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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique intégrale orchestrale Ravel, 4 juillet 2011
Par 
Henrard "ivan henrard" (france) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravel : Oeuvres pour orchestre (CD)
Voila découverte par hasard la plus belle intégrale orchestrale Ravel que je connaisse, à un prix défiant toute concurrence.
Cette intégrale à été enregistrée en 1974 par Jean Martinon, chef à l'élégance raffinée typiquement française, compositeur lui-même, ambassadeur de notre musique nationale après guerre.
Martinon a bénéficié ici d'une prise de son comme on n'en fait plus, superbe, d'une limpidité étonnante, précise, saisissant les nuances les plus infimes de l'orchestre.
L'orchestre de Paris fait montre d'un brio et d'une osmose avec son chef totalement évidente.
Le Boléro archi connu débute ce coffret de trois CD au livret malheureusement très mince.
L'ouverture de féérie est une jouissive page orchestrale brillante et malicieuse qui fait rutiller l'orchestre et émerveille nos oreilles; ce morceau aux charmes orientaux plonge son inspiration dans Rimsky Korsakov que Ravel adorait.
La rhapsodie espagnole dévoile ses pages ibériques d'une Espagne immobile, figée dans un passé et une chaleur écrasante, arborant ses rythmes inquiétants et cruels, la Malaguena déroule son chemin au son des cordes et des flûtes ennivrantes d'une direction implacable qui fait surgir brusquement les percussions de l'Espagne andalouse.
La fameuse valse de 1920 dépeint une Vienne d'abord impériale, avec des réminiscence d'une soirée chamarée d'un palais Habsbourg, et dégénère petit à petit vers d'inquiétants tourbillons de plus en plus noirs et fous, parabole hallucinée de la chute du viel Empire dans le chaos de la guerre. Martinon rend ici particulièrement bien cette transition qui sombre dans la folie euphorique.
La barque sur l'Océan est une véritable féérie debussyste qui nous laisse songer à un coucher de soleil sur la mer sorti tout droit d'un tableau de Monnet; Martinon et l'rchestre de Paris donnent des merveilles de grâce et en fermant les yeux la magie du clapotis des vagues vous atteint et votre fauteuil se met à vaciller au rythme des flots.
Le menuet antique est un hommage de Ravel à la tradition française des musiciens de l'Ancien régime qui magnifièrent les menuets, forlanes, courrantes, chaconnes et autres.
Cette tradition et cet amour de la danse et du rythme, Ravel, au contact des russes et de leurs ballets au début du XXème siècle va la sublimer dans son Daphnis et Chloé qui atteint ici des sommets; Seuls Monteux ou Munch ont pu fait aussi bien.
La danse encore dans le Tombeau de Couperin, en quatre parties, dédié à un ami mort au combat, dominé par le hautbois solo qui rapelle douloureusement le souvenir de l'être cher. Ces danses qui se succèdent sont aussi pour Ravel l'affirmation de la survie de l'esprit français à l'holocauste de la première guerre mondiale.
La pavane pour une infante défunte replonge dans cette Espagne envoûtante au travers d'un poignant tombeau ultra célèbre qui n'en finit pas de nous émouvoir. La mère de Ravel étant basque et Ravel ayant toujours affirmé avec fierté ces origines, on comprend mieux l'incroyable talent à dépeindre cette Espagne envoûtante qui est un peu de fil rouge de l'intégrale et qui étincèle de ses rythmes impétueux rythmés par les castagnettes.
Enfin les valses nobles et sentimentales, tournent le dos à l'impressionnisme et dérivent dans des brumes nostalgiques plutôt germanisantes.
Ces trois disques sont de véritables bijoux, une oeuvre de salut public, un hommage à la musique française, à un génie, Ravel, à une chef d'orchestre de grande classe, Martinon, enfin à la beauté en générale.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour célébrer le centenaire de la naissance de Ravel, Emi publia en 1975..., 22 septembre 2010
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravel : Oeuvres pour orchestre (CD)
...une série de cinq disques couvrant l'ensemble de sa production orchestrale et dont le présent coffret réédite l'essentiel : ne manquent que "Tzigane" (avec Itzhak Perlman) et les deux Concertos pour Piano (avec Aldo Ciccolini).
Presque un testament artistique pour Jean Martinon qui disparaîtra quelques mois après ces séances parisiennes.
S'y résume son style fait de clarté (écoutez les pizzicati au début de "Alborada del Gracioso"), d'intelligence et de panache. Quelles qualités conviendraient mieux aux pièces hispanisantes comme "Rapsodie espagnole" ? Dans "Bolero", sa baguette équilibre brio et séduction (l'intervention satinée des violons à 9'47-) et guide les solistes avec souplesse et lisibilité. Cela dans l'acoustique aérée et profonde de la salle Wagram, brillamment captée par les micros de Paul Vavasseur, permettant une ample spatialisation des mélanges instrumentaux.

Au-delà de l'habileté technique de ce chef qui fut l'assistant de Charles Munch dès 1944, on apprécie son évidente faculté d'animation pour les contes de "Ma mère l'Oye" et la flexibilité rythmique de "La Valse" qui sait ici rester un élégant hommage à la Vienne impériale.
Et ce charme piquant qui sied si bien au "Tombeau de Couperin" (la voix plaintive du hautboïste dans Le Menuet rendu très émouvant à force de langueur) et aux "Valses nobles et sentimentales".
La musique respire ici avec plus de naturel que dans l'anthologie gravée à Chicago sous la même baguette (RCA, 1964-68).
Dans la narration chorégraphique de "Daphnis et Chloé", le chef lyonnais égale les meilleures versions (Monteux, Ansermet, Munch) par son sens de la caractérisation des atmosphères, par la spontanéité de la pulsation suggestive.

Exposer toutes ces oeuvres avec tact, simplicité, vitalité sans trahir leur puissance d'envoûtement ni leur pouvoir poétique : voilà une réussite qui pour moi se place au sommet, auprès de l'intégrale londonienne de Claudio Abbado.
Signalons enfin qu'on aimerait retrouver en CD le "Tombeau de Couperin" que Martinon enregistra en 1949 avec le London Philharmonic pour Decca.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Acheté apeès un bon moment passé sur internet, 1 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravel : Oeuvres pour orchestre (CD)
Je trouve que cet enregistrement (plutôt ancienne, mais qui avait été très bien noté par de nombreux mélomanes) est superbe. La qualité du son est parfait et la manière de jouer des oeuvres que j'adore par l'orchestre de France es magnifique selon mon gout. 3 cds pour un prix modique; je suis comblée.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Genial, 23 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravel : Oeuvres pour orchestre (CD)
Passionné de Ravel j'avais acheté il y a bien longtemps le coffret vinyle
J'ai retrouvé avec délice cette sublime interprétation remasterisee qu'il est indispensable de posséder tant elle correspond à l'esprit de l'œuvre de Ravel telle que je la ressens
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5.0 étoiles sur 5 Tout parfait, 3 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravel : Oeuvres pour orchestre (CD)
très beau son , bien joué , et les morceaux qui suivent le boléro sont bien aussi ( je ne connaissais que le boléro de Maurice Ravel )
Le produit est aussi arrivé très rapidement , Merci
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