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4.0 étoiles sur 5 L'album de la transition
"Duke" est peut-être le seul album sur lequel les "deux" publics de Genesis, ennemis mortels comme chacun sait, peuvent encore se retrouver sans que cela tourne au drame. En effet, ce premier album des 80's voit la consécration de Phil Collins en tant que chanteur (il a pris une grande assurance par rapport aux précédents albums), comme batteur...
Publié le 10 octobre 2007 par bruspell

versus
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un album sans âme
Ceci n'est que mon humble avis de fan de Genesis : j'ai aimé, adoré même, tous les albums sans exception depuis "Trespass", en 1970, jusqu'à "And then there were three", celui qui précède "Duke". J'ai été subjugué par la capacité du groupe à survivre au départ de deux de ses membres essentiels,...
Publié le 16 décembre 2011 par Alexandre Seigne


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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'album de la transition, 10 octobre 2007
Par 
bruspell (moches-les-beaux-clapiers) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (CD)
"Duke" est peut-être le seul album sur lequel les "deux" publics de Genesis, ennemis mortels comme chacun sait, peuvent encore se retrouver sans que cela tourne au drame. En effet, ce premier album des 80's voit la consécration de Phil Collins en tant que chanteur (il a pris une grande assurance par rapport aux précédents albums), comme batteur (d'accord, son style s'est éninemment simplifié, et on ne retrouve que rarement sa virtuosité d'avant, surtout par rapport à son autre groupe Brand X, mais il impose sur "Duke" cette "patte", cette frappe puissante et aérienne à la fois, ce son identifiable entre mille) et, pour la première fois, en tant que compositeur : "misunderstanding" et "please don't ask", signées Collins, sont deux perles pop.

Ses deux acolytes ne sont pas en reste et, si on a connu Rutherford plus inspiré (à part pour le riff tonitruant de "Man of our times"), Banks est en grande forme et reste le garant, dans le groupe, de la mélodie nostalgique et de l'arrangement grandiose (qui a dit "pompeux"?). "Guide vocal" et "Heathaze" sont magnifiques, et "Cul-de-sac" rappelle les grandes heures de "All in a mouses night", sur "Wind and Wuthering".

Quant aux morceaux signés du trio, ils annoncent ce que sera dorénavant la couleur : c'est plus puissant qu'avant, parfois symphonique mais pas trop (il faut que ça puisse passer à la radio, rendez-vous compte !) et, surtout, diaboliquement efficace. Ecoutez les trois morceaux enchaînés (si si !) qui ouvrent l'album et "Duke's Travel", instrumental (ou presque) étourdissant et captivant !

Alors voilà, "Duke", je trouve, est un bel album... Je n'irais pas, comme cela a été fait à sa sortie, jusqu'à le comparer à "The lamb" (faut pas exagérer), mais il inaugure une nouvelle ère, sans pour autant tomber dans le piège de la "machine à tubes" qu'est devenu Genesis un peu plus tard. Tiens, j'oubliais, c'est sur "Duke" qu'on trouve "Turn it on again"... Comme quoi, tous les auditeurs ne retiennent pas les mêmes chansons sur un même album ! A bon entendeur...
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 C'est plus les seventies mais quand même!, 28 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (CD)
Avec Duke, Genesis abandonne définitivement les mellotrons, et c'est bien dommage, mais cela ne gâche vraiment pas le disque. L'histoire de Duke est particulière, c'est un semi-concept. En fait les morceaux "Behind the Lines", "Duchess", "Guide Vocal", "Turn it on again", "Duke's Travel" et "Duke's End", étaient censé faire une suite de 27 minutes, mais, le groupe a préféré les éparpiller tout au long du disque. Ceci a permis au passage que "Turn it on again" soit plus longue que ce qui était prévu au départ, ce qui finalement est un moindre mal. Sur ce disque on retrouve les première compositions solo de Phil Collins "Misunderstanding" et "Please don't ask".
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La tournée du Grand Duc, 23 juillet 2014
Par 
STEFAN (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (2007 Remaster) (CD)
Chapitre 2 du Genesis réduit à l'état de trio, Duke est un album ambivalent. D'un côté, il y a l'écriture de plus en plus pop, d'un autre, une ambition musicale non-démentie.

