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le 10 avril 2011
Coup de chapeau à Robert Wyatt, ce survivant, capable de nous sortir un album de cette qualité 24 ans après Rock Bottom. L'ambiance générale de la 2ème partie du CD (à partir de la plage 6) est tout à fait réminescente de l'époque Soft Machine reposant beaucoup sur des cuivres lancinants (dont la fameuse trompette de Bob) et les claviers, surtout piano. Mais l'album réserve des surprises comme le morceau d'ouverture qui aurait pu figurer sur le "pet Sounds" des Beach Boys avec ses choeurs et ses harmonies, et la voix haut perchée de Wyatt qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle de Brian Wilson. Le morceau suivant apporte une petite touche de folie, l'on pense aux travaux solo de Syd Barret, le chant en apesenteur de Wyatt y est saisissant. Et puis l'on trouve de réels moments de grace comme sur "Maryan" avec ce chant toujours poignant sur fond de beaux arpèges de guitare tout en simplicité. la tonalité m'évoque le regretté Elliot Smith avant que ne survienne un violon enchanteur illuminant la composition jusqu'à sa conclusion. Les artistes cités ici ont tous en commun avec Robert Wyatt une grande sensibilité sachant distiller une musique mélancolique chargée d'émotion. Celle-ci transpire ici de la 1ère à la dernière note.
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Au rayon des artistes qui ont traversé les époques et les modes sans jamais sembler être atteint par quoique ce soit, Robert Wyatt se pose un peu là. Encore plus si l'on considère son chef d'œuvre des années 90, face solaire d'un ténébreux Rock Bottom sorti plus de 20 ans plus tôt, Shleep.
Avant d'attaquer le vif du sujet, la musique de l'opus, constatons que Robert Wyatt a, une fois de plus, su réunir un prestigieux casting, sans doute le bel humain qu'il est attire-t-il naturellement d'excellents musiciens tels que, pour ne citer qu'eux, les guitaristes Philip Catherine, Phil Manzanera et Paul Weller, le saxophoniste Evan Parker ou de l'ami de longue date, Brian Eno qui a régulièrement collaboré avec le divin barbu depuis le Little Red Record de Matching Mole en 1975. Il faut dire aussi que tous ces gens ne viennent pas pour accrocher un nouveau "nom" à leur c-v, non, ils viennent par admiration et révérence pour un artiste réellement hors du commun.
Et donc, Shleep, seulement 6ème album studio de Robert Wyatt en solo, le premier depuis 6 ans et Dondestan en 1991 (pas son meilleur album d'ailleurs quoique largement racheté par la version revisitée de 1998), quelle merveille d'album ! Heap of Sheeps vous fait penser à du Peter Gabriel ? Pas faux, mais il y a chez Wyatt un côté bricolo et organique que le perfectionniste ex-vocaliste de Genesis ne possèdera jamais. Ca nous donne une chanson rythmée, entraînante où le falsetto gracieux de Robert joue à une espèce de Beach Boy revisité, effet bœuf garanti et sympathique entrée en matière. Et puis le violon dingue, le saxophone à la marge, la mélodie fragile et irréelle, la voix aussi, toujours !, qui ne parle pas, qui ne chante pas, qui wyatte, oserait-on, d'un The Duchess totalement étrange et attirant vient vite rectifier le tir ou, plutôt, préciser que Robert, artiste libre capable de free jazz comme d'une reprise d'u I'm a Believer des Monkees, n'en fera jamais qu'à sa tête, et c'est très bien comme ça. Et encore mieux quand, retravaillant une des vieilles compositions du guitariste belge Philip Catherine avec l'auteur, il nous offre un Maryan en apesanteur où d'arpèges de guitare délicats, d'une trompette planant très haut, d'un violon venant nous caresser l'oreille à la merveilleuse mélodie si magistralement interprété par un Wyatt tout en fragilité émotionnelle, on est divinement emporté par la plus belle ballade de Robert depuis le légendaire Sea Song de Rock Bottom, carrément ! Et ça continue ! Du jazz à rêver, à tripper ? Was a Friend fait l'affaire, sinon vous avez toujours September the Ninth ou Out of Season qui sont très bonnes aussi. De ballade pop à mélodie de la mort avec des paroles tout sauf idiotes ou maladroites ? Free Will and Testament, mortel ! Du rock à rythmes latinos ? L'excellent Alien est là pour vous l'offrir, la délicatesse en plus (on n'est pas chez Santana, tudiou !). Un petit coup de folie comme si Captain Beefheart avait structuré son masque poissonnier ? A Sunday in Madrid fait un peu cet effet là. Un malin et dynamique détournement du blues pour une pure wyatterie ? C'est Blues in Bob Minor, tout est dans le titre ! Et une petite virgule ambiante pour conclure le festin, The Whole Point of No Return, et se quitter bons amis.
Vous l'aurez compris, tout est bon dans le Shleep, jusqu'à la pochette explicitant parfaitement que Robert Wyatt vit dans un autre monde où, de temps à autre, il nous invite. Et ça, ça ne se refuse pas !

