoquer l'émotion, mais pas pour démontrer quelque chose.

Qu'il fascine, ennuie ou déstabilise, 2OO1 ne laisse personne indifférent. Entrez dans cet univers là, et parcourez la plus belle odyssée du cinéma qui soit. 2OO1 c'est plus qu'un film, c'est une expérience sensorielle.

PS : Le livre d'Arthur C. Clarke "2OO1" est sorti après le film, adapté du scénario, en prétendant répondre aux interrogations laissées sans réponse dans le film. La nouvelle dont le film est tiré s'appelle "La sentinelle" (1951).
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le 26 décembre 2012
1968. "2001 : l'odyssée de l'espace" aura fait de cette date, un an avant que Neil Armstrong ne marche sur la lune, une étape marquante dans l'histoire du cinéma de science-fiction. Ainsi naissait le "space opéra", sous-genre à part entière de la science-fiction, dans une réussite formelle telle, que le film, près de cinquante ans plus tard, n'a pas pris une ride.

Peu de gens aiment "2001", en définitive. En tout cas presque jamais lors de la première vision. Le chef d'œuvre de Stanley Kubrick est tellement différent de tout ce que l'on a pu voir et de tout ce que l'on verra par la suite sur un écran de cinéma, que le voyage se révèle irrémédiablement déconcertant.
Le film est effectivement très abstrait. Et plus on cherche à l'apprivoiser, plus il nous échappe. Kubrick n'a pourtant jamais fait de mystère sur son projet : Il ne faut pas chercher à comprendre "2001" en termes de récit, ni même en termes de documentaire. C'est une expérience par les sens semblable à celle de la musique. C'est un voyage abstrait qui prend peu à peu la forme d'une odyssée de l'homme, depuis l'aube de l'humanité jusqu'à la conquête de l'espace, et au delà...
Lire tout ce qui a pu être écrit sur ce long métrage unique en son genre en dit long sur ce qu'est vraiment "2001" : Une source d'étude formelle absolument infinie, mais un film sans fil narratif véritable dans la toile de fond. Les spectateurs souhaitant découvrir le film aujourd'hui doivent le savoir : Il ne faut pas chercher à comprendre "2001". Il n'y a rien à comprendre. Il faut vivre l'expérience par les sens. C'est tout. Et c'est déjà beaucoup.

Pour faciliter cette première approche, voici tout de même une "clé" essentielle : Le film est construit sur une architecture en quatre tableaux : 1) L'aube de l'humanité. 2) Des vaisseaux dans l'espace. 3) La mission Jupiter. 4) Jupiter et au-delà de l'infini.
L'apparition d'un monolithe noir symbolise à chaque fois un bon dans l'évolution humaine. La première fois, il apparaît au moment ou l'homme primitif crée le premier outil, puis, par une des plus belle ellipses de l'histoire du 7ème art, cet outil -un os-, jeté en l'air, est remplacé dans l'image suivante par un vaisseau spatial, marquant ainsi toute l'évolution entre la première création humaine et celle, ultime, qui lui permettra de partir dans l'espace. La seconde partie se déroule essentiellement autour de la lune. Un satellite de lancement de missiles nucléaires à remplacé l'os, la première arme de l'humanité. Encore une fois, les ellipses en disent long sur la nature humaine. Lorsque le monolithe apparait de nouveau, cette fois sur le sol lunaire, c'est le moment de passer à la troisième partie. A présent, le bond dans l'évolution permet à l'homme d'aller jusque sur la planète Jupiter. La séquence en question, dans laquelle apparait la première véritable intelligence artificielle du genre, celle qui se retourne contre son créateur ("l'A.I." : de Terminator à Matrix, la filiation est bien réelle), est la plus accessible de toutes, car elle est construite sur un mode de narration classique. La quatrième et dernière partie, assurément la plus abstraite, marquera la fin de notre évolution, mais on ne sait pas vraiment vers où...

