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The Dark Saga est le quatrième album d'Iced Earth et, bien qu'il ne s'agisse pas du disque le plus spectaculaire du groupe, il ne manque pas de noirceur, de classe ou de beauté. C'est sûr, Burnt Offerings, sorti l'année précédente, était plus sombre et alambiqué, plus thrash que heavy... un album pas facile mais génial et qui avait pour lui deux compos absolument incroyables qui figureront à jamais parmi les grands classiques du groupe : la chanson titre et la monstrueuse Dante's Inferno avec ses seize minutes de montagnes russes métalliques. Dès son démarrage mid-tempo, pas franchement furieux, avec un riff assez simple, on sent bien que The Dark Saga est emprunt d'une certaine sobriété et qu'il ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il serait pourtant bien dommage de le sous-estimer.

En fait, The Dark Saga qui succède à Burnt Offerings, c'est un peu comme le Black Album qui fait suite à And Justice For All. La musique est heavy, plus posée et mélodique, moins rageuse aussi... ce qui ne veut pas dire que Jon Schaffer (leader, compositeur et guitariste) ne sait plus faire parler la poudre, les brûlots Violate, The Last Laugh et Vengeance Is Mine sont là pour en attester. Ces trois compositions sont en effet caractérisées par des tempos rapides, des riffs bien thrash, une double grosse caisse redoutable (le break de Violate décoiffe bien comme il faut) et sont d'une efficacité incontestable. Mais il est vrai que le reste de l'album n'est globalement pas aussi méchant.

Les points forts de cet opus ne résident donc pas uniquement dans son agressivité. The Dark Saga brille de par son approche mélodique et de par la mélancolie qui s'en dégage. Le thème abordé y est pour quelque chose puisqu'il s'agit d'un concept album comptant les débuts de Spawn (bande dessinée américaine de Todd MacFarlane à qui nous devons logiquement la superbe jaquette de l'album). L'histoire (très) résumée : un homme est tué et se retrouve en enfer, il accepte de revenir sur terre pour servir le diable en guidant ses armées maléfiques, en échange de quoi il pourra revoir sa femme... Petit problème, il revient sous la forme d'un démon. Schaffer se sert de cette trame pour proposer quelques compos plus courtes et accessibles que précédemment, et ça marche ! De plus, la voix de Matthew Barlow est superbe (il a pris des cours de chant depuis son intégration dans le groupe) et sa prestation est intense... ce qui colle parfaitement à l'évolution musicale d'Iced Earth.
Du mid-tempo sombre, Dark Saga, en passant par la mélancolique I Died For You, au refrain soutenu par des harmonies vocales simples mais efficaces (cette tendance au refrain lyrique soutenu par des choeurs sera déclinée sur les albums suivants), sans oublier The Hunter heavy à souhait... L'album suit son cours et ne manque pas d'atouts. Chaque nouvelle écoute fait qu'on s'attache de plus en plus à ces chansons apparemment simples mais très bien composées, travaillées et insidieuses. Et puis, il y a la trilogie finale amorcée par une Scarred toute en lourdeur et ténèbres, continuée par Slave To The Dark, morceau plus remuant aux relents Maideniens, et magnifiquement achevée par A Question Of Heaven, chanson d'un peu moins de huit minutes, lyrique, poignante, intense, au thème musical mémorable et à l'interprétation (Matthew Barlow brille !) magistrale.
Un mot sur la production... impeccable. Puissante et claire, avec une section rythmique qui ne manque pas de relief sans rien enlever à la vigueur de la guitare ou à la force du chant.

Avec The Dark Saga, Iced Earth démontre qu'il n'est pas nécessaire d'en faire des tonnes pour convaincre. Schaffer et ses acolytes ont signé un disque fort, sombre, percutant et beau à la fois. Cet album possède ce qui fait défaut à beaucoup d'autres : une âme. Il prouve en tout cas que le combo américain a sa place dans la cour des grands, chose qui sera définitivement confirmée avec l'opus suivant, le fameux Something Wicked This Way Comes de la consécration !

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
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