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500 PREMIERS RÉVISEURSle 24 octobre 2011
La vision récente de ce film me confirme avec éclat qu'il ne faut jamais regretter de découvrir aujourd'hui seulement ce que l'on aurait pu découvrir hier ou avant-hier car il en va des heureuses découvertes comme des heureuses rencontres, elles attendent leur heure et contiennent le beau fruit de leur tardiveté.
Ce film magnifique avait échappé à ma cinéphilie classique mais il y est maintenant entré et logé.
Après l'émotion suscitée par la découverte d'un film magnifique, suit la réflexion qu'il inspire et qui tient pour moi dans ces mots : le génie de l'ambivalence.
Avec une rigueur et une maestria époustouflantes, William Wyler donne à chacun des trois protagonistes le visage de l'ambivalence.
Le père, Austin Sloper, est écrasant et odieux, ses mots massacrants sont à couper le souffle quand il jette sur sa fille Catherine l'eau glacée de son mépris, mais il y a autre chose chez cet homme inconsolable de la perte de l'épouse qui lui a donné une fille coupable de ne pas ressembler à la mère disparue.
Il y a aussi la fragilité de l'inconsolable sous l'airain du masque, il y a aussi un amour paternel frustré et perverti par l'impossible deuil de l'introuvable ressemblance, mais un amour quand même.
Très habilement, le metteur en scène ne nous donne à percevoir cet amour que dans des messages allusifs du récit, jamais dans le dialogue explicite entre le père et la fille, il nous le donne à percevoir quand la servante dit à Catherine que son père réclame sa présence sur son lit de mort, puis quand Catherine dit à Morris que son père ne l'a pas déshéritée.
Chez Catherine Sloper, l'ambivalence est une définition.
Jeune fille terne, gauche, naïve, douce, paralysée par son désir éperdu mais impuissant de plaire et d'être aimée, elle se métamorphose en un monstre de dureté assassine quand son père lui inflige la blessure irréparable des mots qui disent le non amour, et quand Morris lui inflige la blessure inexpiable de la trahison.
Ambivalence non manichéenne : la dureté était tapie dans la douceur, la douceur est bâillonnée par la dureté.
Seule la souffrance est dénuée d'ambivalence dans ce personnage car Catherine souffre du début à la fin, dans la douceur et dans la dureté.
Sa souffrance du début suscite l'empathie, celle de la fin l'effroi.
Un effroi non exempt de pitié : en punissant ses bourreaux, Catherine se condamne elle-même à posséder son héritage pour seule richesse et on comprend qu'elle se consumera dans la misère d'une vie désolée ; saisissante est l'image de Catherine, faussement sourde aux appels de Morris Townsend, gravissant l'escalier d'une demeure vertigineusement vide.
Morris Townsend : un coureur de dot cynique et cupide exclusivement ?
Non, me semble-t-il, l'ambivalence caractérise tout autant son personnage.
Peut-être est-ce seulement à la fin de l'histoire que cette ambivalence est manifeste mais elle s'impose.
Moins dubitative qu'un autre commentateur, je pense que Morris a fini par aimer sincèrement Catherine même s'il a commencé par feindre de l'aimer.
À moins que l'ambivalence de Morris soit issue du seul génie d'acteur de Montgomery Clift ?
Oui, il faut parler des acteurs qui contribuent à faire de ce film un chef d'œuvre.
Ralph Richardson "est" Austin Sloper.
Olivia de Havilland nous fait oublier la Mélanie Wilkes au cœur pur et désarmé d'Autant en emporte le vent, dont l'image est pour toujours attachée à son nom, comme celle de Scarlett O'Hara l'est pour toujours au nom de Vivien Leigh.
Alors âgée de trente-trois ans, elle n'a pas l'âge du rôle mais je ne pense pas que là soit l'explication de son impressionnante composition physique de Catherine.
Sans doute les maquilleurs y sont-ils pour quelque chose mais son talent aussi, on la voit vieillie et enlaidie par la dureté du rejet vengeur, on voit la disgrâce altérer et crisper son visage harmonieux.
Montgomery Clift enfin.
Beauté bouleversante, interprétation magnifique.
Sa beauté est bouleversante parce que la perfection de ses traits et l'intensité de son regard sont irradiées par une sensibilité et une intériorité qui prennent à la gorge.
