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Hell marque la fin d'une période pour James Brown. 1974 fut d'ailleurs une année pivot pour beaucoup d'artistes populaires. Comme tant d'autres dont la carrière a commencé avant le tournant de 1967-69, Brown a été remis en cause par une génération "pensante" issue de Dylan qui a décridibilisé la musique de divertissement. La reconquête du prestige passait par l'invention d'une conscience littéraire, artistique et sociale. James Brown n'y est pas allé par quatre chemins : puisqu'il fallait montrer que message il y avait, autant faire des doubles-albums conceptuels (le "double-album conceptuel" était alors une preuve de sérieux, d'intelligence : de la musique pop, oui, mais pour adultes), où le "message" était pompeusement couché dans un titre sans ambiguïté et une illustration tout aussi lourdingue... car à l'intérieur le contenu n'avait guère changé. Après Revolution of the Mind et The Payback, Hell est le dernier effort de ce type de Brown. La pochette est presque plus riche (lourde, en fait) de sens que tous les textes des quatre faces réunis. Images du Vietnam, Watergate tapes, 1° choc pétrolier ("Sorry - out of gas") et hausses des impôts, violence urbaine, prison, enlèvements (c'est l'époque Patty Hearst), famine, prison, chicanos dormant dans les rues, dope, Indiens cherchant désespérément du boulot : n'en jetez plus, la coupe est pleine, les États-Unis de 73-74, c'est L'ENFER. En fait, une seule chanson (Hell) est une rapport. James Brown continue de faire des disques comme il les a toujours faits : quelques nouvelles compositions (7 ici), quelques reprises et quelques nouvelles versions de ses propres morceaux. Il y a un "spot" de standards (titres 6 à 9), qui n'est pas ce qu'il y a de plus excitant sur ce disque, surtout après une salve de cinq titres furieux, un sommet de la discographie de James Brown. Celui-ci ne sait faire que du funk, il le fait à fond. Mais vraiment à fond. Coldblooded, Hell, My Thang, une tornade. Un rebond rythmique permanent, une énergie sans fin qui continuent sur la 4° nouveauté, Sayin' and Doin' It, et le premier remake, Please Please Please. La production est très soignée, le son très "studio", peut-être un rien trop lissé. Après de nouevlles versions de I Can't Stand It et Lost Someone (totalement différente de celle de Get on the Good Foot), Brown lâche ses deux dernières nouveautés : Don't Tell a Lie about Me et Papa Don't Take No Mess, quatorze minutes de funk fascinant comme personne d'autre, jamais, n'a su en faire. Hell reste un des grands albums de JB.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 21 septembre 2012
Hell s'inscrit dans la période transitoire et mi-figue mi-raisin que James Brown connut dans le milieu des années 70. En témoigne également, The Payback (paru un an avant, en 1973), sur lequel on peut émettre des saillies enthousiastes mais aussi quelques réserves.

Ici, le début de l'album est absolument décapant, avec une poignée de morceaux funk ravageurs, parfaitement dosés et mis en boite par Brown et son équipe -où l'on croise même sa pétillante complice Lyn Collins. D'entrée de jeu, « Coldblooded » en met plein la vue avec deux accords comme trame harmonique et trois cocottes de guitares... ou du grand art de faire beaucoup avec peu !
Les monstrueux « Hell » et « My thang » enfoncent le clou dans les grandes largeurs, et « Sayin' and doin' it » et « Please, please, please » sont encore délicieux !

Mais, comme le souligne earthlingonfire dans sa chronique éloquente, on trouve ensuite un « spot » de reprises pas très palpitantes, c'est hélas le moins qu'on puisse dire (soit dit en passant, quel charme trouvaient-ils donc au hautbois, à l'époque, au point de lui consacrer un solo ??!) et on s'enquille aussi, juste à la suite, deux compositions de Brown elles aussi anémiques, dégoulinantes, et pas très glamour (car déjà vues et revues). Ce qui donne à tout le centre de l'album un aspect ''ventre mou'' assez déplaisant, voire carrément soporifique ! C'est peut-être ça, l'enfer ?

Il faut attendre « I can't stand it '76 » pour retrouver le ''godfather of funk'' dans une forme certes pas olympique, mais tout de même plus proche de sa fougue originelle. On craint ensuite une rechute (→ la choucroute mid-tempo de « Lost someone »), mais fort heureusement, la fin de la galette vaut largement le déplacement -et décroche la quatrième étoile de justesse- avec « Don't tell a lie about me and I won't tell the truth about you », un groove très cool sans fioritures inutiles, comme vissé dans le sol, et dont Prince a du faire son miel ; puis la tartine de funk ''kingsize'' « Papa don't take no mess », qui repousse les limites de la lassitude...

Pour résumer, si vous aimez le James Brown sauvage et sanguin, celui qui vous fait danser (même tout seul, à domicile, de bon matin), envisagez de carrément saucissonner l'album quand vous l'écouterez ! (après « Please, please, please », vous pouvez faire un bond jusqu'à la plage 11 sans trop de scrupules...)
33 commentaires|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 mars 2014
un très bon album
beaucoup d'instrumental, de longues impros
c'est funk mais ça bouge pas forcément énormément
album du godfather donc à écouter
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 janvier 2015
Un des meilleurs album studio de James Brown, à mon avis.
J'ai aimé les rythmes. de la bonne musique funk.
Je le recommande fortement
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le 3 novembre 2005
Aprés quelques petits problèmes de justices,on ne se refait pas...(mais si),cette album peut connu a part certains titres que l'on retrouve sur ces live est en ce qui me concerne l'Album ou les paroles de J.B sont toutes aussi importantes que sa musique,a une époque ou les afro-américains qui connurent des émeutes dont le catalyseur fut celle de watts en 70 et qui fit l'éffet boule de neige dans tout les usa ou ses derniers survivaient a peine dans les Ghetto noirs américains ou la drogue & l'Héroïne en particulier fut volontairement introduit par la C.I.A (véridique) afin de "dompter" ces "sauvages"(une époque presque révolue...? )furent durant la pèriode 68/75 a feu & a sang plus d'une fois!!! Mister J.B en fait le constat avec un titre plus qu'évocateur "Hell",les "cuts" s'enchaînent uniquement entrecoupés d'un coup de Gong,tout cet album est FA_BU_LEUX avec des titres tels que "ColdBlooded" "Hell" bien sûr, Sayin' doin it",une version plus "latino" de son "Please,Please,Please","stormy Monday" "A man Has To Go Back to The Crossroad Before he Finds Himself Sometime "(Magik),puis Face C cut one= I Can't Stanf It"76","Don't tell a Lie About Me..." etc pour finir Fac D one cut de plus de 15 mn avec un "Papa don't Take no Mess" d'Anthologie,un joyaux ciselé comme seule J.B & ses musiciens (nouveau line-up),un must ,un indispensable pour tout les "Afficionados du GodFather of soul,la pochette originelle du LP vinyl au dos montre des démons dèrrière Mister J.B avec comme phrase de l'un "He's too strong,We can't stop him!!!" & un autre de ces démons répondant par un "That's because he's THE Gofather",S'il vous faut un album de J.B autre que "SexMachine" c'est bel & bien celui-là qu'il vous faut,croyez-moi sur parole ;-),il y en à 3sexmachine,Live a the apollo & Hell,mais sa discographie est si impréssionante!!! ps:La plus belle pochette que je connaisse de J.B ,mais également de la plupart des albums "soul" de ces années là ou justement ces pochettes ne brillaient pas par leur beauté,celle-çi est Magnifikkkk,bonne écoute
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