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le 20 août 2013
C'est l'histoire d'un jeune homme nommé William Blake (Johnny Depp) qui, en 1870, fait le voyage sur la côte ouest où il espère trouver du travail entant que comptable. Arrivé sur place, Blake a l'impression de débarquer dans une monde de fous, sans règles ni limites. Rejeté partout où il tente de s'intégrer, gravement blessé, il finit par abattre le fils du principal notable de la ville de Machine Town (Robert Mitchum, dans son dernier rôle) dans un geste de défense. Ce dernier lance alors sur lui les pires tueurs à gage de l'ouest. Dans sa fuite, il rencontre un indien cultivé : "Nobody". Celui-ci est persuadé que Blake est le célèbre poète anglais ! C'est le début de l'errance pour les deux hommes, reniés par leurs communautés respectives...

Du point de vue de la critique, "Dead Man" est un film très difficile à chroniquer dans la mesure où il ne déroule pas d'intrigue narrative proprement dite, se révélant totalement abstrait et de plus en plus opaque au fur et à mesure de ses 121 minutes.
L'ambiance mise en place par le réalisateur Jim Jarmush, malsaine et poétique à la fois, donne au spectateur l'impression d'errer comme dans un "trip" sous acide, le tout rendu encore plus onirique par les improvisations psychédéliques de la guitare électrique de Neil Young, qui assure tout seul la bande son du long métrage.
Toute possibilité de se raccrocher à la réalité demeure vaine au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans une nature sauvage, qui semble n'être qu'un voile diaphane séparant le monde des vivants de celui des morts, dans lequel les personnages semblent tourner en rond en attendant la délivrance. Cet univers éthéré est par ailleurs peuplé de figures dégénérées aux gueules impossibles (Lance Henriksen, Iggy Pop, Billy Bob Thornton, Michael Wincott, Alfred Molina !), qui n'ont de cesse de le rendre plus inquiétant encore. C'est alors le moment de faire entendre de longs extraits des poèmes de William Blake...

"Dead Man" est incontestablement un voyage mystique sur le thème de la civilisation et de la mort, où l'on semble nous dire que, dès lors que nous sommes rejetés par notre communauté, nous sommes comme morts...
A l'opposé des stéréotypes du western, le film s'emploie au contraire à inverser systématiquement la perception que le spectateur peut avoir de ses icones et de sa dramaturgie habituelle. Du coup, les héros sont fuyants et aspirent à la spiritualité, là où leurs ennemis ne sont que des fous incapables de mener à bien un emploi quelconque, succombant à une sorte de violence primaire dès que l'occasion s'y prête. La civilisation, celle de l'Amérique naissante, est ainsi vue par Jarmush comme l'avènement d'une une ère industrielle brutale et impulsive, rongée par le vice. Vous souhaitez la rejeter ? Et bien vous êtes mort !
Voilà le thème principal du film.

D'un point de vue formel, "Dead Man" est de ces films qui se dévoilent un peu plus à chaque vision, où l'on remarque toujours davantage de détails sur le langage cinématographique employé par le réalisateur. D'une ouverture horizontale célébrant l'industrie à travers un train en marche à une fin verticale montrant le duo de fuyards traverser une forêt de séquoias (des arbres qui survivent comme par miracle depuis des centaines de millions d'années en marge de la civilisation...), histoire de pointer l'allégorie de l'élévation (vers la nature, vers le spirituel, vers la mort...), ce n'est qu'un exemple parmi d'autres du travail de Jarmush sur les images et leur sens caché...
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 5 novembre 2008
Dead Man, c'est le voyage intérieur magistral que nous offrait Jarmusch à travers un western-road-movie postmoderne, poétique et halluciné placé sous les auspices de William Blake, poète anglais à l'origine du concept des Portes de la Perception.

