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26 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un "classique" mais au son nouveau...
Cette nouvelle version de l'un des albums de Genesis faisant le plus l'unanimité était très attendue...

Le résultat est fort enthousiasmant et ce, pour plusieures raisons...

D'abord, en remixant toutes les bandes, certains détails sont apparus au grand jour (qui avait remarqué un petit xylophone dans...
Publié le 22 avril 2007 par octo

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 album qui mérite 5 étoiles mais seulement avec le remaster 94
cd magique avant la remasterisation
le jeu batterie de phil est au top
la basse de mike est superbe idem pour les autres
phil est au chant: c'est l'abum de transition
l'album d'un batteur devenu chanteur lead alors qu'avant il faisait superbement les coeurs aussi

MAIS, la remasterisation 2007 supprime le son de grosse caisse moderne et...
Publié il y a 9 mois par ikki


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26 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un "classique" mais au son nouveau..., 22 avril 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick Of The Tail (2007 Remaster + DVD Bonus) (CD)
Cette nouvelle version de l'un des albums de Genesis faisant le plus l'unanimité était très attendue...

Le résultat est fort enthousiasmant et ce, pour plusieures raisons...

D'abord, en remixant toutes les bandes, certains détails sont apparus au grand jour (qui avait remarqué un petit xylophone dans "Entangled" et entendu autant de guitares acoustiques)

En plus, la voix toute juvénile de Phil Collins est mieux mise en avant et s'avère très efficace sur des titres plus durs (évidant sur "Squonk" et "Dance on a avolcano") alors que sur les éditions précédentes, elle passait biens sur les ballades mais peut-être moins bien sur ce type de morceau...

D'ailleurs, Collins est le grand gagnant de cette édition : non seulement, sa voix est réhaussée mais son jeu de batterie fouillé ressort bien mieux (la puissance de "Squonk" et son jeu très volubile sur "Robbery, assault and battery" et "Los endos")

Les guitares de Steve Hackett s'en sortent beaucoup mieux également (son solo tout en douceur et contre-point sur "Ripples") et on peut savourer enfin son duel avec Tony Banks sur la fin de "Dance on a volcano" (il était inaudible sur les versions précédentes...)

Bref, le résultat est superbe aussi bien en stéréo qu'en 5.1 !

Alors, pourquoi mettre 4 étoiles seulement ?

Tout simplement pour quelques parti-pris lors du remixage qui s'éloignent du mix originel : les petites vocalises de la fin du titre "A trick of the tail" se sont volatilisées dans le remixage, le passage en mono sur "Los endos" est repassé en stéréo et la majestuosité du mellotron sur la partie finale de "Entangled" est trop atténuée (particulièrement en stéréo)

Les extras du DVD sont intéressants (n'oublions pas de mentionner que vous avez un CD/SACD remixé ET un DVD dans ce disque) : de nouvelles interviews avec les 4 musiciens d'origine mettant en valeur la bonne entente unanime du groupe à cette époque (c'était le premier album publié après le départ du charismatique Peter Gabriel...), quelques clips sympas et l'intégralité du film "Genesis In Concert" présentant la tournée du groupe avec en invité de marque Bill Bruford...

D'ailleurs, l'un des regrets est aussi de ne pas avoir l'intégralité de ces concerts pourtant filmés et gardés pour l'éternité dans un grenier par le producteur Tony Maylam...

Cet album reste un des sommets de Genesis (cela reste mon préféré...) même dans cette nouvelle version...

La musique est d'une intensité formidable et le côté théatral s'étant dissipé avec le départ de Gabriel (malgré une tentative non convaincante de Collins sur "Robbery, assault and battery", sans doute écrit avant les séances de cet album et qui s'avère curieusement le titre le plus faible...), on peut goûter enfin à la magie des compositions et à leur compléxité (le splendide "Mad man moon", parfois proche d'un titre de musique classique), savourer la beauté tellement évidente de "Ripples" ou la mélodie simple de la chanson-titre.