La première tendance, pop donc, s'affiche via une série de chansons abordables visant, audiblement, à répéter voire à amplifier le succès grand public naissant du tube de leur précédent album, Follow You Follow Me. Le groupe y réussit avec Turn It On Again qui deviendra une étape quasi-obligatoire de chacune de leur apparences scéniques et reste une chanson efficace et accrocheuse (à défaut de mieux...), et Misunderstanding, leur tout premier top 20 américain qui, composition de Phil Collins datant des sessions de son premier album solo, possède une (jolie) mélodie ratissant suffisamment large pour atteindre son but vulgarisateur.
La seconde tendance, prog !, s'exprime via ce qui aurait pu (aurait dû ?) être la suite ambitieuse de l'album mais se retrouve finalement éparpillée sur l'entièreté de la galette. Concrètement, le plan était un enchainement Behind The Lines / Duchess / Guide Vocal / Turn It On Again / Duke's Travels / Duke's End qu'il est toujours possible de réaliser à la maison mais fut finalement annulé, les trois voulant éviter toute comparaison avec une autre suite, l'intouchable Supper's Ready sur l'impeccable Foxtrot. Dommage parce que la suite fonctionne plutôt bien et a le mérite de l'ambition, ce que les heureux détenteurs de billets pour la tournée Duke purent vérifier in vivo.
Au niveau du son, de l'orchestration et des arrangements, on constate un net effacement de la guitare au profit des claviers omniprésents de Tony Banks, pas forcément une mauvaise nouvelle si on considère les limitations d'un Rutherford à la six-cordes mais un peu dommage quand même si on se souvient de quelques éléments fort inspirés détectables sur And Then There Were Three. On remarque aussi une très nette modernisation du son, modernisation qui se concrétisera avec Abacab et ses successeurs, pour des fortunes variées, hélas. Pour le moment, encore en prise avec son récent passé, Genesis continue de progresser dans des eaux finalement assez familières, peut-être un peu trop d'ailleurs, signe d'une frilosité pas encore tout à fait évacuée. Mais l'album sonne bien (particulièrement dans son édition remasterisée de 2007), les compositions sont globalement de belle qualité même si Man of Our Times et Please Don't Ask, respectivement signées de Rutherford et Collins, font un peu baisser le niveau, et que la version solo, cuivrée et dynamisée, by Collins, de Behind the Lines est finalement plus convaincante que celle du trio.

Album transitoire, un peu le séant entre progressisme moderne et pop/rock grand public, Duke est un pas de plus dans la trajectoire sans cesse évolutive de la formation. Une réussite mineure aussi à laquelle je préfère ce qui suit et précède directement, opinion minoritaire mais assumée.

Tony Banks - keyboards, 12 string guitar, background vocals
Phil Collins - drums, percussion, lead & backing vocals, drum machine
Mike Rutherford - guitars, bass guitar, bass pedals, background vocals
&
David Hentschel - background vocals
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ouvrons tout grand... Nos oreilles., 17 octobre 2012
Par 
Vincent "The Chameleon" (Haute Savoie) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (2007 Remaster) (CD)
En me replongeant tout récemment dans quelques-unes des œuvres de GENESIS, j'ai réalisé que, outre la diversité de sa musique, le nom du groupe n'y apparaissait jamais sous une typographie identique d'un disque à l'autre. Choix délibéré ou non de sa part, toujours est-il que cette soudaine observation a presque été comme une révélation quant à la direction artistique voulue par le groupe à chaque instant donné de sa carrière. Comment vous dire ?
C'est comme si ce changement de typographie d'un album à l'autre était une signature en soit. Car plutôt que de choisir le titre de leur dernier album en date afin de nous guider et/ou nous orienter, le groupe cherchait à nous rappeler à chaque fois le message suivant: "Ce nouveau disque est encore différent du précédent, mais Genesis c'est aussi ça. A chaque fois différent".
DUKE en atteste, aussi hypothétique soit mon observation. D'autant que ce disque est encore plus en rupture avec ce que le groupe avait alors produit jusque-là. C'est une évidence à son écoute, GENESIS ouvre les années 80' avec fracas. Ce dixième album est aussi celui qui permettra aux trois anglais de rentrer pour la première fois de leur carrière dans les charts avec deux Singles : "Turn it on Again" et "Misunderstanding".

