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On qualifie souvent Douglas Sirk (1900-1987) de maître du mélodrame. Sorti en 1958, ce film dense, tiré d'un roman de Faulkner, Pylône, tourné dans un noir et blanc somptueux (et qui mérite d'être vu en salle pour profiter du Cinémascope) tranche par son style avec de longs films en couleur comme Magnificent Obsession, Tout ce que le ciel permet ou Un temps pour vivre et un temps pour mourir.

L'histoire est celle, dans l'Amérique de la grande dépression, d'un pilote, héros de la première guerre mondiale (Robert Stack), qui désormais gagne sa vie avec des démontrations aériennes, suivi dans son errance par sa femme, la très blonde et désirable LaVerne (Dorothy Malone), son jeune fils, et son mécanicien (Jack Carson), éternel serviteur et second du chevalier du ciel. Il suscite l'intérêt fasciné d'un jeune journaliste (Rock Hudson), qui tombe bien sûr amoureux de l'épouse superbe et négligée.

Il y a presque quelque chose du Kubrick de The Killing dans le traitement des courses d'avions (le rôle du haut-parleur), dans l'imbrication des plans sur les foules de spectateurs et du regard porté sur le drame qui se joue aux marges du spectacle. Il y a aussi un beau traitement lyrique de la déchéance du combattant en temps de paix, de l'incompréhension entre les êtres, du choc entre les aspirations des hommes et la dureté du monde. Il y a d'excellents acteurs, et la musique passionnée de Frank Skinner. Il y a enfin, de belles idées de cinéma, qui passent vite mais qu'on retient, comme ces oiseaux que le pilote voit s'envoler à l'aube après une nuit passée dans l'attente fébrile de la réparation d'un avion dont il a besoin, et dont il ignore s'il volera. Hollywood à son meilleur. Edition soignée, avec des bonus pour éclairer le film (Sirk, âgé, s'exprimant en allemand).
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le 29 août 2011
Sirk adapte Faulkner et fait naturellement un mélodrame, avec son trio d'acteurs d'ecrit sur le vent, Sirk reussit un tràs grand film, passionnant, spectaculaire et dramatique naturellement. Le heros Robert Stack est admirablement resumé par Hudson en une seule phrase, c'est un héros, mais un pauvre type, qui a délaissé sa femme Dorothy Malone et son fils pour sa passion pour l'aviation, un grand melodrame.
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La Ronde de l'aube est un des plus beaux films de Douglas Sirk - bien que ce soit assez largement une trahison du roman de William Faulkner, Pylône. Comment Sirk a-t-il fait pour réussir un film totalement personnel et fidèle à ses principes alors qu'il devait le fonder sur l'écrasant matériau faulknérien ?
Pylône est un one-shot, en soi atypique dans l'oeuvre de Faulkner. Le roman n'est pas situé à Yoknapatawpha mais « en ville » ; les personnages concernés, issus du petit milieu de l'aviation, ne reparaîtront pas dans d'autres romans. Le cadre du film est identique tant pour le lieu (New Orleans) que pour l'époque (la grande Dépression) et le moment (Mardi-Gras) et l'intrigue générale a été conservée. Plus étonnant est le traitement des personnages. Le Jiggs du film fusionne en fait deux personnages du roman : Jiggs proprement dit, mécanicien alcoolique et comique, et Holmes, qui était un pilote et le troisième point du triangle amoureux des aviateurs. Quant au journaliste interprété par Rock Hudson, s'il est très éloigné du loser insatisfait et alcoolique du livre, son moteur, cette incroyable empathie pour nos aviateurs, reste le même. Comme le personnage incarné par Dorothy Malone a été "féminisé" et "sentimentalisé", quand elle demeurait assez largement un mystère chez Faulkner, Hudson et Malone permettent à Sirk d'ébaucher une très belle love story, aussi intense qu'inachevée, entre le journaliste et l'aviatrice.
La réussite étonnante de cette adaptation tient donc à cette gageure : le fond scandaleux et pathétique du roman a été conservé (le triangle amoureux et la promiscuité de ces hommes avec cette femme étonnante, la course à la mort pour payer la chambre d'hôtel minable de la prochaine ville au programme de la tournée) mais Sirk a su l'imprégner de son admirable élégance - et doter les créatures faulknériennes de la perfection physique des acteurs hollywoodiens de l'âge classique sans que cela apparaisse comme un viol trop condamnable de l'esthétique faulknérienne.
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