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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UNIVERSALITY OF BACH AND HIS PASSACAGLIA, 21 juin 2013
Par 
Hugo C. Saldias (Denver,Co USA) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oeuvres Pour Orgue (Orgelwerke-Organ Works) (CD)
Le commentaire ecrit par L'aigle:
''HANS FAGIUS,AVEC ABSENCE TOTALE DE REGISTRATION ABSURDEMENT TOUT AU LONG DE LA PIECE EST UNE HORREUR ABSOLUE....""
L'AIGLE likes the interpretation of Mr Richter and makes a good description of the results,that tells that he knows
the subject he is writing about. But what he says about Mr Fagius makes think the opposit:that he does not know the
universality of Bach and of the Passacaglia. First of all Mr Fagius is a scholar and winner of the BACH-LEIPZIG organ competition,recorded his complete works on several CDs. A person that has studied for many years Bach and his
works can not be judge in such a way. Because after all:How come L"AIGLE has not recorded any Bach CD at all? And how come he is not a winner in any organ competition? This shows some ignorance respect Bach works.Let us clarify:
The Passacaglia as well as the 6 Sonatas were written for pedal cembalo and instruction "in house" of Bach's sons.
One of them says that these works are a bridge between the organ and the pedal cembalo( a cembalo with 32 notes to be played by the feet).Second there are different approches to Bach organ woks and all of them could be correct on an equal basis,specially if comes form high regarded players or professors.This vision of the interpretation of the Passacaglia of Mr Fagius is the one for cembalo (not organ).There are other authorities in Bach that see this piece the same way: Mr Anthony Newman for example,plays the pedal cembalo and plays this piece in an organ just the way
Mr Fagius does.And let us think of registation as courses of a meal.Not all menues are the same, chicken,beef,meet.
And read about Karl Joseph Riepp( the organbuilder from Ottobeuren) that compares the registrations and stops with food of different kinds. I tell you this so you do not think I am inventing these paraleles of food and organ stops.
So we must hear Bach open minded considering who is playing and give respect to the artist that has worked so hard.
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4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « UN MAGICIEN DE L'ORGUE », 27 avril 2013
Par 
L' AIGLE (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oeuvres Pour Orgue (Orgelwerke-Organ Works) (CD)
« Karl RICHTER, né à Plauen en 1926 dans une famille de pasteur évangélique, ne fut pas seulement un chef d'orchestre et un cantor de très haut niveau, mais un organiste exceptionnel. Si son phénoménal succès de « cantor du disque » a fait quelque peu oublier cette partie de ses activités, l'orgue a pourtant accompagné toute sa carrière : à partir de 1937, Richter prend à Dresde des leçons auprès de Herbert Collum, l'organiste de l' église de la Croix, puis devient en 1940 l'élève du légendaire Karl Straube ; en 1949, il est nommé organiste de l'église st-Thomas à Leipzig ; en 1950, il remporte le premier prix d'orgue au concours Bach de Leipzig, ce qui lui vaut d'être appelé en octobre 1951 à la Faculté Nationale de Musique de Munich pour y enseigner l'orgue et la musique sacrée évangélique.
Richter entre dès 1952 en contact avec Archiv Produktion, pour qu'il enregistre la partie de clavecin des « concerti grossi » de Haendel sous la direction de Fritz Lehmann ; un an plus tard, il enregistre les « Musicalische Exequiem » de Schütz ; Peu de temps après, le directeur du Choeur Bach de Munich entame une remarquable carrière médiatique : instauré successeur de Lehmann à la mort de celui-ci en 1956, il devient le spécialiste incontesté de BACH pour Archiv Produktion. Jusqu'à sa mort prématurée en 1981, Richter enregistra non seulement les grands oratorios, mais plus de 70 cantates de Bach - ce qui ne l'empêche pas de diriger en concert Haydn, Haendel, Beethoven, Brahms, Bruckner ou Verdi. »

DG a eu la bonne idée de nous restituer en 2011 quelques 20 pièces du Cantor de Leipzig devenues introuvables, par le fameux organiste spécialiste de toute la musique de BACH, Karl RICHTER dans les années 1964, 1969 et 1980 sur deux orgues baroques lumineux dénués des boues sonores du pathos symphonique du romantisme Cavaillé-collesque !

