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3.0 étoiles sur 5 Mowgli chez ET, 27 juin 2011
Par 
Lady Lama (Paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : In Her Name (Broché)
« In her Name : Empire » est le premier roman de ce qui était annoncé comme une trilogie et qui semble, d'après ce que je peux voir sur Amazon, être finalement au moins une pentatologie (5 tomes publiés à ce jour).

Ce premier roman de Michael C. Hicks, abondamment commenté sur Amazon.com, ressemble au début à un bon vieux SF comme écrit il y a 20 ans. L'auteur dépeint un futur lointain où les terriens ont colonisé de nombreuses planètes. Les parents du héros, Reza, se font tuer sous ses yeux. La tuerie a été organisée par les ennemis jurés des humains, les Kreelan, grandes costaudes (oui, il n'y a que des femelles) à la peau bleue, aux yeux de félin/de reptile, à la longue chevelure (c'est très important), avec des crocs proéminents et des griffes à la place des ongles. On ne rigole pas, merci.

Accueilli dans un orphelinat intergalactique qui ressemble à un bagne (une planète rien que pour cela si j'ai bien compris, même si elle n'est peut-être qu'un caillou minuscule ou une planète désertique, car il ne semble pas y avoir beaucoup d'enfants), Reza va se faire enlever par les Kreelan et va être élevé par eux.

C'est cette idée de « Mowgli chez les extra-terrestres » qui m'a séduite. Et ce sont les pages que j'ai, et de loin, préférées dans l'histoire. Le reste est un peu maladroit et mal abouti.

L'introduction m'a semblée brouillonne et confuse : elle dépeint le moment où les parents de Reza sont tués. Je pense que j'aurais préféré voir ces moments en flashback plus tard, plutôt que de débarquer comme cela en plein milieu d'un champ de bataille. Mais j'ai continué.

Heureusement, le premier chapitre, où Reza est à l'orphelinat, pose beaucoup mieux les choses et m'a tout de suite accrochée. On y découvre le directeur de l'établissement, pédophile et dictatorial, et on fait la connaissance de plusieurs personnes mystérieuses : le colonel à la retraite (un des très rares adultes de la planète, qui s'appelle Hallmark, comme le fabricant de cartes postales), la jolie française... Ce n'est pas manichéen avec les méchants adultes contre les innocents enfants. Malheureusement, là encore, j'ai trouvé des maladresses. Le récit est à la troisième personne, et le narrateur décrit ainsi l'auto analyse de leurs sentiments par certains personnages. Ils ont respectivement 12 et 15 ans: « he was still prone to mischief and the other emotional conundrums that plagued children his age...but there was no denying that he was already a young man and she found herself very attracted to him" vs. "In that moment he knew the truth about his feelings. He loved her. He knew he was only a barely pubescent boy with emerging hormones but he knew in his heart that it was true". J'ai continué.

Au quart du livre, on en arrive au moment que j'attendais, « Mowgli chez les extra-terrestres ». On y découvre une planète avec des créatures fantastiques et une civilisation culturellement plus proche de la Sparte mythique et antique que d'Avatar. Mais comme dans Avatar, le héros va tout faire pour se couler dans cette civilisation (il n'a pas le choix, c'est çà ou mourir). Le reste du livre évoque plus les chocs culturels qu'autre chose, et les petits pas entrepris de part et d'autre pour aboutir à une meilleure compréhension. L'évolution se fait très lentement, mais cela fonctionne, et ce qui me semblait incongru/illogique s'inscrit finalement dans un schéma clair. De la magie (à moins que cela ne soit de la biologie extrêmement extra-terrestre ^^) vient même poindre à la fin, sans que l'on en soit choqué. Et il y a une belle histoire d'amour...

Le héro, « dressé » par une jeune guerrière l'élevant comme un chien de chenil, évolue logiquement. On pense d'abord à un syndrome de Stockholm. Puis on se dit qu'il perd ses repères, qu'il comprend mieux la civilisation dans laquelle il baigne, ce qui explique qu'il commence à l'apprécier. Néanmoins, malgré quelques personnages sympathiques, l'auteur ne se prive pas de rappeler que c'est une société fondée sur la violence et xénophobe, ayant déjà exterminé bon nombre de races dans l'univers. Jusqu'à la fin je me demandais donc jusqu'où allait le sentiment d'adhésion du héro...

Point négatif, je regrette que l'auteur perde un peu trop la structure globale de son roman, pour se focaliser sur certains événements. Pendant les trois quarts du roman, on n'entend quasiment jamais plus parler de la civilisation humaine ! Certes, le héros devait survivre et le passé ne lui servait peut-être pas à grand chose, mais peut-on vraiment tout oublier du jour au lendemain ?

Note: ce roman est disponible gratuitement sur le site Internet de l'auteur en divers formats électroniques.
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