Ainsi, si vous vous sentez prêt à effectuer le voyage, installez-vous confortablement dans votre fauteuil et laissez-vous faire : Il n'y a pas de récit à proprement parler dans "2001". Juste des symboles, de la musique classique (principalement celle de Richard Strauss : "Ainsi parlait Zarathoustra" et celle de Johann Strauss : "Le Beau Danube bleu") et quelques unes des plus belles images de l'histoire du cinéma. C'est un opéra dans l'espace. N'est-ce pas déjà suffisant ?
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le 16 décembre 2004
J'ai vu ce film pour la première fois en 2001, au cinéma. Je suis sorti de la salle complètement bouleversé. Une jouissance visuelle et sonore intense, un film atypique dans le formatage des films où lorsqu'il y a peu de dialogues, le film est catalogué comme "ennuyeux". Un opéra spatial, de la symbolique visuelle,tout dans la suggestion, le non dit : mais qu'est ce que c'est que ce satané Monolithe? Chacun se fait son explication sur chaque partie du film et l'évolution de l'humanité : vie de groupe au début puis vie de plus en plus solitaire pour l'accession à l'universalité de l'Homme symbolisé par ce Bébé cosmique!!
A noter que l'on retrouve beaucoup d'éléments et de thèmes du film dans un livre de Nietzsche "Ainsi parlait Zarathoustra" qui est aussi le nom de la musique du début du film de Strauss.
J'adore ce film, merci, merci Kubrick et Sir Clark
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le 8 février 2015
L édition blu ray présentée est pour le film indispensable ,l'image est magnifique ! Nous sommes accroche par ce film qui appartiens au patrimoine du cinéma mondial,l édition hd dvd avais une image un peu plus faible comme blase runner en hd dvd du sans doute due à la différence de support,le master étant le même. Les bonus sont dignes d intérêt. Il existe quelques scènes filmées par kubrick dans les archives espérant q une édition prochaine nous les proposeras! Pour en savoir plus il existe des livres notamment celui de michel ciment sur l œuvre complète du maître. En conclusion INDISPENSABLE !
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le 2 décembre 2001
Il est clair que "2001" n'est pas un film simple. Ce n'est pas un film d'action ou d'aventure dans l'espace, et les amateurs de pistolets lasers le trouveront certainement nul.
En ce qui me concerne, c'est le film le plus scientifique que j'ai jamais vu : les lois de la physique ont été respectées (l'espace, pour une fois, est silencieux), les décors sont superbes et très plausibles, l'idée d'utiliser un ordinateur central (HAL9000) intelligent est tout simplement visionnaire, etc. Bien qu'il ne soit pas récent, "2001" a résisté incroyablement bien aux ravages du temps qui démolit souvent les films de science-fiction, en leur donnant un aspect ringard.
La fin du film est énigmatique, métaphysique, et peut laisser sur sa faim le spectateur. On se reportera au roman d'Arthur C. Clarke pour comprendre un peu mieux, mais pas totalement, de quoi il s'agit. Quoiqu'il en soit, "2001" est un film incontournable du siècle passé.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 17 novembre 2005
Deuxième film de la trilogie futuriste (après FOLAMOUR et avant ORANGE MECANIQUE) 2OO1 L'ODYSSEE DE L'ESPACE est sans doute le film le plus célèbre de son auteur, le plus commenté, en bien comme en mal... Tourné en 70mm, projeté à l'époque sur trois écrans (le cinérama, procédé abandonné depuis) 2OO1 est considéré comme le premier "space opéra", qui a nécessité quatre de recherche et de travail.

Ce film est l'osmose parfaite entre l'image, la musique, les décors. Est-ce la musique de Strauss qui magnifie les images de Kubrick, ou l'inverse ? (Kubrick filmait ses scènes avec le disque qui tournait sur une platine, en studio...). Il y a quelques dialogues de temps à autres, mais ils ne servent qu'à remplir les longs moments de solitude et d'ennui des personnages, dont les conversations sont aussi vides que l'espace (voir les scènes de joyeux anniversaire par télé interposée, ou la discussion entre scientifiques russes et américains...). Kubrick traite une fois de plus le thème de la folie des hommes, de la perte de contrôle, poussée ici jusqu'au paroxysme, puisque même les ordinateurs crées par l'homme, ces cerveaux informatiques parfaits, deviennent fous à leur tour. Le vrai héros du film, le personnage le plus effrayant, le plus grand psychopathe qui soit, c'est HAL 9000, la tête pensante de cette odyssée. La mort de HAL, son agonie, est une des scènes les plus bouleversantes du cinéma.

Le prélude du film est un film en soit. Tourné en studio, avec le procédé de transparence, il nous raconte en vingt minutes l'évolution de l'homme, d'abord primate nomade, puis la sédentarisation, les clans, l'arrivée des classes sociales, l'avènement du chef, la prise du pouvoir par les armes. Avec une transition fulgurante, restée dans les annales du cinéma (le tibia jeté en l'air qui devient astronef), Kubrick bascule dans le futur, pour constater que pas grand chose n'a évolué.

