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4.0 étoiles sur 5 Révolutionnaire ?
Branle-bas de combat chez Genesis en cette année 1981 !

Le trio Banks-Collins-Rutherford (non, messieurs les intégristes du prog, Collins n'était pas le seul responsable...) décide de jeter au panier ses idées reçues et se lance dans son album, musicalement le plus osé et le plus risqué (avec toutefois le...
Publié le 3 juin 2007 par octo

versus
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3.0 étoiles sur 5 La renaissance manquée de Genesis
Abacab, sorti en 1981, est le troisième album de Genesis depuis le départ de Steve Hackett. Après le sursaut très réussi et encore progressif de Duke, le groupe amorce un virage qui aurait pu être parfaitement négocié sur un plan musical. S'il est vrai que l'aspect progressif de la musique de Genesis tend à...
Publié le 12 janvier 2012 par Cymus


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4.0 étoiles sur 5 Révolutionnaire ?, 3 juin 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (2007 Remaster + DVD Bonus) (CD)
Branle-bas de combat chez Genesis en cette année 1981 !

Le trio Banks-Collins-Rutherford (non, messieurs les intégristes du prog, Collins n'était pas le seul responsable...) décide de jeter au panier ses idées reçues et se lance dans son album, musicalement le plus osé et le plus risqué (avec toutefois le mythique "The lamb lies down on Broadway")

Résultat : une production simplifiée et ramassée, un son puissant et américanisé qui propulsent le groupe dans une nouvelle dimension.

Et la musique ? Les 3 ont-ils vraiment laisser les recettes des albums précédents aux vestiaires et ré-inventer un nouveau genre ?

Quelques morceaux vont dans ce sens...

- "Abacab" avec sa puissance et un développement instrumental simple, jouant plus sur les atmosphères et la notion de musique improvisée "jam" que sur un étalage de notes et de dextérité

- "Keep it dark", single efficace avec son riff entêtant et son refrain aéré

- "Lurker", deuxième partie d'un morceau avec un solo de synthé on ne peut plus simpliste

- "Whodunnit ?", gigantesque farce pondue par un Banks en plein délire, véritable pied-de-nez aux intégristes du rock-progressif

- "Another record" avec ses influences soul

D'autres se rapprochent d'un passé proche ("Me and Sarah Jane", "Dodo", "Like it or not" auraient pu figurer sur leur album précédent "Duke" sans que personne ne vienne broncher...)

Quand aux 2 derniers titres, ils semblent bien enfluencés par la carrière solo de Collins qui vient de faire un "tabac" avec "Face value" mais, si on écoute attentivement la partie de claviers de "No reply at all", elle renvoit incontestablement vers celles du morceau "The lamb lies down on Broadway" écrit alors que Peter Gabriel était encore dans le groupe !

Le résultat est donc mi-fugue, mi-raisin mais il aura des conséquences évidentes sur la carrière du groupe : d'abord, cet album instaurera dans l'esprit de beaucoup la prise de pouvoir de Collins au détriment de celle de Banks (personnellement, j'aurais tendance à dire que Banks a chassé ses vieux démons, aidé par un Collins confiant et écouté...) et va créér une scission parmi les adeptes du groupe.

Le groupe, ayant gagné en puissance sonore et ayant trouvé une recette de composition à trois, va gagner en confiance et passer à une étape de reconnaissance internationale supérieure (aidé aussi par le succès de Collins en solo) qui va en faire l'un des plus populaires des années 80.

Et cette ré-édition alors ? Vaut-elle le coup ?

La puissance s'est accentuée et la batterie relativement bien mixée et mise en avant à l'origine, va encore renforcer ce sentiment.

Le remix 5.1 est splendide, les basses profondes, les arrangements perçus avec justesse, bref, un résultat excellent même s'il est moins spectaculaire que sur "Wind and wuthering" ou "And then there were three".

Les bonus sont peu intéressants (quelques clips vieillots et des interviews récentes mais sans "scoop") mais l'amateur du groupe redécouvrira certains titres un peu oubliés d'un album qui n'aura jamais autant suscité de polémiques chez les fans purs et durs.
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5.0 étoiles sur 5 l'Abc de la nouveauté, 22 juillet 2014
Par 
STEFAN (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (2007 Remaster) (CD)
Le dernier chef d'aeuvre de Genesis ? L'ultime album d'une triplette de transition du groupe de rock progressif des années 70 vers le groupe pop des années 80/90, indéniablement.

