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Pierre Lachenay, directeur d'une revue littéraire, bourgeois rangé du XVI arrondissement de Paris, marié, rencontre Nicole, hôtesse de l'air, lors d'un voyage à Lisbonne. Ils passent la nuit ensemble, et de retour en France, décident de poursuivre leur liaison.

L'histoire de ce film teint en deux phrases. Le sujet en est l'adultère. LA PEAU DOUCE est le quatrième long métrage de François Truffaut. Mal accueilli à sa sortie, c'est un de ceux que je préfère. Pour sa simplicité justement. Un sujet, quelques personnages, et l'autopsie d'un adultère calculé, une étude quasi clinique de l'explosion d'un couple.

En 1964, François Truffaut a entamé ses entretiens avec Alfred Hitchcock, dont il tirera un des plus célèbres livres sur le cinéma, mais dont il tirera surtout des leçons. L'ombre de Sir Alfred plane sur ce drame de la jalousie et du mensonge. Il y a ce départ tonitruant, addition de plans très courts, des inserts, de dialogues rapides et toujours très "écrits" (le style Truffaut, reconnaissable à la première seconde) un rythme soutenu pour vite en arrivée à l'essentiel du sujet. Il y a des jeux de regards, déjà dans l'avion, puis dans un ascenseur d'hôtel, qui en disent long, les hésitations avant de composer un numéro de téléphone, comme si le combiné était l'arme d'un futur crime. Et ce splendide travelling subjectif dans le couloir de l'hôtel, où Lachenay regarde les paires de chaussures devant les portes des chambres. Une paire pour une femme seule, deux paires pour les femmes accompagnées.

Pierre Lachenay illustre cette génération gaullienne, engoncée dans des principes moraux. Alors lorsqu'il téléphone à Nicole, pour l'inviter à boire un verre, à Lisbonne, il le fait, honteux, dans la pénombre. C'est Nicole qui le rappelle, et accepte une rencontre. Et lorsqu'il la raccompagnera à sa chambre, elle allumera la lumière, et lui, l'éteindra aussitôt. D'ailleurs, on ne sait pas si elle l'invite à entrer, ou si c'est lui qui impose sa présence. Gestuelle au millimètre, moment de grâce absolue. Cela se fait. Tout simplement.

De retour à Paris, c'est ensuite l'engrenage classique, petits mensonges, colères feintes, claquements de porte, alibis poussifs. Au cours d'une conférence à Reims, Lachenay découvre comme il est difficile de mener une double vie, il semble épier chez les autres toutes formes de suspicion, devient irascible, s'emporte. Truffaut filme beaucoup de départs et d'arrivée en voiture, de trajets, ses héros semblent toujours se frôler, se manquer. Lachenay fantasme déjà sur sa future installation avec Nicole, alors que celle-ci a déjà compris que leur liaison est mort-née.

Parmi les scènes magnifiques de ce film, il faut citer l'arrêt à une station service, où Nicole ira troquer son jean contre une robe, pour satisfaire Lachenay, un peu vieux jeu, qui préfère voir les femmes en jupe (Arrfff...le plan sur les fesses de Dorléac...). Et puis la scène du motel, lorsque pour ne pas être déranger, Nicole dépose le plateau repas devant la porte, à l'extérieur. Arrive un chat qui vient laper les restes. Scène difficile à réaliser (diriger un chaton...) que Truffaut incorporera dans LA NUIT AMERICAINE, pour en montrer les coulisses.

Pierre Lachenay est interprété par Jean Dessailly, presque impassible. Truffaut lui demandait de ne réagir à rien. Les situations parlent suffisamment, l'acteur n'a pas besoin d'en rajouter. Il traverse le film, le regard éthéré, la culpabilité tatouée au front. Nicole, c'est la pétillante et sensuelle Françoise Dorléac. François Truffaut disait que pour ce film, il y avait 20% d'expérience personnelle, 20% de celle des autres, 20% de faits divers réels, le reste n'étant que fiction. C'est ce qui donne cet aspect rigide, stricte, à cette étude, et son effroyable épilogue. On n'est loin du lyrisme de JULES ET JIM, de LA FEMME D'A COTE, ou ADELE H. Truffaut qui a tant parlé de passion, rechignait à filmer les scènes d'amour. Dans LA PEAU DOUCE la liaison physique n'est que suggérée, en « off », ou grâce à des ellipses. Cette pudeur du réalisateur accentue finalement encore plus l'aspect interdit de la relation entre Pierre et Nicole.