Quand on aborde une œuvre dans sa globalité (au diable donc le téléchargement et le support en MP3), illustrations, pochette, tout tient pour moi d'un seul tenant avec la musique. Aussi, celle-ci (l'illustration), sous son apparent minimalisme, nous en apprend finalement beaucoup plus que l'on pourrait le croire. D'abord, les dessins du livret continuent de me faire énormément penser aux illustrations d'Antoine de Saint-Exupéry. Celles qui figurent dans "Le petit Prince".
Celle qui orne la pochette nous montre un gros bonhomme de dos regardant à travers une fenêtre toute grande ouverte. Ne serait-ce point-là la symbolique d'un groupe qui aurait décidé de tourner le dos à son passé, s'ouvrant la possibilité de voir son avenir autrement, et peut être bien en grand... Voir même en très très grand ? D'autre part, GENESIS nous laisse aussi à notre imaginaire. Entre un ciel bleu (comme le jour) et un croissant de lune (la nuit) en guise de projection de leur vision du futur, l'incertitude demeurera... Autant de notre côté que de celui du groupe.

Dès l'intro de "Behind the Lines" on constatera assez vite que jamais la batterie de Phil Collins ne se sera illustrée de façon aussi écrasante. Son jeu, en apparence plus épuré, semble s'être décuplé à chacun des coups qu'il porte à son instrument. On pourrait même dire que la force avec laquelle Phil conduit ses rythmes est par endroit quasi tribale. Un peu plus loin, quand retentira "Man of our Times", le constat se fera à l'identique. C'est dru et dur. La production remarquable de Hugh Padgham allant également dans ce sens.
A l'écoute de DUKE, on ressent instantanément que quelque chose (un événement) a dû se passer au moment d'entamer son écriture. Pendant ou juste avant... Qu'importe. Et c'est bien sûr le cas. La séparation d'avec sa première femme, Phil l'aura vécu si douloureusement qu'elle s'entend presque sur chacun des 12 titres, et durant 55 minutes. La colère, la tristesse, la détresse, bref, tout ce que peu engendrer une perte (de quelle nature qu'elle soit), ce disque le traduit presque continuellement. Dans ses textes avant tout.
Ainsi DUKE oscille-il entre sombres mélancolies (l'interlude "Guide Vocal", "Alone Again", "Please don'tt Ask") et une agressivité à peine contenue d'un titre à l'autre ("Man of our Times", "Turn it on Again", "Cul de sac", "Duke's Travels"). Une agressivité que l'on retrouve d'abord (comme pour les textes) dans les vocaux de Phil. Voilà une composante de son chant qu'on ne lui connaissait pas jusqu'alors. L'album Hard de GENESIS ? Certains l'ont affirmé, mais n'exagérons rien !
Si comme toujours, Tony Banks se montre une nouvelle fois très inventif derrière ses claviers, la richesse de ses mélodies et de ses thèmes sont également accentués par un touché bien plus marqué qu'à l'accoutumer. En d'autres termes, ses accords sont ici bien plus francs et appuyés. D'autre part, cette cohésion d'ensemble est aussi matérialisée (parfois) par un fondu d'un titre à l'autre. Cette absence de temps mort entre deux morceaux, renforce encore d'avantage cette impression d'ouvrage fait d'un seul bloc. Ainsi, l'unité, la symbiose qui émane entre les trois musiciens n'ont peut-être jamais été aussi flagrantes que sur ce disque. Il en résulte une écriture sans doute plus immédiate qu'auparavant, loin cependant de la pauvreté et des facilités auxquelles nombres de formations (plus ou moins éphémères) s'adonnèrent durant ces "synthétiques" et souvent indigestes années 80. Quoi qu'il en soit, entre la mouvance Punk d'un côté et la froide New Wave de l'autre, de ce GENESIS là, la presse spécialisée n'en aura pas voulu non plus. Musique pompière disaient-ils alors.
A son écoute, DUKE est pourtant une de ces œuvres qui aura su traverser le temps durablement, malgré les dires de tous ses détracteurs. Tous les albums, même les plus "cultes", ne traversent pas forcément les ans avec autant de panache. En atteste ABACAB (qui n'est pas culte lui). Album qui succédera pourtant à DUKE seulement 1 an plus tard.