En fait, tout vient du départ de Steve Hackett et de l'obligatoire simplification instrumentale qui en suivit, du fait que les trois membres restants aient décidés de ne pas, encore une fois, amener une nouvelle tête dans leur petit confort. Il y a un paradoxe là-dedans, d'un côté une volonté de rester entre eux, dans un petit cocon, d'un autre une vraie prise de risque tant la guitare était, jusqu'alors, un élément déterminant de l'assemblage sonique de la formation.
Sur les deux albums précédents, Genesis n'a pas encore tout à fait assumé ce resserrement trouvant des alternatives compositionnelles et sonores à ce manque, pour des résultats tout sauf indignes mais sans doute un peu frileux. Abacab change tout ça, prépare la suite aussi avec un parti-pris nettement plus moderniste sans pour autant perdre le progressisme qui a fait la réputation et la gloire du groupe jusque-là. Evidemment, c'est le jeu de l'évolution, ce nouveau cap n'ira pas sans heurts avec leur auditoire de référence.
Pourtant, quel album ! Bon, on avouera que le petit gag de studio Who Dunnit? perd de son sel la première écoute passée, n'est pas Devo qui veut. Pour le reste, de l'énorme groove-progressif du morceau éponyme, du très Collinsien mais diablement efficace No Reply at All (avec les cuivres d'Earth Wind & Fire !), de la new wave progressive douce-amère de Me and Sarah Jane, du robotique et efficace single Keep It Dark, de l'énoooorme Dodo/Lurker (au groove, à la progression et à la mélodie si irrésistible... un must !), de la jolie ballade pas racoleuse pour deux sous Man on the Corner (composition de Collins, ça s'entend), du stadium rock malin et diablement bien troussé Like It Or Not, au rock déconstruit sur batterie tribale d'Another Record, c'est un sans faute et un album indéniablement osé pour des musiciens en recherche constante.
Tout juste regrettera-t-on que que la très jolie face B Submarine ou n'importe laquelle des trois compositions du EP 3X3 enregistré lors des mêmes productives et inspirées sessions de l'album n'ait été substitué à la novelty song précitée. Et puis il y a la production, puissante, claire, pas si marquée par les 80s que ça, encore bonifiée dans le definitive remaster de 2007, on en reste pantois.

Abacab, à condition de ne pas commettre l'erreur de le comparer avec la première phase du groupe et son progressisme symphonique millimétré confinant à la perfection (surtout de 72 à 76), est l'apothéose du Genesis moderne, groupe qui n'a toujours pas froid aux oreilles mais ne tente pas, comme ce sera trop souvent le cas par la suite, à attirer les foules par quelques bassesses commerciales embarrassantes. Une bombe, vous dis-je !

