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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Gubaidulina et Mutter: belle osmose,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Tempus Praesens (Edition Limitée) (CD)
Sofia Gubaidulina est, à mos sens, une des personnalités les plus captivantes du paysage musical actuel.. Hors toute école, toute tribu, tout sectarisme, elle batit une oeuvre .d'une grande singularité.Dans le cadre de la musique concertante, après un chef-d'aeuvre absolu : « Le cantique du Soleil » partition pour violoncelle, choeur et percussions dédiée à Mstislav Rostropovich pour son soixante-dixième anniversaire. Elle écrit un autre concerto, celui ci, pour alto et orchestre dédié à Yuri Bashmet. Enfin « in tempus praesens » pour violon et orchestre, commande de Anne-Sophie Mutter La grande Dame russe tatare avait déjà composé pour cette formation une partition remarquable intitulée « Offertorium » qui s'appuyait, comme son titre nous le suggère, sur le thème de «L'Offrande musicale » de Jean-Sébatien Bach. Elle date de 1980. « In tempus praesens » est une aeuvre exigeante. En trente ans le langage musical de Gubaidulina s'est enrichi, mais elle a su préserver toute sa personnalité. Après plusieurs écoutes l'unité de la partition s'impose a nos oreilles, soutenue par une grande spiritualité. Spiritualité revendiquée par l'auteur. Le concerto commence par des passages où l'instrument soliste dialogue avec un orchestre éthéré aux sonorités cristallines. Dans cette arche tendue intervient alors le passage cité par Jacqueslefataliste véritable centre de l'ouvrage, dialogue du violon mis à nu face à la force titanesque de tout l'orchestre. Ce passage d'une intensité incroyable joue le rôle de catharsis. Il permet à l'auteur de retrouver les sonorités éthérées du début enrichies de la vibration profonde du gong. Une dernière montée glorieuse de l'orchestre avant d'égrener les dernières notes qui appellent le Silence.... Gubaidulina aime la beauté. Celle que nous écoutons dans ces pages relève de l'Être, comme élan vers la plénitude de l'Être en tant que Présence, Cela dans le sens de la vie ouverte.. Dans cette perpective cette oeuvre peut prendre une place importante dans le répertoire violonistique ; mais seul le temps apportera son verdict. Il est impossible de juger les interprètes d'une Création, Nous ne pouvons qu'applaudir à la beauté du violon de Mutter ainsi qu'à la vigueur du London Symphony orchestra dirigé par Gergiev. Les concerti de Bach, pour moi, font l'objet d'un autre propos, d'un autre débat, peut être même d'une autre chronique ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un disque hétérogène et imparfait mais intéressant,
Par jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Tempus Praesens (Edition Limitée) (CD)
Ce disque contient deux choses très différentes et, pour cette raison, il met d'abord un peu mal à l'aise:1) Le concerto "In tempus praesens" de Sofia Gubaidulina, quoique n'étant peut-être pas aussi original qu'on pourrait le souhaiter (l'écriture de Gubaidulina, tout en étant très riche et rigoureuse, manque en effet un peu de personnalité à mon goût), possède néanmoins une vraie puissance et sait captiver. On notera tout particulièrement le passage vraiment prenant et remarquable dans lequel le violon, solitaire et ailé, se trouve confronté à la répétition rageuse et implacable par l'orchestre du thème tragique du destin: ce passage est vraiment à écouter! 2) Les deux concertos de Bach ont peu de rapport avec cette oeuvre contemporaine et, n'étant pas interprétés avec des cordes en boyau (Mutter se contente en effet, à mon avis à tort, d'un archet baroque), ils paraissent d'abord trop lourds et trop peu idiomatiques pour convaincre. Un peu comme dans l'enregistrement des Quatre saisons dans lequel Mutter est aussi accompagnée par les Trondheim Soloists (Les Quatre Saisons), on entend ici un peu plus du Mutter que du Bach ou du Vivaldi. Néanmoins, lorsqu'on écoute ce disque de manière répétée, deux choses se produisent: (i) le contraste entre les concertos de Bach et celui de Gubaidulina devient plus acceptable et il acquiert finalement un caractère apaisant: avant les savants déchirements de l'oeuvre de Gubaidulina, on a droit à l'harmonie consonante des oeuvres de Bach. Dans l'édition spéciale de cet enregistrement, disponible uniquement en Allemagne (c'est la version que je possède), le concerto de Gubaidulina est même suivi par le fameux "Air" de la Suite n°3 de Bach: après les déchirements tragiques, on revient donc à la consonance. (ii) le jeu de Mutter dans les concertos de Bach finit par avoir un certain charme et une cohérence propre: certes, tout cela n'est pas très idiomatique et sonne plus comme du Mutter que comme du Bach, mais l'engagement et la vitalité sont bien là et ils finissent par être communicatifs (la même remarque est d'ailleurs vraie pour l'enregistrement des Quatre saisons mentionné plus haut). Ce disque est donc imparfait mais il a néanmoins de réelles qualités et par conséquent il pourra plaire à ceux qu'Anne-Sophie Mutter n'insupporte pas et qui sont prêts à tenter l'aventure. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le bonheur,
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Tempus Praesens (Edition Limitée) (CD)
Anne Sophie Mutter est toujours aussi charismatique, une telle beauté du son et un tel bonheur de jouer qu'elle nous transmet véritablement.Bach dans la gande tradition, trop romantique dirons certains, je répondrais, humain et qui touche à notre âme. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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In Tempus Praesens (Edition Limitée) de Gergiev Valéry (CD - 2008)
EUR 21,59
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