Quand je vous disais que GENESIS n'avait jamais fait deux fois la même chose... Écoutez-les et vous verrez !

16,5/20

Cette chronique est extraite du Webzine Le Déblocnot' (Ciné, musiques, livres, etc). Venez y faire un tour à l'occasion !
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 13 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (2007 Remaster) (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST AVRIL 1980 N°141 Page 81
12° Album 1980 33T Réf : Charisma 18273
Gare aux petits innocents qui vont aborder ce douzième album de Genesis en pensant renouer, comme il se doit, avec les romances acidulées de « And then there were three » et les légendaires petits contes Rock'n'rolliens. Ceux là risquent d'avoir un fameux choc, ils s'imaginent en effet retrouver Genesis tel qu'ils l'ont laissé en 1978, mais le temps a passé, et le temps d'un groupe s'écoule encore plus vite que le vôtre. C'est à la découverte d'un autre Genesis qu'il faut donc se préparer en déballant « Duke ».
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« Duke » album de la renaissance, est sans nul doute le plus violent, le plus impétueux, le plus rageur que Genesis ait fait, et seul le noir et blanc « The lamb lies down on Broadway » peut soutenir une comparaison d'intensité avec les clairs obscurs tranchants de « Duke ».
Tony Smith, le bienheureux manager du groupe, déclarait récemment : (Il est temps pour genesis de renoncer aux mièvreries du genre de « Many too many » ou « Follow you follow me » pour revenir à quelque chose comme « The lamb lies down on Broadway » !), il ne fallait pas prendre cette sortie pour une lubie de manager, mais bien pour un avertissement , un avant-goût de ce qu'allait être le nouveau Genesis. Le douzième heurt du groupe allait déplacer pas mal d'air. Ce qu'il fait effectivement. La majorité des morceaux qui composent « Duke » sont en effet marqués par une hargne que l'on n'aurait pas soupçonnée chez Genesis.
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On filtre presque avec le hard rock dans des pièces aussi sauvagement assénées que « Behind the lines », « Man of our times", «Misunderstanding», « Turn it on again », « Cul-de-sac », « Duke's travels » et « Duke's end ». Seules quelques romances intercalées permettent de reprendre son souffle. On se croirait revenu au plus beau temps des rages urbaines de Broadway. Que s'est-il donc passé ? Michael Rutherford, lors de l'interview que vous avez pu lire le mois dernier, le laisse assez clairement entendre. Tout d'abord, cet album coïncide avec une véritable renaissance du groupe en tant que communauté. Tous les morceaux les plus marquants sont en fait signés « Banks/Collins/Rutherford » alors que « And then there there were three » avait été réalisé de façon plus éparpillée, chacun amenant des compositions personnelles très élaborées.
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Le corps de l'album résulte en fait de ces heures passées chez Phil Collins ou le trio a réappris à jouer ensemble, a retrouver l'exaltation du jeu collectif, et a donc été entrainé naturellement a produire le genre de musique qui installe le mieux un plaisir collectif ; une musique très rythmée. Revenant à la vie, Genesis a mis l'accent sur tout ce qui est pulsation, battement vital, ce qui explique le punch incroyable de l'album. Mais énergie n'est pas violence, or il y a de la violence dans « Duke » et cela est nouveau.
Sur ce dernier point, la crise sentimentale et familiale qu'a traversée Phil Collins explique pas mal de choses. Collins a été si affecté qu'il faillit quitter le groupe. Ses deux complices lui ont laissé le temps de respirer, de se reprendre, mais la blessure reçue est toujours vive en lui, et Phil déverse sa gangrène dans la musique de Genesis. Jamais il n'avait violenté à ce point sa batterie, jamais il n'avait cogné d'une façon si âpre. Lui qui pratiquait des rythmes très coulés a totalement radicalisé son beat.