La citation du titre du commentaire veut tout dire. En effet, tout au long de ces trois CD nous avons la forte impression de redécouvrir nombre de ces pièces qui sont réalisées sur deux instruments :
- Le grand orgue de GOTTFRIED SILBERMANN de FREIBERG. Célèbre facteur d'orgue contemporain de JS Bach, Silbermann fut longtemps actif à Freiberg sous le titre de « Facteur d'orgue de l'État et la Cour du Roi de Pologne et Prince Électeur de Saxe ». Le grand orgue est pourvu de 3 manuels et pédalier et 44 registres avec trémolo et tremblant, accouplements manuels des aigus, soupapes de blocage.
Ce grand instrument faisait partie d'un legs de 50 orgues et positifs que Silbermann laissa à sa mort en 1753. Pour Richter, cet instrument incarnait purement et simplement l'idéal baroque fait de clarté dans la complexité.
La configuration de l'orgue Silbermann ayant été modifiée en 1985, les disques de Richter ont aussi valeur de document organologique.

- Le second instrument est l'orgue de la JÆGERSBORG-KIRKE à COPENHAGUE (Danemark) doté de 3 claviers et pédalier de 25 registres d'une facture néobaroque de la firme danoise Marcussen & Fils.

Ces trois CD comprennent : 3 Toccatas & fugues ; 6 Préludes & Fugues et une Fantaisie ; 3 Sonates en Trio ;
3 Préludes de Choral ; 2 grands Choralpartita ; La Canzona en ré mineur et enfin la monumentale Passacaille & Fugue en ut mineur.
Le premier CD commence par la célébrissime Toccata en ré mineur que Bach composa à l'âge de 20 ans. RICHTER nous en restitue la légèreté et la force d'une irradiante clarté dont les dentelles de la Fugue tissent un vrai vitrail dont on « voit » tous les détails.
Les Sonates en Trio n°1, 2 et 5 déploient toute la clarté de leur écriture à trois voix. Les 6 Préludes et Fugues choisies et une Fantaisie y exposent toutes leurs magnificences exaltantes dans leurs subtilités et leurs crescendos, c'est grand, c'est cosmique... transparent comme la voie lactée, le chant des étoiles de la mathématique biologique de Jean Sébastien ! Nous avons là une fois de plus l'exemple de ce qu'est la RESTITUTION de l'esprit d'une oeuvre opposée à l'ego interprétatif d'instrumentistes immatures psychiquement et spirituellement.
Enfin, le Choralpartita BWV 768 (19'27), une des trois pièces d'orgue les plus longues, précède la PASSACAILLE & FUGUE EN UT MINEUR,(15'27)

SUR LA PASSACAILLE & FUGUE en ut mineur BWV 582

« Il émane de la Passacaille pour orgue BWWV 582 de Johan Sébastien Bach une fascination mystique qui ne se retrouve dans aucune autre composition pour orgue [...] mais aucun de ses chefs-d'oeuvre n'est plus exposé - car sans pendant permettant la comparaison - véritable géant dominant tout ce qui l'entoure. Dans l'oeuvre de Bach les autres formes sont surabondamment représentées, mais il n'existe qu'une passacaille. Il est devenu inutile, lorsque l'on parle de cette oeuvre, de lui adjoindre le nom de Bach, car elle est l'incarnation même de tout ce qui a été produit dans ce genre ; elle dépasse de loin les productions similaires et a servi de modèles aux générations suivantes.» (Joachim Berenbold ; CD signum 1998)

Pièce musicale majeure de toute la musique, ce chef-d'oeuvre absolu de l'orgue, qui trône au-dessus de toute la littérature de l'instrument, est la plus formidable synthèse d'écriture et d'équilibre entre le contrepoint et l'harmonie, l'art de la variation et de la couleur, soit le timbre ou régistration. « Au fond, Bach était un architecte. Plus on approfondit l'étude de son développement, plus on se rend compte que tous les progrès que lui doit l'art musical se résument en un mot: perfection sans cesse croissante de l'architecture musicale. » ALBERT SCHWEITZER