Kubrick enchaîne des séquences éblouissantes et inoubliables, sur le plan émotionnel et technique. (Kubrick est aussi le créateur de ses effets spéciaux, qui ne se démodent pas malgré les techniques numériques actuelles). Les errements des vaisseaux dans l'espace silencieux sur fond de Strauss, les hôtesses qui défient la gravité en marchant au plafond, où le footing de Bowman dans la roue. Citons encore la découverte du monolithe enfoui, filmée caméra à l'épaule, qui fait naître une angoisse palpable. La tentative de meurtre perpétrée par HAL sur Bowman, et bien sûr le voyage à travers l'espace temps, psychédélique à souhait, le trip définitif de cinéma ! Cet épilogue énigmatique, dans des décors XVIIIème, qui reprend le cycle de la vie, n'en finit pas de nous interroger. Autant de scènes, d'images, qui sans dialogue ni explications rationnelles, nous touchent droit au coeur.

2OO1 est bâti selon une construction rigoureuse, autour du chiffre 4. Le film se découpe en 4 chapitres, eux mêmes découpés en 4 scènes, qui se répondent selon les époques : la naissance, le repas, la mort, et le monolithe. Film géométrique encore avec les multiples variations sur le cercle (le cycle), et le rectangle. Rigueur aussi sur un plan scientifique, le film se veut quasi documentaire à certains égards. Par exemple sur l'absence de son dans l'espace. Habilement, Kubrick va donc jouer sur cet aspect et rendre ce silence source d'angoisse, et de vertige (y compris pour le spectateur, quand les projections commençaient par trois minutes de silence, écran noir... mise en condition idéale pour apprécier la suite).

2OO1 ne repose pas sur des échanges psychologiques, mais sur la confrontation de l'homme sur lui-même, son origine, sa destinée. Le doute est au centre de tout. Pour symboliser ces questions, Kubrick utilise ce monolithe noir, qui intervient à chaque fin de cycle. Le monolithe est d'abord redouté, puis apprivoisé, devient une présence rassurante, ou une source d'interrogation profonde. C'est en cela que 2OO1 est considéré comme un film métaphysique.

Alors c'est vrai que 2OO1 peut faire naître l'ennui le plus profond, au premier abord. Je vous dirai : oubliez les autres films, oubliez les constructions romanesques classiques, oubliez les musiques tonitruantes et intrigues rationnelles et rassurantes. Découvrez autre chose. Regardez, écoutez ce spectacle, cet "opéra galactique" et laissez-vous gagner par l'émotion. Ne cherchez pas à rationaliser. Chacun puisera ce qu'il veut, selon ses connaissances ou ses croyances. Chacun aura son avis et tout le monde aura raison, car Kubrick réalise un film au propos universel, libre d'interprétation. Kubrick disait : "on explique pas Beethoven, on aime ou pas". Il en est de même pour son film, conçu pour provoquer l'émotion, mais pas pour démontrer quelque chose.

Qu'il fascine, ennuie ou déstabilise, 2OO1 ne laisse personne indifférent. Entrez dans cet univers là, et parcourez la plus belle odyssée du cinéma qui soit. 2OO1 c'est plus qu'un film, c'est une expérience sensorielle.

PS : c'est après la sortie du film qu'Arthur C. Clarke sortit le livre "2OO1", adaptation du scénario, et qui entendait répondre au interrogations du film. Clarke et Kubrick divergeaient sur cet aspect du scénario. Le film, lui, est inspiré de sa nouvelle "La Sentinelle", datant de 1951.
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100 PREMIERS RÉVISEURSle 26 juin 2014
Un des films les plus évocateurs et interpellant du cinéma, grâce à la puissance des images du maître Kubrick ; ce début avec les singes et le changement de plans avec l'os qui tombe dans l'air puis qui devient visuellement un vaisseau flottant dans l'espace exprime à lui seul le génie de la mise en scène, d'une fluidité incroyable.Les contrastes et la qualité d'image sont magnifiques, et puis bien sûr, reste le message métaphysique, voire spirituel, propre à parler différemment à chacun, mais qui ne laissera pas indifférent.
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le 6 juin 2015
Il n'est pas ici question de parler de la qualité du film (chef d'oeuvre)

Le bluray est de très bonne qualité, tant l'image que le son, ça ne pourrait pas être mieux
Néanmoins, l'image du steelbook est quelque peut mensongère : alors que l'on s'attendrais à voir une image très claire avec un blanc très blanc qui fait contraste au rouge flashy comme dans le film, il y a ici un gris très fade. Ceci est dommage je trouve car l'image du steelbook n'est pas du tout comme dans la scène du film et n'est pas très agréable à regarder.
De plus, la solidité du boitier laisse à désirer.

Voilà les seuls défauts étant dans le boitier, je ne peux pas mettre une note plus basse, mais j'aurais attendu mieux pour une nouvelle édition de 2001
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