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Il préfère agir par saccades traumatisantes, et ses coups de boutoir sont aussi martyrisants que des riffs de Ted Nugent (écoutez « Man of our times » si vous en doutez : chaque coup est un poignard). Dans les deux chansons qu'il a écrites personnellement comme ses deux complices d'ailleurs, le disque comportant deux chansons personnelles de chaque individu par opposition savante aux cinq brûlots collectifs qui forment l'ossature de « Duke ». Le parolier est aussi désespéré que le batteur est agressif. Et cette violence obscure semble avoir été contagieuse, car Rutherford n'est pas plus gai avec son « Alone Tonight » et Banks cultive l'angoisse dans son exaspère « Cul-de-sac ». En fait, l'on est loin du Genesis de la douce fantasy, des légendes enluminées, des pastels.
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Un voile d'encre s'est posé sur lui, et sa musique est soudain devenue plus profonde, plus vibrante, plus tenace aussi. L'année de silence n'a pas dû être de tout repos mental pour ce groupe jusque la toujours en action de par le monde. « Duke » par sa musique, par ses paroles grises, fait tout à fait penser au clair-obscur poignant de la pochette de « The Lamb » point de référence absolu pour ce disque. Curieusement, Michael le comparait plutôt à « A trick of the tail » mais sans doute évoquait il la structure. En effet, le groupe a finalement opté pour le partage de la grande suite qui devait occuper la moitié de l'album, et la première partie en a été placé au début, tandis que la seconde clôt l'album dans une apothéose de violence baroque tout à fait époustouflante. Ce qui rappelle évidemment la disposition de « Dance on a volcano » et « Los Endos » sur « Trick of the tail ». Ce prologue et cet épilogue sont d'ailleurs en majorité instrumentaux, avec même sur « Duchess » un recours, inhabituel chez Genesis, à une boite à rythme électronique qui nous replace en plein dans les perspectives de travail de Peter Gabriel et des nouveaux électroniciens britanniques. De ce fait, tous les autres morceaux sont condensés autour d'un vocal, avec le moins possible de solos et, par contre, une abondance de trouvailles dans les mélodies qui donne à ces pièces une incroyable densité sur peu d'espace.
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La teneur essentielle de ces morceaux est, répétons-le, une furieuse énergie, tant sur les compositions collectives qu'individuelles. Seuls sont plus « habituels » « Guide vocal » (dialogue placide entre le piano et la voix de Collins, une voix en pleine mutation, de plus en plus voilée et rageuse, se rapprochant de Gabriel ou de Roger Chapman). »Heathaze» (un morceau typiquement « Banksien » dans la lignée de « Burning rope »).
« Alone Tonight » (tendre désespoir finement ciselé par Rutherford) et le désespérant « Please don't ask »
(où Phil Collins est tout simplement déchirant). Tout le reste est furie et crépitements, mais avec évidemment toujours cette classe mélodique que Genesis ne perdra jamais. On le voit, l'on est très loin de « And then there were three ». La pause a réellement stimulé Genesis au-delà de toute espérance, et c'est un groupe éblouissant d'énergie pure que l'on trouve dans « Duke ».
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Voilà qui promet pour les prochains concerts qui, malheureusement, ne seront pas offerts cette année aux petits français. Mais les-dits Français vont pouvoir toutefois s'éclater en chambre avec un album aussi percutant. A n'en pas douter, « Duke » est l'un des disques les plus forts, à tous points de vue, que Genesis nous ait jamais offert.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 le moins mauvais du "Genesis d'après" ...., 4 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (CD)