L'oeuvre la plus difficile sur laquelle butte pratiquement tous les organistes dans l'incompréhension totale de cette oeuvre particulière que j'avais détaillé dans BACH CHAPUIS : Bach : Intégrale de l'oeuvre pour orgue
RICHTER nous en donne une représentation assez convaincante, puisque le thème d'entrée au pédalier comporte un jeu de fond de 16 pieds et respecte les changements de régistrations et le grand crescendo.
Je disais alors :
« L'exposition du magnifique thème en ut mineur de 15 notes à 3/4 sur 8 mesures en valeur de noire- blanche alternée , instaure d'emblée un geste hiératique dans la solennelle et majesté grave de sa tonalité d'ut mineur. [...] De toute évidence l'écriture de la partition expose ce thème de la PASSACAILLE dans le registre le plus grave du pédalier de l'orgue. Il doit donc apparaître dans les profondeurs du firmament comme l'indique la partition dans une nuance pianissimo, avec des jeux de fond, Bourdon de 16. L'entrée des claviers expose une première variation, sorte de questionnement méditatif grave, à la fois serein, calme et douloureux dans son harmonie et ses rythmes syncopés placides.
Le déroulement des 15 variations doit rester immuable dans la régularité de son tempo qui en fait une force tranquille en suivant un crescendo constant avec modification des timbres à chaque variation pour finir en apothéose. Certaines batteries dans la fugue dont le contre sujet est combiné avec celui de la passacaille confèrent une profondeur sidérale d'éternité ! » En effet, l'analyse transversale y révèle des choses inouïes que l'oreille peut entendre dans une restitution sonore adéquate mais que l'intelligence ne comprends pas sans entrer dans les arcanes de sa gestation et de sa signification métaphysique que nous ne pouvons donner ici. " L'objectif final de toute musique ne peut être que la gloire de Dieu et le rafraîchissement de l'âme." (JS. BACH)

-- Un des exemples le plus désastreux de la déstructuration de l'oeuvre se trouve dans l'intégrale Bach chez Brilliant Classics, l'organiste HANS FAGIUS, sur un orgue suédois de 1728, est immédiatement disqualifié dès la première note, puisque le thème au pédalier est tonitruant avec anches 16/8/4 ainsi que sur les claviers, soit fortissimo continuellement ! Cette absence totale de régistration, absurdement tout au long de la pièce, expédiée en 12'32 métronomiquement et sans respiration en soudant comme un soudard la passacaille à la fugue, sans transition d'aucune sorte, est une horreur absolue qui fait que l'on peut détester l'orgue et Bach avec de tels olibrius sourds à la musique !

Nous avons là, la preuve absolue que si les notes d'une partition ne sont pas habillées par le timbre qui est la vie du son qui leur convient, de par l'écriture et la transparence acoustique nécessaire à l'intangibilité comme à l'intelligibilité du texte, il n'y a plus de musique, et le plus grand chef-d'oeuvre devient barbant !

-- André ISOIR fait exactement la même faute que FAGIUS et CHAPUIS, il claironne in extenso et expédie le tout en 11'53 ! Tonitruant dès le début, il ne fait que de se servir de la boite d'expression pour éloigner la charge de la cavalerie lourde de temps à autre ! C'est ennuyeux d'un bout à l'autre, où il arrive tout de même à alléger dans la partie centrale de la passacaille dans les arpèges, mais c'est lamentablement raté, l'éclatement de l'unité de l'oeuvre, cependant un peu moins dérISOIRE, mais inécoutable, musicalement et organistiquement parlant !

-- Helmut WALCHA I, (ARCHIV 1947-1952 10CD / 2 ORGUES) joue sur l'orgue, ARP SCHNITGER de l'église St. Pierre et St. Paul à Cappel, (petite ville d'Allemagne du nord) représente la quintessence de l'orgue de la fin du 17e siècle de l' Allemagne du Nord avec un plénum brillant, lumineux sonore et ample qui reproduisent les timbres de l'instrumentarium de plein air de la Renaissance, un instrument très chargé en anches et mixture. .Bach - Intégrale des oeuvres pour orgue (1947-1952) (Coll. Original Masters) ou Bach : Oeuvres pour Orgues (Coffret 10CD)
WALCHA fait exactement la même faute dès le départ, trop de jeux d'anches peu de fonds mais et la prise de son de près et sans aucune réverbération permet une lisibilité immédiate. Mais la présence constante des anches donne une écoute fatiguante à la longue, de par la stridence de l'aigüe où l'oreille trop sollicitée sur ce registre continuel, décroche ne pouvant se reposer sur le médium et les graves. C'est à la fois une question physiologique, donc acoustique et musicale, d'autant que cet orgue entièrement d'origine à de magnifiques jeux comme les 15 minutes de présentations du CD1 le met en évidence. Il est clair qu'une autre régistration était possible.