1. Heaps of Sheeps 4:56
2. The Duchess 4:18
3. Maryan 6:11
4. Was a Friend 6:09
5. Free Will and Testament 4:13
6. September the Ninth 6:41
7. Alien 6:47
8. Out of Season 2:32
9. A Sunday in Madrid 4:41
10. Blues in Bob Minor 5:46
11. The Whole Point of No Return 1:25

Gary Azukx - djembe
Alfreda Benge - voice of the apparition, chorus
Philip Catherine - guitar
Brian Eno - synthesiser, synthesiser bass, vocal chorus
Jamie Johnson - guitar, chorus
Phil Manzanera - guitar
Chucho Merchan - bass guitar, double bass, bass drum, percussion
Evan Parker - soprano saxophone, tenor saxophone
Charles Rees - chorus
Chikako Sato - violin
Paul Weller - guitars, harmony vocals
Annie Whitehead - trombone
Robert Wyatt - voice, keyboards, bass guitar, polish fiddle, trumpet, percussion, chorus
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le 12 juillet 2002
Sous formes de différentes pièces bourrées de trouvailles et s'enchaînant harmonieusement, Robert wyatt, nous emmène à bord de son univers étrange, drôle et envoutant. Accompagné de quelques virtuoses qui apportent savamment leurs touches de génies, Wyatt nous livre ici un de ses meilleurs opus depuis Rock Bottom.
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Et Robert Wyatt, s'il est dans un fauteuil à roulettes, c'est pas pour tourner une comédie pleine de bons sentiments téléthonesques. Et même s'il a un solide sens de l'humour absurde, c'est pas marrant tous les jours ...
Lui le batteur-star des par ailleurs vite devenus pénibles Soft Machine (et encore plus pénibles une fois qu'il les a eu largués au bout de trois disques) qui un soir de biture a confondu porte et fenêtre d'un troisième étage et s'est retrouvé avec les jambes bétonnées pour le restant de sa vie. Y'a des jours, et surtout des nuits, quand bien même compte t-il les moutons, il ne peut pas dormir ... d'où le titre de ce disque.
Donc « Shleep » est une oeuvre inspirée par l'insomnie et la souffrance morale. Je reconnais que présenté comme de la sorte, ça plombe un peu l'ambiance. Bon, fuyez pas tous. Parce que là, attention grande oeuvre, voire chef-d'oeuvre. Et une musique pas déprimante pour deux sous ... Il y a même des fois où l'on se croirait face à des inédits de « Rock bottom », cet OVNI sonore qui avait illuminé de sa classe l'assez pénible milieu des seventies. Particulièrement flagrant sur un titre comme « Was a friend », où l'on retrouve tout ce qui ce qui a fait le génie de Wyatt en 1974 : les synthés mélancoliques, la trompette plaintive, la voix aiguë et fluette ... Faut dire que l'infirme a un joli carnet d'adresses de fans que l'on retrouve sur la plupart des titres (Brian Eno, et pas seulement comme co-producteur), ou sur quelques-uns (l'ex Roxy Music Manzanera, l'ancien Jam Paul Weller, le jazzeux Philip Catherine, ...). Sans oublier évidemment sa compagne-muse Alfreda Benge (« Alfie » pour les intimes et ceux qui en seraient restés à « Rock bottom »), responsable comme souvent de la jolie pochette naïve de « Shleep ».
Derrrière son éternel look de Raspoutine au regard malicieux, Wyatt est un poète. Et il n'a pas besoin de mots, avec des instruments de musique il y arrive, voir la comptine bouillonnante « Maryan », le concassage sonore de « The duchess » qui renvoie tous les « déstructurateurs » de musique à leurs chères études, « Free will and testament », titre lyrique au feeling ahurissant, et après lequel les pompiers Arcade Fire passeront toute leur existence à courir sans jamais rattraper ce niveau, l'inaugural « Heaps of sheeps », on dirait au début du Blondie ou du Talking Heads, avant que la voix de Wyatt propulse ce titre dans une stratosphère où bien peu ont réussi à aller. Et parce que Wyatt est fan de jazz et de classique (nobody's perfect) « September the ninth » est tout imprégné des funestes musiques, et ça ressemble à ce que les ridicules progueux devraient faire depuis quatre décennies, s'ils avaient une once de bon goût musical. Et puis, au cas ou un fan d'electro passerait par là le spatial et monstrueux « Alien » superpose synthés et boîtes à rythmes, et on a envie de suggérer aux joueurs de disquettes qu'ils prennent de la graine de ces schémas-là, leur bousin en serait moins pénible ... Devant par la force des choses se contenter de donner le rythme par des percussions, Wyatt abuse parfois des claviers (piano et synthés), et quand il les combine à sa trompette lugubre (qui d'accessoire rigolo à ses débuts est devenue, infirmité oblige, très importante dans sa palette sonore), ça donne un truc bien plombant (« Out of season »), heureusement isolé dans ce disque et de moins de trois minutes, ça va on supporte.
C'est ça aussi la magie des disques de Wyatt, ce ne sont pas des oeuvres sombres d'infirme qui cherche la compassion ou le réconfort, ça respire quelles qu'en soient les motivations la joie et l'envie de vivre, sans pour autant sonner comme la Compagnie créole ou des chansons à boire. Il y a une humanité, une subtilité et une finesse toujours présentes (ce qui n'est pas toujours le cas de sa production discographique, peu sont aussi réussis que « Shleep »). A la fin du disque, il y a même un hommage (tongue-in-cheek, comme souvent avec Wyatt) à Bob Dylan (« Blues in Bob minor ») qui comme le « Song for Bob Dylan » de Bowie n'a pas grand-chose à voir musicalement avec le barde de Duluth, même si ça fait parfois penser (la diction gaguesque de Wyatt sur ce titre), à la période « Highway 61 - Blonde on blonde » ; c'est le titre le plus direct, le plus rock du disque, le seul où les guitares sont mises en avant.
Wyatt est assez rare discographiquement, et pas souvent à ce niveau. Avec l'insubmersible et indépassable « Rock bottom », « Shleep » fait pour moi partie de ses pièces maîtresses.
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