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4,6 sur 5 étoiles
Viridiana
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15 sur 15 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 17 septembre 2007
Voici un film que Luis Bunuel tourne en Espagne, à la demande de son producteur mexicain, après une décennie d'exil au Mexique.
Il est présenté au festival de Cannes en 1963 où il rafle la palme, haut la main.
L'ouvrage déclenche un véritable scandale ; il est interdit en Espagne où la censure de Franco n'en avait pourtant pas interrompu le tournage.
Ce film, vieux de plus de quarante ans, suscite encore chez le spectateur d'aujourd'hui, des frissons devant l'insolence, la provocation dont il fait preuve. Il s'attaque à des tabous de la société espagnole d'alors : l'église, la foi, l'ordre social.
Songeons au degré de courage qu'il fallait de la part de son auteur pour oser un tel camouflet sous le régime franquiste...
Le point de départ du film est un fantasme ou une provocation de Bunuel fondés sur un rêve : il se voyait une nuit durant, dans la chambre de la reine d'Espagne - rien de moins -, en train d'abuser d'elle... Tout un programme.
Le scénario est donc basé sur l'histoire d'une novice qui renonce à ses voeux pour aller s'occuper d'un vieil oncle lubrique. La nonne prend la direction du domaine et reçoit chez elle une bande d'indigents qu'elle a rencontrés sur son chemin. En pratique, elle va goberger une clique de minables qui n'auront qu'une idée en tête : la gruger, et même pire. Le mythe de la foncière bonté du genre humain est sérieusement écorné.
Bunuel s'appuie sur de merveilleux acteurs : Silvia Pinal en belle novice, pas si ingénue qu'elle n'en a l'air. Fernando Rey, à son habitude, est royal dans ce rôle de gentilhomme fermier sur le retour, en proie à de coupables sentiments vis à vis de sa trop jolie nièce. La bande d'obscurs loqueteux, sales, édentés, nous conduit à la cour des miracles.
Bunuel atteint un degré peu commun dans le genre iconoclaste. Pour la bonne bouche, on s'attardera sur la Cène, revisitée par les loquedus. Toutes ces belles choses bénéficient d'une illustration musicale qui en majore encore l'ironie et le décalage : le très jubilatoire Allelujah du Messie de Haendel, et le Requiem de Mozart.
Ce film baroque et flamboyant nous rappelle que Luis Bunuel est aussi un fils spirituel de Goya et qu'il demeure un des grands maîtres du 7ème art.
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11 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 20 novembre 2008
Primé en 1961, le "Viridiana" de Bunuel est probablement l'une des Palme d'or les plus dingues de l'odyssée cannoise. C'est l'histoire d'une jeune religieuse (Silvia Pinal, grâce de sainte et beauté de naïade, à croquer) qui, juste avant sa prise de voile, est contrainte à s'aventurer hors du couvent par la mère supérieure. Abusée dans tous les sens du terme par un vieil oncle lubrique qui finira pendu comme un Judas, Viridiana se découvre bienfaitrice des "enfants du Limon" comme disait Nerval.

Mais le limon, Bunuel ne tient pas spécialement à le sacraliser. Bien au contraire, son entreprise de désacralisation vire au pandémonium jubilatoire, culminant dans la scène mé-mo-ra-ble de la caricature de La Cène de De Vinci sur le Messie de Haendel par une bande de clodos crasseux et méchants. Ainsi de la confrontation des saints idéaux et du réel, une banale partie de cartes finale achevant de démontrer la victoire écrasante - et inévitable - de ce dernier.

Un film fou, brillant, sarcastique, et salutaire.
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 27 juin 2011
Le maitre du surréalisme Luis Bunuel frappe un immense coup avec Viridiana, palme d'or à Cannes, le film est justement consacré, Bunuel se permet toutes les audaces blasphématoires dans ce film, il va trés loin, mais Viridiana n'est pas seulement un film au genie scandaleux sur fond de musique religieuse, audace supplémentaite de Bunuel, c'est l'histoire d'une jeune femme qui se dévoue aux pauvres admirablement interpretée par Silvia Pinal, le film est grandiose du début à la fin, Bunuel touche au génie de l'artiste complètement libre.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Alors que le long métrage `Viridiana' contient certains aspects bien connus des films de L. Buñuel, comme le fétichisme ou le voyeurisme, son objectif principal est, comme dans `L'Age d'Or', la religion et plus particulièrement le catholicisme avec son évangile de pitié et d'altruisme. Cet évangile est personnifié par une aspirante religieuse, sublimement jouée par l'actrice mexicaine Silvia Pinal. Mais, face à un comportement absolument scandaleux de la part des pauvres qu'elle voulait aider, elle devient sur les tons de la musique de Haendel une anti-Messie.