-- WALCHA II (ARCHIV 1957-1971 - 14 CD / 6 ORGUES) sur le grand orgue Hegerbeer & Caspar-Schintger du XVIIe siècle de St. Laurenskerk d'Alkmaar, doté de 3 claviers et pédalier de 58 jeux : Clavier 1 = 15 registres ; Clavier 2 = 14 registres ; Clavier 3 = 18 registres ; Pédalier = 11 registres.
Walcha continue la même faute sur le pédalier du thème exposé seul et forté puis l'entrée des claviers se fait sur des anches de 8 et 4 ! La charge continue, sauf sur les arpèges aux deux claviers de la partie centrale. Bref, décevant, car l'instrument permettez de vraiment de faire autre chose de ce chef-d'oeuvre ! Trop d'aigües vous glace le sang avec cette marche sur les glaces, le pas ça caille ! Bach : Oeuvres pour orgue

-- Avec Jean GUILLOU (concert public 1999 - 12 CD Philips) sur le très grand orgue VAN DEN NEUVEL de Saint-Eustache, Paris, composé de 5 manuels de 61 notes et pédalier de 32 notes. Le positif a 18 jeux, le Grand-Orgue 16 jeux, le Récit 17 jeux, le Grand-Choeur 19 jeux, le Solo 11 jeux et la Pédale 20 jeux, ce qui donne un ensemble de 101 jeux totalisant 147 rangs et 8 000 tuyaux.
Enfin, avec son intelligence et sa sensibilité, Jean GUILLOU a compris la dimension cosmique et mystique de l'oeuvre : les 16 pieds de fonds au pédalier et commence avec les jeux de 8 aux manuels et les couleurs se déploient à la console de son vaisseaux cosmique sonores. Cependant, une agogique trop relâchée se permet des suspensions et des ralentis entre les variations qui brisent l'unité temporelle de la course immuable de cette comète, ici d'une durée de 13'26. Quoi qu'il en soit un grand moment d'orgue et d'émotion en direct qui approche la perfection.
En fait, la dimension cosmique de cette musique n'était pas faite pour les instruments anciens mais pour l'orgue moderne aux milles sons de la voie lactée. À recommander chaudement malgré mes qq réserves sur la Passacaille : L'intégrale de l'oeuvre d'orgue de Jean-Sébastien BACH qui de toute façon est la meilleure version trouvable de la discographie. La plaquette du coffret signée de la main de l'organiste est véritablement transcendante qui surajoute l'intelligence pénétrante au jeu superlatif du soliste et d'une prise de son parfaite.
Bach : L'Oeuvre pour orgue (coffret 12 CD) ou L'Oeuvre Pour Orgue (Coffret 12 CD)

-- Christian RIEGER (1997 sur l'orgue historique J.A. SILBERMANN de St. Landolin à Ettenheim-Münster commet également la faute de commencer en « cuivrant » avec des anches. Cependant il sait renouveler son discours en 13'21 dans une belle acoustique. Mais ce disque à l'avantage de donner 5 VERSIONS DE LA PASSACAILLE de Bach : 2 Versions différentes pour orgues (dont LISZT/J.G.TÖPFER)

-- 2 Versions pianos (E. D'ALBERT/ M. REGER) Pour d'ALBERT L'exposé FF dans le grave du piano est une faute du pianiste, mais après le discours est très beau et mérite grandement cette écoute.
Pour la version REGER (pianiste et organiste) la version à 4 mains permet bien sûr de jouer toutes les 5 parties de l'orgue et le thème de la basse est modéré comme le mouvement. Une belle version pianistique qui restitue la partition de l'orgue dans l'ossature des sculpteurs d'ivoire ! une autre écoute en 12'41.
Dommage que le spécialiste des versions pour orgues au piano Ferruccio BUSONI s'en soit abstenu.