Tony Banks - keyboards
Phil Collins - drums, percussion, vocals, drum machines
Mike Rutherford - bass guitar, bass pedals, guitars
&
EWF Horns - horns
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 15 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (2007 Remaster) (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST OCTOBRE 1981 N° 159 Page 89
13° Album 1981 33T Réf : Vertigo 6302 162
Ce nouveau Genesis a trois faces, deux en vinyl, la troisième étant celle des fans du groupe, probablement impayable d'étonnement, qui se demanderont s'il s'agit vraiment là du nouvel album de leur groupe favori. Et ils auront raison car "Abacab" n'est pas le nouveau disque de Genesis, mais le premier disque d'un nouveau Genesis, d'un autre groupe. Mike, Tony et Phil ont en effet voulu rompre totalement avec ce groupe un peu trop prévisible qu'était Genesis et sont pour cela partis dans des voies musicales où vous n'auriez jamais pensé qu'ils puissent s'aventurer. La rupture est aussi totale qu'elle peut l'être sur tout ce qui était sujet à changement. Bien sûr, vous retrouverez une voix familière, et deci-delà des couleurs mélodiques usuelles, mais la plupart du temps vous perdrez pied devant ce qui est la plus culottée des remises en question qu'un groupe de rock installé au sommet ait osé assumer. C'est réellement l'heure du grand chambardement , et la première écoute est un moment plutôt déroutant.
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Mais après, si vous n'êtes pas de ces fans bloqués qui ne veulent rien changer, vous allez tomber amoureux de ce disque bien plus profondément que de ses prédécesseurs. "Duke", le dernier en date, séduisait immédiatement, parce qu'il reconduisait des stratégies adorées avec une force décuplée, et même une certaine hargne acide née des amertumes de Collins. Au bout de dix écoutes , l'album devenait cependant un "Genesis de plus". Celui ci agit tout différemment. Il commence par déranger, puis, s'impose, lentement, puis de plus en plus fort, parce qu'il nous invite à une vraie découverte. Genesis a en fait renoué avec l'invention. Il a aussi changé de définition. Auparavant, Genesis était synonyme d'une musique bien définie, qui portait sa marque de fabrique, du breveté assumé par quelques individus que l'on confondait aisément à leur création. A présent, Genesis a renoncé à être cette musique connue d'avance. Il est la collaboration de trois personnages qui ont décidé d'aller là où ils en ont désormais l'envie, sans s'en tenir à une seule voie toute tracée. Avant, l'on vous invitait au pays de Genesis, petite principauté à part. Désormais, voici les aventures de trois musiciens à la découverte du monde rock. Genesis n'est plus un, il se multiplie au gré des contrées qu'il aborde, sans timidité, sans scrupules.
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Le morceau d'ouverture, « Abacab«, est une première surprise. On se croirait davantage dans le dernier Foreigner que chez Genesis. La guitare glapit, Banks semble avoir oublié sa science de l'arpège dansant pour écraser ses notes. Le groupe renoue ainsi avec la sourde et élémentaire magie de groupe des sixties comme les Doors, où guitare et orgue se cherchaient à d'improbables dialogues, sans le fard d'arrangements envahissants. C'est dru, implacable, mais le thème s'avère diablement insinuant, d'où son choix pour être single en Europe, un choix déjà récompensé dans les charts et sur les radios.
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L'on est loin du Genesis de « Duke » ou de « Foxtrot », mais étrangement, la pression est telle qu'elle ne laisse nulle place aux regrets. Mike Rutherford vous racontera dans le prochain numéro l'histoire de ce morceau étrange. Déboule alors « No reply at all » et c'est une nouvelle révolution de palais. Les cuivres d'Earth Wind & Fire claironnent pour une singulière sarabande du plus funky. C'est un total renversement de l'histoire ; Phil Collins avait défrayé la chronique en arrangeant à la sauce du Rhythm'n'blues le « Behind the lines » de « Duke ». Sans doute enhardi par le succès de la chose, c'est à présent le trio tout entier (le morceau est collectif) qui s'engouffre dans la jungle moite et cuivrée du funk. Là encore, la surprise est aussi complète que la réussite, et les interventions sinisantes de Banks n'ont pas fini de vous graviter dans le crâne. En deux morceaux, Genesis s'est en même temps renié et refait, et vous ne comprenez plus rien à cette histoire abacababrante, si ce n'est qu`elle est tout à fait excitante. Mais vous n'êtes pas au bout de vos émotions.