Jarmusch n'a visiblement pas adhéré à tout un pan de la mythologie du Grand Ouest. Radical autant qu'ironique - jusqu'à s'offrir les services d'un mythique Robert Mitchum - il ne se soucie pas plus de conventions que de subtilités : les blancs sont des sauvages cruels, égoïstes, incultes et guignolesques jusque dans leur barbarie, aussi fanatiques face à la vie qu'impuissants face à la morts ; les indiens sont pétris de culture et de transcendance communautaire et, si l'on en croit Montaigne pour qui "philosopher, c'est apprendre à mourir", ils sont de surcroît très philosophes.

William Blake, c'est aussi le nom de ce petit commis en puissance déguisé en Johnny Depp, qui arrive à Machine sur la Côté Ouest pour y devenir comptable. Vide et propret, son apparence est trompeuse : ce personnage qui semble désincarné sera au contraire le jouet des Puissances à travers toutes les métamorphoses sur le chemin de l'Amérique, de la Vie et de la Mort. Sur ce chemin, le sherpa sera un indien nommé "Nobody" répudié par sa communauté à cause de son métissage tribal, lettré, fan des poèmes de... William Blake ! - et croyant voir son idole à travers le falot qu'il a récupéré suite à un enchaînement de circonstances qui en ont fait un blanc traqué à mort par d'autres blancs. Et c'est "Personne" qui guidera le vrai/faux William Blake - ou sa réincarnation ? - à travers ses avatars, sidérantes métamorphoses qui feront d'un comptable timide à lunettes une sorte de Cherokee hybride, tueur, poète et mystique ! Du grand n'importe quoi ? Non, du génie en roue libre, sans lois, sans frontières, faisant allégeance à sa seule fantaisie.

Sur un noir & blanc somptueux, les guitares de Neil Young déploient des fureurs électrique très éphémères qui strient le film d'échos ardents comme des envolées poétiques. Johnny Depp semble être né pour ce rôle, et la mise en scène de Jarmusch, et bien... c'est du pur Jarmusch, coulant, enlevé, aérien.

A placer avec "Down by law" et "Ghost Dog" dans le trio de tête de ce génial poète underground, multiculturel et universel.
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le 27 mars 2011
Après avoir réalisé des films tels que Stranger than Paradise (1984) et Down by Law (1986) , films qui furent intentionnellement décousus et dans lesquels les actes ne provenaient d'aucune raison (rationnelle) et ne menaient à aucune conséquence (à proprement parler) et la fin n'était nullement une résolution (comme telle), Jim Jarmusch s'est mis à faire en 1995 Dead Man, un film qui dans sa structure narrative est diamétralement opposé à ses films précédents.