Pour ma part, cet album reste le moins mauvais de la période post Gabriel-Hackett. En effet après "The Lamb", un premier déclin créatif s'était manifesté. Personnellement, sur "The Trick of the Tail", outre le départ de Gabriel, le jeu de guitares de Steve Hackett s'était appauvri, Hackett semblant n'être plus relégué qu'au pale rôle d'exécutant instrumentiste. La confirmation venant ensuite sur "Wind and Wuthering", ou le guitariste sera la, sans l'être (à l'intro de "Blood on the Rooftops" près).
"And Then There Were Three" sera le premier album du "trio survivant" et n'annoncera pas grand chose de bon. "Duke" sera un peu une surprise. Collins, en instance de séparation au moment de l'enregistrement, y a certainement jeté toutes ses tripes. La rage qui transpire de certains morceaux n'est certainement pas étrangère aux problèmes personnels du batteur-chanteur. "Duke" est un bon album, peu équilibré certes, mais qui possède une âme. J'y verrais presque une forme de "concept album". Quant à le classer dans la catégorie "rock progressif".... Je n'en suis pas certain.
A posséder et presque indispensable pour un fan du groupe. C'est le dernier de la chronologie discographique du Genesis que je possède et c'est un album que j'écoute souvent. A partir d'Abacab... ne me parlez plus de Collins-Banks-Rutherford.
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5.0 étoiles sur 5 Une transition réussie vers le succès commercial, 20 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (CD)
Un album étonnant : Genesis est sorti de l'ère progressive pour entrer de plein pied dans les années paillettes, mais réussit le tour de force de présenter un album magnifique. Le meilleur depuis que le groupe forme un trio. Phil Collins signe des textes désespérés autour de l'histoire de Duke, un personnage de contes pour enfants. Le thème musical de base est donné par l'intro de "Behind the lines" repris dans "Duke's end". Plusieurs morceaux seront longtemps joués en concert comme "Duchess", merveilleuse romance ou "Turn it on again" l'un des plus gros tubes du groupe. Pour les nostalgiques du Genesis progressif il reste le superbe "Duke's travels". Un album de transition qui annonce les succès commerciaux des années 80. Genesis resiste au temps prouvant toujours son génie après 10 ans de carrière.
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5.0 étoiles sur 5 Fantastique !, 3 novembre 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (CD)
Du propre avis des autres membres du groupe (Tony Banks : claviers, Mike Rutherford : basse et guitare), c'est à partir de Duke, sorti en 1980, que Phil Collins (chant, batterie) a commencé à vraiment se fixer, vocalement parlant. Il faut dire ce qui est : de la période commerciale (pop/FM) de Genesis, démarrée en 1978 avec le très étrange ...And Then There Were Three..., Duke est indéniablement le sommet. 12 titres, dont 8 chansons magistrales, deux instrumentaux excellents, et seulement deux titres d'un niveau moyen. Pour 55 minutes, soit une durée assez balèze pour un album sorti uniquement en vinyle et K7 audio à l'époque (le CD n'a fait son apparition qu'en 1985, crée en 1982). Pas mal, non ?
L'album démarre par deux hits à l'ambiance très progressive (longue introduction instrumentale pour les deux, qui se suivent d'ailleurs totalement), Behind The Lines (que Philou reprendra sur son premier album solo, Face Value de 1981) et Duchess. Puis Guide Vocal, court morceau, sert surtout de petite pause avant l'enchaînement Man Of Our Times (mouvementé)/Misunderstanding (tube tout en douceur et en piano, entièrement signé Phil Collins)/Heathaze (grande splendeur absolue, le sommet de l'album, fin de face redoutable et puissante). Heathaze, morceau méconnu, est vraiment d'une beauté totale (le refrain), sur laquelle Phil Collins chante comme jamais il n'avait auparavant chanté.