Indispensable donc mais n'oubliez pas de garder quand même le mixage d'origine !
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 l'intérêt du nouveau son, 2 avril 2008
Par 
Clément "ordinaryman" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick Of The Tail (2007 Remaster + DVD Bonus) (CD)
voici, 31 ans après sa sortie, un album qui sonne à sa vraie valeur ! Avec notamment un Entangled dégageant une ambiance magique et un squonk ayant plus de relief. Tous les morceaux semblent différents, et pourtant, rien n'a été modifié, il s'agit simplement d'une histoire de volume sur les différentes pistes des instruments. On se rend compte désormais que les guitares sur ripples et entangled sont beaucoup plus riches que ce qu'on entendait jusqu'à présent, et carrément la présence d'un xylophone sur ce dernier. Des basses et des rythmes de batteries font leur apparition par ci par là et c'est vraiment bien réalisé. Déjà que l'album en stéréo est une merveille, je vous laisse découvrir ce que ça donne en 5.1.
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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique, 3 novembre 2009
Par 
Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
Sorti en 1976, ce disque est le premier album de Genesis de la seconde époque (avec Phil Collins au chant, tout en conservant son poste de batteur). Fort de 8 titres absolument grandioses, d'une durée fort respectable de 51 minutes, doté d'une pochette qui laisse rêveur et qui illustre les différentes chansons, A Trick Of The Tail est un chef d'oeuvre.
Autant le dire tout de suite, cet album est parfait. Rarement un disque aura été aussi enchanteur. Il vous emporte carrément dans un autre monde, on se plaît à s'imaginer dans la peau des personnages des chansons. Chacune des chansons, d'ailleurs, offre une petite histoire, exception faite du final bien nommé, Los Endos, qui est un instrumental récapitulant les différents thèmes musicaux de l'album (et qui sera joué à chaque concert, en final, comme il se doit).
L'album s'ouvre par une des plus belles chansons du groupe, Dance On A Volcano, dont l'intro est tout simplement majestueuse. Passée cette intro qui va en puissance, lentement mais sûrement, la voix de Collins déboule, pour un grand moment dans l'histoire du rock progressif. La fin (leet the daance begiin, avec la voix alourdie de Collins) est un grand moment de folie douce, le morceau part littéralement en live, les bandes s'accélèrent, et pourtant, ça reste totalement maîtrisé. Changement de style radical avec le morceau suivant, Entangled, une ballade magistrale qui est probablement le moment le plus lyrique et émouvant du disque (ne serait-ce que pour sa fin, belle à pleurer, ces nappes de mellotron imitant des choeurs féminins - un passage réellement beau, émouvant, les yeux piquent).

Immédiatement suivi de l'énergique (voir son intro !) et délirant Squonk, chanson parlant d'un chasseur à la recherche d'un Squonk. Le Squonk, comme dit dans le livret, juste en-dessous des paroles, est un petit animal mythique, innoffensif, et remarquablement laid, une petite bête à fourrure (représentée sur la pochette) qui, à cause de sa laideur, vit seul, et ne cesse de pleurer amèrement toute la journée. Il est une proie facile pour les chasseurs (il suffit de suivre la piste de larmes au sol), et se laisse choper assez facilement. Mais une fois chopé, il se dissout, il fond littéralement en larmes (just a pool of tears), il disparaît. Pour ne pas revenir. Comme dit dans les paroles, all in all, you're a very dying race. On imagine que lorsqu'un Squonk fond totalement, il meurt. Sous ses aspects légers et vifs, Squonk est un fait une chanson assez triste.
Mad Man Moon, morceau le plus long de la première face (7,30 minutes), terminait ladite première face, sur une ballade sublime, riche en changements de rythmes, et sur laquelle la voix de Collins est tout simplement magistrale (les refrains sont beaux à chialer). La seconde face s'ouvrait sur le titre le plus anodin de l'album (il est néanmoins excellent), Robbery, Assault And Battery, chanson narrant les faits et méfaits d'un cambrioleur assassinant le propriétaire des lieux se rendant compte de sa présence (You've done me wrong !). Assez amusante, cette chanson est la plus simple du disque, et donc, la moins intéressante.

