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4.0 étoiles sur 5 Les deux premiers recueils berlinois pour clavecin de CPE Bach : un univers fantasque apprivoisé par Bob van Asperen, 21 février 2009
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Carl Philipp Emanuel Bach : Sonates prussiennes - Sonates Württemberg (CD)
Ne le considérât-on pas comme le père de la Sonate germanique pour clavier, du moins Car Philipp Emanuel Bach s'en affirmerait-il un influent et prolifique parrain : auteur de près de cent cinquante oeuvres dans ce genre, écrites sur une période d'un demi-siècle menant du Baroque au Classicisme.
Qualifiées de « prussiennes » car dédiées à Frédéric II, les six Sonates W.48 établirent l'enthousiaste contribution d'un jeune compositeur (il n'avait pas trente ans) à une esthétique transigeant vers le style galant.
Datées du début de la même époque berlinoise, les six Sonates W.49 furent publiées deux ans après, en l'honneur du duc Charles de Wurtemberg : leur forme demeure tripartite, exprimant un langage encore plus turbulent, tourmenté, intrépide.
Si vous souhaitez en apprendre davantage sur cette musique fantasque, ne manquez pas de lire l'instructif livret du présent coffret, qui détaille une fine analyse de chaque opus.

Captés en 1977-79, ces enregistrements constituent une fascinante introduction discographique à cet univers cyclothymique où la science polyphonique s'affecte de versatiles émois, se heurte de rythmes contrariés.
La sonorité généreuse et corsée du clavecin (un Schütze construit d'après un Dulcken de 1745) touché par Bob van Asperen rumine, charme, fulmine et exulte tour à tour.
Le virtuose néerlandais registre et ornemente avec une infaillible assurance, sachant captiver l'oreille et le coeur de l'auditeur par les inépuisables ressources rhétoriques (appogiatures, gruppettos, moulinets...) qui innervent chaque page.
Epreuve redoutable et significative : l'insaisissable Moderato de la W.49 n°6 révèle ici à quel point Asperen maîtrise la confrontation avec ce creuset de sentiments réfrénés, d'humeurs capricieuses.

Ces deux recueils, ainsi que le foisonnant "Concerto per il Cembalo solo" (1765) reçoivent ici une interprétation à la mesure de leur intarissable loquacité.
Pour élargir la découverte de ce répertoire, voyez aussi les remarquables anthologies gravées par Gustav Leonhardt (Sony Seon) et Andreas Staier (DHM), qui attendent toutes deux une réédition qu'on espère prompte.
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