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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Leif Ove Andsnes se coule à merveille dans l'univers du dernier Schubert, 24 mars 2009
Par 
MATHONNET STÉPHANE "Musicophage" (Aix-en-Provence) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Dernières sonates pour piano : D850, D958, D959, D960 (CD)
Leif Ove Andsnes s'affirme album après album comme l'un des pianistes les plus doués de sa génération, à l'aise aussi bien dans les répertoires classique que romantique et postromantique. EMI nous propose une réédition à prix doux de ses enregistrements des dernières sonates de Franz Schubert autrefois éditées en quatre CD couplées avec des lieder souvent peu connus interprétés par le ténor Ian Bostridge.
Le pianiste norvégien fait montre d'une perfection formelle et stylistique incomparables : cette interprétation tourne le dos à tout ce qui pourrait alourdir le propos. Le jeu du pianiste norvégien est parfait de la première à la dernière note : on admire sa précision, ses articulations, ses attaques qui donnent une extrême lisibilité à sa musique. Le reproche qui pourrait lui être adressé est de trop contrôler son jeu : d'autres (dont je suis) se rabattront sur Brendel (souverain dans sa dernière mouture) ou Perahia.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellence, 11 juillet 2011
Par 
Paeye "papasam" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Dernières sonates pour piano : D850, D958, D959, D960 (CD)
Une très belle et très sensible interprétation des quatre dernières sonates pour piano de Schubert avec un excellent Leif Ove Andsnes qui arrive à nous faire réellement participer à l'exécution de ces oeuvres ultimes et sublimes. Ces sonates sont celles d'un créateur génial encore bien jeune qui sent la fin qui approche : Il la combat, il l'ignore ou la refuse mais finit semble-t-il par se résigner.

Cette interprétation est réalisée avec une palette riche et variée d'émotions succesives : on passe ainsi de l'abattement au sursaut, de l'infinie tristesse à la joie la plus insouciante et la plus naïve, d'une mélancholie prenante à l'humour gamin. On participe et on vit ces suites d'alternances qui constituent en quelque sorte le fond commun de ces dernières sonates. L'interprète s'efface derrière l'oeuvre, son jeu semble toujours évident et le tempo naturel : Un interprète au service d'une oeuvre et qui ne s'en sert pas...

Plus de deux heures de bonheur... c'est merveilleux ! Si vous êtes sensibles à la musique de Schubert ne vous privez surtout pas de ce CD...
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13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un remarquable double album, 18 février 2011
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Dernières sonates pour piano : D850, D958, D959, D960 (CD)
En 1828, alors que Beethoven a quitté le monde des mortels pour rejoindre définitivement celui des immortels, Schubert publie ce qui sera le couronnement de son oeuvre dans le genre musical que le maître disparu avait porté jusqu'à des sommets insoupçonnés : la sonate pour piano. Ces trois sonates de Schubert (sonate n°19 en ut mineur D958, sonate n°20 en la majeur D959, et sonate n°21 en si bémol majeur D960) seront ses dernières, ce qui en fait de facto une sorte de testament instrumental, qui s'inscrit dans la continuité de son maître disparu. On y retrouvera une influence beethovénienne manifeste, mais aussi tout le génie schubertien au meilleur de son inspiration, dans une démarche alliant violence et sensualité, bâtie plus que jamais sur ce contraste permanent fait d'éruptions passionnées et d'effondrements intimistes, lesquels confinent à cette inimitable atmosphère schubertienne oscillant subtilement entre reposante sérénité et désespérance mélancolique.
Entre 2001 et 2006, Andsnes enregistre ces oeuvres majeures du répertoire pour piano, couplées à des lieder de Schubert en compagnie du ténor anglais Ian Bostridge. En 2008, EMI regroupe les 4 sonates captées jusque là pour en faire ce remarquable double album. Le norvégien montre en effet une affinité particulière avec le pianisme schubertien, visiblement inspiré par cette musique (mais qui pourrait ne pas être inspiré par ces merveilles ?). Un jeu solide et sobrement cantabile, puissant sans être démonstratif, vivant et coloré mais sans surcharge, lyrique sans être sentimental, cérébral sans rechercher le métaphysique. Une interprétation investie, soignée et maîtrisée, qui souligne les détails et révèle les formes de ces peintures faites d'ombres et de lumières.
En complément, la trop peu représentée sonate n°17 en ré majeur D850, composée en 1825, et qui témoigne d'une exubérance et d'une fraicheur inhabituelle chez Schubert, dans une atmosphère espiègle et charmante inspirée de vacances à Bad Gastein (ce qui donnera son surnom à la sonate).
Un double album superbement réussi, dont on soulignera une D960 particulièrement remarquable, et qui mérite une bonne place dans la discographie de ces chefs d'oeuvres intemporels.
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12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Franz par Ludwig, 11 février 2013
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Autant l'avouer sans ambages, et pour éviter d'emblée une lecture fastidieuse, inutile et irritante à beaucoup : je n'ai jamais réussi à aimer le piano schubertien (ni sa musique de chambre, alors que ses Lieder et ses Symphonies m'enchantent), pour une foule de raisons que je ne veux pas détailler ici, mais qui tiennent en quelques mots – je le trouve vide, inconsistant, d'une extrême fadeur malgré ses sursauts volontaristes compensatoires... et stériles : l'oblomovisme en musique, en quelque sorte.
J'essaie de me convaincre que j'ai tort, que c'est de ma faute si je ne le comprends pas, et je l'essaie même tellement que je n'ai jamais renoncé à l'écouter, et que j'en ai acquis au cours des années les enregistrements les plus variés et les plus unanimement célébrés, dans l'espoir d'une révélation et d'une guérison : mais, malgré Schnabel, malgré Serkin (sauf l'Andantino de la D.959), malgré Richter, Kempff, Brendel et même Haskil, Sofronitsky ou Michelangeli, rien à faire. Je ne l'aime toujours pas, je n'y arrive pas et c'est vraiment plus fort que moi : il m'agace prodigieusement (j'ai le même rapport à Flaubert, d'ailleurs, et peut-être pour les mêmes raisons...).
Du coup, depuis quelques années, j'ai été nettement moins volontaire et assidu.