On passe ensuite au gros morceau de l'album, le titre le plus long (8 minutes), le sublimissime Ripples..., que le groupe, lors de sa dernière tournée (2007 - j'ai eu la chance de les voir au Parc des Princes le 30 juin 2007), a chanté, immense joie des fans. Cette chanson parle (et d'une sublime manière) des ravages du temps qui passe ('ripples' : 'rides'), Sail away, away, ripples never come back. Une vieille femme se regardant dans un miroir, et se voyant, jeune, du temps passé, style 'Portrait de Dorian Gray' en sens inverse. Superbe titre.
Le morceau suivant porte le même nom que le disque, à savoir A Trick Of The Tail. On y suit, apparemment, les découvertes d'un peuple étrange ayant découvert une nouvelle civilisation, la nôtre (they got no horns and they got no tails, they don't even know of our existence/Am I wrong to believe in a city of gold that lies in the deep distance, he cried : 'ils n'ont ni cornes, ni queues, ils ignorent notre existence/Ais-je tort de penser qu'une ville dorée se trouve dans le lointain ?'). Sur un rythme enlevé, une chanson vraiment sympa, qui, il me semble, a servi de lancement au disque, et sortit en single. On passe à la fin, Los Endos, qui récapitule l'album (bribes musicales de Squonk, Dance On A Volcano, par exemple) tout en proposant une conclusion imbattable, lyrique et donnant carrément envie de se replonger dans l'album.
A Trick Of The Tail est le pendant ensoleillé (surtout rapport à sa pochette) de l'album que Genesis sortira un an après, le magistral Wind And Wuthering. Tout aussi beau et indispensable que Wind And Wuthering (même si je préfère l'album de 1977, plus sombre et glacial), A Trick Of The Tail est un des trois plus beaux disques du groupe avec Wind And Wuthering (justement) et Selling England By The Pound (de 1973). En seconde position, l'album de 1977 se trouvant en first, et celui de 1973, en troisième.
Vous voulez du grand rock progressif ? N'attendez plus ! Ecoutez ce mémorable A Trick Of The Tail !
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Probablement le meilleur, 9 juillet 2010
Par 
C. Erpe (Belgique) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
Sorti en 1976,c'est le premier album du groupe à quatre, après le départ de Peter Gabriel en 1975.
L'album surprit autant la critique que le public qui pensait le groupe condamné par le départ de son leader. L'album fut en réalité un grand succès, le single A Trick of the Tail atteignant la troisième place des charts anglais et devenant même le premier succès du groupe aux États-Unis (31ème au hit-parade).
C'est Phil Collins qui remplaça Peter Gabriel au chant. Le groupe fit en effet passer des auditions pour trouver un nouveau chanteur, mais les résultats décevants amenèrent le groupe à se tourner vers Collins qui accompagnait déjà Gabriel sur certaines chansons lors des précédents albums. Celui-ci refusa d'abord, ne voulant pas quitter sa place de batteur, mais finit par accepter après quelques essais, le reste du groupe le trouvant meilleur que tous les candidats auditionnés. Beaucoup mirent en doute les capacités de Phil Collins à remplacer Peter Gabriel, affirmant qu'il ne serait pas à la hauteur, mais les efforts de Collins s'avérèrent payants et beaucoup furent surpris par ses prestations, à commencer par lui même. Sa voix rappelle celle de Peter Gabriel mais introduit des tonalités différentes.
Bien qu'A Trick of the Tail soit le premier album du groupe ainsi réorganisé, il se dégage une véritable impression d'unité quand le groupe joue.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Evolution dans la continuité, 18 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick Of The Tail (CD)
Premier album du groupe sans Peter Gabriel, Trick of the Tail s'inscrit davantage dans la lignée du mélancolique et ténébreux Selling England by the Pound que du fantasque Lamb Lies Down on Broadway. Même si la voix de Collins - qui assure dorénavant le chant - a encore du mal à s'imposer, les autres musiciens sont au diapason pour offrir des compositions léchées, parfaitement retenues dans leurs envolées. L'album joue l'altenance entre des morceaux musclés ("Dance on the Volcano", "Squonk", "Los Endos"), propulsés par la rythmique implaccable de Collins, elle-même soutenue par les lignes de basse discrètes de Rutherford, et des suites délicates, où les guitares de Hackett et les claviers de Banks, mellotron en tête, prennent toute leur importance ("Entangled", "Mad Man Moon", "Ripples"). Paradoxalement, la ballade qui donne son nom à l'album n'est pas à la hauteur des autres compositions. Elle préfigure l'orientation pop que le groupe va suivre à la fin des années 1970. A Trick of the Tail est un album solide, techniquement irréprochable, ponctué de superbes passages aériens (les fins de "Entangled" et de "Ripples") et d'une perle ("Mad Man Moon"), mais auquel il manque un supplément d'âme.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 mutation réussie, 11 août 2002
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick Of The Tail (CD)
Cet album arrive après le départ de l'emblematique Peter Gabriel.Comme tous les fans du groupe,quel ne fût pas mon angoisse à l'approche de leur prochaine production!!!!Je dois dire que mon admiration pour le groupe à grandi un peu plus à l'écoute de cette perle.Une surprise étonnante et délicieuse,tant le résultat à apaisé les craintes que je pouvais avoir.Phil Collins a pris la responsabilité du chant avec une évidente réussite,et l'inspiration musicale est resté intacte.La poésie de "Entangled",ou encore de "Ripples" est renversante.c'est l'album qui m'a fait penser dès lors,que ce groupe possédait décidément des personnalités hors du commun,et des d'une capacité créatrice inépuisable.Ils en feront à nouveau la preuve 2 albums plus tard avec "And then there were three", en perdant cette fois là Steve Hackett, leur prodigieux guitariste,décidé à voler de ses propres ailes.(carrière d'ailleurs exeptionnelle).
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le pied (de nez)., 12 novembre 2011
Par 
Vincent "The Chameleon" (Haute Savoie) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
"A trick of the Tail" est d'abord l'album qui aura fait la nique à tous ceux (journalistes compris) qui pensaient que le groupe ne se relèverait pas, suite au départ de Peter Gabriel.
"A trick of the Tail" est aussi de ces albums dont il émane une certaine idée de ce que j'aime à appeler "une certaine splendeur stylistique". Que se soit en matière de textes (d'histoires), de claviers impériaux ou de guitares raffinées, ce disque est tout bonnement une merveille. Et puis, si il était encore besoin de rappeler que Phil Collins était (et est toujours) l'un des plus éminent batteur que la musique contemporaine est engendrée, ce disque sera également là pour vous le rappeler.

