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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au commencement était Robert Johnson........
Tout le monde connait la légende : Robert Johnson, médiocre guitariste itinérant, rencontre le Diable à la croisée des chemins et conclut avec lui le pacte qui en fera le fabuleux bluesman qu'il nous est toujours loisible d'écouter aujourd'hui....

Son influence sur le blues et le rock est considérable. De...
Publié le 2 mai 2011 par Darko

versus
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1.0 étoiles sur 5 Robert Johnson, le Blues et le mythe " béotien " de la musique du diable !
Robert Johnson, le Blues et le mythe " béotien " de la musique du diable !

Dans une population à grande majorité athée ( en Europe ) , il est extraordinaire de voir ce paradoxe irrationnel autour de la croyance divine qui dissimulerait une forme de puérilité ( idée légitime ) , où l'on...
Publié il y a 14 mois par Palko


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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au commencement était Robert Johnson........, 2 mai 2011
Par 
Darko "From Hell !" (Bretagne - France depuis 1492) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete Recordings (CD)
Tout le monde connait la légende : Robert Johnson, médiocre guitariste itinérant, rencontre le Diable à la croisée des chemins et conclut avec lui le pacte qui en fera le fabuleux bluesman qu'il nous est toujours loisible d'écouter aujourd'hui....

Son influence sur le blues et le rock est considérable. De nombreux groupes l'ont repris, souvent dans des styles très différents ("love in vain" des Rolling Stones, "Sweet Home Chicago" des Blues Brothers, "32-20 blues" par Gov't Mule...), mais personne n'a jamais reussi à reproduire son jeu hypnotique. Les rares qui s'y sont essayés n'ont abouti qu'à des résultats mitigés ( Peter Green " the Robert Johnson songbook" ou Eric Clapton "Me et Mr Johnson". Une question se pose également : Jimi Hendrix connaissait-il Robert Johnson ? La réponse est certainement positive mais on ne trouve nul trace de son influence dans les enregistrements du Voodoo Child....Un nouveau pacte avec le Diable ?

Reste cette vingtaine de morceaux magnifiques, enregistrés dans une chambre d'hotel en 1937 et qui constituent le fondement même de toute discothèque blues-rock un peu sérieuse. Il faut toutefois faire très attention au choix de l'édition car il en existe une multitude qui ne possèdent pas toutes le même intérêt; certaines étant même franchement à la limite de l'escroquerie...

Les deux meilleures me semblent être les suivantes :

- Robert Johnson : The complete recordings - 2 CD (qui comme son nom l'indique s'avère être très complète sans être exhaustive)

- Robert Johnson : King of the delta Blues Singer ( dont le son de l'édition restauré est remarquable mais qui est moins complète que la précédente)

Voilà.....Pour la petite histoire, Robert Johnson mourra empoisonné par un mari jaloux peu de temps après l'enregistrement de ces morceaux. Si l'on ajoute à cela qu'il n'existe que deux photos officielles du bluesman, c'est donc un miracle si nous possédons encore aujourd'hui quelques traces de son mystérieux talent....

