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le 20 juillet 2009
Cette vie de Talleyrand par Sacha Guitry est particulièrement intéressante. Tout d'abord, Sacha Guitry sort d'une des parties les plus difficiles de sa vie: la deuxième guerre mondiale, durant laquelle il a préféré continuer à donner des spectacles plutôt que de se murer dans un mutisme dont de nombreux artistes ne sortiront qu'à la fin de la guerre. Sans jamais l'accuser d'être un "collabo", la critique et le public boudent Guitry, et celui-ci se sent au ban du monde artistique. Pour revenir en force alors, il prend les traits d'un autre grand Français polémique, autant critiqué que lui-même, qu'il va essayer de revaloriser, de racheter aux yeux des Français, et, se faisant, se racheter lui-même.

Guitry campe un Talleyrand remarquable, à l'esprit acéré, aux répliques historiques véridiques, et qui en même temps tombent parfaitement sans que l'on sache même qu'elles sont historiques. Un trait d'esprit par réplique semble être le motus operandi de Guitry l'auteur dans ce texte.
Les autres personnages sont très forts également: Louis XVIII trucculent, Charles X ambitieux, Louis-Philippe raisonnable, et surtout Napoléon, colérique et grandiose dans sa chute. La scène qui met face à face Talleyrand et Napoléon est très forte, avec une grandeur de Talleyrand qui surpasse Napoléon. Guitry montre ici sa connaissance parfaite du cinéma, laissant Talleyrand et Napoléon, chacun dans leur propre plan, au centre de l'image, mais dans le case de Talleyrand avec un portrait inachevé de Napoléon dans un coin, comme pour préfigurer sa chute.
Quand Talleyrand négocie la paix avec l'Angleterre à la fin de sa vie, Guitry le filme en plongée, affaissé dans son fauteuil, et pourtant superbe, ne lachant rien, et négociant durant des heures pour le bien de la France. Car le propos de Guitry est bien là: Talleyrand trahissait les rois pour ne pas trahir la France, et Guitry se sent proche de cette philosophie en sortant de la guerre.

Techniquement, l'emphase avec laquelle s'expriment les personnages pourrait faire penser à du théâtre filmé, mais il s'agit plutôt de cinéma théâtral, ce qui convient parfaitement à ce type de films historiques. Néanmoins, le film est plein d'humour, et la leçon donnée par Talleyrand à un jeune Comte qui veut devenir Ambassadeur est trucculente, et se transpose parfaitement en une leçon que donnerait Sacha Guitry à un élève acteur.

Un très grand film, à voir pour découvrir ou approfondir Talleyrand, et Guitry.

Les bonus ne sont pas nombreux, mais il y a une très belle déconstruction du film avec mise en relief du film par rapport à la vie de Guitry qui est très intéressante.

A noter également que les 4 domestiques de Talleyrand qui ouvrent le film sont les acteurs qui jouent les 4 rois et empereurs de France. Quel talent, ce Guitry...
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le 12 août 2007
Suite de rubriques historiques concernant une période particulièrement complexe, de la 1ière république jusqu'au retour de la Monarchie en passant par le consulat et l'Empire, Sacha Guitry nous promène à travers le pire et le meilleur. Duplicité, humour et génie de Talleyrand magistralement traités par le grand Sacha.
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le 22 juin 2010
Ce film est sans aucun doute la meilleure représentation de ce personnage historique que fut Talleyrand. Ce film, comme tous les films de Sacha Guitry se référant à l'histoire, est incomparable. Sacha Guitry est de toute évidence irremplaçable et inégalable. Ce film est, á mon avis, une pièce unique du cinéma, tant au niveau de la qualité qu'au niveau de son respect pour la vérité historique.
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le 21 décembre 2009
Talleyrand, revu et corrigé par Sacha Guty. De fines réparties qui sont ciselées comme des proverbes.

Un film que l'on a envie de revoir pour en goûter totes les subtilités.
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Sacha Guitry, nous précise Jean Douchet dans le bonus lié à ce film, pensait qu'en défendant la langue française, exposant l'esprit français, pendant l'Occupation, constituait une forme de résistance à la Barbarie. Cette opinion est juste. Abrutir les peuples, c'est ce à à quoi s'employaient les nazis et leurs complices français de la Collaboration. Aussi l'auteur et acteur de théâtre brillant Sacha Guitry fût-il très affecté par son emprisonnement à la Libération sous le chef d'avoir collaboré.

1948. Sacha Guitry revient sur scène pour tirer sa révérence. Il réalise et compose les magnifiques dialogues de ce grand film, "Le diable boiteux" qui prend pour modèle l'un des plus troubles personnages de notre Histoire, grandiose, intelligent, fin, homme de nombreuses trahisons, le Prince Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Sacha Guitry s'annonce dès le générique : c'est bien la première fois que j'entends la présentation du générique d'un film, composé qui plus est, par son réalisateur.