Nota: Les éditions remasterisées de 2007 rendent plus que justice à toute l'oeuvre de Genesis. Celle ci pouvant en attester. 18,5/20
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST + CHRONIQUE DE REGIS LOGIVIERE MAGAZINE ROCK&FOLK, 2 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST JUIN 1978 N° 119 Page 60
8 Album 1976 33T Réf : PHONOGRAM 6369 974
Quant sortir cet album, l'on attendait Genesis au tournant, guettant une défaillance logiquement prévisible après le départ de Peter Gabriel. Celle-ci ne vint pas, loin de là. « A trick of the tail » battit tous les records de vente de Genesis et fut même le premier album du groupe à bien se vendre aux Etats Unis. Phil Collins s'était tellement bien mis dans la peau de chanteur que l'on crut même un temps que c'était Peter qui chantait encore, tant l'allant était le même, tant les accents semblaient cabréliens. Il est vrai que le groupe avait mis beaucoup de temps à enregistrer les vocaux de Phil ainsi que les choeurs, assurés par Tony et Phil. Manque d'habitude. Dans ces conditions, le passage se fit mieux qu'on espérait, et la relève assurée par Phil avaient même un caractère incroyable.
Ce disque connut une grande réussite parce que, en réaction contre « The Lamb » et les grandes oeuvres sophistiquées, il proposa sans prétention une belle collection de jolies chansons, indépendantes, ramassées sur elles-mêmes, d'un aspect simple, voire même facile. Le climat était aussi très diffèrent du noir double album : Genesis était revenu à la veine d'inspiration de « Selling England by the pound », renouant avec une fantasy toute britannique (« A trick of the tail », « Mad man moon »). Un album finalement décrispé et fluide, à l'image de sa plus jolie mélodie : « Ripples ».
Le groupe n'avait cependant pas fait un pas en arrière. Le son était beaucoup plus léché que celui de « The Lamb ». De plus, on notait des nouveautés dans le « Genesis sound » avec des morceaux comme « Dance on a volcano » ou « les endos », ou encore avec le burlesque « Robbery, assault and battery »
À l'évidence marqué par le tempérament fripon de Phil Collins. D'un point de vue individuel, tous apparaissent en progrès, et surtout Hackett au son prodigieusement aérien. Loin d'être un album de crise, « A trick of the tail » fut le disque délicieux d'un renouveau qui ne laissa, chose étonnante, aucun regret du passé. Le plus mignon des tours de force.
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CHRONIQUE DE REGIS LOGIVIERE MAGAZINE ROCK&FOLK MARS 1976 N° 110 Page 112/114
Aussi longtemps que Peter Gabriel a fait partie de Genesis, il n'a cessé de nier le rôle de leader/âme du groupe que l'on tenait tant à lui attribuer. Les morceaux de Genesis ont toujours été signés par le groupe tout entier, beaucoup ont vu là qu'une sorte d'humilité de sa part visant à faire valoir l'unité et la cohésion des cinq membres. Tout le monde était persuadé néanmoins que Peter Gabriel écrivait la majeure partie des morceaux. Peter était trop différent des autres musiciens de Genesis, il était celui que l'on remarquait immédiatement car il possède un charisme irrésistible. Concentrés sur leurs instruments, les autres faisaient figure d'accompagnateurs de l'Ange qui évoluait sur la scène, seul acteur de l'un des plus beaux shows que la rock-music ait jamais engendrés, tant il collait à la musique avec une perfection tendant vers le grandiose. En fait, Peter Gabriel a joué un rôle de catalyseur au sein de Genesis. De catalyseur et de poète, car il a bien voulu reconnaître qu'il écrivait la plus grande partie des textes. Les textes de Peter Gabriel étaient des contes, de longues histoires fantastiques qu'il vivait littéralement sur scène.
Aussi, à son départ de Genesis, les interrogations se sont multipliées sur l'avenir du groupe. Pour beaucoup, le départ de Gabriel signifiait purement et simplement le fin de Genesis. On a frémi à l'annonce du désir de Genesis de poursuivre son chemin, cru à une manaeuvre suicidaire.
Mais Genesis savait ce qu'il faisait, a eu confiance en ses possibilités et s'est lancé dans une nouvelle vie. Deux grands problèmes se sont posés : le disque, pour la voix et les textes, et la scène, sur laquelle Peter Gabriel donnait la musique une dimension supplémentaire - et pas la moindre. Steve Hackett, Phil Collins, Tony Banks et Michael Rutherford ont déjà résolu celui du disque. Après avoir auditionné nombre de chanteurs, ils se sont rendus à l'évidence : personne ne pouvait remplacer Peter Gabriel, si ce n'était l'un des membres du groupe. Phil Collins semblait le plus qualifié pour remplir cette fonction, tant sa voix est proche de celle de Peter. Un peu moins puissante tout de même, mais possédant le même timbre, des intonations identiques et une aussi grande mobilité. Phil Collins identifie vraiment sa voix à celle de celui qui semble avoir été son maître en la matière. Jusqu'à quel point la modifie-t-il pour imiter Peter ? Cela n'a guère d'importance, puisqu'il y réussit aussi bien.
« A Trick Of The Tail » est donc un vrai disque de Genesis, pas un sous-produit destiné seulement à exploiter l'impact commercial soudainement acquis après l'enregistrement de « Selling England By The Pound ».
Musicalement, l'album se situe à mi-chemin entre « Lamb Lies Down On Broadway » et « Selling England ». Un savant dosage entre la puissance de l'un, héritée de la dernière tournée américaine qui influença si fortement « The Lamb..... » et la poésie plus calme de l'autre. Le difficle obstacle de la scène reste malheureusement toujours à surmonter. Comment remplacer ce lutin diabolique qui jaillissait, le micro à la main, concentrant tout Genesis sur sa personne, focalisant à l'attention du public ? Chanter à la manière de Gabriel et jouer de la batterie comme Phil Collins le fait, voilà deux tâches trop complexes pour être abordées simultanément par un seul homme. Ce n'est possible qu'en studio, où les enregistrements peuvent être effectués successivement. Phil Collins s'étant avéré être le seul chanteur possible pour Genesis, le groupe est maintenant en quête d'un nouveau batteur. Il étudie également le moyen de pallier le moins maladroitement l'absence du jeu, plus théâtral que scénique, de Peter Gabriel. Light-shows ou autres, la solution n'est pas encore définie.
Mais faisons confiance aux musiciens de Genesis. L'intelligence avec laquelle ils ont déjà fait face au départ de Gabriel en dit long sur leurs possibilités. A peine se rend-t-on compte de sa légère infériorité des textes, plus disparates que par le passé. Pour le reste, Genesis n'en finira jamais de poursuivre son cheminement vers LA musique, celle qui conduit imperceptiblement à l'extase.
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5.0 étoiles sur 5 Second souffle, 28 juillet 2014
Par 
Stefan (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
Qui aurait pensé que Genesis survivrait au départ de Peter Gabriel et, même !, gagnerait régulièrement en popularité son référentiel frontman parti ? Pas grand monde en vérité.

