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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mystère et vertige, 22 juillet 2013
Par 
KANTATEN (Alpha du Centaure) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lassus : Hieremiae prophetae lamentationes (Lamentations du prophète Jérémie) (CD)
En composant cette oeuvre originale et remarquable par bien des aspects, Roland de Lassus ne s'est pas exonéré également de considérations théologiques.
En effet, les "Lamentations de Jérémie" sont tirées de l'Ancien Testament et appartiennent au domaine de l'humain ancien soumis à la Loi.
Or cette composition s'articule en une double trinité:
- celle su jeudi,vendredi et samedi Saints débouchant sur l'émergence par la Pâques du nouvel humain Chrétien irrigué par la Foi tel que décrit, en tous cas, par les premiers auteurs du Nouveau Testament
- celle, indicible, de l'évocation du Père, du Fils et du Saint-Esprit ("Paraclet" en Grec dans le texte soit "celui qui intercède")
Vous avez bien compris, de toute évidence, que ce commentaire ne doit pas être pris pour un cours de catéchisme ou du prosélytisme ! Des faits c'est tout.
Pour autant cette composition gorgée de symbolisme, par sa construction, son sens profond de la spiritualité, dans son sens large, dépasse les limites un peu étriquées de la "religion" pour avancer vers un univers sans fin, celui d'une Foi choisie.
De ce fait elle nous touche aux lieux les plus secrets de nous même. Et peu importe que nous soyons croyants, agnostiques ou athées.
Elle est comme une colonne d'un cristal inconnu enracinée en terre et s'élevant vers l'infini avec grâce . Rares sont les constructions musicales qui expriment ainsi un au-delà du langage aussi fort. Est ce une oeuvre mystique? Non, a mon sens c'est encore plus fort que cela par la primauté de sa dimension humaine.
Son austérité stylistique là rend ainsi intemporelle et universelle.
Lassus est ici au sommet de son art en créant une étrange et prenante abstraction paradoxalement pleine de vie, d'humanité, de spiritualité et d'espoir.
Les lignes vocales ciselées s'entrelacent dans une pureté qui nous laisse sans voix, mais avec l'idée d'une autre voie.
Philippe Herreweghe, qui apparait ici à son meilleurs, expliquent parfaitement l'esprit de cette superbe captation: "A l'opposé donc de certaines lectures glacées, ou vainement exaltées, nous sommes partis du texte, à la recherche de ce manièrisme* qui rend au monde tout son mystère et à la raison tout son vertige"
Un merveilleux enregistrement indispensable
Un intense moment de Paix et de Sérénité
Bonne écoute

* Au sens du savoir, savoir faire et savoir être.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UNE MUSIQUE CLE DANS L'HISTOIRE DE L'OFFICE DES TENEBRES A UN MOMENT CLE DANS L'HISTOIRE DE LA MUSIQUE, 14 juin 2013
Par 
Gérard BEGNI (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lassus : Hieremiae prophetae lamentationes (Lamentations du prophète Jérémie) (CD)
POURQUOI J'ESTIME FORT UTILE UNE PRESENTATION HISTORIQUE

On peut certes apprécier le présent enregistrement et celui de bien d'autres musiques du même type d'une oreille neuve et innocente, sans les présents commentaires. En revanche, il est difficile d'aller un peu plus loin en recherchant leur (riche) sens profond sans quelques connaissances relativement précises.

Contrairement à d'autres musiques, effleurer le sujet est ici plus frustrant que gratifiant : il faut « se jeter l'eau », d'autant que l'association entre musique est rituel est non seulement étroite, mais génère le sens de l'ensemble dans le contexte du rituel auquel il appartient. Il me semble donc utile de situer d'une part la place éminente et très spécifique de l'Office des Ténèbres - et des leçons des Ténèbres qui en font partie

PREAMBULE : la LITURGIE des HEURES de SAINT BENOIT (VI° Siècle)

La question des leçons des Ténèbres est passablement compliquée. Sa compréhension passe par celle des principes de la liturgie monastique «des heures», telle que fixée au VI° Siècle par Saint Benoît. Les Offices des Ténèbres en constituent une variante liée à leur nature même et accessoirement à des pratiques sociétales bien postérieures.

