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Comme personne n'écrit de commentaires sur ces merveilles, et comme Satyajit Ray semble bien passé de mode, en partie éclipsé par la vague bollywoodienne, remédions à cet état de fait.

La Trilogie d'Apu se compose de trois films réalisés à quelques années de distance par le cinéaste bengali dans les années 50: Pather Panchali / La complainte du sentier, suivi d'Aparajito / L'invaincu, puis de Le monde d'Apu. Ils sont tirés des romans partiellement autobiographiques de Bannerjee, dont seul le premier se trouve actuellement dans la collection L'Imaginaire de Gallimard, d'ailleurs accompagné du dvd du film éponyme La Complainte du sentier + DVD. Dans le premier film, Apu enfant vit dans un village avec sa famille. Le deuxième voit Apu un peu plus grand vivre avec ses seuls parents en ville, à Benares, au bord du Gange. Dans le troisième, devenu adulte, Apu se marie et devient père. Chacun des films est ponctué par la mort d'un ou plusieurs des êtres aimés, l'apprentissage de la vie allant de pair avec celui de la perte.

Cette trilogie, comme tous les films de Ray, est portée par l'humanisme profond de cet homme du Bengale qui aimait profondément sa culture tout en ayant pris son bien dans celle des colons anglais. Se sentant sans doute proche des expériences relatées dans les récits de Bannerjee, Ray a réussi avec Pather Panchali un des plus grands premiers films de l'histoire du cinéma. Tout, des plans admirables de composition et de beauté au rythme totalement adapté à cette chronique dans laquelle les cycles naturels ont toute leur place, est marqué au sceau de la sensibilité et de l'intelligence du regard. La musique, souvent celle des ragas traditionnels chez Ray, est elle aussi au diapason de cette vision qui suscite toutes les émotions, des plus vivaces - plus d'une scène est consacrée aux espiègleries de l'enfant, dans Pather Panchali comme dans Le Monde d'Apu - aux plus tragiques. Chronique, récit d'apprentissage, récit de la crise de l'accès à l'âge adulte dans Le Monde d'Apu, ces films ont l'ampleur de la vie et le goût de l'universel.

La trilogie forme un tout à présent indissociable, mais j'avoue quant à moi préférer les premier et troisième films, sans doute parce que leur charge émotionnelle et leur portée métaphorique me semblent plus fortes. Pather Panchali comporte quelques uns des plus beaux plans que je connaisse. Quant au Monde d'Apu, son histoire mélodramatique me bouleverse comme peu - d'autant qu'elle est pleinement prise en charge, qualité que j'aime particulièrement chez les plus grands cinéastes: oser le mélodrame, y aller franco et en tirer le meilleur, sans vulgarité. Ici, c'est rien moins que l'apprentissage de l'amour et le rapport à la filiation qui sont explorés, avec autant de force que de délicatesse. Bref, La Trilogie d'Apu, c'est le lieu de la fusion de la beauté formelle et d'une grande qualité d'émotion.

L'édition des dvd par Films sans Frontières n'est comme souvent pas exemplaire. Si la qualité est correcte, numérisation et sous-titres sont loin d'être parfaits. Si vous lisez l'anglais, je vous conseille plutôt l'édition Artificial Eye, supérieure techniquement, dans laquelle les contrastes et les sous-titres sont mieux traités (même si elle est loin d'être parfaite elle aussi) et qui propose quelques suppléments intéressants. Je précise qu'il n'y a pas tant de dialogues que cela dans ces films, et que cela vaut peut-être mieux d'opter directement pour cette édition anglaise de The Apu Trilogy.

Comme ces films ont une grande place dans la culture indienne (et britannique), plusieurs livres en anglais y sont consacrés, comme par exemple The Apu Trilogy: Satyajit Ray and the Making of an Epic. Les scripts ont été réédités à plusieurs reprises et valent qu'on les lise indépendamment : The Apu Trilogy: Pather Panchali, Aparajito, Apu Sansar.

Si l'on aime la musique de ces films, on ne ratera sous aucun prétexte son édition en CD sous le titre Film India (voir mon commentaire). Sans parler des disques du Maître, Ravi Shankar, par exemple le très bon coffret The Master, qui peut faire office de première introduction.