Et puis, comme j'avais été assez sidéré par la vigueur, l'allant, la fougue juvénile de ses enregistrements de Grieg, de Haydn, et de ses concertos de Rachmaninov, j'ai voulu essayer le dernier Schubert – y en a-t-il un autre... – sous les doigts d'Andsnes : au cas où, parce que peut-être y avait-il là de quoi donner un peu de souffle, d'énergie et de vie, enfin, à ces lignes pour moi sans âme, ânonnantes et maussades (aussi parce que ce n'était pas cher, et que ce n'étaient pas les Impromptus...). Et là, quelle surprise ! Vivacité des tempi, tension agogique, clarté solaire sans complaisance ni préciosité, énergie permanente, surtout, et échauffée, pour unifier et densifier ce qui pourrait être sinon tellement filandreux... le pianiste norvégien, aussi lapidaire que Richter mais bien plus lumineux (d'une clarté d'air pur, absolument pur, décanté, de montagne au matin, ou d'innocence de faune), ne cesse d'animer et de réanimer ces partitions que la neurasthénie et la déréliction menacent constamment, en remplaçant leur propre liquidité, dans laquelle elles se noient souvent, par une sorte "d'allant" de la lumière, une lumière vive, nette, tranchante et emportée, et qui, insoucieuse d'elle-même, ne s'attarde ni ne s'arrête au passé, ne tâche pas, surtout, de se retenir ni de se contempler ad nauseam. Peut-être est-ce un contresens, et un Schubert-seulement-pour-ceux-qui-ne-l'aiment-pas : mais Franz sans aucun doute n'a jamais été aussi jeune, aussi fougueux ni libéré, aussi électrisé... aussi "rock n'roll" (!).

Pour le dire autrement, et plus sagement : il me semble qu'Andsnes remplit et innerve son Schubert de Beethoven, mieux, qu'il s'arrange pour faire jouer Schubert PAR Beethoven, tel du moins qu'on peut essayer de l'imaginer (non pas exactement fiévreux : emporté plutôt). Et l'on comprend enfin les pleurs du premier à l'enterrement du second, et cette filiation revendiquée que j'avais bien du mal, jusqu'alors, à trouver justifiée. Car, après tout, c'est peut-être justement ce dont rêvait Schubert : être joué par Beethoven, et comme du Beethoven – ce dont la mort de Ludwig l'aura désespérément privé... Eh bien, il me semble que c'est le cadeau posthume qu'Andsnes lui offre : certes il ne "ressuscite" pas Schubert, non. Il fait mieux : il l'accomplit, et le comble (en tous les sens du terme).
Oh, je ne peux pas dire pour autant que je sois absolument guéri de mon "antischubertite" aiguë, ni que je l'apprécie désormais en gourmet et connaisseur. Mais au moins suis-je convalescent, et l'écoeurement a-t-il cessé. En le relevant d'une forte et généreuse substance beethovénienne, Andsnes m'a enfin rendu le piano schubertien digeste. Un jour prochain, sans doute, j'aurai même vraiment très honte d'avoir osé écrire cela... mais en attendant, je vais quand même me précipiter sur son intégrale en cours des concertos de Beethoven : je n'imagine pas que le fringant norvégien y soit autre chose que GENIAL !
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 excellent, 5 août 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert: Late Piano Sonatas (Téléchargement MP3)
très belle interprétation
interprète à découvrir pour ma part
bon service en ligne
prix imbattable
version MP3 excellent
à recommander
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