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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un retour inespéré, 16 décembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Last of the Independents (CD)
1994. Cela, fait maintenant 10 ans (depuis le formidable "Learning to crawl" en 1984) que les Pretenders n'ont plus sorti de bon album. Juste quelques excellents singles par-ci par-là (le poppy et irrésistible "Don't get me wrong", le joli "Hymn to her", le délicat "When will I see you"), mais c'est à peu près tout. Inutile de dire donc que, même parmi les fans hardcore, plus personne n'attend grand chose du groupe. Et on n'attend d'ailleurs d'autant moins quoi que ce soit que le monde du rock est, en 1994, en plein séisme avec d'un côté de l'Atlantique le grunge de Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden ou les Smashing Pumpkins, et de l'autre, la britpop de Blur, Pulp, Suede ou Oasis. En un mot comme en cent, en 1994, les Pretenders n'intéressent (quasiment) plus personne.

C'est donc par pure fidélité dévote que le fan enclenche le CD de "Last of the Independants" dans sa platine. Déjà pourtant, il avait dressé une oreille attentive en apprenant que Martin Chambers, le batteur originel des Pretenders viré en 86 par Chrissie Hynde, venait de réintégrer le groupe. Mais rien ne le préparait vraiment au choc qui allait suivre. Dès les premières mesures de "Hollywood Perfume", le morceau qui ouvre l'album, l'affaire est ainsi déjà quasiment entendue : quelques accords aériens, une grosse déboulade de batterie, une rythmique implacable, des guitares dans tous les sens, une mélodie accrocheuse, bon sang, pour la première fois depuis dix ans, les Pretenders... rockent ! Et rockent sacrément bien par-dessus le marché ! Fini le funk blanc de supermarché de "Get Close", finie la pop insipide de "Packed", les Pretenders, les vrais sont de retour. De retour avec un son infernal (ces guitares ! ces batteries !) et des chansons qui ne le sont pas beaucoup moins, rocks durs et secs (le psychédélique "Money Talk", l'infernal et quasi-rockabilly "Rebel rock me"), pop songs de rêve comme à la grande époque ("Night in my veins", "Revolution", "Love Colours"), ballades sublimes (le méga-tube "I'll stand by you", "977", "Every mother's son"), sans oublier un morceau de Dylan transformé en une irrésistible sucrerie à tirer des larmes d'un terroriste ("Forever young") et un véritable hymne ("I'm a mother") qui, malgré ses paroles, euh, contestables, s'impose assurément comme l'un des dix plus grands morceaux enregistrés par le groupe.

Mais à quoi devons-nous donc cet incroyable et inespéré retour en force du groupe ? Eh bien, en plus certainement de l'émulation créée par la formidable qualité du rock en mondial en 1994, à deux éléments principaux :

1/ Pour la première fois depuis 1984, les Pretenders sont redevenus un vrai groupe et non pas un regroupement hétéroclite de requins de studio venus accompagner Chrissie Hynde. Cela induit une vraie cohésion, une identité, un son. Et ce d'autant plus que les musiciens engagés par Chrissie sont véritablement des as : Martin Chambers a une frappe puissante et inimitable qui fait véritablement partie intégrante du son du groupe. Andy Hobson sait absolument tout jouer tout en restant discret comme un bassiste doit toujours l'être. Et puis surtout, Adam Seymour est un guitariste EXCEPTIONNEL qui, en plus d'avoir écouté son prédécesseur James Honeyman-Scott au point de s'en être approrié le style, fait preuve tout au long du disque d'une inventivité jamais prise en défaut.

2/ Consciente que son écriture se tarissait depuis des années, Chrissie Hynde a fait appel, pour l'épauler dans la composition des morceaux, à l'un des plus célèbres duos de faiseurs de tubes de la pop anglo-saxonne, Tom Kelly et Billy Steinberg, à qui l'on doit entre autres "Like a virgin" de Madonna, "True colors" de Cindy Lauper ou "Eternal Flame" des Bangles ! Le résultat, écoutable sur la moitié des titres de l'album, est étonnant : les deux compositeurs structurent et "poppisent", rendent plus accessibles les compos de Chrissie tandis que Chrissie balaie le côté bubblegum et parfois racoleur des deux compositeurs.

Récapitulons-nous donc : "Last of the Independants" est un très bon disque, très diversifié, bourré d'excellentes chansons jouées par un groupe formidable. Cela fait donc beaucoup de bonnes raisons d'acquérir ce CD qui, même s'il n'atteint pas tout à fait le niveau faramineux des trois premiers albums du groupe, n'en est malgré tout vraiment, vraiment pas loin...
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