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« Me and Sarah Jane » signé Tony Banks, commence un peu comme « In the air Tonight » avec sa batterie synthétique Roland (décidément, Phil et son album solo ont opéré un déclic décisif), puis s'engage sur un rythme de fête foraine goguenarde jusqu'à une apothéose qui renoue, quand même , avec les fastes ordinaires de Genesis, non sans vous avoir auparavant égaré dans les enchevêtrements d'une composition toute en sinuosités, en déhanchements chaloupés, en contorsions mélodiques. Banks, même seul, suit le mot d'ordre imposé au groupe entier ; se perdre pour mieux se retrouver. Ce qui est on ne peut plus amplifié par l'étonnant « Keep it dark », peut être futur single (il y en a en effet plus d'un sur cet album) qui s'embarque dans un riff chaviré par une batterie en contretemps et vous fait croire que vous êtes en train d' écouter un Only Ones ou un Saints, rien que ça. Digne conclusion à une première face turbulente en diable, où pas un seul morceau n'a l'air d'être le frère de l'autre, où Banks, Rutherford et Collins s'ingénient à jouer comme jamais ils ne l'ont fait, avec des sonorités plus proches de la ventouse que du satin, et où seule la longueur conséquente des morceaux rappellent qu'il s'agit quand même de Genesis.
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On se retrouve en terrain plus familier avec l'intro de « Dodo », emphatique et bousculée à souhait par les tourbillons de coups de Collins, qui nous ramène au ton de « Duke ». Mais pas pour longtemps. Soudain nos habitudes se dissolvent à nouveau par un break assassin qui nous précipite dans l'écume ondoyante d'un reggae suavement funky sur lequel Phil métamorphose totalement sa voix comme Gabriel sur « Moribund the burgmeister ». D'ailleurs, Phil effectue tout au long de l'album une réelle prouesse vocale et montre qu'il n'a pas fini de nous séduire dans ce domaine. Sur ce pseudo-reggae aux oscillons sophistiquées, il s`en donne particulièrement à caeur joie, jusqu'à ce que « Lurker », enchaîne sans crier gare, nous expédie un motif totalement insensé de Banks, syncopé, coassant, une péripétie qui fait de ce titre l'un des probables morceaux de bravoure scénique du prochain show. Vous voudriez crier grâce, mais c'est trop tard. Voici déjà « Whodunnit » une ahurissante comptine new wave, avec rythmique en mèche de punk, vocaux en cycle et mots qui se mordent la queue. Un vent de folie souffle, et ce n'est pas le moindre charme de ce disque que de faire s'agiter en bacchanale ces trois jeunes gens trop sages.
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Pour vous remettre, vous aurez quand même toute la fin de l'album qui nous emmène vers de moindre ressacs. Avec « Man in the corner », morceau de Phil Collins, et frère jumeau de « In the air Tonight » pour la forme, on atteint un sommet émotionnel d'une grande intensité; La voix n'en finit plus de vibrer sur un tapis de percussions électroniques ourlé de synthétiseurs feutrés. Là encore, Genesis tient un hit single potentiel. Puis Rutherford est le seul à oser nous gratifier d'un morceau à l'ancienne, avec arpèges de guitare et solo cosmique, et, ironie de l'album, c'est le morceau traditionnel de Genesis qui paraît être en marge du disque, ce qui ne l'empêche nullement d'être magnifique. Et le tout de s'achever sur « Another record » qui n'est pas non plus sans apporter quelques péripéties avec notamment un harmonica qui vient ululer à nos oreilles. Comme vous le voyez , voilà de quoi alimenter de nombreuses écoutes avant de pouvoir prétendre bien connaître la chose. Et si vous n'êtes pas encore rassasiés, vous pourrez rester perplexes devant la pochette, d'un design lui aussi novateur (et multiple puisque « Abacab » sera disponible sous quatre pochettes différentes, véritable cauchemar pour le fan collectionneur).
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Après ce pied-de-nez à lui-même, Genesis attend bien sûr, et avec un petit sourire aux lèvres, les réactions de son public. Pour ma part, je trouve que c'est de loin le disque le plus passionnant que le trio ait fait depuis longtemps, qu'il est de ces disques qu'on n'épuise pas facilement, et qu'il est la meilleure preuve apportée par le groupe de sa propre vitalité. Qu'il l'aime le suive.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La renaissance manquée de Genesis, 12 janvier 2012
Par 
Cymus - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Abacab, sorti en 1981, est le troisième album de Genesis depuis le départ de Steve Hackett. Après le sursaut très réussi et encore progressif de Duke, le groupe amorce un virage qui aurait pu être parfaitement négocié sur un plan musical. S'il est vrai que l'aspect progressif de la musique de Genesis tend à disparaître, certains morceaux de l'album pouvaient laisser entrevoir que le groupe était sur le point de prendre une direction louable, plus rock, avec cependant toujours l'inventivité sonore qui lui était propre. En réécoutant l'album, plus de 30 ans après, j'ai été plutôt agréablement surpris, et j'ai hésité à lui mettre quatre étoiles.