Artistiquement, A Trick of the Tail fut accueilli avec un énorme ouf de soulagement. Parce qu'on y retrouvait un Genesis à peine marqué par l'expérience toute en noirceur de The Lamb Lies Down on Broadway. Parce qu'on y découvrait un chanteur capable de reprendre le poste de celui qu'on pensait irremplaçable, un chanteur étonnamment familier puisqu'on l'avait déjà entendu en support de son prédécesseur mais aussi parce qu'il y sonnait souvent comme celui-ci (sans en avoir tout à fait la fêlure soul ou l'énergie rock, c'est entendu). Parce que la musique qui y était proposé restait familière tout en se démarquant juste ce qu'il fallait pour qu'on sente encore le groupe progresser.
De fait, s'il y a suffisamment de matériel qu'on aurait facilement imaginé sur Foxtrot ou Selling England by the Pound, il y a aussi la vision d'un nouveau Genesis. Pour le premier, on citera Dance on the Volcano, Squonk et Robbery Assault & Battery, toutes des chansons développant des thèmes proches de ce à quoi le quintet référentiel nous avait habitué, et du bon, de l'excellent même, avec moult prouesses toujours, évidemment !, au service de la mélodie, de la chanson. Pour le second, un Genesis plus délicat, plus conventionnellement mélodique on mentionnera les glorieuses têtes de gondole que sont Entangled, Mad Man Moon et Ripples où de délicats arpèges viennent rappeler la recette et les souvenirs datant de Trespass augmentés d'une maîtrise compositionnelle et instrumentale acquise au long d'un riche parcours. Et puis il y a les deux "oddities" de l'album, le morceau titre d'abord avec son esthétisme et ses chœurs à la Beach Boys et sa mélodie imparable, et le résumé final, Los Endos, clôturant en beauté un programme richement doté de ses feux d'artifice fusionnants tant instrumentaux que mélodiques reprenant, assemblant en un tout cohérent tout ce qui a précédé. Pas un morceau faible, donc, pas la moindre déception en vue dans ce qui constitue alors la collection la plus cohérente et la plus finement ciselée du néo-quatuor, rien que ça ! Tu parles d'un challenge relevé, c'est carrément au-delà, et la production du groupe et de David Hentschel, encore magnifiée par la précision pointilleuse du remaster définitif de 2007, ne vient qu'enfoncer le clou de cette ô combien spectaculaire réussite.
Il y a aussi, malheureusement, les prémices d'un nouveau divorce avec un Tony Banks tout puissant, compositeur, arrangeur et instrumentiste vedette de la galette, celui-là même qui aurait bien vu "son" groupe continuer sans vocaliste !, ne laissant que miettes à ses compagnons dont un, le pourtant extrêmement précieux Steve Hackett, finira par se lasser de son rôle de second couteau d'autant qu'il sort alors des sessions de son excellent premier opus solitaire, Voyage of the Acolyte, où il a démontré sa capacité à produire, seul ou presque, un matériau d'une qualité quasi-équivalente dans un style tout à fait compatible à l'esthétisme de sa maison mère.