La liturgie monastique des heures permet de lire ou cantiller les 150 psaumes et cantiques des Testaments aux moments fixés par les canons.

L'office canonique comprend huit heures divisant la journée de manière fixe. Elles sont réparties symétriquement par rapport à la Messe. Avant celle-ci ont lieu matines, laudes, prime, tierce ; après celle-ci ont le lieu sexte, none, vêpres, complies.

De prime à none (« Petites Heures »), le Service inclut un hymne, deux ou trois psaumes avec antienne et un bref répons avec verset.

La liturgie a été rigoureusement figée par le Concile de Trente (rite tridentin), au milieu du XVI° Siècle.

BREVE DEFINITION de l'OFFICE des TENEBRES et de son RITUEL

L'Office « des Ténèbres » est le nom donné aux Matines et aux Laudes des trois derniers jours de la Semaine Sainte, célébrant la Passion et la Résurrection de Jésus-Christ.

Ils portent ce nom car ils sont célébrés très tôt le matin dans une obscurité quasi totale. De plus, leur rituel se fonde sur une disparition progressive de la lumière puis sa réapparition.

Près de l'autel est placé un grand chandelier triangulaire sur lequel sont disposés 15 cierges représentant les onze Apôtres fidèles, les trois Saintes Femmes et le Christ au sommet du chandelier. A la fin de chaque psaume, on éteint un cierge. Le dernier cierge demeure allumé jusque vers la fin, symbolisant la lumière du Christ au milieu des ténèbres qui se sont peu à peu épaissies. A un moment, ce cierge est caché: c'est la figuration de la sépulture de Jésus. Puis, sa lumière réapparaît, figurant la Résurrection et annonçant son triomphe sur la mort. C'est le moment où, en fin de matines, le jour commence à apparaître. Lumières divine et terrestre sont en phase.

Cet office se composait des Lamentations de Jérémie chantées, de commentaires de Saint Augustin sur les psaumes et des Epitres de Saint Paul aux Corinthiens.

Les Leçons des Ténèbres font entièrement partie des Matines. Leur dépouillement s'exprime de manière visible par la suppression de certaines parties de la liturgie.

Elles se composent de trois psaumes avec antiennes, un verset et trois lectures, suivies chacune d'un répons. Ces psaumes sont fondés sur les Lamentations du prophète Jérémie sur la destruction de Jérusalem par Nabuchodonosor en 597 avent J.C. (de fait probablement l'oeuvre de plusieurs auteurs différents) suivi de leur exil à Babylone. Ce sont les parties les plus marquantes de l'Office, que l'on désigne sous le terme de « Leçons ».

L'ensemble débute selon les cas par la mélodie grégorienne «Incipit lamentatio Jeremiae Prophetae», «De lamentationes Jeremiae Prophetae » ou « Incipit oratio Jeremiae prophetae ». Chaque verset est introduit par une vocalise sur les lettres hébraïques rituelles, sorte de numérotation utilisée en début des différentes Lamentations, seul vestige de leur version initiale. Leur cantillation est un moment privilégié de la musique des leçons des Ténèbres, car de fait elles sonrt extérieures à la partie sacrée du texte.

Chaque Leçon s'achève sur l'incantation «Jerusalem, convertere ad Dominum Deum tuum» du prophète Osée. Les formules musicales traditionnelles, très austères, relèvent de la psalmodie. Longtemps, l'Eglise (Jean XXII notamment) s'est violemment opposée à l'introduction de la polyphonie, jusqu'au pape en Avignon Clément VI au milieu du XIV° Siècle, homme de grade culture et ami des arts, qui adopta la position opposée. Les leçons de Lassus se situent en fin de Renaissance. L'acceptation de la polyphonie dans la musique religieuse était achevée, en dépit de la persistance d'éminents tenants des anciennes pratiques, affirmant que la polyphonie détournait l'attention des fidèles du sens sacré des textes chantés.

