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5.0 étoiles sur 5 Scorps on Kraut!
Peut-être parce qu'il est très différent du reste de leur catalogue, Lonesome Crow fait - pour beaucoup - figure de vilain petit canard dans la discographie des éminents teutons de Scorpions, un à l'instar d'un Rocka Rolla pour Judas Priest. Grave erreur.

En fait, le Scorpions de Lonesome Crow n'est pas le vrai Scorpions. En effet,...
Publié le 7 avril 2011 par Stefan

versus
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3.0 étoiles sur 5 "Lonesome Crow" : In Search Of The Peace Of Mind.
"Lonesome Crow" (le premier 33 tours des Scorpions), est absolument à remettre dans le contexte de son époque (aux tout débuts des seventies).
Formé par Rudolf Schenker (pendant les années soixante) à Hanovre, c'est vers 1968 (après de nombreux changements de musiciens) que les Scorpions vont prendre réellement...
Publié il y a 16 mois par Voodoo.


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5.0 étoiles sur 5 Scorps on Kraut!, 7 avril 2011
Par 
Stefan (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonesome Crow (CD)
Peut-être parce qu'il est très différent du reste de leur catalogue, Lonesome Crow fait - pour beaucoup - figure de vilain petit canard dans la discographie des éminents teutons de Scorpions, un à l'instar d'un Rocka Rolla pour Judas Priest. Grave erreur.

En fait, le Scorpions de Lonesome Crow n'est pas le vrai Scorpions. En effet, le line-up présent sur cet album ne survivra pas à cet album et, en particulier, au départ de leur guitariste soliste, Michael Schenker, recruté par les anglais de UFO qui l'avaient repéré alors que Scorpions ouvraient pour eux. C'est donc un Scorpions nouveau qui poursuivra son ascension et pas celui de Lonesome Crow le groupe ne reprenant - dans sa nouvelle formation - sous ce nom que pour capitaliser sur sa réputation Outre-Rhin.

Mais revenons à Lonesome Crow même et à sa personnalité si atypique. Si pas mal d'éléments - à commencer par la voix de Klaus Meine - sont déjà présents, l'orientation ouvertement "kraut" ne fera pas flores. C'est d'autant plus dommage que Lonesome Crow fonctionne excellemment bien. La dose de psychédélisme et de progressisme que les Schenker, Meine & Co ont réussi à insuffler dans leur Hard Rock le rend d'autant plus savoureux et intéressant. Alors, certes, tout n'est pas parfait à commencer par la production qui, pour être propre, n'offre pas aux compositions l'écrin à la hauteur de leur qualité (pas que ça empêche d'apprécier l'album, notez bien) mais ça reste du cependant du bon boulot. Les compositions, elles, sont toutes de bonne qualité même si In Search of the Peace of Mind et l'épique Lonesome Crow se détachent du lot. On remarquera, en particulier, les performances du jeune Michael (alors âgé de seulement 17 ans) qui s'impose dés sa première apparition discographique comme un soliste de tout premier ordre.

Vous avez donc ici un album qui surprendra ceux qui pensent tout connaître de Scorpions mais ont scrupuleusement évité cet album du fait de sa peu élogieuse réputation et qui ravira ceux qui n'aiment pas particulièrement le Hard Rock de Scorpions mais apprécient le Rock Allemand (aka Krautrock) des 70's. Personnellement, j'adore.
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3.0 étoiles sur 5 "Lonesome Crow" : In Search Of The Peace Of Mind., 19 avril 2013
Par 
Voodoo. (in the south of witches valley.) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonesome Crow (Album vinyle)
"Lonesome Crow" (le premier 33 tours des Scorpions), est absolument à remettre dans le contexte de son époque (aux tout débuts des seventies).
Formé par Rudolf Schenker (pendant les années soixante) à Hanovre, c'est vers 1968 (après de nombreux changements de musiciens) que les Scorpions vont prendre réellement forme. Rudolf qui tenait alors la guitare rythmique (et officiait également au chant), recrutera finalement son propre frère Michael Schenker (déjà) lead guitar au sein de Kopernicus (le groupe d'un certain Klaus Meine au chant), et qui ne tardera pas à les rejoindre. C'est courant '71 (après l'écoute d'une maquette), que Conny Plank produira ce "Lonesome Crow" qui parut en '72. L'album est empreint d'un psychédélisme planant et d'ambiances mystiques, un peu comme le premier Black Sabbath. Il faut plutôt parler de heavy-rock pour évoquer le contenu de cet album, où l'on remarque que l'excellent chanteur qu'est Klaus Meine réalise de sacrées prouesses (notamment sur l'évocateur "In Search Of The Peace Of Mind"), qui résume assez bien l'ambiance du disque. Mais c'est aussi ce p'tit soliste que l'on remarque, rendant ses parties de lead guitars passionnantes, Michael (alors âgé de seize ans), illumine des morceaux comme "I'm Going Mad" "It All Depends" ou "Inheritance" et "Action". C'est sur l'éponyme "Lonesome Crow" (une pièce planante et longue de treize minutes) que se termine ce premier essai psychédélique (intriguant mais intéressant), d'un groupe encore très loin du style qui le rendra populaire.
Mais alors que cet album permit aux Scorpions de tourner en Allemagne, notamment avec le groupe UFO (qui en perdant leur guitariste Bernie Marsden), piquèrent celui des Scorpions (alors complètement déstabilisés), à un point que le groupe se séparera une première fois.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Surprenant, 4 décembre 2006
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonesome Crow (CD)
Une maquette? non un véritable album; le premier du groupe de Hanovre qui en 1972 comprenait déjà le fabuleux chanteur Klaus Meine et le compositeur de génie Rudolph Schenker. Cet album est particulièrement apprécié par les inconditionnels des Scorpions dont je fais parti depuis la première heure (cela ne me rajeuni pas)

