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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Surdoué, 14 novembre 2009
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Love Me Please Love Me (CD)
Polnareff était fini bien avant de servir une aubade à 315 000 euros pour Little Nicolas en 2007. 35 ans que ses parutions épisodiques ne contenaient plus que des bribes de l'immense talent qui fut le sien. Mais il faut bien reconnaître qu'entre ses débuts en 1967 et l'affaire Polnaraie (sa fameuse affiche pour ses concerts à l'Olympia en 1972 qui avait traumatisé la bien-pensante France pompidolienne), Polnareff avait enchaîné une série de chansons merveilleuses restées sans équivalent dans la production musicale hexagonale. Ce qui tendrait à démontrer que même si ce n'est pas indispensable pour écrire un titre, un Premier Prix de Conservatoire version solfège, ça peut aider ...
Et ce premier disque éponyme de 1967 en est peut-être l'illustration la plus parfaite. Il contient tout ce qui a fait la « patte » Polnareff . Cette irréelle voix de fausset qui monte dans les tonalités suraiguës, et ce sens mélodique hors du commun qui lui permet d'enchaîner avec une facilité déconcertante les titres exceptionnels, huit sur dix ici. Ce qui donne l'occasion d'évacuer d'entrée les deux titres « faibles » du disque , « Histoitre de coeur », juste ... mignonne, et « Ballade pour un puceau », juste un titre provocateur et une voix trafiquée sans grand intérêt...
Le reste du disque (enregistré en Angleterre), montre qu'à cette époque-là Polnareff n'avait pas grand-chose à envier à ses contemporains généralement adulés. On trouve deux titres en anglais, le très rock « Time will tell » qui n'aurait pas dépareillé le répertoire des Yardbids, Who et autres Small Faces, et aussi le « You'll be on my mind » country-rock genre Byrds - Buffalo Springfield. Les textes de ces deux titres sont signés Keith Reid, le parolier de Procol Harum, groupe qui a lui aussi labouré (comme les Moody Blues à la même époque) les terrains à peu près inexplorés en ces temps-là de l'intégration de thèmes et instruments venus de la musique classique dans le format pop. Et pour une fois, l'avantage n'est pas aux Anglo-Saxons, les merveilles mélodiques de Polnareff soutiennent sans problème la comparaison (jeter une oreille sur le niaiseux et encensé « Days of future passed » des Moody Blues pour se rendre compte).
Il suffit d'écouter « L'amour avec toi » hymne à l'amour et à la jeunesse qui se libérait des 60's (interdit à sa sortie de diffusion radiophonique avant 22 heures, pour cause d'incitation à la « pornographie », dans la France grisâtre de De Gaulle avant qu'il parte en cure à Baden-Baden ... ) et sa mélodie au clavecin, « L'oiseau de nuit », pépite méconnue et son gimmick avec les guitares classiques, « Sous quelle étoile ... » et sa multiplication de crescendos, « Love me please love me », intro au piano avant que se greffe une partition pour grand orchestre, ...
Polnareff ne se contente pas d'intégrer systématiquement des sons et intruments « classsiques ». Il peut aussi livrer des épures folk minimalistes, juste guitare et voix (« Ballade pour toi »). Et puis, réléguée à la dernière plage, accoucher d'une merveille comme « La poupée qui fait non », avec son intro inoubliable à la guitare 12 cordes acoustique ... tenue par un certain Jimmy Page, alors qu'un autre musicien anglais habitué des séances studio, John Paul Jones, est à la basse. Il paraîtrait que ces deux-là ont ensuite monté un petit orchestre à succès ...
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5.0 étoiles sur 5 Un grand !, 14 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Love Me Please Love Me (Album vinyle)
Il y a eu un Polnareff avant l’exil fiscal. Comme si la pression des impôts avait forgé le sillon du talent. Je sais, c’est provocateur. Mais ce disque, ce premier album en est la preuve par le son, par les mélodies, par les mots. Et on ne peut pas dire qu’il ait particulièrement brillé après son départ pour les USA, donc, oui, ma petite provocation est fondée…
En fait ce premier album, enregistré en 1966 sonne plus comme un album anglo-saxon que comme un disque de variété française. Il est à l’opposé des yéyés qui ne font que singer le rock anglais, sans en apporter la moindre touche d’originalité. Gainsbourg, Dutronc et Polnareff étaient au dessus du lot, nettement.

En dehors de 2 titres (Histoire de cœur - sympathique chanson, mais sans éclat particulier, Ballade pour un puceau, banalement provocatrice et surtout gâchée par une voix trafiquée sans aucun intérêt), les 7 autres chansons sont la démonstration d’un talent assez exceptionnel (à l’égal d’un Gainsbourg). On y entend l’influence d’une folk/pop anglo-saxonne de haut niveau. On évoquera autant un David Bowie, que les Byrds, les Kinks, voire Dylan. Un des titres sera même enregistré avec deux musiciens qui par la suite monteront un groupe qui connaitra un petit succès (un guitariste nommé Jimmy Page et un bassiste nommé John Paul John). Ce titre vous devez forcément le connaitre, La poupée qui fait non, un tube immédiat à l’époque, un classique de la french pop en 1966. Même les USA, qui faisaient peu cas du rock français ne s’y sont pas trompés, car ce premier album y est sorti, sous le titre de French Rock Blues. Sur 8 chansons, au moins 5 merveilles (et quelques tubes) - Sous quelle étoile suis-je né ?, Love me, please love me (quel intro, quelle chanson !!!), La poupée qui fait non, L’oiseau de nuit, Ballade pour toi, et L’amour avec toi - qui fit scandale à l’époque, interdite de radio, et 2 chansons en anglais qui sonnent comme sonnent les chansons des Byrds ou des Beach Boys, Time will tell, You’ll be on my mind.
Bref, ce disque est sans contestation possible un vrai bijou pop/folk, bien loin des canons de la variété franchouillarde. Une carrière qui démarre en fanfare, un talent qui a ringardisé la variété de l’époque, une voix parfois copiée (ne pas citer de nom) mais jamais vraiment égalée.
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Love Me Please Love Me
Love Me Please Love Me de Michel Polnareff (Album vinyle - 2008)
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