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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Multiples splendeurs.
Tout a été excellemment dit sur cette représentation de Don Giovanni et mon premier mouvement est de me taire, dans le silence qui suit Mozart et qui est encore de Mozart..., je suis sans voix.
Mais les ondes de choc de l'admiration sont telles que le silence est frustration, le désir de partage est plus fort que la censure du repli...
Publié le 25 décembre 2011 par Carmen

versus
1 internaute sur 10 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Partagé
Une captation qui accuse son âge. Mise en scène comme on en faisait à l'époque déjà très ancienne de cet enregistrement, direction d'orchestre très typée "années karajan", orchestre "symphonique", jeu d'acteur daté...
A réserver aux fan de cette époque années 1950 à 1980...
Publié le 11 février 2012 par Amitano


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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Multiples splendeurs., 25 décembre 2011
Par 
Carmen (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
Tout a été excellemment dit sur cette représentation de Don Giovanni et mon premier mouvement est de me taire, dans le silence qui suit Mozart et qui est encore de Mozart..., je suis sans voix.
Mais les ondes de choc de l'admiration sont telles que le silence est frustration, le désir de partage est plus fort que la censure du repli.
Admiration constante et polychrome, on ne sait "où donner de l'admiration" au fur et à mesure que se déploient les multiples splendeurs d'une telle réussite.
Les chanteurs ?
L'orchestre de Vienne ?
La direction de Herbert Von Karajan ?
La mise en scène ?
Les costumes ?
L'harmonie du tout ?
Parce que tout, absolument tout rend grâce ici à l'intelligence, à la beauté et à la grandeur d'un chef d'œuvre monumental.
Les interprètes ne se contentent pas d'être doués de leur splendeur vocale, ils sont tous physiquement beaux et crédibles, ils sont tous acteurs autant que chanteurs, Ferruccio Furlanetto nous donne de Leporello une incarnation théâtrale éblouissante, Kathleen Battle nous offre une Zerlina exquise de grâce et d'esprit, elle est ravissante, elle chante divinement, comment la rageuse jalousie de Masetto n'abdiquerait-elle pas devant une telle magicienne ?!
Quant aux autres, je laisse la parole aux commentateurs qui en ont très bien parlé, on est dans la perfection, voilà tout.
Et puis il y a Herbert Von Karajan qui fait monter nos larmes, après que le rideau est tombé sur ces multiples splendeurs.
Perclus de douleur, vrillé par la conscience de sa fin proche, ivre d'amour pour la Musique, ne se tenant debout qu'avec la force du public qui l'acclame, il est bouleversant.
Quant à sa direction, même si elle est discutable, elle est tout autant indiscutable, paradoxe très bien exprimé par notre Ami Roger Dominique.
Ces multiples splendeurs sont accessibles, veuillez excuser la trivialité de cette remarque, pour un prix dérisoire en regard du contenu, c'est l'ultime argument pour ne pas passer à côté d'un tel don fait à la postérité par d'immenses artistes.
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31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LA REFERENCE, 31 mai 2010
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
Si la perfection existe, la voici!
Herbert Von Karajan avait tout juste effleuré cette oeuvre majeure... disait-il ! Il affirmait quelques années plus tôt, qu'il attendrait la maturité de l'âge... avant de pouvoir en obtenir « La version » qu'il espérait créer.
Il aura attendu sa fin de vie, en effet.
Et cette interprétation, enregistrée en live au festival de Salzbourg, peu avant sa mort, fut ultime.
Son ultime point d'orgue ! Un testament musical. Sans doute!
Après une audition recueillie, j'en perçois la profonde intensité, dans tous les registres (sensoriel comme émotionnel).
Le courant m'y emporte et déborde les rives... de toute autre version que j'ai pu écouter... même célébrissime! (même dite « de légende », comme celle de W. Furtwängler datée de 1954)...
N'est-ce pas justement le coeur de l'oeuvre qui rejoint, là, parfaitement le nôtre... (Pour s'y fondre, dans la brise nuancée ou la tempête sonore, que soulèvent le Maestro autrichien... et sa phalange de réels talents...)?

