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5.0 étoiles sur 5 Wagner n'occupa qu'une place restreinte dans la discographie d'Ernest Ansermet..., 22 avril 2010
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner:Preludes from Lohengrin (CD)
...mais figura souvent dans ses concerts, dès la création de l'Orchestre de la Suisse romande en 1918.
Au programme des premières saisons, on note des extraits de "Tristan et Yseult", "Le Vaisseau Fantôme", "La Walkyrie", "Tannhäuser"...
Le compositeur et l'originalité de son oeuvre alimentèrent les réflexions théoriques d'Ansermet, tels ces propos consignés dans son ouvrage "Les Fondements de la Musique" :
« Mécontent de l'opéra, doutant de la capacité d'autonomie de la musique, mais sentant vivement que la dialectique symphonique ouvrait la voie à la mélodie infinie, Wagner eut la vision d'un développement possible de cette dialectique motivé par l'action dramatique et éclairé par le verbe chanté ».

Le présent CD réunit l'anthologie orchestrale captée en novembre 1963 -les seuls enregistrements wagnériens du maestro helvète pour Decca. Un florilège hélas bien bref (50 mn) tant l'on peut y admirer la direction claire, décomplexée, lumineuse, sans mollesse, d'une baguette ennemie de toute opacité.
Même dans la Marche funèbre de "Siegfried", nous entendons ici un brio qui domine tout pathos.
Le Prélude de "Parsifal" y perd un peu de sa mystique solennité mais gagne une spiritualité presque palpable.
Sculptée par une captation d'un époustouflant relief, l'orchestre suisse s'honore ici d'une prestation virtuose qui s'exprime dans une radieuse plénitude, où l'on doit noter le rôle des bois dans la transparence des textures instrumentales.
Le crescendo du Prélude de "Lohengrin" resplendit. Et le Prélude des "Maîtres Chanteurs de Nuremberg" affiche une présence, un enthousiasme qui crèvent l'écran !

Désacralisées, démystificatrices, ces interprétations confèrent à ces pages une vigoureuse santé, une bienveillante sensibilité. Humaines, trop humaines ?
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Wagner - Ansermet et l' OSR, une osmose !, 21 septembre 2011
Par 
L' AIGLE (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner:Preludes from Lohengrin (CD)
L'orchestre de la Suisse Romande est fondé par Ernest ANSERMET (1883-1969) musicien et mathématicien, en 1918...et qui le dirige jusqu'en 1967, soit pendant 50 ans !
Cet orchestre de renommée internationale est basée à Genève.
De 1950 à 1967, dans un son d' une grande fidélité, une vaste discographie illustre l'art exceptionnel de ce chef qui a créé de très nombreuses partitions du XXe siècle.

Une anthologie courte, certes car les vinyles n' approchaient pas encore les 30 minutes par face, mais dans la magnifique prise de son de DECCA en 1963, nous détenons là des réalisations de PREMIERS PLANS, tant l' inspiration mystique du mathématicien Ernest ANSERMET y fait merveille !
L' intensité de la réalisation, place les musiciens et son chef mythique au sommet de la discographie. Certes ont peut trouver plus spectaculaire sur le son et plus parfait sur les cordes ( Lohengrin) avec SOLTI et consorts, mais sur le plan de l' expression et de l' émotion on repassera !
Les musiciens de l' OSR avec son chef mythique dans ce mariage d' amour depuis 50 ans est un phénomène unique dans l' histoire des orchestres. Cette osmose a donné des réalisations musicales intenses et exceptionnelles et qui reste des exemples au sommet de la discographie.

Dans ces 4 extraits d' opéra du Maître de BAYREUTH, de LOHENGRIN, LE CREPUSCULE DES DIEUX, DES MAÏTRES CHANTEURS et de PARSIFAL, une présence sonore extrêmement vivante et fluide, des timbres magnifiques dans une acoustique contenue et non dilué comme beaucoup d' enregistrements, et avec une grande dynamique dans une image sonore très présente et pourtant qu' à seulement 16 bit !
La hauteur du geste et du propos se sent d' emblée dès LOHENGRIN et LES MAÏTRES CHANTEURS qui emportent l' admiration... ANSERMET avait 80 ANS !

Dans le prélude de PARSIFAL, jamais l' unisson du thème de la Cène ne fut plus beau, plus mystérieux et plus éloquent dans une rare émotion et cette atmosphère se prolonge tout au long de « l' Enchantement du Vendredi Saint » Cette alchimie sonore de ce thème à l' unisson est la chose la plus difficile à régler dans la balance des différents instruments Tout d'abord, obtenir des 32 violons un unisson parfait en justesse et en intensité. Ensuite lorsque le thème est harmonisé et qu' entre les instruments à vents, encore plus difficile pour obtenir un timbre composite unique.
Voici ce qu' en dit Albert LAVIGNAC en 1897 dans son voyage à BAYREUTH (*) :

« Le premier son qui émerge des profondeurs de « l' abîme mystique », un simple la bémol grave de la 4e corde des 32 violons, dans un mouvement démesurément lent, ce son « désorientant » en ce qu'il semble surgir à la fois de tous les points de la salle, est la note initiale du mystérieux motif de La Cène, motif d' une ampleur inouïe dans sa calme et majestueuse simplicité ; d' abord présenté à découvert, sans aucune espèce d' accompagnement, il est aussitôt répété harmonisé par d' enveloppants arpèges auxquels la harpe apporte son caractère hiératique.
Après un long silence, le même motif reprend, mais en mineur cette fois, ce qui lui communique une extraordinaire expression de souffrance, encore plus pénible lorsqu'elle est soulignée par l' harmonisation.
Nouveau silence, très long ! Ces silences solennels sont prodigieusement éloquents et expressifs; on sent que sur le sujet qui vient d' être exposé il y a à méditer profondément, et on médite. »

En effet, malgré le mouvement un peu trop allant d' ANSERMET la placide sérénité s' installe. Impossible de diriger cela pour un malheureux athée, à moins que cette musique lui fasse fondre la dureté cardiaque de sa résistance. Il lui reste Stravinsky et Boulez.

A quand une édition ANSERMET exhaustive dans un seul coffret avec les bandes originales étalonnées à 24 bits !
Ce serait foudroyant ! La Suisse lui doit bien ça.
Rien de mécanique, tout est intensément vécu dans l' instant par les musiciens et son chef qui ne font qu' un et cela s' entend et se ressent profondément !

(*) « LE VOYAGE ARTISTIQUE A BAYREUTH » d' Albert LAVIGNAC, (1846-1916) Professeur au Conservatoire de Paris, musicographe et pédagogue français. La bible indépassable de tous wagnerophyle. Analyse des poèmes et analyse musicales dans une langue française comme on n'en fait plus !

N.B. Il sera très utile de consulter « LA SYMPHONIE DES CHEFS », L'OUVRAGE DE RÉFÉRENCE sur 700 chefs-d' orchestres, reste incontestablement le livre de Robert PARIENTÉ.
C'est à son érudition musicale et à son talent d'intervieweur que nous devons cette SYMPHONIE DES CHEFS parue en 2004 aux ÉDITIONS DE LA MARTINIÈRE.
La Préface en « Prélude » de Manuel ROSENTHAL vous assure de l'exceptionnelle qualité de cet ouvrage unique.
La Symphonie des chefs : Entretiens avec les grands maestros
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Wagner:Preludes from Lohengrin
Wagner:Preludes from Lohengrin de Ernest Ansermet (CD - 2014)
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