Comme si le metteur en scène voulait nous asséner le choc d'une beauté impensable, il commence par nous montrer l'acteur de dos, au moment de la rencontre du bal, et, de fait, quand Montgomery Clift tourne son visage vers la caméra, c'est le choc.
Mais il y aurait peu à dire sur cet acteur s'il avait pour seul don une beauté impensable.
Son jeu est d'une intelligence, d'une maîtrise et d'une subtilité qui laissent pantois.
C'est peut-être son humanité propre qu'il veut insuffler au personnage qu'il incarne.
C'est peut-être sa propre beauté d'âme qui le pousse à tisser pour Morris Townsend le costume fin de l'ambivalence plutôt que celui grossièrement cousu d'un minable et vil coureur de dot.
Faute de pouvoir le vérifier, je parierai que Montgomery Clift a préféré l'ambivalence à l'univocité.
Et je dis que sa composition signe ce qui résume à mes yeux ce film parfait : le génie de l'ambivalence.
33 commentaires|20 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 octobre 2013
Par quoi commencer ?, la qualité photographique, le soin apporté aux décors et aux costumes, le thème du film qui pourrait se résumer en cette phrase " la vengeance est un plat qui se mange froid " mais qui me parait bien banale à côté de ce film que je viens de découvrir et dont je suis encore sous le charme ,Olivia de Havilland y est merveilleuse , quelle grande actrice !, elle passe de cette attitude timide et maladroite, à ce comportement de femme dominante , on ne la reconnait plus mais on comprend bien pourquoi ce changement .
Montgomery Clift , un de mes acteurs préféré depuis toujours, beau comme ça n'est pas permis mais au delà de ça un grand acteur même si je considère que ça n'est pas là son meilleur rôle, je l'ai préféré dans " Une place au soleil ", tourné 2 ans plus tard et dans " La loi du silence " en 1953 , mais il est à la hauteur du talent de sa partenaire, couple improbable mais qui fonctionne à merveille, un grand classique du cinéma que je vous recommande fortement .
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"The Heiress" (1949) est tout simplement magnifique. Emouvant, voire bouleversant, je trouve ce film d'une subtilité rare.
Là où certains verront une lenteur insupportable, je vois un rythme posé et doux, d'une intelligence raffinée qui confère à ce DVD sa plus grande force.
Je le comparerais aisément à une pierre précieuse, taillée et façonnée avec talent et savoir-faire. Un joyau à facettes, tant l'interprétation d'Olivia De Haviland force le respect: cette grande dame du cinéma, âgée aujourd'hui, de 97 ans, est extrêmement convaincante dans les 3 phases que traverse son personnage, cette plus très jeune femme, privée d'amour. Et, que dire de Montgomery Cliff, parfait en menteur, tricheur, trompeur au sourire angélique et au visage parfait? Lui aussi nous offre une interprétation magnifique.
C'est vivement que je vous recommande de visionner cette terrible histoire qui traite, entre autres, de la difficulté de certains êtres à communiquer et à se comprendre pour mieux vivre ensemble, s'accepter et, enfin, s'aimer. Intervient aussi le faux amour, celui qui singe, qui imite, qui se moque et dénature le véritable amour, ce lien plus fort que tout. Vous en ressortirez bouleversés de voir à quel point on est parfois prisonniers des conventions étriquées et des carcans de la bienséance. Excellente séance à tous et toutes.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 17 septembre 2009
Pendant toute sa carrière, William Wyler aligna les chef d'oeuvres et les films majeurs. Cette adaptation du roman de Henry James figure parmi les meilleurs films de sa carrière. Une direction d'acteurs irréprochable, une mise en scène jouant sur les lignes verticales, le huis clos et le sentiment d'enfermement, des personnages qui laissent place à l'interprétation et à l'ambiguité, des décors étouffants...Superbe de la première seconde et à la dernière seconde. En bonus, une interview intéressante de Viviani.
11 commentaire|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
"The Heiress", William Wyler, 1949, NB.

