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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La légende est en marche., 8 juin 2013
Par 
orion (Vinland) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Breaker (CD)
Sans doute moins sous les spotlights que ses successeurs, les terribles "Restless And Wild" et "Balls To The Wall", le troisième album d'Accept, "Breaker", mérite tout de même que l'on s'attarde sur son cas. Selon Udo Dirkschneider lui-même (chanteur hurleur du groupe, faut-il le rappeler ?), il s'agit de l'un des meilleurs albums d'Accept.

Bien sûr, tout le monde n'a certainement pas les mêmes goûts que monsieur Dirkschneider et chacun trouvera dans la discographie de la machine à riffs teutonne les albums qu'il préfère. Mais ce qui est certain, c'est que "Breaker" est le disque qui a propulsé les Allemands parmi l'élite.
Avec l'album précédent, "I'm A Rebel", Accept avait, sous la pression de leur label, fait un peu trop de concessions et l'album sonnait trop commercial au goût de nos Allemands. Et comme le succès promis n'est en plus pas venu, il fut décidé de moins écouter les labels et de faire dorénavant ce qu'ils avaient envie de faire. Au passage, une chanson du nouvel album fut dédiée aux maisons de disques, la sulfureuse "Son Of A Bitch" au titre très évocateur dont on reparle un peu plus bas.

Pour l'enregistrement de "Breaker", et pour la première fois, le groupe fait appel à Michael Wagener. Celui-ci fut l'un des premiers guitaristes du groupe allemand, au début des années 70, avant de faire la carrière de producteur que l'on connaît. Il retravaillera avec Accept pour son célèbre "Balls To The Wall".
L'album démarre de manière tonitruante avec "Starlight" qui donne la direction de l'album. Oui, avec "Breaker", Accept a décidé de passer à la vitesse supérieure. Si les deux albums précédents comportaient quelques bons titres, "Breaker" ne comporte presque que ça. Le titre éponyme qui suit enfonce le clou, un morceau bien speed emmené par une batterie le plus souvent en double pédale.
Parmi les meilleurs morceaux de cet album, on peut citer évidemment le fameux "Son Of A Bitch". Cette chanson, désormais un grand classique du groupe, fut évidemment censurée dans les pays Anglo-Saxons principalement et le refrain où le groupe scande "Son Of A Bitch" fut remplacé par "Born To Be Whipped". Les collectionneurs pourront s'amuser à chercher les deux versions du titre.
Outre ce morceau, on trouve aussi sur cet album le non moins grand classique "Burning". Cette chanson est enregistrée en faux-live pour lui donner encore plus d'impact. On sent tout de suite que le groupe est devenu bien plus mordant que par le passé. Il manque encore sur les refrains les gros choeurs qui ont fait la réputation du groupe sur les albums suivants mais on les sent venir sur deux morceaux, l'acédécien "Midnight Highway" et l'incontournable "Son Of A Bitch". Ces deux titres, comme "I'm A Rebel" ou "Save Us" de l'album précédent, sont un peu précurseurs du style à venir.
"Midnight Highway" et "Run If You Can" montrent, eux, que le Wolf Hoffmann sait y faire en matière de riffs qui scotchent. Ces deux morceaux sont les plus immédiats de l'album, où Heavy Metal et mélodies font bon ménage.
Autre particularité de cet album : le bassiste Peter Baltes chante en lead vocals la ballade "Breakin' Up Again". Il avait déjà chanté quelques titres sur les deux albums précédents mais c'est ici sa dernière apparition en tant que chanteur avant longtemps (on l'entendra de nouveau sur l'album "Predator", en 1995).
Et des ballades sur cet album, il y en a deux. Oui, sur dix titres, Accept balance tout de même deux ballades, ce qui peut paraître énorme pour un album de Heavy. Le petit côté Scorpions peut-être, l'autre célébrité germanique de l'époque en matière de Hard Rock. Il faut dire que, si "Breakin' Up Again" est vraiment très cool, teintée seventies (elle rappelle d'ailleurs les premières ballades du groupe telles que "Seawinds" ou "The King"), "Can't Stand The Night", la seconde ballade chantée par Udo, arrache plutôt bien. Je ne suis pas sûr qu'elle fut beaucoup passée dans les boums de l'époque lors du quart d'heure des slows.
Reste "Feelings" et "Down And Out", deux titres sympathiques mais pas inoubliables... D'ailleurs, le groupe les a peut-être oubliés.

A la suite de cet album, le groupe embarquera en première partie de la tournée de Judas Priest. Pour l'anecdote, Accept fera cette tournée sans aucun soutien de son label qui n'était pas d'accord (ça paraît quand même incroyable) et paiera tout de sa poche. Le prix à payer pour entrer chez les grands ? En tout cas, de l'aveu même des membres du groupe, cette tournée a joué un rôle important dans la carrière du groupe et quelque part, a influencé Accept qui a ajouté une touche Judas Priest à sa musique sur l'album suivant, "Restless and Wild".
"Breaker" augurait du meilleur pour la suite... et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on n'a pas été déçu.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal" dans la rubrique "back to the past".
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Breaker de Accept (CD - 2008)
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