Par ailleurs, si vous vous demandez quel(s) autre(s) films de Ray vous procurer, je vous conseille tout particulièrement La Déesse, admirable film (non didactique) sur le rôle destructeur de la religion. Et bien sûr Le Salon de musique, film phare de son auteur, mais dont il faut avouer que l'édition n'est franchement pas à la hauteur et qu'ils feraient bien de la remettre sur le métier. Il faut savoir que si vous pouvez lire les zone 1, ce film est disponible en dvd comme en blu-ray dans une copie incomparablement meilleure, chez Criterion, sous le titre The Music Room. Cela fait deux conditions : pouvoir lire les zone 1 et les sous-titres anglais. Mais si elles sont réunies, précipitez-vous sur cette édition, trouvable sans problème sur ce site, comme sur le site américain d'Amazon si elle jamais elle était indiquée comme indisponible ici.
44 commentaires27 sur 29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 décembre 2012
Je ne suis absolument pas d'accord avec l'explication de l'écriture du roman qui est donnée dans la "description du produit". Ecrire que : "le roman d'Apu est un leurre narcissique déconnecté de la réalité" est absolument faux. Il est dit dans le film que le récit est quasiment autobiographique. L'Art et l'écriture en particulier ne peuvent que servir une expression. Réel ou irréel, l'oeuvre d'art, de par sa génèse humaine, est obligatoirement en prise directe avec la réalité (consciente ou inconsciente). Ecrire une telle ânerie prouve tout simplement qu'il faudrait que celui qui l'a écrite médite plus intensément la signification d'une oeuvre d'art et du mécanisme merveilleux de la création. Si Apu dans le film jette au vent les feuilles de son roman, rien n'est dit de ce qu'il pourrait faire plus tard. L'écriture d'un roman, même d'imagination, aide à vivre mieux. En aucun cas, l'écriture est une entrave à se réaliser dans la vie réelle.
0Commentaire3 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Dernier conseil de la mère d'Apu, Sarbajaya ( Karuna Banerjee, magistrale ), se résignant à accepter le départ de son fils têtu pour Calcutta, y faire ses études. En fait, c'est elle qui domine les deux premiers volets de cette immense trilogie : épouse et mère terrienne, elle doit contrôler, dans une situation de grande pauvreté, un mari "en lévitation spirituelle" et un fils obstinément intellectuel. "Pather Panchali" et "Aparajito" alignent quatre morts : D'abord celle de la très vieille belle-mère, expulsée par Sarbajaya pour quelques peccadilles, et s'éteignant comme un animal, dans la forêt. Puis celle de la soeur aînée d'Apu, "bambi" gracieuse et volatile et qui ne sera jamais femme. Suivra celle du père à Bénarès, où la petite famille vivra de ses récitations, au bord du Gange, de textes sacrés. Et finalement, il y aura celle de la mère solitaire, délaissée par un fils perdu dans la bulle de ses études.
Les prises de vue sont à couper le souffle : le paysage Bengale, rural et citadin, agité, en mouvement perpétuel, un monde "flottant". C'est l'obsession de Satyajit Ray pour les trains ( 1952, il commença "Pather Panchali" par une scène d'un train qui passe ) qui soulignera, toujours et toujours, l'importance des tracés dans notre existence nomade.
Le troisième film "Apur Sansar" ( 1958 ) est greffé sur le succès des deux premiers. Là, Satyajit Ray a perdu la pudeur d'un observateur furtif ( c'est cette retenue théâtrale qui fait la gloire des ses débuts ). Tout devient maintenant plus explicite, plus étalé. On nagera dans la beauté.
Apu, à Calcutta, autour 1930, jeune écrivain sans moyens, essaie de survivre dans la nonchalance. Un copain l'amène à un mariage, où le mari, devenu fou, fait exploser la cérémonie. Pour sauver l'honneur d'Aparna, la très jeune mariée ( Sharmila Tagore ), Apu accepte un mariage de secours, à la hussarde. Les scènes d'apprivoisement mutuel des deux mariés malgré eux sont un sommet de grâce théâtrale.
Aparna meurt à la naissance d'un fils. Apu s'enfuit, sans connaître l'enfant "qui a tué la femme de sa vie". Quelques années plus tard, le copain du mariage réussit à le convaincre de voir son fils. Suit une rencontre d'apprivoisement mutuel bien différent de celui des jeunes mariés, où Satyajit Ray termine par une très, très grande finale sentimentale, sans fausse note.
0Commentaire1 sur 1 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 décembre 2015
je ne peux faire meilleur commentaire de ce film que la chronique-fleuve à l'image du Gange sacré qui innerve le triptyque que j'ai livrée récemment à un website dédié après re-visionnage de ce joyau de jais qui ressort actuellement dans sa version restaurée : [...]
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le 5 février 2016
Un mélange de poésie, de douceur, de réalisme, d'émotion et d'histoire Pour moi cette trilogie est un chef d'oeuvre totalement envoutant...
Certains plans d'une beauté sublime continuent à m'habiter.
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le 14 octobre 2013
La seule façon de voir tous les films de la trilogie. Dommage que le graphisme du coffré ne soit pas plus soigné
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le 18 juin 2013
Un chef d'oeuvre en trois films, émouvants et humains. Unique. Je ne me lasse pas de les regarder avec une émotion poignante.
0Commentaire2 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 janvier 2013
DVD's arrivés en temps et en heure, en parfait état. Chef d'oeuvre indiscutable du cinéma indien. A recommander aux passionnés qui ne l'auraient pas encore.
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le 10 février 2014
C'est l'Inde qui s'ouvre à nous à travers ses personnages, ses paysages, ses coutumes, ses drames et sa misère millénaire.
0Commentaire0 sur 1 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 février 2010
saisissant!!! tellement réelle, cette trilogie dépeint la vie hélas! encore trop souvent réelle des indiens.
0Commentaire3 sur 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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