Les plans cinématographiques sont inspirés de ceux du théâtre, dépouillé, faisant ressortir la présence forte des personnages, aux visages si expressifs, aux attitudes si retenues, élégantes, chaque scène étant rythmée par le bruit des portes qui s'ouvrent et se referment.

Que dire des bons mots, relevant l'appartenance au XVIIIème siècle de ce grand personnage d'Histoire ! De Chateaubriand, revenant dans les bagages de Louis XVIII, se plaignant de ce que son génie ne soit pas acclamé comme il se devrait de l'être "Il croit qu'il devient sourd parce qu'il n'entend plus parler de lui."
Ayant désavoué un marquis de la Tour de "je ne sais quoi" qui, confessant n'avoir jamais eu de chance, se vit refuser l'ambassade de France en Espagne, se piquant de l'éduquer en s'amusant (la scène est grandiose) : "La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée."

Homme du XVIIIème siècle, enfant handicapé d'un pied-bot, lui ayant interdit la carrière militaire, contraint d'embrasser celle de l'Eglise, "béni" par Voltaire, homme à femmes, serviteur du Roi, puis de la République, puis du Directoire, puis du Consulat, puis de l'Empereur, puis de la monarchie ... il nous est présenté comme n'ayant trahi que pour rester fidèle à la cause nationale, à la Nation française.

"Vive le peuple de France", dernière inscription marquée par un passant sur un mur portant les acclamations rayées de "Vive le Roi", "Vive la République", "Vive l'Empereur", "Vive le Roi", etc. est celle qui autorise la concorde.

Sacha Guitry, avec une élégance française qui s'est bien perdue, ne signe pas une oeuvre historique, mais plutôt celle d'un histrion. Un régal.
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le 15 décembre 2007
Une scène en particulier où Talleyrand confronte Napoléon sur sa décision de porter la guerre à la Russie. C'est un moment de grand cinéma où Guitry montre sa maîtrise des phrases percutantes et son sens du théâtre. Une grande distribution pleine de surprises. Un chef d'aeuvre à mon sens.
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 28 décembre 2011
Talleyrand par Guitry, c'est Guitry ni plus ni moins...Cet homme est le plus grand falsificateur du film d'histoire...Mais c'est comme avec Dumas, on s'en tape le coquillard...La seule chose qui compte, c'est le plaisir de voir Guitry au boulot...
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le 23 février 2009
Brillant par l'esprit et la reconstitution historique. Intéressant au second degré quand on connaît la biographie de Sacha Guitry. Très bons acteurs bien dans leur rôle. Quelques longueurs cependant dans les scènes du bal masqué à Valençay. Au final c'est captivant.
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"Le Diable boiteux", Sacha Guitry, 1948, NB, bonne copie.

Succinctement, le théâtre peut se résumer à "des dialogues dits entre deux portes": un décor - on entre, on parle, on ressort. Si, au cinéma, dans un décor mouvant ou multiple, la caméra prend l'acteur et le lâche, pour le comédien il s'agit toujours d'entrée et de sortie, d'être dans ou hors du champ.
Sacha Guitry va, dans ce film, tirer tout le parti possible de ce principe.

D'abord, l'entrée de Talleyrand lui-même, théâtrale au possible, car préparée par l'énigmatique, mais très complet portrait qu'ont fait de lui ses quatre valets: un bruit de pas (triple à cause de la canne) -que le plus jeune des valets vient de singer-, la silhouette qui se devine à travers les vitres, puis le personnage qui s'inscrit dans le cadre de la porte - et la sortie, ironique celle-là, trainant à sa suite ses serviteurs, condamnés à claudiquer comme lui pendant vingt-quatre heures, pour n'avoir pas dénoncé l'imitateur...
Ensuite, les entrées des rois et empereur -Napoléon, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe- rapides, à deux battants, tandis que le souverain déchu, chassé, s'esquive par une porte dérobée... tragi-comédie de l'Histoire, d'un poignant cynisme, où les monarques s'expulsent les uns les autres, et à une telle cadence, entre 1814 et 1830, qu'au moment où la porte s'ouvre sur Louis-Philippe, on entend Talleyrand ou Guitry, on ne sait, s'écrier: "Pas encore!" ... le temps que Charles X s'éclipse.