Peut-être le prix du pacte ? Une mort prématurée en échange d'une gloire immortelle...
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19 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Diabolique, 28 juillet 2007
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Recordings (CD)
Ne vous y trompez pas. Ces deux galettes avec ce son anémique qui grésille et crachote constituent l''œuvre musicale la plus importante du XXème siècle. Sans cette trentaine de morceaux enregistrés entre 1935 et 1938, pas de Muddy Waters, pas de Clapton, pas de Rolling Stones, et la liste est infinie.
L''histoire de Robert Johnson relève de la chanson de geste : une enfance misérable, le fameux pacte faustien avec le Diable au non moins fameux « Crossroad » pour acquérir cette technique ahurissante à la guitare. Et pour finir, la mort à 27 ans (comme Joplin, Hendrix, Morrison, Cobain) empoisonné par un mari jaloux.
Comme indiqué dans le titre, tous les enregistrements connus à ce jour de Johnson sont présents dans ce double Cd (avec un superbe livret de 60 pages), certains sous deux versions (généralement peu différentes). Ce type, seul avec sa guitare acoustique a révolutionné le blues et toute la musique populaire (le rock) qui en découle.
Il faudrait une encyclopédie pour lister tous ceux qui ont repris ses chansons (le seul Clapton en 2004 en a rempli un Cd entier « Me and Mr. Johnson », sans compter toutes les reprises qui figuraient jusqu''alors dans ses disques studio ou en public). Comme dirait l''émigré suisse, toute la musique qu''on aime, elle vient de là, elle vient du blues, et de tous les bluesmen, Robert Johnson est le plus grand et le plus influent.
On vous a volé tous vos Cds ? Celui-ci est le premier à racheter.
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17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Incontournable !, 1 mai 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Recordings (CD)
Robert Johnson est l'un des meilleurs guitaristes au monde, en particulier si on vient à parler du blues. Comme le titre de l'album le laisse entendre, vous avez là la totalité des chansons enregistrées par ce grand musicien. Vous avez même parfois plusieurs versions du même titre (piochez celle qui vous plait le plus). Chacune d'entre elles est entrainante, à tel point que c'est inévitable de battre la mesure avec le pied en écoutant cet album! Les enregistrements, même si de mauvaise qualité (dégradation avec le temps) et dépourvus de toute fioriture, reproduisent toute la force et l'intensité de sa musique.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Iconoclast blues ., 18 juin 2013
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete Recordings (CD)
Sans Robert Johnson, pas de Rolling Stones ni d'Eric Clapton, pas même de Muddy Waters...

Appliquons cet axiome à Wolfgang Amadeus: sans Mozart, pas de Ludwig van Beethoven ni de Franz Schubert. Mais s'il avait vécu jusqu'à 65 ans comme J.S Bach, plutôt que de mourir à 36 ans (quel gâchis!), Mozart aurait certainement empêché Beethoven et Schubert d'éclore... avec pratiquement le même postulat de départ, on obtient deux résultats totalement opposés. On se rend vite compte de l'ineptie et surtout de l'inutilité de ce genre de théorie! (sans parler du club des "mort à 27 ans" qui relève de l'imbécilité pure).

Robert Johnson serait le plus grand musicien du XXème siècle! Et Gershwin, c'est du mou pour le chat? Il me semble aussi que Scott Joplin soit bien antérieur au sieur Johnson (qui ne fut connu d'un public averti qu'au début des années soixante). Si l'on se réfère (arbitrairement, j'en conviens) à la musique de film (le cinéma étant un art assez populaire) pour mesurer l'importance d'un compositeur ou d'un style, il ne me semble pas que le blues (et encore moins Robert Johnson) soit en tête de liste dans l'histoire de la musique du XXème siècle.

Alors pourquoi avoir érigé le "diabolique" bluesman sur un piédestal aussi injustifié que saugrenu ou comique si l'on se réfère à la courte vie de Robert Johnson? Besoin de se réinventer de nouveaux dieux dans cette période en manque de religieux? (pas pour moi , merci!). On peut aussi remarquer que les pays où cette théorie est la plus vivace (USA, Royaume-Uni, France) sont d'anciens états esclavagistes, des remords peut-être?

Il est vrai que la légende du Crossroad est tentante même si c'est un autre Johnson (Tommy) qui en est à l'origine (passons sur ces détails...). Personnellement, le jour où je passerai un pacte avec le Diable pour m'améliorer à la guitare (est-ce possible?) j'en demanderai un peu plus à Belzébuth. Malgré l'époque et la très mauvaise qualité des enregistrements de Robert Johnson, je n'ai jamais trouvé son jeu bien miraculeux. Quand au chant...

Bon si l'on revient simplement sur terre et que l'on oublie un peu toutes ces vaseuses (normal, on est dans le Delta!) considérations diabolico-divines, ça s'écoute gentiment. Mais honnêtement vous-vous la tapez souvent l'intégrale d'une traite avec les doublons un poil énervants? Quels sont aussi les tempo et tonalités d'origine?

