undrgrnd Cliquez ici Livres Fête des Mères nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_TPL0516 Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Fête des Mères

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles8
4,3 sur 5 étoiles
5 étoiles
5
4 étoiles
2
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
1
Format: CD|Modifier
Prix:8,23 €+ 2,49 € expédition
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Pierre-Laurent Aimard est un excellent pianiste, capable de pénétrer avec clarté mais sans sécheresse les architectures les plus complexes (cf. notamment son enregistrement des redoutables Vingt regards de Messiaen: Vingt regards sur l'Enfant Jésus).

Son apporche de l'Art de la fugue, qui mêle une grande clarté polyphonique à une belle variété des climats malgré la profonde unité de l'ensemble, est donc très convaincante et séduira tous ceux qui recherchent une belle version pianistique de cette oeuvre.

Mais la question décisive est: le piano moderne, avec sa sonorité plutôt ronde et sa résonance feutrée, est-il vraiment un instrument idéal pour ce sommet de polyphonie aux prolongements métaphysiques? Pierre-Laurent Aimard pense, bien entendu, que oui et il s'en justifie avec précision dans l'interview contenue dans le livret: les différents contrepoints et canons appelant, selon lui, tantôt le clavecin, tantôt l'orgue, tantôt le clavicorde, tantôt un ensemble de chambre, tantôt un choeur a cappella, il pense que le piano moderne, avec son potentiel multiple, peut, lorsqu'il est réglé de façon adéquate, exprimer toute cette diversité.

Néanmoins, malgré l'immense respect que j'ai pour ce pianiste, je ne parviens pas à ressentir les choses de la même manière: le piano, même joué avec le talent d'Aimard, me semble un instrument trop neutre et consensuel, comparé à la rigueur absolue du clavecin, à la richesse transcendante de l'orgue ou à la variété réelle (et non seulement suggérée) d'un ensemble instrumental. C'est pourquoi, malgré l'excellence de cet enregistrement dans son ordre propre, je continue de préférer les versions suivantes: au clavecin, Leonhardt (Bach: The Art Of Fugue Bwv 1080(2Cd)), à l'orgue, Isoir (L'Art De La Fugue); interprété par un ensemble instrumental, Savall (Bach: Die Kunst der Fuge).
22 commentaires|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
L'art de la fugue échappe un peu à son auteur, lequel a semé sans doute involontairement le trouble chez ceux qui seraient chargés de l'interpréter. C'est pourquoi, compte tenu de l'absence d'indication du compositeur, on trouve tant de versions différentes de cette œuvre ultime. Alors pourquoi pas le piano, même si effectivement le son enrobé, la résonance, le moelleux de l'instrument change radicalement de la rigueur hautaine du clavecin. Pierre-Laurent Aimard s'en tire pourtant avec les honneurs dans cette interprétation exigeante que j'aurais vu pour ma part avec une frappe plus sèche. Parcours personnel ou non du pianiste, Bach a un son très contemporain avec Pierre-Laurent Aimard. Peut-être une simple impression de ma part, tant le Cantor ne se laisse pas enfermer si facilement dans des catégories !
0Commentaire|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 novembre 2010
Pierre-Laurent Aimard nous propose une vision très personnelle de cette magnifique oeuvre. Ces particularités touchent non seulement l'interprétation mais aussi la technique d'enregistrement.

Au niveau interprétatif je trouve cet enregistrement impécable, avec des nuances et des tempi d'une rare élégance.

Au niveau du son, c'est vrai que le piano d'Aimard nous parvient avec une sonorité très particulière, très différente de celle dont l'industrie du disque nous a habitués. Evidemment ceci peut être génant, mais pour moi il s'agit d'un caractère voulu par l'artiste: c'est une acceptation de l'anonymat et le mystère qui enveloppent cette oeuvre concernant l'instrument ou les instruments dont elle s'adresse. Aimard nous propose donc, avec une finesse et une intelligence dignes de ce géant d'interprète, d'oublier le son conventionnel du piano et nous invite à apprécier l'oeuvre en faisant abstraction de l'instrument, en fabriquant "artificiellement" une nouvelle sonorité, plus anonyme. C'est un hommage, touchant l'excès de fidélité (c'est vraie), envers le mystère voulu par Bach lui-même. Pour moi il s'agit de l'alchimie pure mise au service de l'oeuvre.

Personnellement j'apprécie énormément cette production, jusqu'au point de ne pas pouvoir m'en passer pendant plus d'une semaine! Je recommande vivement ce CD à tous ceux qui sont prêts à se laisser guider par ce géant de l'interprétation pianistique. Bravo Aimard! C'est seulement grâce à ce genre de propositions que des oeuvres comme celle-ci continueront à faire partie de notre patrimoine culturel et historique.
11 commentaire|10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 février 2015
Il m'est rarement arrivé d'écouter en boucle plus de 3 fois un enregistrement, mais Monsieur Aimard fait ici preuve de génie, tant son interprétation est claire, moderne, entraînante et d'une richesse inouïe; un grand merci!
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 octobre 2008
Une interprétation ciselée de l'art de la fugue. Tout y est : les tempis enchevêtrés, une mise en valeur du contrepoint. Une relecture savante des partitions qui peut amener par moment un peu de froideur. Un grand artiste et une belle interprétation à posséder...
11 commentaire|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 septembre 2009
L'Art de la Fugue est le testament de Bach : il a 65 ans, sent la mort s'approcher, et, sans aucune commande, écrit quatorze fugues autour d'un seul thème. Quatorze fugues qui seront l'aboutissement de sa longue vie de travail. La dernière fugue, à trois sujets, immense, est construite autour des notes B-A-C-H, et reste inachevée; elle est donc manifestement la dernière signature du vieux Kantor aveugle. Elle est un testament de paix mais aussi de douleur. Il n'a pas eu la vie en rose tous les jours, l'animal.

Qui va nous faire croire alors que cette dernière fugue peut se jouer avec fougue et allant, en sautillant presque, et pourquoi pas en gambadant avec un troupeau de moutons dans une verte prairie? Sous les doigts de Pierre-Laurent Aimard, la première et la dernière fugue, les plus belles, me font penser à une danse grotesque de pantins vides et emperruqués.

Je ne ferai pas au Sieur Aimard l'injure de croire qu'il n'a rien compris, je me contenterai de croire qu'il nous a pondu là une version qui se veut "différente". Mais il aura alors oublié qu'une version différente ne se tient que si elle a un sens. Celle-ci n'en a aucun.

Techniquement , l'enregistrement est exactement tout ce que je déteste : imaginez un piano à soixante mètres de vous avec une réverbération au maximum. Encore un interprète qui veut recréer l'ambiance du concert. Quel intérêt?

Monsieur Aimard, je suis allé vous voir jouer l'Art de la Fugue au Pavillon de la Villette, et je me suis barbé aussi.
22 commentaires|19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 septembre 2013
cet enregistrement est exceptionnel par sa qualité technique et artistique ! formidable ! une grande leçon de musique à faire découvrir au plus grand nombre.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 septembre 2010
Je recommande cet article, surtout si comme moi, vous êtes un amoureux de la musique J.S. Bach. Vous ne regretterez pas votre achat.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

18,79 €
13,82 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)