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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 13 décembre 2009
Eddie C. Campbell débarque à Chicago en 1945, à l'âge de 6 ans, et rencontre un des amis de sa mère, un dénommé Muddy Waters. Y'a pire pour débuter dans le métier ! C'est ainsi qu'au cours des années 50, le jeune Eddie qui entre temps à appris la guitare, se forge une petite réputation de sideman aux côté de Howlin' Wolf, Little Walter, Jimmy Reed, BB King, et même James Brown. Son premier album solo, KING OF THE JUNGLE (1977, et chroniqué par Rockin' jl, désolé le lien ne fonctionne pas !) est un succès. Dans les années 80, Eddie Campbell s'exile en Europe, enregistrant là bas, puis revient chez lui, en 1992. Plusieurs albums suivront encore, jusqu'à ce dernier TEAR THIS WORLD UP.

Après un premier titre boogie dans la veine d'un John Lee Hooker, et d'un shuffle trépidant et rigolo (on l'attend ronfler, et imiter une voix de femme dire « Eddie, I'm ready »), Eddie C. Campbell reprend « Easy baby » écrit par son ami Magic Sam, dont il rend hommage dans l'introduction de la chanson. Il y aura d'autres hommages à ses pairs dans l'acoustique «Bluesman » où Campbell égrène les noms de ceux avec qui il a partagé la scène, chantant ses paroles : I'm played with everyone, from A to Z, when you hear me playing, you know they did played with me ».

Quatorze titres (sans doute deux ou trois de trop) sur cet album, qui est meilleur au fur et à mesure qu'il tourne sur la platine. Une petite section de cuivre intervient discrètement sur « Care » ou sur l'instrumental « It's so easy », agrémenté d'un chorus de B3, peinard, swinguant, à la cool. Marty Binder assure à la batterie le shuffle classique de Chicago, imperturbable, sobre, Mojo Mark Cihlar intervient à l'harmonica, la basse et le piano, présents, mais discrets, sont dédiés à la rythmique. Le son de la guitare de Campbell rappelle les années 60, très roots, ronde, moelleuse, avec effet de reverb' comme dans le second instrumental « All nite » rythmé par des « all nite baby ! » réguliers. Pas de chorus endiablés, pas de rupture de tempo, ou autres effets, mais le respect de la tradition, une approche janséniste du Chicago Blues le plus pur, doublée d'une jovialité dans les titres rapides. Un disque avec un son actuel, mais une recette d'autrefois. Et puis la surprise, c'est la cover du standard, du classique (on appelle ça un « saucisson » !) l'inusable « Summertime » de Gerswhin, que Campbell commence par un riff hispanisant. Il nous en livre une version somptueuse, swinguante, bluezy. La voix est chaude, parfois grave, impeccablement posée, juste.

J'ai eu la chance de voir le bonhomme sur scène, jouant plusieurs titres de ce CD. Un type épatant, amusant, qui a plein d'anecdotes en tête, jovial, et un guitariste avec un vrai style, à l'ancienne, sans esbroufe. Ne vous fiez pas à la pochette ridicule, dont le concepteur mériterait d'être fusillé sans sommation et devant ses propres enfants. C'est un grand disque de blues que ce TEAR THIS WORLD UP, assurément, d'où émane mille parfums d'antan, de boogie, jump, rhythm'n'blues.
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