A l'opposé de l'éclat musical, qui déroule ici un tapis de notes enchanteresses, on évolue visuellement entre chiens et loups...
Dans un espace énigmatique et crépusculaire... Comme à la lisière du jour et de la nuit. A l'aune des forces qui ne cessent de se faire front, entre leurs bornes théâtrales. Regardez : le décor voulu par Michael Hampe pour cette édition rencontre, sous vos yeux, à sa juste dimension, la noirceur du personnage éponyme du chef-d'oeuvre de Mozart. Parcouru de quelques embellies, lorsqu'il s'ajoure à l'aplomb de toitures nimbées de soleil, il se déploie dans l'ensemble entre l'ombre et la pénombre... Comme un écrin de moire... Comme destiné à souligner d'un trait nocturne le rayonnement obscur (ou le charme ténébreux) d'un Don Juan finement ciselé (et drapé des plus sombres atours).

C'est peu dire, en effet : Samuel Ramey y est enjôleur et cynique à souhait dans son rôle porteur, modulant d'une gravité plutôt virile les intonations mielleuses... d'un séducteur invétéré...

Anna Tomowa-Sintow, développe un timbre déchirant et bouleversant comme, je crois, nulle autre chanteuse n'y parvint avant elle (et qui sied à merveille au répertoire de Donna Anna qu'elle endosse avec conviction). Sa voix, vibrant d'un frémissement sensible, traversée d'émotion, a la tessiture tourmentée et les inflexions douloureuses qui émanent d'un personnage affligé... Elle en épouse avec talent tous les contours.

Ferruccio Furlanetto se montre plus que crédible dans le costume d'un Leporello désabusé et néanmoins espiègle, comme il se doit...(Le meilleur Leporello qu'il me fut donné d'entendre... et de voir)...

Kathleen Battle incarne une Zerlina féline à croquer... dont la beauté le dispute au charme, et la grâce à la légèreté... tant elles se confondent dans l'image idyllique que laisse présumer ce personnage...

Gösta Windbergh donne une réplique passionnée et habitée, à l'élue du coeur d'un Don Ottavio attachant et touchant... Sa maîtrise vocale s'ajuste à l'expressivité dont il étend bien la maîtrise lyrique.

Que dire de Julia Varady qui place très haut son rôle de Donna Elvira? (Elle expose, toutefois, un rien de rigidité qu'on imaginerait plutôt chez une gouvernante aux « arguments » plus réservés... ce qui peut décontenancer le spectateur, et amplifier l'ambiguïté sous-jacente de l'oeuvre...).

Paata Burchuladze, quant à lui, s'approche davantage de l'archétype du rôle qu'il tient. Comme un bon messager d'outre-tombe, qui ne se contenterait pas du silence des pierres, il nous hante de sa voix caverneuse ou sépulcrale... pour introduire sur scène une sorte de « spectre » sonore... dont l'effet s'avère très saisissant...

Reste un Alexander Malta qui ne fait pas défaut au personnage « Masetto » ... et dont les sentiments contrariés nous parviennent sans fard... Sa jalousie fiévreuse transpire autour de l'objet précieux de son plus cher désir : sa Zerlina tant adulée!

Tous ces « Maîtres-Chanteurs » évoluent avec précision et justesse sous la baguette magique de leur « enchanteur » très inspiré : Karajan... et dans les turbulences musicales d'un orchestre de haute tenue... qui n'aura jamais trahi sa légende. Nous voilà donc enchantés (?) !
Sacha Guitry le disait : « Quand on a entendu du Mozart, le silence qui suit est encore du Mozart »...
Le silence ne fait pas long feu ce jour-là : il est vite rompu par une cascade d'applaudissements !
A la fin du spectacle, le Maestro rejoint alors la scène, porté par les mille ovations d'un public conquis, mais comme marqué par l'empreinte d'un grand âge et d'une maladie qui ne devait plus lui laisser aucun répit... et aussi, sans aucun doute, par l'effort soutenu d'une magistrale prestation de près de trois heures qu'il aura exécutée à bout de bras... A bout de souffle... On est soudain pris d'émotion, de compassion et d'admiration face à ce témoignage d'un don total, au service de la Musique, qu'Herbert Von Karajan chérissait tant.
On peut contempler la marque de son engagement, concentrée là, dans ce corps épuisé qui avance péniblement sous les caméras et les bravos... tout arc-bouté sur des jambes qui le portent si difficilement, et cependant...
Cependant... on peut lire dans ce regard soudain fragile, comme juvénile, empreint de tant d'humilité, de gratitude et, peut-être, de nostalgie (ce regard inoubliable qu'on avait connu si acéré...) on peut lire, déchiffrer... l'humanité profonde d'un homme qui a voué son existence entière à son art.

