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le 22 avril 2008
Magnifique Ballet de l'Opéra de Paris (Premières Danseuses : Eléonora ABBAGNATO, Stéphanie ROMBERG - Danseurs Etoile : Manuel LEGRIS, Hervé Moreau et Mathieu Ganio.), sur une musique de Beethoven, Debussy, Fauré, St Saens, Wagner, extraordinaire mise en scène et chorégraphie de Rolland PETIT, "l'enfant terrible" de Cocteau !

Rolland PETIT signe ici en 13 tableaux qui subliment les corps magnifiques des danseurs, un émouvant Ballet sur la vie de Marcel Proust, directement inspiré de son roman testament "A la recherche du temps perdu" ; réflexion sur l'Amour, l'Homosexualité, la Jalousie, sur l'Existence et le Temps qui passe, mais aussi un impitoyable portrait de la vie mondaine, de la bourgeoisie et de l'aristocratie de la Belle Epoque.

Ce DVD est un véritable petit bijoux ! Un hymne à la beauté des corps en mouvement ! Pour vous en convaincre, quelques extraits sont à découvrir sur le site de l'éditeur belairclassiques.com ; précipitez-vous !
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le 7 mai 2012
C'est une gageure que de vouloir adapter la « Recherche » au cinéma, au théâtre et a fortiori en ballet. La matière incroyablement touffue du roman, si elle stimule l'imagination du chorégraphe, l'oblige aussi à se partager entre une multitudes de personnages, dont la plupart ne nous offrent que de brèves apparitions. Ainsi, ce ballet créé en 1974 et filmé à l'Opéra de Paris en 2007 semble finalement assez décousu, et nous laisse sur notre faim en proposant seulement des bribes d'histoires, la destinée de chaque personnage n'ayant ni tenants ni aboutissants.

Pour comprendre quoi que ce soit à l'action, la lecture du livret qui accompagne le DVD est indispensable (et bien plus nécessaire ici que la lecture de Proust). Or, je n'aime guère, en général, qu'un spectacle ne se suffise pas à lui-même, et ne puisse être intelligible sans un support littéraire. Néanmoins, Roland Petit n'est pas n'importe qui, et on trouvera quand même de très belles choses dans ce ballet, formé de treize tableaux indépendants. Les plus réussis, car les plus inventifs et convaincants, me semblent être les tableaux V (les jeunes filles en fleurs), VII (Albertine prisonnière), VIII (Charlus séduit par Morel) et X (le masochisme de Charlus), le reste étant nettement moins soutenu.

On ne peut citer tous les interprètes, qui apparaissent dans deux ou trois tableaux au plus. Néanmoins, le triomphateur de la soirée est très nettement Manuel Legris. S'il manque de puissance physique dans les grands ballets de Petipa, il montre toujours une expressivité sans pareille dans des chorégraphies plus modernes, et il compose ici un Charlus assez saisissant. Très convaincante aussi est Eleonora Abbagnato (Albertine), dont le personnage domine la fin du premier acte autant que Charlus le début du second.

Pour terminer, notons que le ballet est parfaitement filmé par l'excellent Vincent Bataillon, mais malheureusement pas en haute définition, ce qui est assez regrettable pour un enregistrement aussi récent (2007).
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"Proust, ou les Intermittences du coeur", musiques diverses, chorégraphie de Roland Petit (1974), Ballet et Orchestre de l'Opéra national de Paris, Koen Kessels, 1 DVD Bel Air, 2007

Même si l'oeuvre de Proust, plus faite d'évocations, de réminiscences, d'introspections, et d'incidences que de péripéties romanesques semble pouvoir mieux se prêter qu'aucun autre roman à une traduction chorégraphique, on n'espérera pas trouver l'auteur d'"A la Recherche du temps perdu" dans ce ballet, pas plus qu'on ne trouve Hugo dans "Notre Dame de Paris" ou Zola dans "Nana" du même chorégraphe.
Mais on peut en dire ce qu'on dit de toute adaptation d'une oeuvre littéraire: peu importe la fidélité -les deux langages sont tellement différents que la trahison est inévitable- si le résultat est bon. Il s'agit de faire une oeuvre "à partir de..." qui, si elle est viable, acquerra sa propre authenticité. Ce qui est arrivé. Car, malgré les critiques justifiées sur une vision inévitablement réductrice de l'oeuvre proustienne, l'inégalité de l'ensemble, des idées chorégraphiques vraiment heureuses en côtoyant de maladroites ou de futiles, et les mieux inspirées perdant de leur force à être répétées, ce ballet vit depuis quarante ans sa vie propre, est repris régulièrement par l'Opéra, est monté par d'autres compagnies, il faut bien qu'il porte la marque d'un talent, d'une inspiration, donc d'un créateur digne de ce nom.