Autre légende tenace: on ne peut pas "reprendre" Robert Johnson. Boby Lapointe non plus, je vous rassure! Trouver la version originelle de Love In Vain meilleure que celle des Stones relève pour moi du snobisme, voire du bouchon de cire.

Robert Johnson ne serait-il pas à l'histoire du Blues ce que les Protocoles Des Sages De Sion seraient à l'histoire de l'anti-sémitisme? J'ai l'impression qu'un certain snobisme a pris le pas sur la réalité et que le rock et ses grands prêtres en manque de légendes ont sauté à pieds-joints sur ce "détail de l'histoire" (je vais me faire lyncher!).

Pour finir, Jimi Hendrix a-t-il connu Robert Johnson? Aujourd'hui on est sûr que non, car Robert est mort en 1938 et Jimi est né en 1942!
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La quintessence du blues, 15 octobre 2010
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete Recordings (CD)
Belle introduction au blues, des Stones à Clapton en passant par Led zeppelin (et bien d'autres) tout le monde a pioché dans ce répertoire d'une trentaine de morceaux de Love in vain blues à Ramblin'on my mind, Sweet home Chicago, Travelling riverside blues.
Ces pièces enregistrées entre 1936 et 1937 n'ont pas pris une ride, le son de la guitare acoustique est très bien restauré ainsi que la voix de Robert Johnson.
Cette voix pleine d'émotion nous emporte sur les rives du blues où les femmes, la débine, l'alcool, les amis et Satan sont au rendez-vous.
En un mot un indispensable à posséder.