Enfin les entrées et sorties combinant champs et contre-champs: il y en a de différents exemples -le jeune diplomate malchanceux, par exemple-, mais le plus parlant est la scène entre Napoléon et Talleyrand. L'Empereur immobile, maître du terrain, rappelle à plusieurs reprises son chambellan, qui prend congé à chaque fois un peu plus humilié, jusqu'à ce que la situation s'inverse. Vainqueur de la joute, du moins le croit-il, l'Empereur se relâche, s'assied à califourchon sur son bureau, demande de l'eau, et Talleyrand revient, s'approche, pour une des plus étonnantes scènes pseudo-historiques que l'on ait vues, culminant avec cet aveu du prince:
-"... curieux sentiment qui nous attache l'un à l'autre. Je n'y vois pas... ça d'amitié -je n'y vois pas de haine- et ce serait de l'amour que je n'en serais pas surpris. Car je vous aime- et vous m'aimez."
Au-delà de toute "faille homophilique", Talleyrand peint assez justement le sentiment qu'inspire Napoléon, hier comme aujourd'hui: on l'aime, avec tout ce qu'un tel battement de coeur contient d'irrationnel, de fougue et de contradictions.
Toujours est-il que le prince a gagné du terrain, phrase après phrase, argument par argument, obligeant le stratège Napoléon à reculer, à quitter la pièce, à se réfugier dans son cabinet, où Talleyrand le poursuit, pour lui signifier une sorte d'ultimatum... Et quand il quitte un Empereur, butté mais vaincu, c'est sur un ton d'une nonchalance impertinente qu'il énonce : "Je suis de votre Majesté le très humble et très obéissant serviteur", ce qu'il n'est plus, évidemment, et depuis longtemps.
Pour l'insulte finale -"Talleyrand, vous êtes de la m*** dans un bas de soie!"- (1), que Napoléon jette par une porte entre-baillée, elle ne change rien; Talleyrand quitte le palais mais pas le plan -"Quel dommage qu'un si grand homme ait été si mal élevé!"-... il ne sort pas, il s'en va, il "abandonne l'Empereur à son destin funeste". Le politique a vaincu le militaire. L'intelligence a triomphé du génie. (2)

Même si la pièce est conçue pour donner à Talleyrand le beau rôle, on regrettera -tout en admirant la prestation d'Emile Drain, son timbre, et sa maîtrise- un Napoléon caractériel, constamment furibond, quand nous savons par tous les témoignages qu'il était la séduction même -"l'objet de séduction", disait le général Bugeaud-, dont le sourire mettait "son âme sur ses lèvres", suivant la belle expression de Laure Junot.
Et en ajoutant: "Il y a dans la puissance de cet homme (...) un vice qui prépare sa chute. Il se plait à humilier ceux qu'il a élevé jusqu'à lui -les plaçant ainsi dans un état constant de méfiance et d'irritation", Guitry-Talleyrand affirme quelque chose de tout à fait erroné. S'il est incontestable que Napoléon est autoritaire, et parfois colérique, il ne se plait pas à humilier ceux qu'il a élevé jusqu'à lui. Après un accès de colère, il se reprend très vite, et met tant de charme à se faire pardonner que nul n'en garde rancune. Aurait-il, sans cela, inspiré de si durables passions?

Mais comme Jean Tulard l'a dit dans son dictionnaire amoureux de Napoléon, Sacha Guitry s'est "placé sous la protection de Thalie et non de Clio"; il n'est donc pas question de lui faire de vains reproches "historiens", mais plutôt de se servir de son texte pour amener la réflexion...

Un mot encore sur le choix des mêmes acteurs pour jouer à la fois les quatre valets de pieds de Talleyrand et les quatre souverains (Napoléon, Louis XVIII, Charles X, et Louis-Philippe) que Talleyrand servira: il s'agit d'une de ces trouvailles dont Guitry seul était capable, et nullement gratuite; jeu de rôles qui fait des premiers les serviteurs du prince, et du prince le serviteur des seconds; personnages aux deux bouts de l'échelle sociale, double identité, nouvelle image de cette gémellité -vraie ou feinte- qui obsède littéralement Guitry dans ses créations d'après-guerre (notamment dans "La Vie d'un honnête homme" et "Les Trois font la paire").

Je m'arrête, mais un commentaire complet sur ce film, tant au niveau théâtral, cinématographique qu'historique, ferait un livre... d'autant plus que les références autobiographiques sont évidentes.
Après qu'on lui ait lu l'hommage qu'a fait de lui Lord Holland à la Chambre des Lords, Talleyrand-Guitry -et c'est ici plus encore qu'ailleurs le moment d'accoupler leurs deux noms- dit : "La moitié de cela,par un Français, m'aurait suffi."
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(1) Il est à noter que cette image -qui fait image- serait venue à l'esprit du roi Frédéric-Guillaume de Prusse... mais comme on ne prête qu'aux riches.

(2)
-Vous vous croyez plus intelligent que moi?
-Ah! Oui - mais ne me comparez pas à vous, Sire, je vous en prie. Vous êtes un homme de génie. Que dis-je: un homme - un être fabuleux, comme on n'en vit jamais...
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le 7 décembre 2011
Well, where would we be - ou serait la France aujourd'hui? - without this man? Une vie de grande deviation, qu'il commenca pour lui-meme, et qui a la fin a ete trouve etre pour la France.
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