Tout ému que l'on soit par le duo formé par Eleonora Abbagnato et le trop rare Hervé Moreau dans "La regarder dormir"; à nouveau secoué par la capacité de Manuel Legris à investir un personnage, ici le baron Charlus, dont il peint les affres avec une intensité poignante, il n'en demeure pas moins que les moments les plus forts sont ceux où la danse nous fait oublier le propos, où l'on néglige les personnages pour admirer les danseurs, où le chorégraphe semble lui-même avoir pu dépasser les références littéraires pour créer librement. C'est le cas avec "Rencontre fortuite dans l'inconnu", somptueux jeu d'hiéroglyphes humains sur un fond surexposé, et du "Combat des anges": Mathieu Ganio et Stéphane Bullion, se mirant, se dupliquant l'un dans l'autre, forment un couple de marbres animés, moment d'homo-érotisme idéalement poétisé.

S'il fallait de l'inconscience, un grain de folie aussi, pour s'attaquer à ce monument de la littérature, prétendre traduire un écrit d'une telle densité et profondeur par le seul mouvement des corps, si le résultat n'est qu'un "Proust par intermittences", la Fortune a souri à l'audacieux... quand même.
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le 23 avril 2008
Voir Marcel Proust et mourir, oui, le voir, car le lire prend trop de temps perdu, et nous sommes tous des voyeurs, Proust en premier, qu'il regarde une madeleine fondre dans son thé ou bien simplement les beaux jeunes hommes qui passent sur quelque boulevard ou dans une forêt urbaine ou non. Proust que nous associons dans nos mémoires qui ne l'ont jamais lu comme un timide, un effacé, un sensuel qui ne sait pas exprimer ni prouver sa sensualité. Roland Petit se prend à ce jeu et commence par des scènes si mondaines, si féminines, si même courtisanes que l'on se demande comment Proust pouvait bien survivre dans cette atmosphère de jupons et de corsages parfumés. Et ces scènes sont empruntées, froides, sans la moindre sensualité et les « jeunes filles en fleur » du sixième tableau qui devraient déborder d'hormones en ébullition sont d'une sagesse digne de quelque couvent de carmélites. Il est vrai que la traduction « Young girls in flower » est mauvaise et surtout enlève tout le sens sensuel et même sexuel. Ce devrait être « Young girls in bloom », une toute autre histoire. Notons en passant que les tableaux sont décalés d'un numéro par rapport aux numéros des pistes mais le menu donne aux tableaux les numéros des pistes et non leurs propres numéros et donc les décale d'un numéro. Mais revenons au ballet. Heureusement, bien qu'un peu tard, Monsieur de Charlus arrive dans le tableau huit et avec lui un peu de sensualité, puis de plus en plus de sensualité, cette fois entre les hommes, sensualité gay donc. Ce décalage entre la première partie très froide et la deuxième partie beaucoup plus intense a du être voulue, mais cela déséquilibre le ballet et surtout fait apparaître cette première partie trop longue. Dans la deuxième partie Roland Petit explore tous les niveaux de cette sensualité gay. Le tableau dix est probablement le plus fort car il associe la violence à cette sensualité, une violence montrée comme faisant partie de cette sensualité, un moment incontournable pour atteindre la sensualité. C'est un lieu commun trop souvent mais c'est un trait plus que vrai. Trop souvent dans ces rencontres fortuites la violence ou simplement l'hostilité verbale ou physique est de rigueur avant de faire affaire, avant de laisser parler la sensualité qui n'est alors plus que l'assouvissement d'un besoin quasiment physiologique. La sensibilité a été perdue, et même probablement l'émotion, en tout cas la tendresse. Mais le tableau douze qui est entièrement dédié justement à cette tendresse entre deux hommes qui s'aiment d'amour véritable est fait de tact et de profonde émotion, mais systématiquement Roland Petit fait faire les mêmes pas de façon symétrique aux deux danseurs comme si l'un n'était que l'image au miroir de l'autre, le singe de l'autre, le perroquet de l'autre. C'est là un cliché d'une banalité époustouflante. On aurait pu croire qu'aujourd'hui on avait enfin compris que dans un couple gay les deux hommes ne sont bien sûr pas identiques et que l'amour gay n'est en rien un trip narcissique, pourquoi pas ombilical, pourquoi pas en revenir à la perversion narcissique d'antan. Ce tableau est très beau mais profondément décalé par rapport à notre conscience, et à notre respect, pour cette forme d'amour qui, comme toutes les formes d'amour, unit des êtres différents dans leurs différences mêmes.

Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne & Université Versailles Saint Quentin en Yvelines
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le 12 septembre 2008
Pourquoi diable ressusciter un tel ballet plusieurs décennies après sa création? Non seulement le rapport avec Proust est superficiel et creux, mais en plus la chorégraphie de Petit est à peu près ce qu'il a fait de pire.
Bon, il reste de très bons danseurs, mais quand la chorégraphie est à ce niveau...
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