Il convient de noter que plus tard les « Leçons » en France baroque deviendront partie intégrante sinon essentielle de la politique gallicane de Louis XIV, intégrant la musique religieuse dans la pompe du Royaume, et poseront aux compositeurs un défi redoutable. Ils ne pouvaient que produire le chef d'aeuvre sublime empreint de spiritualité et tirant parti du goût français le plus délicat (Couperin, Charpentier, Lambert) ou tomber dans l'oubli

Bien plus tard, des musiciens du milieu du XX° Siècle renoueront avec la tradition. Les deux plus importants sont Krenek et Stravinski, qui utiliseront tous deux un langage sériel loin de tout néo académisme et traduisant leur exigeante personnalité (je me permets d'ouvrir ici une parenthèse, déclarant haut et fort que la plupart des oeuvres « sérielles » de Stravinski, surtout celle d'inspiration religieuse, sont de hauts chefs d'aeuvres victimes de jugements aussi iniques que stupides).

LES OFFICES DES TENEBRES DE LASSUS : BREF CONTEXTE HISTORIQUE et THEOLOGIQUE

A la Renaissance, les Offices des Ténèbres commencent à attirer de plus en plus l'attention des chrétiens. Les idéaux nouveaux induisent une sensibilité particulière à l'intense émotion humaine qui se dégage des Lamentations

C'est également l'époque où Luther entre en révolte contre l'Eglise et la papauté. Ceci le conduit à l'excommunication en 1521. Il pose les principes de la réforme protestante, essentielle pour la musique baroque en pays réformées.
Initialement, la réunion du Concile de Trente avait été demandée par Luther lui-même en 1518 afin d'arbitrer son conflit avec la papauté. Mais le point de rupture était dépassé.

Historiquement, le Concile a donc essentiellement été celui de la Contre-réforme. En complément de ce travail purement dogmatique, il a défini et donné son nom au rite «tridentin» employé dans l'Église catholique jusqu'à la réforme liturgique entreprise par le pape Paul VI à la fin des années 1960 (qui, en dépit d'affirmations sommaires, rendront à ces Offices une grande partie de leur sens). Ce rite précise notamment la liturgie des Heures (dont les Offices des Ténèbres sont une déclinaison particulière). De fait, les réformes tridentines touchent peu leur rite mais précisent sa formalisation.

LES OFFICES DES TENEBRES DE LASSUS: LA MUSIQUE

C'est donc sur ce rituel alors nouvellement codifié que s'appuie Lassus, compositeur de la catholique cour de Bavière, représentant majeur sinon unique de la dernière période de l'école «franco-flamande» (en en compte traditionnellement cinq), école qui a été le flambeau de la musique occidentale pendant près de deux siècles Elle a initialement tiré parti musicalement des réformes d'Ockeghem et politiquement du rôle pivot de la cour de Bourgogne.

Naturellement, durant ces deux siècles, cette école a interagi avec diverses écoles locales, comme les auteurs de chansons polyphoniques françaises ou le renouveau qu'un des leurs, Willaert, avait fait fleurir à la cathédrale Saint Marc de Venise, et qui avait débouché, à la fin du XVI° Siècle, aux sommets de la musique polychorale des Gabrieli. Lassus, à l'instar des Janequin, Sermisy ou Costeley, a écrit de belles chansons polyphoniques dans le style français ; entretenant des relations personnelles avec Andrea Gabrieli, il a écrit au moins trois messes d'un style polychoral achevé. Surtout, il saura intégrer parfaitement le chromatisme au sein du langage polyphonique de son époque. Mais en 1585 ces temps sont passés pour lui. Son état dépressif ne lui enlève rien de son prodigieux métier mais le porte vers un style très décanté, où l'émotion à nu n'en est que plus prenante. Ses Leçons des Ténèbres sont les dernières à être écrites en style polyphonique, et en représentent l'apogée. De plus elles forment un cycle complet de trois leçons pour les trois jours du « triduum sacrum ». Elles ne sont ni lacunaires comme chez Tallis ou plus tard Couperin, ne posent pas de problèmes de datation et regroupement complexes comme celles de Delalande.