-- Pour la version LISZT /TÖPFER sur l'orgue romantique des frères LINK (1906) dans l'église de Giengen sur Brenz, le 16 pieds introduit avec très grande lenteur (40 à la noire !) le thème au pédalier et des 8 pieds aux manuels... puis double le tempo dans certaines variations, et retombe à 40 ? Ce qui donne une durée totale de 18'58 !!! Une étonnante curiosité...

-- La version orchestre (STOKOVSKI) est donné par le Staatorchester Frankfurt (Oder) par N. Athinäos.
5 VERSIONEN DER PASSACAGLIA BWV 582 signum SIG X93-00 (1998) : 5 Versions of the Passacaglia Bwv 582

-- En tant qu'organiste, évidemment le Maître de l'orchestre commence le thème pianissimo aux violoncelles et contrebasse, les violons viennent naturellement « aux manuels » et les variations étalent leurs irisations orchestrales. Une prise de son analytique sans réverbération permet de tout distinguer. pour une durée de 14'17 minutes. Par STOKOVSKI lui-même en 1959 nous avons une autre atmosphère plus ample et profonde et plus amène avec un orchestre évidemment supérieur et une autre expression. Une très grande version orchestrale par le magicien de l'orchestre avec la riche activité des contrebasses, les strates mélodieuses des bois, les échos des cors et les brillantes cadences donne un côté opulent, grave et joyeux à la fois.
Sa durée de 9 minutes implique d'emblée une autre vitalité dans une agogique libérée de tout mouvement métronomique des trois temps qui deviennent un ! Mais le kitch romantique, j'aime ça, aussi, paradoxalement !
BACH famous transcription Léopold Stokowski : Passacaille & Fugue Bwv 582, Komm Susser Tod Bwv 478...

-- Avec Ottorino RESPIGHI nous avons une version orchestrale qui fait moins référence à l'orgue qui renouvelle l'approche de la Passacaille et dont le compositeur ne peut oublier sa riche palette du meilleur orchestrateur du XXe siècle avec RAVEL et qui ne peut pas ne pas penser à sa Trilogie Romaine, un autre chef-d'oeuvre absolu de la musique orchestrale. Il renouvelle complètement l'approche de sa transcription par rapport à STOKOVSKI, et c'est t rès bien ainsi. Le contraste entre les deux est passionnant. A connaître absolument, d'autant que ce CD est riche de découverte : Respighi: Rossiniana No1-4; Metamorphosen modi XII P169

Pour en revenir à Karl RICHTER, tout au long de la durée de ces 3 heures 30, calme, sérénité, force et beauté, la musique de BACH restituée dans sa vraie dimension métaphysique et mystique, la simplicité qui va droit au coeur. Richter aimait les tempos extrêmes qui pourront surprendre parfois. RAVEL disait « je ne veux pas que l'on interprète ma musique, je veux qu'on la joue ». C'est ce que fait magnifiquement Karl RICHTER avec une technique éblouissante et sans faille dans un jeu entièrement maîtrisé et inspiré, de parfaites régistrations dont la transparence des jeux nous fait entendre toute la complexité de la musique de BACH comme dans les concerti BACH-VIVALDI que nous avons longuement commentés: J.S.BACH:6 ORGAN CONCERGROS/TR
Là aussi, il conviendra de laisser du temps entre chaque pièce à réécouter avant de passer à la suivante étant donné la concentration musicale de chaque oeuvre.

RICHTER n'a jamais eu l'intention d'enregistrer l'intégrale des oeuvres pour orgue de Bach et préféra se concentrer sur les compositions les plus expressives que le Cantor dédia au « roi des instrument ».
La musique était pour lui une communication par les sons, un phénomène acoustique vivant, un langage de l'âme basé sur la maîtrise technique de l'instrument, de la voix et de la direction d'orchestre.
Il refusa l'attitude historisante : « les instruments modernes nous ont été livrés par le cours de l'Histoire et une interprétation qui n'est pas pleinement pensée, pleinement sentie, ne sera pas validée par l'usage d'un clavecin d'époque.... »
« Un vieux magicien de la délicatesse sonore, rythmique et linéaire » (Revue allemande Hi-Fi Stéréophonie)
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