Il se sentait investi d'une telle mission, disait-il d'ailleurs : qui le contesterait, honnêtement, à l'écoute du résultat atteint ?
Merci à lui. Merci Monsieur Karajan de ne jamais avoir « renoncé » !

L'opéra « Don Giovanni » fut donné pour la première fois en 1787. Cet enregistrement a été réalisé 200 ans exactement après cette date: en 1987. Pouvait-on rêver plus belle célébration? Karajan devenait dans ce Don Giovanni, comme en maintes occasions déjà, le plus parfait médium de son compatriote salzbourgeois, au génie universel.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la classe, 30 octobre 2010
Par 
Amazon clientèle "Lydie D" - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Dans cette version que j'avais vue à la télévision et que j'ai acquise en cassette puis en dvd zone 2 double face, il y a déjà quelques années, Karajan dirige des chanteurs de grande classe. Je ne parlerai pas de l'orchestre car la réputation de son chef est faite, mais là il a affaire, en plus, à d'excellents chanteurs. Samuel Ramey (mon préféré dans ce rôle à ce jour) campe un Don Giovanni tour à tour vêtu de sombre puis de blanc puis de rouge selon l'évolution de l'opéra qui est grand seigneur et qui, tout en séduisant à tour de bras, si je puis dire, garde toujours sa distinction. Leporello (F. Furlanetto) est parfait et les deux forment une paire magnifique dont je n'ai pas encore vu ou entendu l'équivalent à mon goût. Zerlina et Donna Elvira sont parfaites aussi, l'une de coquetterie, l'autre de douleur et d'esprit de revanche et de reconquête. Je suis beaucoup moins convaincue par la Donna Anna de cette version. Ottavio a le mauvais rôle car son personnage est si fade qu'il agace même en chantant très bien. Le commandeur est très bon. Et la musique de Mozart nous transporte très loin dans la beauté. C'est une très belle version que j'ai toujours plaisir à écouter et voir. J'y aime surtout le lecture que fait le metteur en scène de Don Giovanni. Ici quoi qu'il arrive il reste grand seigneur alors qu'il est parfois, dans d'autres lectures, hautain ou trivial voire vulgaire (ce que je déteste)... selon les souhaits des metteurs en scène qui cherchent parfois plus à choquer qu'à plaire et cela se fait toujours au détriment de la beauté. Hélas!
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Don Giovanni indispensable, 5 janvier 2012
Par 
S. Ulescu "passion opéras" (Toulouse,France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
Qu'ajouter de plus ? Je suis d'accord avec ce qui a été dit, je trouve ce DVD de Karajan extraordinaire, vraiment la référence de Don Giovanni.
Mention spéciale pour le Leporello de Furlanetto, depuis Furlanetto je ne trouve jamais un Leporello vraiment parfait, ils sont tous moins bien forcément.

Quand il chante son air du catalogue, il est d'une légèreté aérienne, tout en étant un serviteur lourd et comique, quel mélange, c'est du génie !

Enfin pour ce prix, achetez le, je l'ai en 2 exemplaires, je ne pourrais pas vivre sans ce Don Giovanni.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Merveilleux !, 9 janvier 2011
Par 
FOUCART Luc "LUC FOUCART" (Leignes sur Fontaine, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
J'avais, depuis sa sortie, le coffret CD de Don Giovanni, réalisé en 1986 par Karajan.
L'achat de ce DVD m'a tout de suite comblé.
Dès l'ouverture, la présence magnétique du Maître domine la production et sait la conduire au plus haut niveau.
Les chanteurs sont merveilleux et la mise en scène sobre et respectueuse de l'oeuvre. C'était une époque où les metteurs en scène d'opéra ne sentaient pas encore le besoin d'étaler leurs fantasmes personnels au préjudice de l'oeuvre.
Bienheureux les mélomanes qui peuvent profiter de telles rééditions.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 SALZBURG 1987 : UNE REFERENCE !, 25 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
On peut regretter que l'image ne soit pas parfaite. On peut regretter que Samuel Ramey manque de taille, de prestige et de charisme - sinon de voix - dans ce role de gentilhomme-gredin. Cependant, on a là une sorte de perfection : extreme qualité de toute la distribution (avec mention spéciale pour le Leporello de FURLANETTO et pour la délicieuse Zerline de KATHLEEN BATTLE)décors magnifiques comme on n'en fait plus, costumes élégants, mise en scène fluide et explicite.... Donc, si vous cherchez une distribution parfaite et homogène, et si vous etes las des entrepots et des haillons contemporains, achetez ce très beau DVD. Ou l'on retrouve, en plus, Karajan s'accrochant péniblement à un montant du décor, sous les applaudissements de la fin, comme venu là pour un dernier adieu..........
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 DON GIOVANNI, KARAJAN : MÉMORABLE !, 29 octobre 2014
Par 
Melimelomane (Valréas France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
Don Giovanni de Mozart est un chef d’œuvre universel.
Il plonge ses racines dans « la condition humaine », dans ce qu’elle a de plus intime, de plus troublant, de plus métaphysique : une sorte d’absolu du genre, où le haut et le bas de la nature humaine se côtoient, où flirtent le tragique et le grotesque, le sublime et le dérisoire, les élans spirituels et les plaisirs de la chair.
Le philosophe danois Søren Kierkegaard lui consacra un long passage parlant d'« une œuvre sans défaut, d'une perfection ininterrompue ».
L’action est cadenassée entre deux morts : prisonnière entre la mort du Commandeur et celle du héros, elle interroge le surnaturel, et l’au-delà, évoque l’amour teintée d’une goutte de tendresse et d’un océan de cynisme qui n’engendre que vengeance et MORT !
Il est évident qu’une trame aussi riche peut susciter un grand nombre de visions différentes.

