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Pour les personnes encore assez naïves pour croire que dans les productions alimentaires industrielles, il subsiste encore une quelconque image d'Epinal concernant l'agriculture et l'élevage, cet excellent film met les pendules à l'heure.

Le monde qui y est décrit est l'aboutissement ultime des "Temps Modernes", un univers mécanisé et aseptisé.
Les personnes sans états d'âme récoltent mécaniquement les tomates à Almeria, les poulets à l'aide de tapis roulants et ouvrent à la chaine des carcasses de cochons ou de thon quand ce n'est pas la machine qui le fait.

Voici l'aboutissement de notre civilisation: la déconnexion totale avec l'essence de ce qui vit, qui est traité comme un objet inanimé de consommation de masse.

La conclusion pour ne plus cautionner ce système coule de source: ne plus rechercher l'alimentation la moins chère mais celle où on respecte le plus le vivant...(Bio etc...)
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 14 décembre 2012
« Je fais des films que j'aimerais voir. […] La production alimentaire fait partie d'un système clos qu'on connaît mal. Les images publicitaires qui montrent un leurre issu d'une petite ferme avec toute une diversité d'animaux n'ont rien à voir avec la réalité. Nous sommes tenus à l'écart de la façon dont nos aliments sont produits. Il est important de le savoir. » Voici un extrait de l'entretien écrit présent en complément sur le DVD One plus one de 2007.

Ce documentaire peut surprendre. Il est non seulement sans commentaire, ce qui n'est finalement pas si rare, mais aussi sans paroles (du moins adressées au documentariste). Nikolaus Geyrhalter fait le pari de montrer, seulement montrer, considérant le spectateur comme suffisamment intelligent pour comprendre. Selon lui (même source), « il s'agit de montrer des situations de travail en laissant, à travers de longues séquences, suffisamment d'espace à la pensée, aux associations. Les spectateurs peuvent alors plonger dans cet univers et se faire leur propre opinion. »

Le film montre l'agriculture industrielle, celle qui produit l'essentiel de ce que "nous" mangeons : immenses champs, monocultures dévastatrices, cultures intensives hors-sol, élevages concentrationnaires, abattoirs, etc. ; des usines à bouffe : production de légumes, d'animaux considérés comme de la marchandise puisque c'est ce qu'ils ont fait d'eux, des marchandises. Où l'on voit par exemple comment couillonner un taureau bodybuildé en rut, ou violer une truie (l'insémination artificielle). Même les ouvriers à la chaîne paraissent déshumanisés au sein de cette société industrielle : des rouages. D'ailleurs, comment tuer des animaux à longueur de journée sans perdre au fond de soi une part de son humanité ?
Le cinéaste montre une société mécanisée, déshumanisée, au sein de laquelle les automatismes ont pris le dessus : automatismes mécaniques bien sûr, mais aussi automatismes humains. Il suffit de constater à quelle vitesse doivent travailler ces personnes.

Après avoir regardé cet excellent documentaire, et malgré son absence de commentaire, le spectateur est en mesure de prendre conscience du processus d'aliénation de cette société industrielle appliquée au domaine de la production d'alimentation, c'est-à-dire au registre du vivant. « Si cela vous scandalise — à raison — poussons le raisonnement plus loin, dit/écrit Nikolaus Geyrhalter (même source). Car c'est bien notre manière de vivre qui est scandaleuse ; cette économie, cette efficacité sans âme étant intrinsèquement liée au mode de vie de nos sociétés. »

En complément sur le DVD One plus one de 2007 : un entretien écrit très intéressant avec le cinéaste, ainsi que sa filmographie passée. Il a depuis notamment réalisé en utilisant la même forme un documentaire télévisuel sur un grand hôpital de Vienne ("Donauspital").

(Krik, amazon.fr, 14/12/12)
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le 19 novembre 2008
Voici un film qui traite de la consommation moderne et de la mondialisation avec justesse et sobriété. Aucun commentaire, seules les images défilent. Il faut le regarder en silence, puis le montrer à ses (ou des) enfants. On en sort transformé, c'est le cas de le dire !
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le 23 décembre 2009
Un film essentiel pour ceux qui s'interessent à la surproduction alimentaire, le monde du travail, l'antispécisme (ou, au moins, au "bien être" animal) et le cinéma tout simplement. Une oeuvre réellement marquante, un grand film.
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le 14 janvier 2016
On croirait ce film - muet (pas de commentaires, pas de musique) - tourné dans les pires sites d'agriculture intensive des USA. Il n'en est rien: toutes ces images qui surprennent, dérangent, effraient même parfois, ont été tournées de l'Écosse à l'Ukraine. On y voit comment des ingénieurs et des ouvriers de l'agriculture (il ne saurait être ici question de "paysans") conduisent de monstrueux engins programmés, font pousser de la viande (il ne saurait être question ici d' "élevage") ou pulvérisent abondamment, vêtus de scaphandres, les fruits ou les légumes usinés sous des centaines d'hectares de serres en plastique. En 2007, ces modes de culture sont pourtant conformes aux directives européennes. Combien de temps encore le seront-elles?
Les critiques négatives suscitées par ce film prouvent bien qu'il a atteint sont but: on ne dit pas au spectateur ce dont il s'agit (il doit chercher tout seul, se trouve obligé de se poser des questions, ce qui le met évidemment mal à l'aise). Le but est de nous amener à nous demander ce que nous allons encore pouvoir manger après avoir vu le film... Bien sûr, on "savait" déjà tout cela. Mais le" voir" (en particulier au ralenti), c'est autre chose. Ce film aide à prendre conscience de la dimension du scandale alimentaire. C'est de nos exigences de consommateurs que dépend l'agriculture de demain. Il faut savoir dire "NON", modifier nos comportements et décider où se situent nos priorités.
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