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Six ans avant qu'ils ne les enregistrent au Musikverein pour Deutsche Grammophon, Pierre Fournier et Friedrich Gulda se rencontrèrent d'abord à Vienne en 1953 pour jouer les cinq Sonates de Beethoven.
Le livret raconte que le pianiste autrichien commenta leur séance par les mots « très beau, mais très français »...
Ce à quoi il répondit : « Pour Schnabel et pour Kempff, ce n'était pas trop français ». L'amitié se scella entre les deux hommes.

Tout était dit : dans la lignée de l'école interprétative fondée par les frères Duport, via Paul Bazelaire son professeur au Conservatoire, Fournier était reconnu pour la noblesse de son jeu qui lui valut le surnom « d'aristocrate du violoncelle ».

La main gauche veille à l'exactitude des hauteurs de notes, avec un vibrato très discret qui est une marque de sa sobre esthétique.
L'expression se joue plutôt dans la main droite, dont l'agilité faisait notoirement l'envie de ses confrères et lui permettait d'obtenir des phrasés extrêmement nets et précis, d'une intensité égale sur toute la longueur d'archet, modulée par des inflexions aussi subtiles que la parole, ce qui fit dire à Colette « qu'il chante mieux que tout ce qui chante ».
On goûtera cet art raffiné et lyrique de la nuance dans les trois séries de Variations qui accompagnent les Sonates.

La sonorité racée du Bösendorfer, richement colorée dans le médium, fut préférée par Gulda à la puissance du Steinway qu'il touchait habituellement, afin de fournir à son soliste un écrin précieux qui ne le contraindrait pas à élever la voix de ses cordes.

Un choix aussi courtois que judicieux, qui place ce récital sous les auspices d'un dialogue respectueux et de très haute tenue.
Pas une once d'ostentation, mais une écoute mutuelle aussi exigeante pour les deux complices que pour l'auditeur, qui devra renoncer à vouloir entendre une démonstration de virtuosité facile.
L'attaque feutrée, comme à regret, du vivace de la Sonate en ut majeur en dit long sur ce refus de tout geste violent qui dissiperait la poésie de ces pages.

Pour la tension dramatique, il y a Rostropovitch et Richter, pour la sensibilité à fleur de peau, il y a Du Pré et Barenboïm.

Pour l'élégance du chant, pour la pureté des lignes, pour la virtuosité sereine qui ne se donne pas d'air, pour l'humilité érigée en style, Fournier et Gulda restent inimitables depuis près d'un demi-siècle.
Sans ironie, leur modestie ne craint personne.
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11 commentaire|27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Six ans avant qu'ils ne les enregistrent au Musikverein pour Deutsche Grammophon, Pierre Fournier et Friedrich Gulda se rencontrèrent d'abord à Vienne en 1953 pour jouer les cinq Sonates de Beethoven.
Le livret raconte que le pianiste autrichien commenta leur séance par les mots « très beau, mais très français »...
Ce à quoi il répondit : « Pour Schnabel et pour Kempff, ce n'était pas trop français ». L'amitié se scella entre les deux hommes.

Tout était dit : dans la lignée de l'école interprétative fondée par les frères Duport, via Paul Bazelaire son professeur au Conservatoire, Fournier était reconnu pour la noblesse de son jeu qui lui valut le surnom « d'aristocrate du violoncelle ».

La main gauche veille à l'exactitude des hauteurs de notes, avec un vibrato très discret qui est une marque de sa sobre esthétique.
L'expression se joue plutôt dans la main droite, dont l'agilité faisait notoirement l'envie de ses confrères et lui permettait d'obtenir des phrasés extrêmement nets et précis, d'une intensité égale sur toute la longueur d'archet, modulée par des inflexions aussi subtiles que la parole, ce qui fit dire à Colette « qu'il chante mieux que tout ce qui chante ».

On goûtera cet art raffiné et lyrique de la nuance dans les trois séries de Variations qui accompagnent les Sonates.

La sonorité racée du Bösendorfer, richement colorée dans le médium, fut préférée par Gulda à la puissance du Steinway qu'il touchait habituellement, afin de fournir à son soliste un écrin précieux qui ne le contraindrait pas à élever la voix de ses cordes.

