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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Rod the Mod strikes again!,
Par Jean Bal "Me, myself & I" (Conflans-en-Jarnisy, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Never A Dull Moment (Remaster) (CD)
Paru en 72, après le chef d'oeuvre absolu qu'était Every Picture tells a Story, Never a Dull Moment n'a pas eu de ce côté du Channel l'impact de son prédécesseur. La faute peut-être à son "anglicité" exacerbée ou à une pochette plutôt étrange, qui dépeint un Stewart atone en complète contradiction avec le titre de l'album "Jamais un moment d'Ennui".Et pourtant, il mérite fichtrement le détour ce disque! D'abord parce qu'on y retrouve peu ou prou les mêmes acteurs que sur Every Picture, avec un Ron Wood absolument impérial de cool rock'n'rollien, qu'il manie la douze cordes dépenaillée ou sa Les Paul Zemaitis plaquée chrome. Et il serait d'ailleurs temps de rendre un juste hommage à "honest" Ronnie. Avant de devenir la doublure inodore de Keith-the-Riff au sein des Pierres qui Brinqueballent, ce bonhomme était le rock incarné. Jouant toujours à la limite du contretemps et de la fausse note, sans jamais tomber dans le précipice du mauvais goût. Mais, je m'égare... N'empêche que Wood est sans conteste - avec Stewart, of course - le grand héros de ce Never a Dull Moment. Qu'il réussisse une épatante adaptation pour guitare simplifiée de "Angel" de Jimi Hendrix, ou qu'il revigore façon pub rock le fabuleux "Twisting the Night Away" de Sam Cooke. Ce disque dégouline de guitare: de BONNE guitare, ce qui ne gâche rien! Quant au répertoire proposé sur ce 33 tours, il a de quoi satisfaire totalement l'amateur éclairé. Les arrangements ont ce charme suranné et déglingué des premiers disques de Stewart, et les musiciens sont employés comme des ingrédients choisis par le chef pour leurs qualités distinctives. Alors, certains préfèreront peut-être la frappe métronomique de Kenny Jones, mais moi-même j'avouerai toujours un faible pour la batterie écrasante de Micky Waller, qui avait déjà conféré un swing "baloche" au méga-hit "Maggie May" dont on trouve ici un élégant dérivé, "You Wear it Well", charmant en dépit de ses évidentes visées commerciales. A citer également une reprise de Dylan de bon niveau ("Mama You Been On My Mind"), un blues-soul suintant de haut vol ("I'd Rather Go Blind" avec Ian McLagan au hammond B3 !) et quelques excellentes compositions originales Stewart/Wood. Dans une interview récente (Uncunt février 2011) on a demandé à Wood ce que c'était que de travailler avec Rod Stewart à l'époque. Il a répondu que ça consistait essentiellement à dessiner des "knobs" (regardez dans le dico) un peu partout et à enregistrer des morceaux quasi improvisés quand un opérateur avait le bonheur de lancer le magnéto au bon moment. C'est exactement l'impression que dégage le délicieux rock bancal "Italian Girls", par exemple. Mais, le meilleur morceau du duo est peut-être le tout premier du disque: "True Blue". Sur fond de piano électrique brumeux et de guitare électrique éraillée, le petit Rod qui ne lorgnait pas encore du côté de la Jet-Set nous pond un de ses derniers hymnes populo, griffonnés au crayon gras sur un coin de bar, pour nous expliquer qu'il "n'a jamais été un millionnaire" et qu'il ne "possédera jamais de cheval de course ou de Porsche". Sacré Rod, va. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Rod au sommet,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Never A Dull Moment (Remaster) (CD)
Longtemps avant que Rod Stewart ne devienne le pathétique archétype de rock star qu'on connait aujourd'hui, il fut un fameux vocaliste - auteur en groupe (avec les Faces) comme en solo - d'albums de haute tenue tel que ce "Never a Dull Moment" de 1972.4ème album solo du chanteur à l'improbable agencement capillicole, "Never a Dull Moment" a l'infortune de suivre celui qui - pour beaucoup - demeure comme l'album le plus essentiel de toute la discographie solitaire du sieur Stewart: Every Picture Tells a Story (1971). Si on ne peut nier que ce Never a Dull Moment suit, pas à pas, les accomplissements de son glorieux prédécesseur, c'est par la qualité des compositions ici présentées qu'il supplante (de justesse) Every Picture Tells a Story comme meilleur album solo de l'ami Rod. On retrouve donc ici la même base folk-rock gorgée d'orgue chaleureux, de violon chantant et de guitares à ascendance bluesy. Evidemment, il y a aussi la voix rocailleuse de Stewart qui fait autant merveille sur les ballades tire-larmes (I'd Rather Go Blind) que sur les rockers plus directs (True Blue) ou les éclairs quasi-rigolards que sont Lost Mariachis ou Italian Girls. En vérité, jamais Rod n'a aussi bien utilisé son si particulier organe qu'ici. C'est donc à une collection classique et efficace à laquelle nous avons ici affaire avec toutes les composantes qui font qu'un album ne s'essouffle pas. Et comme jamais plus Rod Stewart n'atteindra le niveau auquel il planait dans ce début des années 70 en général et sur cet album en particulier, comme jamais plus il ne nous régalera de cette musique gorgée d'émotion et d'énergie où son râpeux débit s'épanouissait si bien, nous aurions tort de bouder notre plaisir... Never a Dull Moment est donc un album essentiel à tous ceux qui aiment le rock sachant verser (sans excès) dans un sentimentalisme de bon aloi. C'est aussi une excellente façon de se rappeler qu'il fut un temps où Rod Stewart tutoyais les étoiles. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
Sweet Little Rock'n'Roller,
Par Jack O' Diamonds (france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Never A Dull Moment (Remaster) (CD)
Cet album de Rod Stewart(1972)est vraiment cool, comme tous ses premiers albums. Ce fut la période la plus créative de sa carrière. (Aprés, en Amérique c'était just a gigolo) L'amitié avec Ron aussi, alias "Woody Woodpecker"...En fait le vrai couple mythique du rock c'est EUX. D'ailleurs Ronnie ne fut bon qu'AVANT les Stones! Et cet album le prouve. C'est du rock qui colle comme un bonbon et comme plus personne n'en fait. Joyeux, sexy, baloche! Tout est foutraque! on rigole! A croire que c'est pris à vif dans une bonne vieille teuf du samedi soir! La batterie fait kaka poum, les grattes raclent, et la voix soul du chanteur est bien déchirée! On imagine les giclées de transpi sur les premières tables! Certains diront que c'est pourri! que c'est pas propre! BINGO les poteaux! ya des relents de Pistols et de Pogues là dedans. Et pourquoi on n'entend plus des bonnes choses comme ça? Passe que c'est fini tout ce bouzin. C'était du temps qu'on pouvait fumer dedans et faire un max de bruit et où le paradis perdu était au bout du comptoir. En plus l'IMAGE du disque amuse! On a un Rod bien décalqué, écroulé dans un fauteuil club et marqué par les stigmates de la nuit qui fut certainement mémorable...faudra qu'il demande quand même... NEVER A DULL MOMENT?
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Never A Dull Moment de Rod Stewart
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