Avec Lonesome crow nous baignons en pleine ambiance psychédélique mais les quelques rifs laissent déjà présager du virage hard rock que le groupe allemand ne tardera pas à négocier avec brio.

Un album qui dégage une vraie ambiance (étrange, inquiétante...) avec peu de moyens.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Scorpions "Lonesome Crow", 11 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonesome Crow (Album vinyle)
Bonjour,

Le groupe Scorpions a débuté sa carrière fin des années 60, et a connu la gloire et leur plus grande tournée dans les années 80, notamment avec le "World Wide live".

Grand fan du groupe et ce depuis très jeune, j'avoue avoir un faible pour leur premier album "Lonesome Crow".
Produit en 1972, avec déjà notamment les frères Schenker aux guitares et le chanteur Klaus Meine.

Je recommande chaudement ce premier opus, avec un très bon enregistrement et un gout seventies delicieux.
Je possède les deux versions CD et Vinyle et ma préférence va vers la galette noire.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 1 ERE PIQURE...BRUTE DE DECOFFRAGE, 30 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonesome Crow (CD)
Je pense que beaucoup d'adeptes de Scorpions auront fait comme moi , c'est à dire remonter jusqu'à Lonesome crow bien après avoir découvert Scorpions... d'où l'effet surprise et décalage...car moi en 1972 , j' avais euh ...quelques jours !! Autant le poids des années pèse peu sur la musique de Scorpions car elle est intemporelle , autant on sent bien que Lonesome crow appartient à un autre siècle...J' entends plus l'homme des cavernes que Klaus dans I'm going mad ! Textes étranges ,musique aux accents mystiques ou de film d' horreur , parties intrumentales longues et parfois ennuyeuses. Bref , entre ce premier album et le 2e Fly to the rainbow il y a ...je sais pas quoi mais un truc énorme!!Cela dit , il ne faut pas oublier que Michael Schenker n'était alors qu' un ado (16ans!) et les autres pas beaucoup plus vieux.Et , le talent est déjà là : super créatifs et doués de la gratte les frères Schenker et Klaus nous scotche déjà avec sa voix vénimeuse! Y a qu' à écouter IN SEARCH OF THE PEACE OF MIND , LONESOME CROW et INHERITANCE pour s'en convaincre!! INHERITANCE est d'ailleurs un de mes gros coups de coeur :alliant rock/ballad , parlée/chantée ,vocalises en 2e voix , voix parfois "rauque" parfois sensuelle,une chanson terrible!! Précurseur d' une série inoubliable , Lonesome crow fait partie des albums que j' écoute moins souvent mais quand même de temps en temps !
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2.0 étoiles sur 5 Anecdotique ..., 6 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonesome Crow (CD)
Leur premier album en 1972, on as déja Rudolf Schenker et Klaus Meine (qui a déjà une sacré voix) en leader mais le groupe cherche encore sont chemin, le hard n'est pas très vieux a cette époque.

Les chansons sont en dehors de toutes réferences pour moi. Certains le disent "Bab", d'autre "Psychédelique", je le considère comme venue du fin fond des ages , c'est ce que je ressent a chaques écoutes de cette album.
A part la voix de Klaus et de quelques bons passages de guitare comme les sublimes solos sur le titre de "Lonesome crow" et le debut sympas de "I'm going mad", le reste est assez foulli avec toutes ses sonorités bien mal mélangés. Je me rappelle qu'il y a vingt cinq ans, ce disque me sembler déjà etre vieillot. Il faut dire pour etre juste que cette album a etait enregistrer en peu de temps et avec très peu de moyen, ce qui explique beaucoup de choses.

