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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Schubert / Karajan : Un combat de Titan (1), 23 décembre 2005
Par 
Julien Mosa "MosaJulien" (Saint-Jean Pied de Port, 64.) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : symphonies n°1, n°2, n°3, n°4, rosamunde (musique de ballet) (CD)
Franz Schubert, en bon enfant viennois du début du 19ème siècle, baigna très tôt dans la musique de Haydn, Mozart et Beethoven. Il put découvrir plus profondément certaines de leurs oeuvres en tenant le violon dans un quatuor à cordes composé de membres de sa famille, ainsi que dans un orchestre de séminaire qu'il fréquenta dès l'âge de onze ans. Trois ans plus tard, en 1811, il esquissa quelques mesures de ce qui allait devenir sa première symphonie, achevée deux années après, lorsqu'il se sentit assez mature pour aborder ce genre. Les mouvements extrêmes de cette première symphonie s'inspire de la symphonie n°3 en mi bémol majeur dite "Héroïque" op.55 de Beethoven, tandis que l'"andante" rend hommage à la symphonie n°38 en ré majeur dite "Prague" KV 504. Mais il s'agit bien d'une oeuvre personnelle, aux harmonies (déjà !!) typiquement schubertiennes. L'année suivante, 1814, fut celle de sa seconde symphonie (créée en mars 1815), celle-ci également avec des échos de Beethoven (le premier mouvement paraphrase l'ouverture des "Créatures de Prométhée" op.43 de Beethoven, Mozart (deuxième thème lyrique) et Haydn (l'"andante"). Cette symphonie a une ampleur un peu plus importante que la première, et là encore Schubert utilise des modulations harmoniques propres à son style. La troisième symphonie fut écrite en deux fois : le premier mouvement en mai 1815, et tout le reste en neuf jours, durant le mois de juillet suivant. C'est une oeuvre grandiose, d'une rustique beauté tantôt lyrique, tantôt grâcieuse. La quatrième symphonie, que Schubert lui-même sous-titra "Tragique", fut composée au cours du printemps 1816. Elle diffère des trois symphonies antérieures de par son caractère urgent, tourmenté, agité. Là aussi les trois musiciens viennois de la seconde moitié du 18ème siècle sont très présent, notamment Haydn (le "Chaos" de l'"oratorio" "La Création") dans l'assez long "adagio molto" du premier mouvement. L'"andante" central est sublime.

Herbert von Karajan est plus à l'aise avec les troisième et quatrième symphonies que les deux premières. L'orchestre philharmonique de Berlin est trop épais, trop fourni pour aborder la première symphonie qui est de proportions assez modestes. Pour la deuxième, Karajan, en grand beethovénien, est plus à l'aise : il arrondit les angles en donnant une ampleur lyrique impressionnante, bien que les tempi pourraient être un peu plus "allants". Pour la troisième, l'orchestre rutile de mille couleurs (la clarinette, dans le premier mouvement, est magnifique d'imagination et d'humour). La symphonie "Tragique" est à mon sens "la" réussite de ce coffret. Karajan transcrit avec intelligence les profonds tourments ressentis et mis en musique par le compositeur autrichien. L'"andante" prend les tripes, et les mouvements extrêmes sont "tragiques" à souhait.

La prise de son (ou la remastérisation ?) est bénéfique aux instruments à cordes, qui souvent couvrent les instruments à vent. Dans leurs apparitions, ils sont très colorés et fruités mais mal équilibrés avec les cordes (par contre, les violons et altos sont parfaits, et les basses et timbales bien profondes). Mention spéciales aux clarinettes et aux bassons.

A signaler aussi les interprétations de haut vol de l'ouverture de l'opéra "Le Freischütz" de Carl Maria von Weber qui ouvre ce coffret, et de deux pièces de ballet tirées de la "musique de scène" "Rosamunde" D.797 de Schubert qui concluent ce coffret.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Belle redécouverte, 2 juillet 2009
Par 
Gilbert Sorel (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : symphonies n°1, n°2, n°3, n°4, rosamunde (musique de ballet) (CD)
Dans la discographie des symphonies de Schubert, Karajan a été un peu oublié ces dernières années.
Face à l' engouement des versions " anciennes", " d'époque" dont certaines sont réussies dans leur genre, c'est une vision de l'oeuvre même que l'on mettait sur la touche.
Schubert classique ou pré-romantique ?
La classification nous est aussi étrangère que l'esprit du " Sturm and Drang ".
Néanmoins, Karajan opte pour un Schubert romantique, accentuant les deséquilibres sonores trés Scubertiens que l'on retrouvera dans la musique de chambre et les lieders.
Les rythmes sont amples, les bois et vents bien rendus et dés la première, Karajan nous entraîne plus dans une musique ouvrant sur l'avenir que tournée vers le passé.
La 4èmè est sans doute une des meilleures du répertoire.
Les 3 autres sont passionnantes
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