Elles ont été écrites pour le Monastère de Benediktbeuren en 1585, dans une claire écriture à 5 voix qui sait s'alléger ou se densifier en fonction du contexte, et ne recourir qu'aux « madrigalismes » qu'avec pertinence et sobriété. La rhétorique du texte semble l'illuminer de l'intérieur et ne se révéler pleinement qu'à travers la musique. Même la traditionnelle liberté laissée aux compositeurs dans la mise en musique de l'alphabet hébreu - en soi non liturgique - n'est exploitée qu'avec la plus extrême modération. C'est comme une eau translucide et immaculée issue d'un glacier d'altitude dont nous ne nous lassons pas d'admirer la transparence coulant au gré des rochers altiers qui balisent son flux.
Si le langage est bien de son époque - celui des Victoria, Palestrina, il a un « je-ne-sais-quoi » de personnel qui fait que cette aeuvre ne peut être que le la maturité de Lassus, et de personne d'autre, le point culminant d'une chaîne faites de hauts sommets tendus vers la lumière des cieux.

Schoenberg disait de Webern qu'il condensait « tout un roman en un soupir ». Ici, Lassus sait faire entrevoir le plus grand mystère de la Foi chrétienne à travers quelques lignes de contrepoint aéré. Comme tant d'autres grands compositeurs à venir (Schütz, Bach, Pachelbel, Beethoven, Liszt, Fauré, Falla, Webern,...) l'âge lui apportera ce don merveilleux de la transparence dans l'art le plus chargé de science.

L'INTERPRETATION

Il peut sembler superflu de dire que Herreweghe nous livre ici, avec "l'ensemble vocal européen", une version techniquement irréprochable. Que dire de plus ?

Le choix d'un petit chaeur me semble idéal. La transparence de cette musique et son sens métaphysique (la croyance au Christ mort et ressuscité préfigurant la Résurrection des morts) peut sembler une foi intensément individuelle et incommunicable, un moment unique dans le cheminement intérieur d'un croyant. Pourtant, la prière monacale est collective. Le petit chaeur synthétise symboliquement cette prière individuelle et collective, et permet de conserver la lisibilité, la transparence et l'intimité d'une musique à laquelle un chaeur plus important, quelle soit sa qualité, donnerait un caractère autre.

Herreweghe - auteur de la plaquette du CD - écrit dans sa conclusion : « A l' opposé de certaines lectures glacées, ou vainement exaltées, nous sommes partis du texte, à la recherche de ce maniérisme (mot ici non péjoratif, évidemment) qui rend au monde tout son mystère et à la raison tout son vertige ».

Que vous soyez un ardent chrétien, un croyant d'une autre religion, ou un athée endurci, vous écouterez certes cette musique différemment. Mais vous y reconnaîtrez le haut (mais non altier) chef d'aeuvre de haute tenue spirituelle et métaphysique. Il ne vous sera pas difficile de vous transporter par l'imagination sous les voûtes d'une abbaye, avant l'aube, au milieu de ces religieux musiciens engagés du plus profond de leur âme et pour lesquels ces trois jours ont une signification empreinte de mystère mais réelle, douloureuse et fondatrice.

