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4
4,0 sur 5 étoiles
Goes to Hell
Format: CDModifier
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8 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Pochette géniale , disque bien produit , l'album contient plusieurs classiques de Cooper.

Le disque précédent et le spectacle extraordinaire de Welcome to my nightmare ont raflé la mise. Il s'agit pour Alice de consolider les acquis.
On reprend les mêmes thèmes et on recommence avec ce second degré (de cadavre) exquis:

"Go to hell" (Alice écoute le réquisitoire d'un procureur qui énumère les raisons - plus délirantes les unes que les autres- pour lesquelles Alice est damnné)

" Wish you were here" . Dans un énorme clin d'oeil au Sympathy for the Devil des Stones ,Alice envoie une carte postale de ....l'Enfer !( je t'envoie cette carte postale / J'espère que tu la recevras/ il fait bien chaud ici/ et y' a vraiment une ambiance d'enfer / je voudrais que tu sois là ! )

l'hilarant "Didnt we meet" où Alice tente de marchander son âme avec le diable pour sortir de "la poele à frire" !

Mais malgré cette bonne humeur , notre clown macabre laisse échapper de grosses félures ; sentiment de culpabilité ("guilty") , solitude " i never cry" , fragilité " wake me gently", abandon des amis proches " im going home" . Alice ne va pas si bien que celà et on pressent ici l'épisode psychiatrique qui aura lieu dans "From the inside".

Enfin trois experimentations : un " you gotta dance " disco assez amusant , "im the coolest" plutot ennuyeux car très redondant et la dernière chanson façon comédie musicale.

Au final un très bon disque de Cooper mais qui laisse entrevoir la dégringolade psychique et artistique qui va suivre. Alice commence à se sentir à l'étroi dans le Rock ( les grosses guitares n'apparaissent que sur 2 titres) , le changement de style s'ammorce , il aura lieu dans l'album suivant : " Lace and Whiskey"
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 23 décembre 2014
Performer maintenant reconnu à sa juste valeur, Alice Cooper va vouloir donner une suite immédiate à WELCOME TO MY NIGHTMARE avec son prochain effort. Malheureusement, il va traverser sa pire période en ce milieu des 70's et va souffrir d’un alcoolisme sévère (doublé d’une profonde dépression) et devra même annuler la tournée prévue pour GOES TO HELL à cause d’une anémie. Malgré ce cumul de troubles, l’album est excellent et peut être considéré comme le dernier élément de la période classique d’Alice Cooper.
Véritable chef-d’œuvre de hard rock monté en opéra et festival de guitares entre Wagner et Hunter, GO TO HELL, en ouverture, fausse les pistes. Car si, lui, est un vrai monument du rock lourd (et un récurrent scénique), le reste de l’album ne marche pas dans les mêmes traces. Désireux de narrer une nouvelle histoire à l’oreille de Steven (Alice descend en enfer et doit négocier son retour avec le diable !), Cooper va multiplier les styles et moderniser sa patte : disco avec YOU GOTTA DANCE, rock cabaret avec DIDN’T WE MEET, funk lourd avec WISH YOU WERE HERE et même variété avec GOING HOME ou I NEVER CRY (nouvelle ballade subliminale qui aborde sans détour ses problèmes d’alcool et qui sera le seul hit du disque). Sans jamais se diluer dans l’accumulation des genres, Alice reste brillant et réalise un album vraiment abouti, au son remarquable.
Tops : GO TO HELL, I NEVER CRY, DIDN’T WE MEET, WISH YOU WERE HERE, WAKE ME GENTLY, YOU GOTTA DANCE
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 3 novembre 2008
Assumant sans complexe sa filiation naturelle avec Welcome To My Nightmare, tout en lui empruntant la même démarche en terme de diversité, c'est avec un Alice Cooper en quête de rédemption, revisitant au gré de sa fantaisie le thème de Faust, que s'inscrit ce nouveau puzzle musical. Original, plutôt sophistiqué, sans doute moins cohérent que son prédécesseur en termes d'association de climats, Goes To Hell témoigne néanmoins très largement de la vision cinématographique qu'a son auteur de la musique. Toujours à la recherche de cette innocence perdue, jalonnant la majorité de ses albums, cette fois-ci notre homme négocie avec le diable, s'auto parodie à outrance, jusqu'à nous surprendre par autant de vulnérabilité, lors de certaines confessions intimes.

Pourtant, à cette époque, Vincent Furnier ne maîtrise plus vraiment l'univers Alice Cooper. Eprouvé physiquement par une interminable tournée, prisonnier d'un alcoolisme qui le hante au quotidien, l'homme est si proche du seuil de rupture, qu'il va se perdre en concessions multiples. Non pas qu'une évolution de style ne soit pas nécessaire - pour Alice, s'adapter aux nouveaux courants musicaux a toujours été une évidence - mais parce que pour cet enregistrement, il n'est plus le seul à tout maîtriser et que certains abandons se font cruellement sentir. En premier lieu, c'est le passage d'un show expert en flagrants délires à un spectacle plus teinté grand public qui surprend. Un peu comme si notre faiseur d'illusions s'était acheté une conduite.

Cela peut s'apparenter à un détail, mais on s'interrogera également, pour donner dans l'exemple décalé, sur le visuel verdâtre de ce disque : médiocre illustration qui n'a d'autre origine que d'avoir été créé à partir d'un détail de la photographie figurant sur la pochette intérieure de l'album Billion Dollar Babies.

Heureusement, car heureusement il y a, si l'espace musical a quelque peu évolué vers un rock à tendance aseptisée, Alice parvient toutefois à tirer son épingle du jeu en nous proposant, il était une nouvelle fois, un voyage au pays de l'absurde dans lequel l'enfer et la damnation sont passées au tamis de son second degré. Parfait contrepoids à la surproduction qui les entoure, les textes sont forts, habiles à nourrir notre imaginaire, comme savants pour nous décrire par l'émotion l'angoisse irrépressible de celui qui perd pied. Bob Dylan l'a souvent répété, Alice Cooper est un parolier que l'on n'a jamais jugé à sa juste valeur. Là encore, quelques titres parmi d'autres - Wake Me Gently et I Never Cry - en attestent, voire en confirment le propos.

En fait, même si l'on peut regretter l'omniprésence de Bob Ezrin, son singulier penchant à vouloir stériliser l'énergie, ce nouvel opéra rock reste un excellent moment de créativité. Evidemment, tout le monde ne s'y retrouvera pas. Pourra y voir à redire, tant le décor qui faisait frisson a changé. En attendant, alors que d'autres cultivent leur jardin, Alice Cooper tente, relance à machine à rêver en injectant à son rock des couleurs que l'on pouvait penser contre nature, mais qui, à la longue, se révèlent essentielles à sa démarche artistique. Wish You Were Here, sans conteste un pur produit de cette chimie, découle naturellement de cette approche qui, en raison de la qualité des arrangements, l'implication des musiciens, nous permet de dépasser une première impression, dont on aurait tord de ne pas se méfier.
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1 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 3 janvier 2010
Cela faisait longtemps que je voulais reécouter ce magnifique album. il est encore mieux que dans mes souvenirs. formidable!!!
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