A noter un livret en anglais très complet sur la vie de Robert Johnson et toutes les paroles des chansons.
Alors à ce prix là n'hésitez pas!
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5.0 étoiles sur 5 Magnifique, 16 mars 2014
Par 
Hladys Brigitte (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete Recordings (CD)
Robert Johnson est l'un des meilleurs guitaristes au monde, en particulier si on vient à parler du blues. Comme le titre de l'album le laisse entendre, vous avez là la totalité des chansons enregistrées par ce grand musicien. Vous avez même parfois plusieurs versions du même titre (piochez celle qui vous plait le plus). Chacune d'entre elles est entrainante, à tel point que c'est inévitable de battre la mesure avec le pied en écoutant cet album!
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'ADN du blues., 2 février 2012
Par 
jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Recordings (CD)
Robert Leroy Johnson est mort jeune : à 27 ans. Comme Hendrix, Morrison, Jones... Ses premiers passages en studio se situent sur la période 1936/37, autrement dit peu de temps avant de trépasser par empoisonnement comme le répand le plus souvent la légende, victime d'un mari jaloux de voir Johnson tourner un peu trop souvent autour de sa femme. L'époque étant alors aux 78 tours, tous ses disques originaux sont dans ce format. C'est dire si ça date, cette affaire. Ce répertoire officiellement répertorié est un vivier inépuisable dans lequel tous les plus grands sont venus faire leur marché : Clapton (qui en a fait un album de reprises), Hendrix, Led Zep, Dylan, les Stones, les Blues Brothers, l'Allman Brothers Band et plus proches de nous, les Red Hot et White Stripes. En 2011, Todd Rundgren publie en hommage à ce bluesman incontournable, Todd Rundgren's Johnson. Ramblin' On My Mind, Cross Road Blues, Come On In My Kitchen, Love In Vain (Stones), l'anthologique Sweet Home Chicago repris par des pointures comme Fleetwood Mac, les Blues Brothers ou plus récemment Ben Harper, sont depuis, à l'image du répertoire légendaire de Johnson, des classiques du blues. Les avoir réunis sous le titre de The Complete Recordings (1990) est la meilleure entrée possible pour en découdre avec ce personnage et le blues qu'il pratique, véritable ADN du genre. Le seul bémol que je puisse faire à son propos est l'agencement du double disque qui fait se suivre certains titres dans leur version originale et l'autre alternative. A la longue, l'effet n'est plus dérangeant, mais il est vrai que les premières écoutes peuvent engendrer une certaine langueur qui peut rebuter le non-initié. Ce serait, avouons-le, fort dommage du fait que ce témoignage exceptionnel de Robert Johnson figure au rang 22 des meilleurs disques pour Rolling Stone, lui-même recensé en cinquième place de tous les guitaristes par le même support, que les plages ici compilées, dans la forme la plus épurée du Delta Blues dégagent une émotion brute. Elles appartiennent depuis au Musée du Blues. The Complete Recordings est donc une véritable collection à côté de laquelle il est inimaginable de ne pas souscrire sous prétexte que... (PLO54)
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la quintessence du blues du delta, 26 avril 2009
Par 
bluesy guy "pascal 49" (maine et loire france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Recordings (CD)
Cette reediton en double compact de l'integral de robert johnson est indispensable pour toute bonne discotheque de blues,cet artiste mort trop jeune a revolutionne la guitare blues moderne en gravant seulement que 29 compositions en deux seances (dans une chambre d'hotel de san antonio en 36 et dans un entrepot de dallas en 37).
Guitariste d'exception et chanteur habite,ROBERT etait possede par un blues diabolique qui s'entend par son interpretation chantee"me and the devil blues" ,"hellhound on my trail" ou encore par un jeu de bottleneck incendiaire "preachin' blues","if i had possession over judgment day" qui surprennent par leurs intensites.
L'homme est considere maintenant comme un bluesman incontournable vu les artistes majeurs divers qui ont repris ces chansons et ses compositions vivront a jamais dans la musique comme etant l'amorce du blues moderne.pascal49
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Indispensable, 17 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete Recordings (CD)
Pendant des dizaines d'années, je n'avais jamais écouté que des reprises de ces chansons par de jeunes (au moins le furent-ils!) musiciens anglais et américains; de très belles reprises, d'ailleurs. Voilà l'origine de tout cela!
Il paraît qu'il vaut mieux tard que jamais... Et heureusement car ces morceaux sont un véritable bonheur! On reste accroché à l'écoute de ces deux disques du début à la fin.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Doigts diaboliques sur cordes angéliques et âme satanique, 30 avril 2012
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Il est une légende vivante ou plutôt qui fut vivante et l'est toujours et encore, quoi qu'on puisse en dire même si sa survie doit pas mal de sa magie à Satan et Lucifer eux-mêmes et surtout à John, Dean and Sam Winchester de la série Supernatural qui l'ont remis à la mode fantastique et paranormale qu'il mérite.

C'est que la légende vit encore et qu'il est un Docteur Faust noir et profond du Mississippi. Il doit sa vie, courte et aventureuse, et sa mort à un pacte avec le diable qu'il a signé un soir de tempête qu'il jouait dans une auberge ou serait-ce une sorte de saloon hors limites à un croisement de deux routes loin de toute civilisation humaine. Le diable tint sa promesse et Johnson dut tenir la sienne et depuis sa mort en 1938 il est devenu éternel.

Et il ne pouvait guère en être autrement. Il porta le blues à un sommet de pessimisme si lumineux que partir pour lui, où que ce soit qu'il puisse aller lui fait rimer « believe » et « leave » (croire et quitter) et c'est là tout un programme de foi et de fidélité au dieu des notes et aux déesses de l'harmonie, de la guitare et du rythme, car le rythme est pour lui une déesse aux hanches avantageuses et douces comme un sirop de quelque fruit de paradis sanctifié par les oiseaux du paradis que sont les oiseaux mouches des tropiques.

Et celles qui le laissent derrière ne reviendrons jamais, comme lui d'ailleurs qui ne reviendra pas non plus après son départ. Il peut appeler au retour et rêver de retour, il y a des départs sans retour pour ces noirs du Mississippi profond où les alligators sont plus nombreux que tous les oiseaux du paradis et ont pourtant les dents moins longues que les blancs qui courent après quelques noirs pour les rôtir à point et les dévorer le soir dans la nuit tombante à la lueur du feu sur lequel les corps se tortillent attachés à la broche faites pour tenir un cochon au moins, une vache au plus. Y a de la marge, que diable, pour un noir ou deux entre les deux.

