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30 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Radu Lupu, le Schubert du XXème siècle,
Par Etienne Leclercq "Musicfan56" (Lorient) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates pour piano D157 - D557 - D664 - D784 - D845 - D894 - D958 - D959 - D960 - Moments musicaux D780 (CD)
Nul ne l'ignore, Radu Lupu est un interprête exceptionnel de l'oeuvre de Schubert. De son premier témoignage en 1971 de la sonate D.784 au mythique disque de 1991 regroupant la D.664 et la D.960, la sonate la plus parfaite du compositeur, le pianiste réalise un sans-faute. Pourtant on remarque que le jeu du pianiste a évolué vers un idéal d'introspection avec une palette de nuances du plus en plus attirée vers des pianissimi éthérés, bouleversants tant par leur intensité que par leur raffinement. Mais son jeu reste pourtant d'une grande variété, dépeignant les climats les plus variés de manière toujours plus convaincante. Les must : la D.784, tourmentée, au finale déchaîné; les moments musicaux, très intimes et profonds et la D.960, le sommet absolu de l'album, dont l'Andante Sostenuto touche littéralement au sublime, où chaque note compte et que l'on écoute dans le silence le plus complet. A pleurer. A écouter et réécouter.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un fil à retordre,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Radu Lupu plays Schubert (Téléchargement MP3)
Schubert n'est pas simple, en quoi je n'apprends rien à personne. Curieusement (ou logiquement?), Schumann pose au moins autant de problèmes, mais très différents (car souvent techniques)- tel ou tel passage va heurter, et durablement gâcher l'ensemble - au concert, la catastrophe guette généralement à l'orée du bois. La problématique de Schubert n'a rien de perturbant en soi. Au concert, chacun peut jouer Schubert comme il l'entend, sans vraiment gêner personne. A l'enregistrement, on dissèque, on s'interroge. Quel Schubert est-il véritablement Schubert? Mais c'est aussi tout l'intérêt de Schubert - son côté énigmatique. A trop reprocher ceci ou cela aux (rares) grands interprètes qui l'ont exploré, on enlève, me semble-t-il, ce quelque chose qui fait la spécificité de Schubert - son caractère incertain, hasardeux. En ce domaine, Lupu me semble parfait dans sa délicatesse très mozartienne, ses silences, ses soupirs, ses lenteurs hésitantes. A l'exact opposé d'un Pollini qui a choisi un discours péremptoire (c'est Pollini), un flux ample et puissant - comme si Schubert jaillissait tout naturellement d'une source beethovenienne. Mais Schubert penche-t-il plutôt côté Mozart, ou Beethoven ? A vous de voir.
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11 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un sommet,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates pour piano D157 - D557 - D664 - D784 - D845 - D894 - D958 - D959 - D960 - Moments musicaux D780 (CD)
Contrairement à ce que dit le commentaire précédant tout est parfait dans ce coffret SAUF la D.664 et la D960, sans vision. Lupu étit davantage touché par la grâce dans les années 70. Les premières gravures s'inscrivent au sommet de la discographie avec celles de Richter Brendel, Kempff, Schnabel et Zacharias. Seul Serkin a été plus loin dans ce répertoire.
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Radu Lupu plays Schubert de Radu Lupu
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