Je ne crois pas que les 2 étoiles que je lui attribut ici va entacher la très grande popularité du groupe car il y a beaucoup de bons albums de SCORPIONS.
Donc, je vous conseil surtout ce disque pour découvrir le potentiel naissant du guitariste prodige que deviendra Michael Schenker.
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2.0 étoiles sur 5 Un premier album qui n'a rien à voir avec le reste de la discographie, 19 mars 2009
Par 
F. Stephane (france) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonesome Crow (CD)
Je ne sais pas quoi penser de cet album.
Longtemps il ne m'a pas interessé, et la période 70's du groupe n'était pas ma préférée.
Entre temps, je me suis plongé dedans, et j'ai appris à l'apprécier, mais ce Lonesome Crow me laisse toujours froid.
Ambiance planante et assez baba cool, ce n'est pas ma tasse de thé, même si le talent et la voix de Meine sont déjà là.
Pas désagréable, mais je suis peut-être trop metalleux dans l'ame pour apprécier cette musique à sa juste valeur.
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5.0 étoiles sur 5 Album étonnant, 6 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonseome Crow (CD)
Quelle surprise cet album,le premier et unique dans ce genre de Scorpions!
A se procurer pour avoir une autre vision de Scorpions!
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5.0 étoiles sur 5 mon album préféré de scorpions, 1 février 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonseome Crow (CD)
Je suis né dix ans trop tard,et aurait adoré etre ado dans les années 70..
j'ai découvert la musique de ce groupe en écoutant des vinyls vers 79 ou 80 .au début:"in trance" ,"holiday",puis"blackout", "fly to the rainbow"et les autres vieux albums.
Leur musique a commencé à m'agacer à partir du tube "still loving you"puis j'ai completement oublié ce groupe.Et un jour une révélation,j'écoute cet album et...que du bonheur,j'ai du prendre un peu d'age mes gouts musicaux,ontévolués aussi,je trouve cet album incontournable avec les vieux Black Sabbath,Deep Purple,Led zeppelin,et l'album de Uriah Heep "Salisbury" bien sur.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 27 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lonesome Crow [Shm] (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST MARS 1982 N° 164 Page 46
1° Album 1972 33T Réf : E.M.I Metronome C.068.64687
1965, Hanovre, capitale de la basse Saxe, au sud de cette plaine grise et désespérément plate qu'est l'Allemagne du Nord, à mi-chemin entre la Ruhr et Hambourg. C'est là qu'un gamin de douze ans à l'idée de sa vie en décidant de former un groupe qu'il baptise très vite Scorpions, enlevant soigneusement le « K » du mot allemand, pour faire plus anglais, cela va de soi : tous ceux que le rock a fascinés à cette époque étaient hypnotisés par le mirage anglais. Ce petit Germain s'appelait Rudolf Schenker et, s'il n'avait pas encore sa moustache de séducteur, il était déjà le boss des Scorpions, ce qu'il est resté. Il n'était d'ailleurs pas guitariste en ce temps-là, mais batteur ; l'adolescence mâle correspond souvent à une folle envie de taper sur quelque chose, et notre chère musique n'est elle pas le moyen le plus pacifique de cogner ? Ce, n'est que peu à peu que Rudolf se mettra à la guitare, uniquement rythmique ; il aime plus affûter des riffs que s'embarquer dans les solos périlleux et laissera toujours cette tâche glorieuse à d'autres, quoiqu'il ait montré plus récemment, depuis le départ d'Uli Roth, de réelles dispositions pour le chorus mélodique. Autour de lui, l'effectif des Scorpions changeait en fonction de la lassitude de ceux que le jeu du rock n'amusait plus, lui seul ayant le feu sacré et des ambitions.
En 1966, il se trouva un complice à sa hauteur avec l'arrivée dans le groupe de Klaus Meine qui prit la place de chanteur. L'année suivante, le groupe se renforçait encore car Michael, le mignon petit frère blondinet de Rudolf, se joignait aux Scorpions, gagné ou corrompu au rock par son aîné ; très vite, Michael se révéla, lui, un petit guitariste prodige, ayant un penchant coupable pour les solos suraccélérés et férocement techniques. Voilà qui complétait idéalement les talents de Rudolf, si bien qu'alors les Scorpions avaient tout l'air de l'orchestre des frères Schenker. Doucettement, le groupe ainsi formé, mais encore peu stable au niveau de la section rythmique, connut l'évolution de tous les groupes de l'époque, flairant les modes, rejouant les hymnes des jukes boxes, s'offrant peu à peu quelques audaces vis-à vis de leurs rengaines favorites, puis s'aventurant à composer eux-mêmes. Musicalement, ils vécurent les remous du rock anglais des sixties, passant du bubble gum gracieux des Beatles et consorts aux brumes plus acides du psychédélisme et firent leurs armes dans le circuit de l'Allemagne du Nord. Ce, jusqu'à 1971 où ils décrochèrent enfin un premier contrat d'enregistrement, six ans après certes, mais ils avaient commencé très tôt.
