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5.0 étoiles sur 5 Yoshida, des débuts sous influence mais éclatants, 22 avril 2010
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kijû Yoshida, une vague nouvelle : partie 1 (60-64) - coffret 4 DVD : Bon à rien/ Le sang séché/ La fin d'une douce nuit/ Évasion du Japon/La source thermale d'Akitsu/ 18 jeunes gens à l'appel de l'orage (DVD)
Carlotta a en 2008 accompagné une rétrospective Kijû Yoshida à Beaubourg par la ressortie de plusieurs de ses films en salle et l'édition de dvd. Deux coffrets couvrant les années 60 (cf. Coffret vol. 2 / Histoire écrite par leau - Le Lac des femmes - Passion ardente - Flamme et femme - Amours dans la neige - Histoire écrite sur l'eau) et son maître-film Eros + massacre, en édition séparée, sont venus en premier, puis ont été éditées des éditions séparées pour ses films des années 80 à 2000, dont le splendide - et très cérébral - Femmes en miroir sur les retombées et l'impossible transmission d'Hiroshima vues grâce à plusieurs personnages de femmes. Cérébral, ce cinéaste l'est, à n'en pas douter. Plus encore que Nagisa Oshima, avec qui il a fait ses premières armes à la Schochiku (cf. La trilogie de la jeunesse : une ville d'amour et d'espoir ; contes cruels de la jeunesse ; l'enterrement du soleil). Le studio voulait du sang neuf, et ils mirent ces jeunes cinéastes assez agressivement modernes en avant afin d'avoir leur propre nouvelle vague à la française. Mais c'était sans compter sur leur indépendance d'esprit, et tous deux voulurent, chacun de leur côté, assez rapidement s'émanciper. La rupture avec le studio et l'aventure en solo - ou plutôt en duo avec l'actrice Marika Okada, avec qui il se maria dans les années 60 et créa sa propre maison de production - est documentée à partir du 2ème coffret.

Ce premier coffret, qui couvre les films de la première moitié des années 60 réalisés au sein du studio, est donc celui d'un certain équilibre. Portant des atours 'modernes' - une modernité cinématographique qui a de toute évidence avant tout pour nom Godard pour Yoshida, à en juger en particulier par son premier film Bon à rien (1960), très influencé par A bout de souffle - ses premiers films se trouvent pourtant eux aussi dans une filiation évidente, des films noirs sociaux tels que Kurosawa pouvait en réaliser dans les années 40-50 (cf. Le Sang séché, 1960) aux films à portée sociologique sur la jeunesse désoeuvrée et sans direction (18 jeunes gens à l'appel de l'orage, 1963). Tous ces films, quelles que soient leurs limites - les faiblesses venant d'ailleurs souvent d'une vision un peu convenue du rapport des jeunes gens à une société qui les rejette ou veut les neutraliser - sont formellement passionnants. Des cadrages et des éclairages parfois expressionnistes à la captation très nouvelle vague des pulsions de la rue, on sent un cinéaste déjà accompli aux commandes, la forme étant toujours concertée même lorsque le cinéaste cherche à capter l'inattendu. Au-delà des aspects un peu convenus que je notais, ces films restent des témoignages d'autant plus forts sur l'état de la société japonaise des années 60 qu'ils ont une forme cinématographique forte et ne peuvent se résumer à ce qui peut parfois être assimilé à un discours sociologisant.

Mais le clou de ce coffret est pour moi un mélodrame magnifique, La Source thermale d'Akitsu (1962). Si vous aimez l'admirablissime Nuages flottants de Mikio Naruse ou les grands mélodrames classiques américains, ceux de Douglas Sirk au premier chef, vous devriez apprécier ce film de la première période de Yoshida. La Source thermale d'Akitsu est à la fois un mélodrame "au carré", reprenant toutes les grandes figures du mélodrame japonais autant qu'américain (l'inscription de l'évolution des amours dans la nature et le cycle des saisons; le personnage masculin veule et lâche; le personnage féminin qui se sacrifie; etc.), et une vision quelque peu distanciée du genre. Je crois sincèrement que tout le monde peut y trouver son compte, le film étant assez émouvant et immédiat pour les amateurs d'histoire d'amour impossible, et assez pensé pour plaire aux esthètes qui pourront se repaître des idées qui président aux ellipses, aux cadres, aux mouvements de caméra, bref à tout ce qui fait une mise en scène variée et très complexe. Un mélodrame sublime, mais aussi sublimé, transcendé par une Mariko Okada suprême.

Un très grand film, qu'il était effectivement nécessaire de redécouvrir, comme l'oeuvre de Yoshida en règle générale. A moins d'être plus porté vers un cinéma plus ouvertement cérébral, je vous conseille donc de commencer par ce premier coffret. Le deuxième, judicieusement intitulé 'Contre le mélodrame', en est la suite logique, mais je pense qu'on l'appréciera d'autant mieux qu'on aura suivi pas à pas la façon de plus en plus distanciée et réfléchie qu'a Yoshida de traiter le genre.

Ce coffret comprend donc 6 films sur 4 disques. Comme presque toujours, les éditions Carlotta réalisent là un travail magnifique, les masters étant tous restaurés pour des copies parfaites. Le N&B, comme les couleurs de La Source thermale..., sont somptueux. Dans chaque disque se trouve une préface de Yoshida qui re-situe le moment et les enjeux des films et de leur réalisation. Un entretien avec Mariko Okada accompagne La Source thermale... C'est seulement dans le 2ème coffret que se trouve un documentaire-portrait sur Yoshida de 52', excellent: Kijû Yoshida, Qu'est-ce qu'un cinéaste? de Nicolas Ripoche.

Merci à Carlotta de nous permettre de faire des découvertes aussi passionnantes dans des conditions aussi optimales.
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5.0 étoiles sur 5 Sublime, 9 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kijû Yoshida, une vague nouvelle : partie 1 (60-64) - coffret 4 DVD : Bon à rien/ Le sang séché/ La fin d'une douce nuit/ Évasion du Japon/La source thermale d'Akitsu/ 18 jeunes gens à l'appel de l'orage (DVD)
Kijû Yoshida fait incontestablement partie des plus grands dans le paysage cinématographique japonais. Ses films sont de véritables merveilles, on ne s'ennuie pas un seul instant.
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un rapport qualité-prix incroyable, 1 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kijû Yoshida, une vague nouvelle : partie 1 (60-64) - coffret 4 DVD : Bon à rien/ Le sang séché/ La fin d'une douce nuit/ Évasion du Japon/La source thermale d'Akitsu/ 18 jeunes gens à l'appel de l'orage (DVD)
Je n'ai pu visionner qu'une partie de ce coffret. Je suis un tout petit peu déçu par les films eux-mêmes, très bons, mais s'inscrivant trop à mon goût dans le cinéma de l'époque, et très influencés par le cinéma européen de la Nouvelle vague et du néo-réalisme italien. Yoshida n'est pas un génie comparable à Mizoguchi ou Kurosawa, deux personnalités très fortes à nulle autre pareilles, mais il est vrai que les cinéastes de cette trempe sont extrêmement rares. Il est miraculeux que l'on nous donne l'occasion de découvrir ces films - d'une grande qualité, il faut insister sur ce point - surtout à un prix aussi dérisoire. S'en priver est une faute impardonnable.
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