On a trop souvent tendance à penser que Genesis sans Peter Gabriel n'est plus tout à fait Genesis. A l'écoute d'A Trick of the Tail et de son tout aussi recommandé successeur, Wind And Wuthering, le sentiment se voit battu en brèche de la plus impeccable manière. Recommandé ? Obligatoire, oui !

Tony Banks - acoustic & electric pianos, Hammond T-102 organ, synthesizers, mellotron, 12-string guitar, backing vocals
Phil Collins - lead and backing vocals, drums, percussion
Steve Hackett - electric guitar, 12-string guitars
Mike Rutherford - bass guitar, 12-string guitar, bass pedals
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 féérique, 13 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
Après le départ de Peter Gabriel, Genesis fait passer des auditions pour un nouveau chanteur, Phil Collins n'ayant pas voulu accepter l'offre des autres, à savoir, prendre le chant. Mais il devra accepter, car les auditions ne donneront rien. Premier album du groupe avec Philou au chant, donc, et un des sommets de Genesis, ce A Trick Of The Tail rempli de grandes chansons, doté d'une atmosphère sublime, féérique, aventureuse et assez légère, malgré une ou deux chansons plus tristes. Un album essentiel pour tout amateur de rock progressif, 50 magistrales minutes qui trouveront leur pendant 'froid' en 1977 avec Wind & Wuthering, son complément indispensable (et remarquable).
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