Turn It On Again, chanson sur la TV et sur un fan amoureux de son idole télévisuelle, est le plus gros hit de l'album, et ouvre la seconde face. Une seconde face plus sombre, car ni Alone Tonight, ni Cul-De-Sac (claviers irritants, c'est un des deux titres les moins forts avec le trop court Guide Vocal), ni Please Don't Ask ne sont gais, ce sont des titres très beaux (enfin, Cul-De-Sac...), mais mélancoliques. L'album se finit sur un couplé d'instrumentaux. Le premier, Duke's Travel, est long (8 minutes) et contient les parties vocales de Guide Vocal en conclusion - histoire de finir une boucle. Le second, Duke's End, est court (2 minutes), et est une reprise de la longue intro de Behind The Lines - histoire de finir une boucle, encore une fois !

Un de mes albums préférés de la Génèse avec Wind & Wuthering, A Trick Of The Tail, Seconds Out, Selling England By The Pound, Genesis Live et Nursery Cryme (je sais, ça fait beaucoup de préférés, mais j'adore Genesis !). Et, selon moi, leur dernier chef d'oeuvre, même si Genesis et Invisible Touch (et We Can't Dance Aussi, éventuellement) sont excellents.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un album sans âme, 16 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (CD)
Ceci n'est que mon humble avis de fan de Genesis : j'ai aimé, adoré même, tous les albums sans exception depuis "Trespass", en 1970, jusqu'à "And then there were three", celui qui précède "Duke". J'ai été subjugué par la capacité du groupe à survivre au départ de deux de ses membres essentiels, Peter Gabriel, d'abord, en 1975, puis Steve Hackett, deux ans et deux albums plus tard. Genesis fait partie de ces très rares groupes qui ont su se renouveler de disque en disque tout en gardant une personnalité très reconnaissable, une identité forte. Cependant, malgré de nombreuses écoutes, je n'ai jamais réussi à accrocher à cet album.
Le changement de son par rapport au disque précédent est perceptible sans être trop gênant. On est déjà un peu plus dans les années 80 mais sans les excès de synthé et de boîte à rythme.
L'évolution commerciale de la musique est nette également mais elle avait déjà commencé avec "And then there were three" et, à tout prendre, la chanson la plus commerciale de Duke (Turn it on again) n'est pas loin d'être la meilleure.
La virtuosité technique des trois musiciens reste incontestable, avec ses tours de force et ses longues parties instrumentales (toute la fin du disque ou presque).
Non, ce qui pêche dans cet album, c'est la faiblesse des compositions et, notamment, la faiblesse mélodique. Le chant de Phil Collins était particulièrement poignant, sur les trois albums précédents. Ici, il est simplement crispant, d'autant que les chansons sont très répétitives. Pour la première fois, on a le sentiment d'entendre des resucées de chansons des albums antérieurs.

Il paraît que cet album a commencé à amener un nouveau public vers Genesis. Cela ne m'étonne pas et je dirais même plus, ce nouveau public a aimé dans ce "nouveau groupe" ce que l'ancien public, dont je fais partie, n'y trouvais plus.
Pour autant, je n'irais pas jusqu'à dire que cet album signe l'acte de décès de Genesis. D'abord, le groupe reste une terrible attraction scénique, comme le prouve par exemple le concert "Three Sides Live". Ensuite, on trouve de bonnes chansons sur les albums suivants, notamment sur "Abacab" (la chanson titre est grandiose) ou sur "Mama".
Pour conclure, "Duke" m'apparaît comme un album raté parce que c'est un album bâtard : il n'ose pas se jeter complètement dans la pop commerciale, comme ce sera le cas de "Mama", mais il ne conserve de son passé rock-prog que l'apparence, sorte de carcasse sans âme qui erre entre deux ères musicales.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Duke, 3 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (2007 Remaster) (CD)
La fin d'une époque le debut d'une autre.Duke est l'album de Genesis que toute personne se doit d'avoir mais je suis partial car j'écoute ce fantastique groupe depuis Selling England By The Pound
Mais faites vous plaisir écoutez la période 1975-1980 de Genesis ils n'ont jamais fait mieux.Ecoutez Mr Collins poser sur ces disques son jeu fin et novateur qui ont fait de lui l'un des meilleur batteurs qui soit.Regardez les concerts de Second out 1977 ou duke' tour 1980 pour comprendre comment il a fait rever des paquets d'apprentis batteur.
bonne retraite maestro et merci
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Duke (2007 Remaster)
Duke (2007 Remaster) de Genesis (CD - 2008)
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