Une jeune fille, Catherine (Olivia de Havilland), que son père méprise intérieurement pour l'avoir trop comparée au souvenir idéalisé de sa femme, découvre que le jeune homme (Montgomery Clift) qui l'a courtise, la désire autant pour son argent que pour elle-même. Elle va se venger de ces deux hommes, qui ont prétendu l'aimer, en ignorant le premier, ne le regardant plus que par l'entremise d'un miroir, ne lui parlant presque plus, le laissant mourir seul, et en redonnant espoir au second pour mieux le décevoir définitivement ensuite. Mais l'homme, ce type d'homme, plus préparé aux aléas de l'existence devrait retomber sur ses pattes, tandis que le petit être tout limpide qu'était Catherine est dans l'instant envahi par l'ombre, précipité dans la nuit, et pour toujours.

Olivia de Havilland qu'on n'avait vue jusque là qu'en fille de général ou princesse moyenâgeuse, compose admirablement son double personnage, d'abord naïve, sentimentale et bêbête, ensuite lucide, dure, impitoyable. Mais une âme peut-elle se retourner ainsi, comme un gant ? Ne peut-on que haïr pour avoir trop aimé ? Je crois toujours que l'être humain est plus lâche, ou plus souple, plus aisé à tromper, et à se tromper lui-même. Sans doute Catherine est-elle trop simple, trop ignorante de la vie pour pouvoir connaître et céder à ces lâchetés que je crois inévitables...

Toujours est-il qu'à la fin, Catherine est victorieuse, victorieuse autant d'elle-même que de Morris - et le dernier plan du film nous la montre montant l'escalier vers sa chambre comme on monte vers un trône, alors que quelques mois auparavant, elle l'avait monté comme on monte au calvaire; oui, elle est victorieuse, mais que valent les lendemains de tels triomphes ? Il n'y a plus d'ennemi, il est abattu, plus de vengeance à méditer, elle est accomplie. Quel désert devant soi ! On peut vivre longtemps, toute une vie peut-être, du souvenir d'un bonheur perdu, le peut-on au souvenir d'une haine assouvie ?

Une histoire obsédante, une réalisation exemplaire, en tous points un incomparable chef-d'oeuvre.
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le 9 mai 2011
Le décor : une somptueuse demeure à Washington Square.
Les personnages : - une jeune fille riche à faire rêver mais timide à en mourir,
- un père hautain qui la méprise et ne le cache pas, tout cela
parce que sa femme est morte en lui donnant la vie (Ralph
Richardson)
- une mère par conséquent omniprésente (bien que disparue),
parce qu'idéalisée à l'excès et à avec laquelle la pauvre
Catherine (Olivia de Havilland) ne saurait rivaliser ;
- enfin un séducteur, Morris Townsend, coureur de dots sans
scrupules, beau comme il n'est pas permis (Montgomery
Clift, irrésistible en costume d'époque)
Le drame va povoir se jouer : le séducteur saura se faire aimer comme peu
d'hommes l'auront été, le père s'opposera violemment à cette relation puis, la jeune fille persistant envers et contre tout, déclenchera une scène odieuse au cours de laquelle il lui enfin comprendre clairement qu'il ne l'a jamais aimée, qu'elle n'a rien pour elle, hormis son argent.
Ouvrant enfin les yeux sur cette indignité, elle décide de fuir avec l'homme
qu'elle aime. Hélas, quand celui-ci comprendra que le père intransigeant risque
de la déshériter, il l'abandonnera sans un mot d'explication.
C'est alors qu'on assiste à une totale métamorphose de Catherine qui se transforme en Némésis dure et crelle et saura se venger sans pitié ni regrets
des deux hommes qui ont gâché sa vie. Il est vrai, comme elle le dit, qu'elle a été à bonne école pour ce qui est de la cruauté !
Un film qui a tout pour lui : une histoire magnifique,des acteurs sublimes,
un climat de tragédie qui plane dès le début et vous envoûte, mais qu'on ne s'explique qu'à la fin, le tout bercé de la musique lancinante de "Plaisir d'amour"
A NE PAS MANQUER !!!
Cosette Sablong
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le 28 mai 2016
Excellent film, même si les situations ont forcément vieilli. Olivia de Havilland y est extraordinaire, d'un jeune fille timide et introvertie à une mégère spectaculaire qui lui fit obtenir un oscar et un golden globe.
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le 16 février 2016
rôle peu connu de Olivia de Haviland dupe de son Amour mais qui sera finalement trés dure devant la vénalité de Montgomery clift
du Grand Wyler .
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le 5 octobre 2015
Reste comme t'es !On t'aime comme ça Olivia ! Quant au bellâtre, appelle Don Corleone, il t'aidera...Fais le Cosa Nostra 666-666...
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le 31 juillet 2015
Le DVD est arrivé avant la date prévue ce qui est toujours très plaisant.

Quant au film en lui-même, je dirais que pour une pléiade d'acteurs aussi talentueux, ce film est d'un ennui "effarant" : il faut attendre plus d'une heure pour que Olivia de Havilland commence à "ouvrir les yeux" alors que tout est prévisible, aucun suspense, aucun effet de surprise, c'est un film très académique, je m'attendais à beaucoup mieux car j'adore les films "anciens"!!! Pour couronner le tout il est très important de mentionner à tous ceux qui n'aiment pas les films en langue originale que celui-ci est en version anglaise et sous-titré directement en français...
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