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5.0 étoiles sur 5 La Symphonie la moins méconnue de Rachmaninov
Voici donc une version - parue en 2003 - de la symphonie la moins méconnue du compositeur russe Sergei Rachmaninov (1873-1943) : il s'agit de la "Symphonie n° 2", avec le Philharmonia Orchestra, dirigé par le grand chef d'orchestre allemand Kurt Sanderling. Répartie en quatre mouvements - ce qui est caractéristique des symphonies des...
Publié le 15 septembre 2011 par Lamouche Jean-Luc

versus
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3.0 étoiles sur 5 « Sans aucune coupure, et d'une nostalgie absolue, la lecture ample et venteuse de Sanderling...
...s'impose en tête de la discographie. La tension dramatique imprimée par des tempos inflexibles gomme les longueurs de l'oeuvre tandis que le Philharmonia, galvanisé, sonne plus russe que nature » lisait-on dans le Guide Fayard des Indispensables du CD au sujet de cet enregistrement d'avril 1989.
Je n'accepte que partiellement ce jugement. Notamment...
Publié le 18 juillet 2012 par Mélomaniac


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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La Symphonie la moins méconnue de Rachmaninov, 15 septembre 2011
Par 
Lamouche Jean-Luc (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rachmaninov : Symphonie n° 2 (CD)
Voici donc une version - parue en 2003 - de la symphonie la moins méconnue du compositeur russe Sergei Rachmaninov (1873-1943) : il s'agit de la "Symphonie n° 2", avec le Philharmonia Orchestra, dirigé par le grand chef d'orchestre allemand Kurt Sanderling. Répartie en quatre mouvements - ce qui est caractéristique des symphonies des époques romantique et postromantique -, on la considère comme une des œuvres illustrant la sortie de la grave dépression nerveuse qu'avait traversée le musicien à la suite de l'échec retentissant de sa "Symphonie n° 1". Composée durant les années 1906-1907, elle illustra donc - après d'autres œuvres comme le "Concerto pour piano n° 2" (créé en 1901, à Moscou) - le retour de l'inspiration créatrice du compositeur et obtint un grand succès. Cette partition magnifique est ici superbement interprétée, surtout dans les passages les plus lyriques : avant tout pour une partie du second mouvement et l'intégralité du troisième (un "Adagio" bouleversant, qui apparaît comme une des plus belles pages de toute la musique symphonique). La maîtrise du chef est remarquable, et les pupitres des musiciens de l'orchestre nous captivent par leur douce discipline (ils sont très attentifs les uns envers les autres). La charge d'émotion lyrique de cette œuvre et de cette version - en particulier - nous montre à quel point Rachmaninov ne peut, en aucun cas, être réduit aux partitions symphoniques que sont ses concertos pour piano et orchestre et la très belle et envoûtante "Ile des Morts"...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 « Sans aucune coupure, et d'une nostalgie absolue, la lecture ample et venteuse de Sanderling..., 18 juillet 2012
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rachmaninov : Symphonie n° 2 (CD)
...s'impose en tête de la discographie. La tension dramatique imprimée par des tempos inflexibles gomme les longueurs de l'oeuvre tandis que le Philharmonia, galvanisé, sonne plus russe que nature » lisait-on dans le Guide Fayard des Indispensables du CD au sujet de cet enregistrement d'avril 1989.
Je n'accepte que partiellement ce jugement. Notamment au sujet de l'absence de coupures : il y en a pourtant ! j'y reviendrai.
Oui pour l'ampleur et la nostalgie, tandis que la tension dramatique me semble plus prégnante sous d'autres baguettes. Comme récemment Paavo Järvi chez Telarc, cultivant un fulgurant sens de l'épopée.
Quant aux longueurs, le chef allemand instille parfois une subjectivité qui ne les rend que plus languides.
« Il y a largeur et largeur. Franchement je ne pense pas que la musique impose de tels tempos » affirmait le critique du magazine Gramophone en avril 1990, qui s'estimait déçu par ce disque, surtout en comparaison de la version gravée par le même chef avec la Philharmonie de Leningrad pour DG en 1956.

