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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le dernier chef-d'oeuvre du groupe., 9 juillet 2003
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Future Days (CD)
Dernier album avec la contribution minimaliste du chanteur Damo Suzuki (qui utilise le chant comme un instrument, c. à d. plus en retrait que la plupart des chanteurs de l'époque), cet album est aussi le dernier à présenter toutes les composantes d'un des groupes les plus innovateurs de l'époque (1973): une rythmique, souvent frénétique, impréssionante de créativité dans la répétitivité (rappelons la passion du batteur pour les rythmes africains), un clavier apportant une sensation atmosphérique et de bien-être, une guitare qui oscille entre soli rocks et soli expérimentaux (on s'éloigne d'une pensée par "riffs", sans pour autant la renier), le tout étant supervisé par le grand manitou du son du groupe (et bassiste), Holger Czukay (un des premiers, si ce n'est le premier, à avoir coupé des bandes pour en faire des boucles).
Sur les quatre plages de l'album, Moonshake, d'un schéma rock plus traditionnel (et du fait, moins intéressante que les autres), est "relevée" par les sons que rajoutent Czukay, les trois autres compositions (et surtout Bel Air) étant d'impressionantes plages de travail débordantes d'idées: on entend d'où viennent la plupart des musiques électroniques actuelles (sauf qu'ici, des machines humaines remplacent les machines électroniques), on retrouve certaines influences noisy de Sonic Youth et Yo La Tengo, et surtout: on écoute, ré-écoute, ré-ré-écoute... sans jamais se lasser...
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un bain de fraîcheur, 21 août 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Future Days (CD)
Can fait partie des très rares groupes des années 60/70, avec le Velvet Underground, dont les disques résistent au temps et donnent l'impression d'avoir été créés la veille. Future Days, enregistré en 73 sur un deux-pistes, est un album apaisé, aérien et pourtant "groovy" qui surprend par sa fraîcheur et sa modernité: rythmique frisant parfois le jungle, sons déformés par l'électronique, répétitions et improvisations, on est plus proche du trip-hop que du planant teuton de l'époque. Si vous ne connaissez pas Can, ce disque constitue un des meilleurs points d'entrée : commencez par le très tubesque Moonshake, puis laissez vous emporter par les autres morceaux: Future Days ou Bel Air sont de purs moments de bonheur, Spray est un peu plus expérimental. Le meilleur du pop/rock allemand.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Yes they CAN, 26 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Future Days (CD)
Cet album très atmosphérique de CAN est intéressant à redécouvrir. Le nouveau mastering fait honneur aux diverses textures et notamment au son étonnamment contemporain de la batterie.
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4.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE PAUL ALESSANDRINI MAGAZINE ROCK&FOLK, 15 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Future Days (CD)
CHRONIQUE DE PAUL ALESSANDRINI MAGAZINE ROCK&FOLK DECEMBRE 1973 N°83 Page 93/94
4° Album 1973 33T Réf : United Artists 29505
Il est peu de groupe qui, ayant défini une zone d'exploitation sonore, arrivent encore à diversifier au maximum leurs enregistrements. En effet, ce "Future Days", même s'il offre le son caractéristique de Can, diffère totalement du précédent album, "Ege Bamyasi". Une chose est sûre, la séduction n'opère pas, c'est une constante pour ce groupe, à la première écoute. Il faut pénétré tout à la fois par ce son dont les variations rythmiques, les brisures de climats restent subtiles. On doit se laisser chavirer pour s'enivrer de ces longues phases musicales brisées, pantelantes, renaissantes où les climats spatiaux retrouvent chaque fois une matérialité. Ce qui diffère essentiellement par rapport à "Ege Bamyasi", c'est l'effacement de l'intervention vocale (on sait que le chanteur Damo Suzuki vient de quitter le groupe). En effet, la voix n'apparaît que lointaine, juste un écho perdu dans l'immensité des sons.
Pas de thème, si ce n'est une esquisse de construction harmonique avec "Future Days", mais un long délire à cinq avec cette impression d'un forum, d'une cérémonie. En effet, ce "Future Days" est plus cosmique que les précédents disques du groupe : on est plus directement plongé dans une atmosphère fantastique mais que traversent des orientalismes (percussions), et la sonorité cool/californienne du guitariste. Car le groupe maîtrise totalement cette synthèse audacieuse entre la liberté totale des instrumentistes, l'électro-acoustique, le jeu primaire de la basse et de la batterie (battements hypnotique rigides) et les climats psychédéliques (Orient/Californie). Sans oublier le travail d'Irmin Schmidt, ses collages électroniques (bruitages, échos, vibrations électriques).
Et puis il y a un aspect symphonique de l'ensemble, sensible dans un morceau comme "Spray" par exemple, mais surtout pour le titre qui occupe toute la seconde face, "Bel Air" : plusieurs mouvements suivants une même structure. L'interprétation que l'on peut avoir de cette musique est diverse : une invitation au voyage, une descente dans une sorte d'inconscient musical, une lente vibration planétaire et cosmique, un trip psychédélique. Ce que l'on peut affirmer de toute façon, c'est qu'il ne s'agit pas d'une musique "intellectualiste" mais d'une musique appel aux sens, ne serait-ce que par la pulsion de la guitare et de la basse, le souffle qui porte les sons spatiaux du Farfisa. Écoutez "Bel Air" dans son intégralité, souvent, très souvent vous découvrirez chaque fois de nouveaux trésors dans les recoins de cette fresque musicale. Une beauté convulsive.
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Future Days
Future Days de Can (CD - 2008)
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