Il me semble qu'aucun amateur de musique "classique" occidentale ne peut ignorer les chefs d'oeuvre de l'école franco-flamande, son épine dorsale pendant près de deux siècles. Avec le "Miserere" de Josquin, ces leçons des Ténèbres, les 3Psaumes de Pénitence" et les "Lagrime di San Pietro" du vieux Lassus qui en sont comme le point final sont à mon humble avis ce qu'il convient d'en connaître en priorité, en s'efforçant d'entrer - par dela nos convictions personnelles - dans la spiritualité de cette musique.

L'excellent coffret de huit disques Chefs-d'oeuvre franco-flamands (Coffret 8 CD) me paraît une acquisition à prix abordable (environ 20€ en juin 2013) rendant intelligemment justice à ces deux siècles de musique (il contient notamment l'intégrale des "Psaumes de pénitence" de Lassus).
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La beauté à l'état pur !, 22 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lassus : Hieremiae prophetae lamentationes (Lamentations du prophète Jérémie) (CD)
Tout à fait d'accord avec le commentaire précédent.
J'irais même jusqu'à dire que ce CD constitue un excellent support pour ceux qui veulent découvrir la musique de la Renaissance ou se réconcilier avec elle. Là, émotionnellement, il se passe vraiment quelque chose.
Ecoute active garantie d'un bout à l'autre de l'oeuvre tant celle-ci est sublime et magnifiquement interprétée.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La cité tant peuplée est faicte comme veuve, 15 mai 2014
Par 
Luc REYNAERT (Beernem, Belgium) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lassus : Hieremiae prophetae lamentationes (Lamentations du prophète Jérémie) (CD)
Les textes de ces lamentations sont bien connus; mais, ils ne sont certainement pas ‘beaux’. Des poèmes sur la guerre et ses destructions, aussi remarquables qu’ils soient, ne peuvent en aucun cas être beaux.

Texte
Les lamentations constituent une élégie sur la destruction du Temple de Jérusalem par les Chaldéens et sur la Captivité Babylonienne : Jérusalem est devenue comme une veuve. Tous ses amis la méprisent et sont devenus ses ennemis. Notre héritage et nos maisons sont passés dans les mains d’étrangers. Nous sommes devenus des orphelins.
Pourquoi? Jérusalem a gravement péché. Tes prophètes ont preché des choses fausses et vaines; ils n'ont pas vu ton iniquité.
La solution : ‘O Jérusalem, tourne-toi vers le Seigneur ton Dieu.’
Philippe Herreweghe note dans son excellente introduction que ‘ces textes sont aujourd’hui si loin de notre culture et de notre vécu.’ Mais le sont-ils? Ne voyons-nous pas encore et toujours des guerres et des destructions tout le temps autour de nous?

Musique
Philippe Herreweghe remarque aussi que ‘il faut s’imaginer ces Lamentations résonnant sous les voûtes d'une abbaye, avant l'aube, chantées par des musiciens pour lesquels (elles) avaient une signification réelle et douloureuse.’ Sa lecture de cette musique n’est pas glacée ou exaltée. Il est parti du texte, ‘à la recherche de ce maniérisme qui rend au monde tout son mystère et à la raison tout son vertige.’
La musique de Lassus brille par l’enchantement de ses ondes sonores polyphoniques générées par les performances sublimes des voix, par la pureté de ses mélodies, par ses imitations, ses crescendos et ses decrescendos subtils; en un mot, par sa magie.

Un must pour tous les amoureux de la musique polyphonique et des compositions de Lassus.
Traduction des textes en quatre langues. Celle en français date de 1563.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du Lassus comme on l'aime, 20 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lassus : Hieremiae prophetae lamentationes (Lamentations du prophète Jérémie) (CD)
Superbe interprétation de Philippe Herreweghe avec son ensemble : les lamentations coulent de source sans jamais ni fatiguer ni heurter, de toute beauté pour qui aime ce genre d'oeuvres.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 semaine sainte, 5 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lassus : Hieremiae prophetae lamentationes (Lamentations du prophète Jérémie) (CD)
très apaisant, et recueillant. Le livret explique très bien que cela est chanté les jours de la semaine Sainte. Merci
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