Précisons que la musique de George Delerue, inspirée du style de Bernard Hermann, compositeur attitré de Sir Alfred, accompagne magnifiquement ce très beau film (de chevet en ce qui me concerne) dans lequel le style et le ton de Truffaut éclatent à chaque plan.
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le 30 mai 2011
Un excellent Truffaut, qui cerne au plus juste les abîmes de l'adultère. Un éditeur riche et célèbre, père de famille comblé, sanglé dans son costume sombre trois pièces, rencontre une jeune et jolie hôtesse de l'air célibataire (Nicole). Passion amoureuse partagée pendant un temps. Le mari infidèle ment à son épouse, Franca, femme ardente à la forte personnalité, qui découvre le pot aux roses et décide de divorcer. L'époux (costume 3 pièces et chapeau) prend la porte de sortie, propose le mariage à Nicole et cherche un appartement afin d'y abriter son futur ménage. Nicole, qui se révèle être une célibataire affranchie, rejette ce projet de vie (cette prison) avec force. Sous l'empire de la jalousie, Franca tue le mari infidèle. Sensible aux détails, Truffaut filme de très près tout ce qui construit, règle et ligote, une vie familiale et un statut social. Le fossé incommensurable entre l'homme conventionnel pris dans ses fantasmes et la jeune femme à la sexualité libérée se dessine dès le début du film avec une finesse, une cruauté, une justesse, qui hantent le spectateur. Truffaut explore sans concession un univers moral. La passion se nourrit de mystère, de fantasmes, de barrières infranchissables. Elle oblige à tricher. Nicole, femme moderne, l'a compris. Grand bourgeois coincé du 16e arrondissement, l'éditeur, incarné par un Jean Desailly époustouflant, a tout à apprendre.
Un régal. A voir et à revoir.
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le 3 avril 2016
Je recommande ce film plein de justesse et remarquablement interprété.
A noter, la photo de la jacquette est différente, mais n'enlève rien à la beauté de ce film sentimental à souhait.
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le 18 mai 2016
La peau douce est un chef d'œuvre qui mérite d'être vu et aimé, tant par la réalisation, la photographie, que par le talent irréprochable de notre regrettée Françoise Dorléac, et celui bien sûr de Desailly et Benedetti. Des acteurs touchants, un réalisateur superbe, une histoire pas si banale que cela au vu des inversions des "codes", car rappelons que c'est la femme qui est sauvage et passionnée, et la maîtresse qui est plus raisonnable et tendre, voire distante. Merveilleux. Voir ce film, c'est dire à Truffaut et à nos acteurs: nous nous souvenons de vous.
C'est voir notre Françoise Dorléac dans l'un de ses plus beaux rôles. C'est capter les sublimes images, comme la photographie de Coutard a capté nos acteurs.
Un mari-amant, une femme trompée, une maîtresse. Et la passion en triple force.
La note maximale que j'ai attribuée au film découle on ne peut plus logiquement du commentaire de ce dernier (du film).
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le 1 mars 2016
Un film durant lequel on s'ennuie copieusement...un film daté du fait de la relation adultérine conventionnelle...On aurait préféré : "Noçeur et grisette" version Mayol, "La meuf à Franky, le frère d'Albert..A quick one with Drakul" version Hammer "La poinçonneuse des Lilas et le contrôleur de Réaumur" version Gainsbarre....voire "Le Zouave et ma soeur" version XXX...

Brefon s'ennuie
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le 4 septembre 2013
le dvd est de qualité parfaite, les images ne sautent pas et l'on a un réel plaisir à voir ce beau film
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