Pour l'Eglise catholique, ce film est fondamentalement un blasphème, symbolisé par sa parodie diabolique de la Dernière Cène (le tableau de Léonard de Vinci) avec les apôtres peints comme des misérables et des mendiants vils et vicieux.
Un autre point de vue beaucoup plus controversé de L. Buñuel est sa misogynie, exprimée par le fils illégitime de Don Jaime, Jorge: tous les chats sont gris la nuit.

Avec un casting formidable, Silvia Pinal étant le joyau de l'équipe, ce film n'a pas perdu une ombre de son mordant subversif envers la morale chrétienne.
A voir par tous les amoureux d'un cinéma d'un niveau mondial.
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le 18 octobre 2014
Lorsque j'ai vu, pour la première fois, "L'extase de la Sainte Thérèse" par Bernin, dans la Chapelle Carnaro de Santa Maria della Vittoria, à Rome, je fus ébloui par la sensualité extrême du pied, symbole, en marbre blanc, de la jouissance physique à travers la jouissance spirituelle. Et, quelle surprise, dans VIRIDIANA de Bunuel, la métaphore du pied revient, à plusieurs reprises : au saut à la corde d'une petite fille espiègle, puis par quelques regards "osés" de la caméra sur l'héroïne. Epanouissement par lévitation spirituelle ?
Pas vraiment. D'abord, on passe par la volupté de l'abnégation. Viridiana, au seuil du Couvent, doit défendre sa pureté en face d'un oncle "en feu". Le lendemain d'un presque-viol, elle partira la tête haute. Lui, il se vengera par un suicide.
Viridiana, caractère entier, changera alors sa stratégie vers le Bien. Abandonnant l'idée du Couvent, elle rassemblera un groupe ( hilarant ) de très pauvres dans la maison de son oncle défunt, pour faire ses T.P. en charité. Tout se termine en chaos. Pendant une soirée d'absence de la "bergère", son troupeau explosera en une fête glorieuse et très, très arrosée. À son retour surprise, une tentative musclée de viol mettra fin au "paradis de charité". Le deuxième essai d'aller vers le Bien a échoué, lui aussi.
Mais Viridiana est robuste. Après mûre réflexion, elle rentrera dans l'antichambre de la jouissance terre à terre : c'est son cousin, bel homme ( et à la hauteur de la situation ), qui s'en occupera ...
Un très beau film, truffé de détails "grinçants". Il y a, on le sait, la parodie célèbre de "La Cène" de Leonardo da Vinci ( qui dure 2 secondes ). Pour moi, un blasphème, c'est autre chose ...
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le 26 juillet 2015
Viridana exprime essentiellement la dégénérescence des valeurs chrétiennes momifiées dans des comportements totalement obsolètes. Bunuel ne s'est pas contenté de montrer coment l'idélisme de la charité telle que prêché en Occident débouche sur ceux qui aveugles ou boiteux expriment la haine d'être objets de compassion. En contradiction avec cette attitude dépassée, le cousin de Viridiana exprime à quel point le matérialisme inhérent au capitalisme est porteur de changemenjts sociaux radicaux. À la fin, Viridiana accepera de se joindre à son cousin pour une partie de belote. C'est là à mon sens la portée scandaleuse du film: Comme nous tous, Veridiana se convertira ayx valeurs de la société capitaliste et contribuera à la complète déchristianisation de l'Occident. C'est en cela que ce film est révolutionnaire.
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 24 octobre 2012
Un grand film, qui a bien mérité la palme a Cannes en 1961. Le regard sur la société espagnole de l'après guerre est terrible. Il y a la guerre d'Espagne, la misère morale et matérielle, la religion vue comme jamais,.. et la modernité tout de même. Et un esthétisme très abouti : on peut se croire souventdans un tableau de Goya et même parfois dans une fresque du Greco... magnifique!
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le 20 mai 2013
Voir ce film de Bunuel, qui raconte un mythe, est dépaysant tant les codes du cinéma actuel n'ont plus rien à voir avec ceux du cinéma de Bunuel (vitesse de l'action...).
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le 27 juin 2014
l'un des trois meilleurs films de Luis Bunuel, avec l'Ange exterminateur et Los Olvidados.
Ne serait-ce que pour le pastiche de la Cène, dans le repas des gueux.
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le 17 avril 2011
pour completer ce film que j'ai adore j'aurai souhaite au moins le commentaire de l'un ou de l'autre des protagonistes de cette video a l'instar d'autres videos
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