La version de Karajan et Michael Hampe garde les racines historiques. Celles de Mozart et Lorenzo da Ponte qui situent l’action à Séville en Espagne au XVIIème siècle ; ce qui nous offre des décors majestueux, des costumes chatoyants.
Comme souvent Karajan s’appuie sur un plateau de chanteurs exceptionnels.
Je ne détaillerais pas les différentes incarnations, si bien analysées par d’autres intervenants. Simplement redire mon admiration pour le Leporello de Ferruccio Furlanetto qui traduit avec sensibilité la psychologie complexe du personnage, pris entre deux mondes : celui d’un simple serviteur et celui d’un Grand d’Espagne qu’il côtoie et endosse, bien involontairement, du fait de l’ambiguïté de son maître.
Souligner aussi la merveilleuse prestation de Kathleen Battle qui incarne toute la fraicheur de Zerlina sans omettre la pointe de coquetterie qui la caractérise et la transforme en proie idéale pour notre prédateur.
Dire enfin la légère déception que provoque la prestation d’Anna Tomowa-Sintow en Donna. Voix univoque qui ne traduit pas toutes les facettes de son personnage.

Il y a quelques jours, dans une petite rubrique, je vantais les mérites musicaux de l’orchestre de la Scala dirigé par Riccardo Muti, datant de 1987.
Par curiosité je repasse l’interprétation de Karajan, datant de la même année. (Le son et l’image de ce DVD sont bien meilleurs que ceux de Muti.)
Choc !
Magie !
Dire que le Wiener Philarmoniker est le meilleur orchestre de fosse est pure évidence. Sous la baguette de Karajan il se transcende. C’est dire les cimes atteintes!!!
Il faut voir le Maestro diriger l’ouverture. Cet homme perclus de douleurs, au visage grimaçant insuffle encore une énergie titanesque à l’orchestre qui déploie une force écrasante tout en préservant une extraordinaire musicalité.
J’ai lu que l’interprétation de Karajan était pesante.
Certes nous pouvons déceler quelques lenteurs, justifiées, me semble-t-il, par la partition (la fin du premier acte, la mort de Don Giovanni) mais je n’ai jamais ressenti la moindre pesanteur dans cette interprétation.
Bien au contraire, il faut entendre l’orchestre murmurer, à peine audible, imposant une merveilleuse transparence qui permet d’écouter toutes les finesses de cette divine musique.
Nous connaissons la qualité des cordes viennoises. Ici elles murmurent, enjôlent, fascinent, habillant d’un vêtement de soie la petite harmonie.

L’histoire de la musique impose maintenant un autre Mozart, du fait de l’apport des instruments d’époque. Je ne veux surtout pas entrer dans la polémique baroque moderne, ni faire un choix entre ces deux approches.

J’avance cependant, avec prudence, que ce Don Giovanni dirigé par Karajan est peut-être un des plus beaux de la vidéothèque, un des plus aboutis, un des plus musicaux.

Les mots sont insuffisants et vains pour traduire l’émotion que provoque un tel miracle. Alors place à la MUSIQUE !
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un dernier témoignage., 15 décembre 2011
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
Mozart, "Don Giovanni" (1787), Herbert von Karajan - Michael Hampe, Salzburg, 1987, 1 DVD Sony-BMG.