C'est ainsi que Abacab, le morceau éponyme, Dodo/Lurker ou encore Keep it dark faisaient preuve d'une nouvelle manière plus linéaire et simplifiée, mais aussi plus agressive, très intéressante sur un plan rythmique. Les morceaux peuvent être encore longs, on y retrouve des ruptures de rythme, mais les structures en plusieurs mouvements sont pratiquement abandonnées, ainsi que les plages purement instrumentales (si on excepte la coda d'Abacab), les compositions se montrent dès lors d'une efficacité plus directe. Il suffit d'écouter Abacab (qui mériterait à lui seul plus de 5 étoiles), premier morceau de l'album, qui commence sans préambule, par un coup de caisse, sur un rythme très rapide. On y trouve également un titre ancienne manière, Me and Sarah Jane, en plusieurs parties, avec des harmonies intéressantes (je pense à l'intro au piano de Tony Banks), un morceau très étrange, Who dunnit ?, une sorte de pochade répétitive qui, avec une certaine forme d'humour, manie à souhait les dissonances, ainsiqu'une ballade pop d'assez bonne facture, Like it or not, qui aurait très bien pu figurer sur Duke sans le déparer.

Cependant, l'album contient aussi en germe tous les ingrédients qui préfigurent les errements commerciaux futurs, à commencer par No reply at all, premier titre du groupe, si je ne me trompe pas, à contenir des arrangements de cuivres (ceux de Earth, Wind and Fire) et qui annonce l'affreux Illegal Alien de l'album suivant, Genesis. Placé juste après Abacab, et avant Me and Sarah Jane, il est parfaitement incongru, non seulement pour l'album, mais aussi au regard de toute la discographie passée du groupe. Pour le coup, le groupe s'engage franchement sur le chemin pop de mauvais gout. Une autre ballade, Man on the Corner, composition typique de Phil Collins, me paraît, avec ses boîtes à rythme sans saveur (rien à voir avec l'usage très original qui en était fait sur Duchess dans l'album précédent), très en dessous de ce qu'on aurait pu attendre d'un Genesis régénéré. L'album se termine sur Another Record, qui commence plutôt bien avec son intro qui installe une ambiance éthérée et mystérieuse. Mais la suite s'avère décevante : une rythmique plutôt lourde, une mélodie assez faible et un accompagnement au synthé, sans doute, qui sonne curieusement comme un harmonica.

Le reproche principal que l'on peut faire à cet album tient finalement d'abord au manque de cohérence et d'unité de ses compositions. Des titres excellents y côtoient d'autres beaucoup plus faibles. On était sur le point d'assister à une très belle renaissance, nécessaire (le groupe ne pouvait pas refaire éternellement ce qui avait fait son succès dans les années 70), mais, sans doute sous l'influence de Phil Collins (bien que celui-ci l'ait démenti), on a le sentiment que, face à plusieurs directions possibles, le groupe a choisi in fine celle de la facilité typique de cette période. Ce que les albums suivants ont largement confirmé.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 remixage parfait, 31 juillet 2010
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (2007 Remaster + DVD Bonus) (CD)
Ecouter Génésis en DD 5.1 ou DTS c'est un vieux rêve enfin réalisé depuis que je possède un home cinéma.On pourrait croire que les morceaux ont été composés pour celà.Je redécouvre tous les albums avec une finesse de son incroyable et des basses profondes et claires.Les bonus vidéos sont sympas pour les fans comme moi.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Plus de cailloux que de pépites., 28 septembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (2007 Remaster + DVD Bonus) (CD)
Pas le meilleur bien sûr. A peine du niveau de Genesis de Genesis...
Le groupe aura un dernier sursaut avec Invisible Touch, mais c'est bien ici le début d'une glissade americano-commerciale orchestrée par Maître Collins.
Les titres à garder ?
Il y en a :
- Abacab, lourd, hypnothique, mais avec encore quelque chose...
- Me and Sarah Jane, malgré un refrain mièvre et benêt.
- Dodo/Lurker, acceptable par quelques variations ou surprises dues sans doute à un investissement de Bank (not a private joke).
- Like it or not, I like assez ce travail de Rutherford.

Les titres à jeter ?
Plus nombreux :
- No Replay At All (du Phil Collins pur jus)
- Keep it Dark, bourrin.
- Who Dunnit ? assez triste farce.
- Man on the Corner (re-jus de Collins).
- Another Record : une bonne intro ne fait pas tout.

Bref, en faisant une moyenne des notes de chaque titre, j'arrive à 27 étoiles pour 9 titres ---> moyenne de trois.