C'est cette réalité qu'il ne nomme jamais mais qu'il évoque tout le temps. C'est cette réalité qui danse dans ses yeux et dans nos oreilles, cette lueur des flammes qui grésillent à la graisse humaine. Dans le Mississippi tout le monde sait que les feux de brousse sont toujours bien dirigés vers ceux que les blancs considéraient il n'y a pas encore si longtemps comme des parasites noirs qui font de l'ombre au maïs et aux patates douces qui n'en peuvent plus de souffrir de cette ombre dans les champs.

Sa musique elle-même est considérée comme l'ancêtre du rock and roll et il suffit d'écouter « They're Red Hot » pour savoir que c'est la plus pure vérité. Il a chaussé ses souliers d'acier rougis à blanc et il danse à en mourir en route vers le croisement où il a rendez-vous avec le diable et si vous ne le croyez pas suivez le donc et vous verrez les cornes de Satan sortir de sa boîte à guitare.

"I went to the crossroad, fell down on my knees / Asked the Lord above "Have mercy, now save poor Bob, if you please" (J'suis allé au carrefour, suis tombé à genoux, ai demandé au Seigneur d'en haut: Aie pitié du pauvre Bob et sauve-le, si tel est ton bon plaisir.)

Pourquoi donc les Winchester ont-ils ressorti ce patriarche et ce prophète du monde moderne ? Probablement car il n'y a pas un seul homme qui puisse parcourir les routes de l'Amérique sans ressentir au plus profond un appel de l'inconnu et du fantastique, ne serait-ce qu'entre Bourbon Street et Rue Royale. Le trou dans la haie de l'autoroute n'est pas le terrier de quelque lapin de Wonderland, mais la tanière d'un monstre sans face qui change de visage comme d'autres de chemises ou de chaussettes, et quand je dis de chaussettes...

"Standin' at the crossroad, baby, eee, eee, risin' sun goin' down / I believe to my soul, now, poor Bob is sinkin' down" (Debout au Carrefour, bébé chérie, oui, oh oui, soleil levant soleil couchant, j'ai bien peur que le pauvre Bob soit en train de sombrer.)

Au bout d'un certain temps on n'a même plus peur. On en appelle même à tous les saints et les anges et les archanges de bien vouloir libérer Lucifer de sa cage pour qu'enfin le delta de ce Mississippi puisse enfin nous abreuver de sang et de rhum et nous faire connaître l'au-delà de la face cachée de la lune dans un rite vaudou et une transe diabolique qui vous découvre la force de l'envie d'avoir un frère qui soit votre face cachée et qui en même temps sache se rebeller contre vous pour que vous ayez le plaisir de la frustration de votre autorité bafouée.

"And I went to the crossroad, mama, I looked east and west / I went to the crossroad, baby, I looked east and west / Lord, I didn't have no sweet woman, ooh well, babe, in my distress" (Et j'suis allé au carrefour, maman, ai regardé vers l'est et l'ouest, suis allé au Carrefour, bébé chérie, ai regardé vers l'est et l'ouest, Seigneur, je n'avais pas la moindre fille pour le plaisir, oh non, bébé chérie, pour la consolation de mon désespoir.)

Ce musicien est un Dean qui ne rêve que d'un père divin disparu et d'un frère quasi siamois et qui lui dévore l'âme de son désir de rencontre leur père satanique à eux deux et de régler les comptes de ce monde de fous directement avec celui qui peut nous apporter la lumière du feu final. Et je dois cette redécouverte dans mes vieux CD du siècle dernier à un petit Ivan qui n'en fi nit pas de rire sous cape (par respect) du piège qu'il a su poser sur la route d'un vieillard.

Dr Jacques COULARDEAU
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Complete Recordings de Robert Johnson (CD - 2008)
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