Un choix aussi courtois que judicieux, qui place ce récital sous les auspices d'un dialogue respectueux et de très haute tenue.
Pas une once d'ostentation, mais une écoute mutuelle aussi exigeante pour les deux complices que pour l'auditeur, qui devra renoncer à vouloir entendre une démonstration de virtuosité facile.
L'attaque feutrée, comme à regret, du vivace de la Sonate en ut majeur en dit long sur ce refus de tout geste violent qui dissiperait la poésie de ces pages.

Pour la tension dramatique, il y a Rostropovitch et Richter, pour la sensibilité à fleur de peau, il y a Du Pré et Barenboïm.

Pour l'élégance du chant, pour la pureté des lignes, pour la virtuosité sereine qui ne se donne pas d'air, pour l'humilité érigée en style, la prestation de Fournier et Gulda reste inimitable depuis près d'un demi-siècle.

Sans ironie, nous entendons une modestie qui ne craint personne.
11 commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 avril 2012
Quelques mots d'abord sur ces sonates, tellement atypiques dans l'œuvre de Beethoven. Curieusement, le maître nous ouvre les portes d'un univers parfois plus intime, plus secret encore que celui des sonates pour piano ou des quatuors. A se demander parfois si ces chefs-d'œuvre ont été conçus pour être joués, tant l'introspection y domine, sans effet, sans concession ni au passé, ni à la modernité. Bach, Mozart, passent ici comme des fantômes, digérés, ressuscités sous une forme chaque fois nouvelle. Pas une once de romantisme, ni de classicisme : une ouverture sereine sur un "dedans" où d'autres - à commencer par Chostakovitch - trouveront largement de quoi puiser.
En tout cas, c'est l'option surprenante - saisissante - choisie par Fournier et Gulda. Avec ce deuxième paradoxe - et non des moindres - que Gulda joue en retrait de Fournier: oui, le maître viennois, le génie iconoclaste, la star médiatique et capricieuse du piano des années 1960 (on l'a quelque peu oublié depuis) tisse un écrin, certes éblouissant, mais absolument pas intrusif, à l'aristocrate du violoncelle "français" - et surtout, monstre sacré de l'instrument, comme Gulda aura manifestement eu l'élégance de le reconnaître.
Il y a dans ces pages bien des pépites à découvrir - une vie ne serait pas de trop pour sonder toute leur profondeur.
S'il fallait résumer un tel enregistrement, une telle vision, disons alors que ce Beethoven-là est totalement neuf et inouï, que l'on se prend à rêver d'autres interprétations coulées dans le même moule - fabuleux mélange d'improvisation, de science, d'écoute et d'inventivité.
Un duo révolutionnaire, et c'est précisément, sans doute, ce dont aurait pu rêver Beethoven.
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le 13 décembre 2012
Retour d'une merveilleuse interprétation des chefs d'œuvres de Beethoven; l'enregistrement est techniquement superbe et l'entente des interprètes remarquable - on aimera d'autres interprétations (Rostropovitch-Richter très différents, Casals-Serkin pour l'histoire et pas mal d'autres) mais celle-ci me semble la plus merveilleusement équilibrée. Le son du violoncelle de Fournier est fantastiquement beau, noble et bien restitué, l'inventivité de Gulda inégalable.
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le 2 décembre 2014
Justesse de l’interprétation, classe du violoncelliste, un bien bel album
à recommander donc pour tous les amateurs de belle musique.
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le 27 mai 2011
Ce CD est un petit miracle. La connivance entre les deux interprètes est totale. Leur lecture des sonates de Beethoven admirable. Un enregistrement au service du texte !
11 commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 février 2015
ce duo Fournier/Gulda est pour moi une curiosité (pour Fournier) plus qu'une évidence, et j'entends surtout les efforts révérencieux du 'volcanique' viennois pour faire valoir l''aristocrate' français, ce qui me gène pour 'écouter' Beethoven;
du Pré/Bishop, et bien sur du Pré/Barenboim et leur juvénile équilibre ont ma préférence!
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