Je viens bien tard pour dire du bien de ce DVD, tous les autres commentateurs l'ayant déjà célébré à juste titre. J'essaierai de ne pas trop faire double ou triple emploi.

Dans un décor tout de marbres noirs, escaliers, colonnes, balcons (obscurité pleine d'éclat que Michael Hampe affectionne), peignant assez bien l'âme de Don Giovanni, aussi brillante que noire, décor qui s'ouvre quelquefois sur une perspective de toitures ensoleillées, une mise en scène littérale, mais intelligente, ne manquant pas de trouvailles heureuses, et qui se termine sur une apparition du Commandeur, des plus saisissantes qu'on puisse voir, mais dont je laisse la surprise à ceux qui ne connaissent pas encore cette production.

Herbert von Karajan, à deux ans de sa mort, corseté par le rhumatisme et statufié par l'effort, déchirant à voir, tenant à peine debout, lors du salut final, nous laisse ici un témoignage-testament.
Lent, souvent solennel, plus symphonique que dramatique, lorgnant (trop?) vers le romantisme, le Mozart que nous entendons n'est sans doute plus celui que nous voulons entendre dans une maison d'opéra, mais on ne peut lui contester le droit à l'existence, une viabilité certaine, comme témoignage véridique d'une tradition que Karajan termine dans une perfection sonore sans égale.

A part, Julia Varady dont le timbre m'a paru un peu dur pour le personnage très "fleur bleue" de Donna Elvira, et le Masetto correct, sans plus, d'Alexander Malta, le reste de la distribution est époustouflant. Le Leporello de Furlanetto, canaille, clin-d'oeillant mais pas trop, et toujours si bien chantant, la Zerlina délicieusement enjôleuse de Kathleen Battle, l'impérieux Don Giovanni de Samuel Ramey, dont la voix de basse-colorature est en parfaite adéquation avec le rôle, et qui chante "l'air du champagne ("Fin ch'han dal vino"), sans que nous en rations une syllabe, c'est plutôt rare; la somptueuse, sensuelle et passionnée Donna Anna d'Anna Tomowa-Sintow, au matériau vocal incomparable : couleur, chaleur, pureté, puissante, phrasé, elle a tout; et, je l'ai gardé pour la fin, car méconnu, si pas souvent oublié, Gösta Winbergh, dont le Don Ottavio est en tous points admirable. Qu'une telle splendeur vocale soit au service d'un personnage aussi falot, étonne, mais c'est bien Mozart qui l'a voulu, les deux airs de Don Ottavio, "Dalla sua pace", et "Il mio tesoro intanto", demandant une parfaite stabilité sur toute l'étendue du registre, avec de difficiles passages de la voix de poitrine à la voix de tête; tout cela Gösta Winbergh le possède, en plus d'un timbre puissant et virile s'accordant avec son impressionnant visage de lutteur antique.

Malgré une image vidéo parfois un peu poudreuse et parfois très belle, un spectacle visuellement, vocalement, musicalement du plus haut niveau.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Idéal, 22 juillet 2011
Par 
Phidijean57 (FREYMING-MERLEBACH France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
Je m'associe aux commentaires élogieux déjà parus : distribution somptueuse, mise en scène classique (sans être kitsch, comme c'est parfois le cas). A relever surtout : la prestation exceptionnelle de Ferrucio Furlanetto en Leporello. Peut-être le meilleur Leporello de tous les temps. Anna Tomowa-Sintow n'a vraiment pas le physique du rôle (Donna Anna), mais bon, ce qu'on demande d'une cantatrice, c'est d'avoir la voix adéquate, et là, nous sommes comblés au-delà de toute espérance ! Seul petit bémol : sur mon DVD l'image laisse un peu à désirer, surtout lorsque la scène se déroule dans l'obscurité. Il y a beaucoup de "neige" sur l'écran, mais cela n'ôte rien à la qualité du spectacle offert. Certainement une version de référence de Don Giovanni que je ne peux que recommander aux fans de cette œuvre, comme aux néophytes désireux de le découvrir. Surtout à ce prix-là...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Exceptionnel, 30 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni (DVD)
Ce Don Giovanni, même un peu filmé à l'ancienne est un vrai bonheur. Un grand Karajan toujours aussi vif, malgré ses 80 printemps...
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Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni
Karajan, Herbert Von - Mozart : Don Giovanni de Orchestre Philharmonique de Vienne (DVD - 2008)
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