Pourquoi l'avoir acheté finalement ?
Soif de collectionneur, vraisemblablement, et les 4 titres sauvés du naufrage.
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2.0 étoiles sur 5 bof, 8 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (2007 Remaster) (CD)
Bof et ré bof je crois que c est l album que j aime le moins il n y a pas d âme pas de sentiments pas de lueur bon je vais ré écouter foxtrot avant de dire du mal chose que je dirai en fait jamais de mon groupe préféré
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9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comme un bon vin., 10 janvier 2007
Par 
Paul B' (Charentes Maritimes) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Celui ci vieillit de mieux en mieux. Et oui, je suis pourtant grand fan du Genesis époque Gabriel, mais je ne comprends pas les avis assassins des internautes qui reprochent à cet album son côté : années 80/pop-rock/formaté radio/et j'en passe et des meilleures... C'est volontairement que j'ai mis 5 étoiles à cet Abacab déroutant du début à la fin. J'aurais peut être poussé à 6 si j'avais pû... Le monde est divisé en deux catégories de fans : ceux qui ont horreur du changement et qui cherchent à tout pris à écouter les mêmes morceaux de leur groupe favori, album après album, années après années... et les autres dont je fais partie, qui aiment être étonnés, malmenés, déroutés parfois ( ou déçus...) par des musiciens sans cesse en recherche de nouveaux sons, de nouvelles ambiances....c'est ce que fait Genesis depuis le départ de Peter Gabriel avec plus ou moins de bonheur je le reconnais mais sans jamais laisser indifférent. Pour ne rien gâcher, cet Abacab est vraiment un très bon cru !!
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Affirmation de puissance, 1 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Plutôt sévères avec leur musique et cédant volontiers à l’autocritique, les membres de Genesis ont toujours eu la franchise d’affirmer leur déception quand leurs disques ne répondaient pas à leurs attentes. Vécu comme un vrai album du renouveau, ABACAB est le seul à trouver grâce aux yeux des trois leaders du groupe.
Si DUKE contenait encore des éléments issus du passé, ce n’est plus du tout le cas avec celui-ci. Album en phase avec son époque, il n’est pas pour autant pourvu en sons atroces tels que celle-ci en a distillé tout au long de la décennie. À l’image du morceau-titre, un brûlot imparable d’efficacité dont la production est un exemple de concision et d’impact non feint. Influencé par Police et autres, Genesis démontre une aisance à l’adaptation que beaucoup pourraient lui envier. Se faufilant sans peine dans les hit-parades du moment, le groupe est tout autant capable de concocter de parfaits singles à la simplicité désarmante (MAN ON THE CORNER), ou au contraire tordue (KEEP IT DARK et sa rythmique diabolique), que de créer encore et toujours des morceaux-tiroirs alambiqués à l’efficacité croissante (ME AND SARAH JANE). Et l’immense DODO / LURKER se pose là en futur classique béni des fans, jamais rassasiés en contrées non défrichées. Solide et fort.
Tops : ABACAB, DODO / LURKER, NO REPLY AT ALL, MAN ON THE CORNER, KEEP IT DARK, ME AND SARAH JANE
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le virage pop du groupe., 30 mars 2011
Par 
CAROSSI "Rockprog84" (Apt, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Après "And then they were three" (1978) et "Duke" (1980) ou la musique de Genesis se faisait moins ambitieuse et ou Phil Collins avait déjà "pris le pouvoir", le groupe sort "Abacab" en 1981 avec cette pochette on ne peut plus hideuse!
Premier morceau ("Abacab") et énorme surprise: de la pop synthétique bien rythmée, très éloigné du progressif d'antan. Pourtant, le morceau se révèle excellent! Deuxième morceau et deuxième surprise: encore de la pop... et avec les cuivres d'Earth Wind & Fire: pas mal. "Me and Sarah Jane" est un morceau plus conventionnel et sans surprise (mais très correct). "Keep it dark" fait penser un peu à "Abacab" (au niveau de la rythmique) mais est un ton en-dessous. "Dodo/Lurker" avec ses nombreux changements de rythmes, est un morceau presque progressif dans sa construction, mais avec un son très moderne (pour l'époque): c'est la 2ème réussite de l'album. "Who dunnit" est le plus mauvais titre, aucun intérêt! "Man on the corner", morceau de Phil Collins est une magnifique ballade (il n'en fera d'ailleurs pas de meilleure ensuite). "Like it or not" est le morceau le plus "génésisien" (avec "Me and Sarah Jane"), correct mais sans plus. "Another record", dernier titre permet de découvrir une autre facette du groupe, encore différente, dans un style plus pop british.
Au final, un bon album de pop-synthé mais quand même très surprenant à l'époque pour les fans du groupe dans les 70's: on est à des années-lumières de "A trick of the tail", et plus encore de "Foxtrot" ou "Selling England...".
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