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4,5 sur 5 étoiles
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le film commence par un accident qui prive l'héroïne Julie -sublissime Juliette Binoche- de son mari -un compositeur mondialement reconnu- et de sa petite fille ; pour s'en sortir et survivre à ce drame elle fait table rase de son passé, vend tout et quitte sa maison pour vivre dans l'anonymat au milieu de la grande ville de Paris, elle détruit même l'ébauche de la dernière composition de son époux : un hymne à l'Europe ... mais l'oeuvre a-t-elle été totalement anéantie ? l'ancien assistant de son mari amoureux de Julie va-t-il accepter cette disparition ? son mari dissimulait-il un autre vie ? trouve-t-on la liberté en voulant supprimer son passé ?
Un film d'une grande beauté bleutée, poétique et gracieux, élégant et aussi généreux que Julie.
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le 23 juin 2010
Un pur bijou. Kieslowski démarre fort sa trilogie Bleu, Blanc, Rouge,. Plus qu'un film sur le deuil, je ne pense pas pervertir le sens du métrage en disant que c'est d'abord un film sur la vie.
Les larmes - la première larme -, est purificatrice, c'est elle qui reconnaît la mort, c'est la dernière note, la note bleue ; c'est elle qui sanctifie une bonne fois pour toutes, c'est elle qui signe l'arrêt ; en fait, elle ne pleure pas parce qu'elle ne veut pas faire le deuil, et ça, le réalisateur l'a parfaitement saisi. Dans cet angle, il va même plus loin que Lars von trier avec son récent Antichrist, où la mère ne veut pas faire le deuil. La différence avec Gainsbourg, c'est que Binoche ne s'enferme jamais dans une complaisance morbide et mélancolique - elle rase tout.
Ici, le deuil confère une force presque divine, un sacré en pierre ; cette force de vivre (ou survivre) n'est qu'une pulsion d'oubli, une recherche d'enthousiasme pour dépasser son passé, pour l'oublier totalement et on sait, au moins depuis Hawthorne, à quel point ce projet démesuré d'oublier tout aboutit à un échec tragique, comme ce type qui revient de la guerre et à qui on demanderait de continuer à jouir pleinement de sa vie active (et de son statut...). Elle revient littéralement d'outre-tombe. Alors, elle prend des bains, piscine et compagnie, pour se laver, s'expier, noyer ses larmes qui se fondent dans ce bain bleu, clinique, irréel.

Kieslowski s'arrête aussi sur le don ; on pense à la grand-mère qui met toute seule sa bouteille dans le vide-ordures. Binoche ne l'a pas aidée, elle ferme pourtant les yeux, contrairement à la situation dans Rouge où Irène Jacob aide. On a le sentiment que le réalisateur nous expose un message chrétien qui consiste à donner, se donner, pour éviter toute tragédie. En somme, si la voiture s'était arrêtée pour l'autostoppeur, il n'y aurait sûrement pas eu d'accident mortel.

La mort est très présente. Elle croit que la misère lui appartient, peu ou prou. Cela enfante une ultra-sensibilité où chaque instant de mort (les souris, les rixes dans la rue) est une occasion de perpétuer le souvenir de l'accident qui se dilue peu à peu, telle une homéopathie sentimentale. Le film nous dit que l'homéopathie, avec le coeur, cela ne marche pas. On a beau se diluer peu à peu, on devient possédé par ce que l'on veut rejeter ; on comprend, petit à petit, qu'on ne veut pas le rejeter. Voilà "le secret des coeurs". Pleurer, ce serait expier, provoquer la larme, ce serait sanctifier et purifier les dernières scories de l'accident, de l'absence. Accepter le deuil. L'héroïsme est là. Seul le christianisme pouvait décrypter cette possession de l'âme et seul il pouvait la révéler - la soigner, la combler, la purger. Distinction, non séparation. Comme de l'huile et de l'eau : union du souvenir et élan vital, ouverture avec ce qu'il y a devant soi. Toutefois, à force de se victimiser ou de mettre en scène ses larmes ou ses blessures quitte à en faire une philosophie de vie, l'être devient comme cet enfant dépendant, réclamant une passivité dans la vallée des larmes : c'est refuser Dieu au plus profond de soi. C'est ça, l'Enfer.
Pour comprendre ce royaume du sublime, il suffit juste d'écouter le Concerto pour l'unification de l'Europe, véritable hymne à l'amour, extraites du chapitre 13 de la Première épître aux Corinthiens, accompagné par la musique éternelle de Preisner. On comprend pourquoi Binoche a refusé de bosser avec Spielberg pour Jurassic Park, film d'une génération qui prend les dinosaures pour les dragons modernes, secrétant du néo-paganisme pour la foule et un mythe aux sentiments pré-chauffés, offerts en plateau comme un menu Big Mac, pour préférer Bleu.

« L'amour prend patience, l'amour rend service,il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s'enfle pas d'orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite pas, il n'entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il trouve sa voie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne disparaît jamais. »

(saint Paul 1 Co 13)
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le 8 mars 2013
Une jeune femme, Julie (Juliette Binoche), se retrouve seule après la disparition dans un accident de voiture de sa fille et de son mari, au moment où celui-ci allait achever une composition musicale commandée pour une cérémonie européiste. Julie recommence sa vie en se désencombrant de presque tout et en cherchant la liberté absolue... Ce qu'il y a de séduisant dans ce film ce sont les très gros plan et leur force d'évocation dans la simplicité. J'ai aussi aimé ces scènes dans ce manoir situé dans une campagne au ciel gris où on entend résonner les coups de fusil (les gens de cinéma étant surtout des urbains, il y a trop peu de films qui se situent dans la campagne française et savent en restituer l'ambiance. On pourrait citer "Le Pacha", "Le Cercle Rouge", ou... "The Bourne Identity"). Ça se gâte quand Julie se met habiter à Paris: on retrouve tous les clichés bobos (le grand appartement rue Mouffetard ; la copine qui est travailleuse du sexe, histoire de montrer qu'on est "libéral-libertaire"), comme si il fallait plaire au public attendu de ce genre de films. "Bleu" devient alors déconnecté de toute réalité sociale. Facile d'être libre sans travailler quand on a hérité (semble-t-il) d'une petite fortune. Dès lors, le thème devient davantage le sentiment individuel de liberté que la liberté des peuples, mais après tout pourquoi pas. Je reprocherais également une musique pompeuse (Kieslowski aurait été mieux fait d'ajouter à la simplicité de l'image la simplicité de la bande son. Peut-on d'ailleurs être libre sans être simple ?), et l'absence d'une fin convaincante (une dernière scène tout ce qu'il y a de lourd). Un film intéressant à regarder, du reste.
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le 22 janvier 2013
tout a été exactement comme décrit (livraison, état, coût,...)
Un vrai plaisir que de revoir ce petit cadeau de Kieslowski!
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le 12 juillet 2013
Film "BLEU" . C'est un très beau film que nous avons partagé avec mon mari. L'histoire est touchante. Belle interprétation.
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le 21 novembre 2011
J'ai réceptionné le DVD dans un temps très court (le lendemain)et en parfait état.
Je suis donc très satisfaite de cette transaction
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