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4.0 étoiles sur 5 Deux oeuvres de jeunesse de Georges Enesco, bien interprétées, 5 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : String Octet/dixtuor For Winds (CD)
Georges (George) Enesco (Enescu) est né en 1881 à Liveni, Moldavie (Roumanie). Son père le présenta au compositeur Édouard Caudella (1841-1924), qui le fit entrer au Conservatoire de Iaçi, puis l'envoya de 1888 à 1894 à Vienne étudier avec des professeurs de renom, en particulier avec Robert Fuchs (1847-1927). Il s'établit à Paris en 1895, pour poursuivre ses études musicales au Conservatoire avec Jules Massenet (1842-1912), Gabriel Fauré (1845-1924) et André Gedalge (1856-1926). Il s'y lia notamment d'amitié avec Paul Dukas (1865-1935), Florent Schmitt (1870-1958), Jean Roger-Ducasse (1873-1954), Maurice Ravel (1875-1937), Pablo Casals (1876-1973), ainsi qu'avec Jacques Thibaud et Alfred Cortot. La Première Guerre mondiale le vit s'installer en Roumanie, mais, à partir de la fin du conflit, il partagea sa vie entre la France, où il acquit une villa à Meudon, la Roumanie où il avait rencontré la princesse Marie Cantacuzène qu'il finira par épouser, et bientôt le Nouveau Monde. La Seconde Guerre mondiale vit le retour d'Enesco dans son pays natal, où il s'immergea dans la vie musicale de la capitale roumaine, ardent défenseur de la musique contemporaine du pays. La paix revenue, Enesco se produisit comme chef ou violoniste à Moscou avec David Oïstrakh et Emil Guilels, à Bucarest avec Yehudi Menuhin, ou au piano au côté de Ernst Wallfisch. L'instauration du régime communiste en Roumanie le conduisit à s'exiler définitivement. Réfugié à Paris et bien qu'en butte à des difficulté de santé, il resta toujours très actif sans se départir ni d'humour, ni d'éloquence, ni d'humilité. Enesco s'étint au coeur de Paris en 1955 ; il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Le langage musical d'Enesco, foncièrement original, est inspiré avant tout par un folklore réinventé, tantôt nostalgique, tantôt dansant, de son pays natal, ce qui le rapproche de Béla Bartók (1881-1945), de Zoltan Kodály (1882-1967), de Leos Janácek (1854-1928) ou de Karol Szymanowski (1882-1937), mais les traditions françaises - Claude Debussy (1862-1918) ou Gabriel Fauré - et germaniques - Johannes Brahms (1833-1897) ou Richard Strauss (1864-1949) - y affleurent parfois aussi. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter son « Poème Roumain » (1898), deux « Rhapsodies roumaines » (1901-1902), deux Suites pour orchestre (1903-1915), cinq Symphonie (1905-1941), un cycle de « Sept chansons de Clément Marot » (1908), deux Quatuors à cordes (1915-1951), deux Quatuors avec piano (1918-1944), la Sonate pour violon et piano « dans le caractère populaire roumain » (1926), l'Opéra « Oedipe » (1923-1930), trois Sonates pour piano (1924-1934), la « Suite Villageoise » (1938), les « Impressions d'enfance » pour violon et piano (1940), le Quintette pour piano et cordes (1940), le poème symphonique « Vox Maris », ou bien encore sa Symphonie de chambre (1954) pour douze instruments solistes
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