Dans le Largo introductif, l'orchestre anglais diffuse ainsi une ambiance asthénique, où les idées s'épandent, la volonté s'engourdit, l'émotion se prostre. Une résignation insondable tient lieu de lyrisme.
Les chefs ont souvent tendance à diriger trop vite le consécutif Allegro moderato ; au contraire, ici le pouls s'affaiblit (blanche à 58 au lieu de 63 entre 5'17-6'50). L'enthousiasme ne pénètre guère mieux le second thème (7'27-9'55), certes ciselé avec une ineffable douceur, baigné dans une quiétude idyllique.
Sanderling est un des très rares à pratiquer la reprise de l'exposition (9'55-14'30) mais il évince chaque fois six mesures (189-194), à 9'48 et 14'25.
Il nous peint un tableau d'une irrémissible désespérance, où le climax (mesure 389) ingénieusement amené semble porter le coup de grâce à une agonie longtemps différée.
Pendant ces vingt-six minutes (sic), on pourra en tout cas admirer des phrasés qu'irrigue une délicatesse inouïe, ce qui atteste du degré de connivence avec les musiciens.
Sous cette baguette, ce mouvement devient parfois semblable à du Bruckner. On dirait surtout une étude préparatoire à "L'île des Morts". Comment alors ne pas considérer le retour du moderato (21'22) comme une transfiguration ?
Dans l'ensemble, voilà une lecture émue et fervente, qui oscille entre mélancolie et mysticisme.

Le maestro aborde l'Allegro molto avec retenue et bienveillance, et trouve moyen de s'octroyer quelque pause contemplative lors de la section « con moto » (2'08-3'02) qu'il freine progressivement, comme en proie à une sidération. En revanche, le Trio central (3'54-6'14) s'active adéquatement (blanche à 103), presque au tempo que requiert la partition (blanche à 104).
Alors qu'en écoutant d'autres confrères l'épisode pizzicati & glockenspiel sonne avec éclat, l'effet produit ici un scintillement littéralement merveilleux.

On ne s'étonne pas que Sanderling immerge l'Adagio dans une sincère tendresse, sans abus de complaisance. Les puristes déploreront encore quelques excisions à 5'29 (mesures 57-58 & 61-66).
Il émulsionne ensuite ses cordes avec un art consommé du sostenuto et du crescendo bien senti, jusqu'au retour du thème principal que le timbalier matelasse sur un volumineux roulement.
On mentionnera l'exquise élégance du violon solo à 8'09, et la diaphane poésie qui inonde la coda en la majeur (155, 13'30).

De prime abord, j'étais réticent face à cette approche débonnaire du début du Finale, qui s'en trouve vidé de sa fougue nécessaire. Le métronome compte ici la blanche à 71 (-1'28) alors que la partition la souhaite au moins à 84.
Le thème en sol dièse mineur (1'28-) paraît ensuite trop velléitaire.
Des clashes de cymbales non attendus (0'07, 2'14) invitent une inutile grandiloquence, en outre peu dans l'esprit de cette interprétation.
Les coupes vont bon train : à grand coups de ciseaux entre mesure 82-118 (2'14-2'36), aussi à 11'34 (431-462 passent à la trappe), plus discrètement à 8'14 (la gamme descendante du basson manque après les triolets de timbales).
Sanderling se montre plus convaincant dans la seconde partie, notamment dans le développement en sol mineur (250, 6'51-) : rien de spectaculaire, hormis une percussion très voyante, mais une gestion efficace de cette liesse.

Sous cette baguette parvenue à une noble maturité, éprise de sagesse qui obtient un raffinement de diction vraiment exceptionnel, voilà un portrait humble, médité et infiniment humain de cette symphonie, ce qui ne surprendra personne connaît Sanderling.
Je suis bien en peine au moment de choisir une évaluation : je rends hommage à la subtilité du travail, à la cohérence du style, mais je n'adhère pas à l'esthétique défendue, parfois dangereusement précautionneuse ou atone.
Un disque révéré par certains, à découvrir avec prudence, et à mon sens pas pour une première confrontation avec cette œuvre. Aux « néophytes », je conseillerais plutôt de commencer avec André Previn ou Eugene Ormandy.
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Rachmaninov : Symphony No.2
Rachmaninov : Symphony No.2 de Kurt Sanderling
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