Visuellement Dead Man abonde en éléments, motifs et indices de la mort (une fabrique de cercueil en arrière plan, le petit bateau du dernier voyage de William Blake est une sorte de cercueil, la bouche d'un tunel de chemin de fer a la forme d'un cercueil, ...) et, de plus, on aurait ici comme progression un voyage de l'Est vers l'Ouest des Etats Unis du 19ème siècle, un voyage vers la mort, une mort qui devient de plus en plus présente, guettant sans relâche tous les hommes (et non pas seulement William Blake), une situation qui ne laisse aucun répit, aucune autre option. En voyant attentivement ce film nous constatons qu'il ne fait pas seulement que de parler d'une fatalité, celle de la mort, mais aussi met en oeuvre une structure de fatalité, sans faille et sans issue. Ainsi la structure de ce film est extrêmement solide et sa texture est fortement serrée.
STRANGER THAN PARADISE,DOWN BY LAW
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le 30 juillet 2014
J'ai aimé, pas aimé, à revisionner? En lisant mes amis internautes ici: on condamne ou on s'enthousiasme. J'ai préféré l'enthousiasme, et certains m'ont fait mieux apprécier ce film. Je m'explique. On ne peut parler de Jarmush sans dire : sa, ses, son.... Tout est exclusivement Jarmush et inimitable. Je vais essayer de ne pas être long à dire ce que je ressens et je pense de ce film, ce serait trop! Il y a tout d'abord SES fameux paysages sur la longue route que va traverser le protagoniste, vers sa mort. (on sait, je ne révèle rien) Magnifiques, comme dans SES autres films, mais cette fois par sur la route en voiture, mais à cheval, en train à vapeur: l'Amérique quoi: le train à grosse vapeur qui sort du tunnel (magnifique) leur fuite dans une forêt de gros troncs: magique, La barque qui part doucement sur le grand lac miroitant: sublime, le chasseur de prime tué, sa tête sur une couronne d'épines fait de simple branches, tel un christ trop! et plus et plus, qui en noir et blanc (que Jarmush semble préférer) ont d'autant plus de signification et de beauté dramatique. Avec un Johnny Depp se révélant excellent acteur. Alors le hic c'est les autres acteurs, pour moi de simples figurants peu performants, c'est ça qui m'a déplu, en somme. Mais il y a le fond sonore Jarmushien, ici la guitare de Neil Young (américain, toujours!) J'ai toujours apprécié SON fond musical dans tous SES films. Il y a le langage aussi, inspiré par le vrai poète/peintre William Blake, que J.Depp porte le nom. Alors on le prend pour le vrai. Même les ouvriers et les indiens, le connaissent (invraisemblable) des phrases poétiques du poète, dans la bouche d'un indien (ami?pas ami?) que même moi je n'ai pas compris... Du Jarmush quoi, avec toujours, des personnages hors du commun. Et pourquoi tout le monde dans le film demande "du tabac"? pas compris non plus. Un peu d'humour aussi : deux acteurs secondaires qui imitent façon Dupont & Dupont (scène trop courte , dommage) Ce qui m'a aussi vraiment dérangé, c'est les écrans noirs de rupture entre chaque scène, ah, dommage. Ce que j'ai vu surtout, au coeur de ce film? La solitude de l'homme. Aimer ou pas aimer, that is the question here.
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le 18 mars 2016
Jonny Depp et Jim Jarmush au cime de leur art.
La manière de raconter cette histoire, plutôt simple, est tellement original et touchant et les images sont si forts que ce film reste dans le mémoire et on a envie de le regarder de nouveau. La raison pourquoi je le commandé. Déjà le trajet en train du coté est vers la coté ouest des états unis est filmé tellement surprenant et innovant que j'en suis sûr que Manu Larcenet a pensé à ce film quand il a dit qu'il était inspiré par Jim Jarmush pour son BD "Blast". L'humour de ce film aussi est très particulaire. A voir absolument!
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le 6 septembre 2015
J'en sors à l'instant. Un scenar métaphysique couplé à des boucles de saturation de Neil Young. L'ambiance du film est à l'image du cinéma de JJ. Il prend son temps, chaque plan est soigné et la photographie superbe. De l'humour aussi et des dialogues improbables voire absurdes. L'histoire de William Blake arrivé de Cleveland pour un emploi au "bout du monde" et qui se retrouve traqué pour des crimes qu'il n'a pas commis. Sa rencontre avec "personne" va le mener là ou le ciel se joint à la mer...
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le 13 mars 2016
Super produit totalement conforme a la description , super livraison a l'heure en hyper bonne état rien a redire , a un prix vraiment sympas je suis vraiment content
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le 24 octobre 2012
Ben oui, ce film est hors normes, seuls les adeptes des films-auteurs y trouveront leur compte mais chapeau pour l'idée du voyage en train, super chapeau même.
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le 6 mars 2014
La musique est belle lancinante ,s'accordant parfaitement aux paysages et a l'histoire celle du début d'un grand peuple
Bravo ,a JARMUSH ?et a DEEP
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le 10 avril 2015
Un film que je considère comme un passage dans la réflexion de notre propre vie, Jim et Johnny et tous les acteurs au top dans ce film.
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