Ceux qui se souviennent de l'ambiance musicale de la fin des sixties et du début des seventies, se rappellent sans doute qu'Allemagne était alors synonyme de musique planante et de l'électronique, et comprennent peut être mal comment un groupe de hard rock put ainsi tracer sa route d'acier au milieu de tous ces rêveurs et autres spationautes.
A Berlin, la ville enclose, mais à l'intelligentsia vive et aventureuse, c'était le royaume de la musique cosmique, de Tangerine Dream, Ash Ra Tempel,, Klaus Schulze : le rêve synthétique permettait de se faire le mur. A Düsseldorf, ville raffinée et coquette, l'intellectualisme subtile Kraftwerk et de Neu Engendrait d'autres formes électroniques. En Bavière, à Munich, terre de mélange déjà flattée par des effluves méridionaux, le rock reprenait ses droits, mais avec un certain goût du baroque, comme le montraient Amon Düül II ou Twenty Sixty Six. En Allemagne du Nord, contrée plus ingrate et plus rude, il fallait une musique plus musclée pour oublier la platitude du décor et l'âpreté du climat, et aussi pour remuer des gaillards plus solides. Le hard fut la forme qui s'y imposa avec Birth Control, Karthago et bien sûr, les Scorpions. Les nuits de Hannovre «étaient donc plutôt heavy. Dans cette Allemagne en mosaïque, l'humeur propre de chaque état débouchait sur une forme de rock particulière, et il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'un groupe de hard ait ainsi émergé de ce pays qui était réellement alors un paradis d'inventivité musicale.
Deux ingénieurs du son particulièrement futés et compétents avaient le quasi monopole des productions de qualité dans la Germanie d'alors : Conny Plank et Dieter Dierks. Les Scorpions allaient d'abord se confier au premier avant que le second ne devienne leur parrain.
Courant 1971, nos cinq gaillards (avec les Bruder Schenker, Klaus Meine, Wolfgang Dziony à la batterie et Lothar Heimberg à la basse) enregistrent donc leur premier album à Hambourg . Ce « Lonesome Crow » paraît sur Métronome en 1972. Cet album n'est pas encore vraiment un disque de hard et ceux qui adorent le groupe actuel auraient pas mal de difficulté à y retrouver leur favori. Certes, Meine y chante déjà bien, mais il n'a pas encore cette voix si aisée qu'on lui connaît. Certes, il y a de l'électricité qui couve, mais le disque s'inscrit dans une sorte de rock ambiance, alourdit de mysticisme et de fantastique, comme on l'aimait à cette époque encore empreinte de psychédélisme. Cette « Corneille Solitaire » recherche plus l'envoûtement que l'overdose d'énergie. Le disque est cependant assez prenant si l'on se détache des Scorpions actuels et sent bien son époque. Son attraction majeure est évidemment Michael Schenker dont la guitare fébrile et babillarde jaillit de partout , aussi habile dans les exercices Platonisants à la Cream que dans des coassements plus Hendrixiens ( qui sont, d'ailleurs , les influences majeures du disque). Effectivement, Michael l'angelot y mérite ses galons d'enfant-prodige de la guitare, de petit Moz-Hard du rock.
Bien que les Allemands soient assez septique, à l'époque, face à leurs productions nationales (que ce soit leur rock ou leur musique électronique, nos voisins restent tièdes et préfèrent sans compter les groupes Anglo-saxons, tout comme leurs contemporains français), « Lonesome Crow » est suffisamment bien accueilli pour permettre au groupe de faire près de 130 concerts cette année là. Parallèlement , il participe à la lutte anti-drogue en faisant la musique du film « The Cold Paradise », ce qui vous montre que les Scorpions n'ont jamais été des allumés perpétuels, des naufragés sur pattes comme le sont hélas, pas mal de hard-rockers de cette génération-là, qu'ils furent toujours ces gens lucides et engageants que nous connaissons à présent. Ce petit succès national, certes bien modeste, permit cependant à « Lonesome Crow » de franchir les frontières en 1973. Ce ne fut malheureusement pas un service rendu au groupe car beaucoup de monde fut attiré par le prometteur Michael, le guitar-héro au faciès d'archange, et l'on chercha à le dévoyer.
Ce qui finit par se produire. Michael, ne croyant pas trop à la possibilité pour un groupe allemand de faire une carrière internationale digne de ce nom (et peut être de son nom à lui), ne résista pas à l'offre que lui firent les Anglais d'UFO, de remplacer Bernie Madsen (celui-là même qui allait devenir le suave lead-guitar de Whitesnake un peu plus tard). Et le petit Moz-Hard de s'évader de Germanie, provoquant du même coup une sérieuse crise au sein des Scorpions.
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Lonesome Crow
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