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21 sur 24 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 20 décembre 2007
Carlos Kleiber était un maître des contrastes, tant rythmiques que dynamiques. Son Schubert possède une élégance suprême, évoquant celui d'Abbado mais avec davantage d'aspérités et beaucoup moins de lumière. La clarté de l'orchestre philharmonique de Vienne, ici en état de grâce, est confondante. Chaque pupitre est d'une lisibilité et d'une qualité exceptionnelle (cordes souples, félines et très cohérentes ; bois ambrés; cuivres vibrants et majestueux de sonorités) Tous les ingrédients sont regroupés pour que le Grand Carlos Kleiber nous offre une version d'anthologie des deux symphonies. La Troisième bondit comme jamais, vibre de l'intérieur et accumule progressivement une telle quantité d'énergie qu'elle explose dans un finale virtuosissime, pris à bras le corps mais avec une intelligence des contrastes stupéfiante. Quant à la Huitième, il en livre une version très haute tension, à ne pas mettre entre toutes les mains tellement celle-ci est insoutenable ( premier mouvement à 7 minutes 30 environ ) Sa noirceur a peu d'équivalent mais sa profonde humanité et humilité, ses doutes et son exceptionnelle hauteur de vue me vont droit au coeur. Carlos Kleiber était un être humain : cela s'entend.
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8 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce CD au pingre minutage (46'14) reprend tel quel le couplage original du disque capté en septembre 1978 au Musikverein : les seuls enregistrements schubertiens de Carlos Kleiber, qui comptent nonobstant parmi les témoignages vraiment essentiels dans la discographie du compositeur autrichien.

Ne manquez pas de lire l'intelligente notice signée de Richard Osborne, qui tente d'éclairer le choix de ces deux oeuvres en fonction du style interprétatif du maestro. Intéressantes conjectures, quand l'on sait qu'il se refusait aux interviews.
Avec d'amusantes métaphores, ce texte compare aussi la nerveuse exécution de la Symphonie n°3 avec l'aristocratique version de Thomas Beecham (EMI).
Les timbres somptueux du Wiener Philharmoniker deviennent rarement plus tranchants que sous la baguette de Kleiber, ce qui nous vaut une lecture ardente, vibrante de l'Inachevée, qui s'anime avec urgence plutôt qu'elle ne s'enlise dans un sentiment inéluctable.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 1 février 2014
Je possède plusieurs versions de ces symphonies, notamment avec Bruno Walther et Laurin Maazel, sans dénigrer celles-ci, la version de Carlos Kleiber apporte un souffle tout particulier, une grande énergie dans les mouvements rapides et beaucoup de lyrisme dans les mouvements lents, un orchestre totalement maitrisé. Il n'y a pas de doute, une version de référence, mais il ne s'agit bien sûr que d'une appréciation toute personnelle, où se situe la vérité d'une interprétation ? A recommander, sans avoir à vous ruiner, que dire de plus !
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
...ombrageux, claquant la porte sans retour possible lorsque les musiciens rataient une note, Carlos Kleiber détestait aussi le studio, mais a su heureusement parfois se faire violence. Le maestro excentrique a gravé "officiellement" deux symphonies de Schubert : la 8ème dite "Inachevée" et la 3ème, une œuvre de jeunesse. Un disque indispensable. J'écrivais dans un article en octobre 2012 :
"Carlos Kleiber a enregistré "l'inachevée" de Schubert en album simple vinyle (avec la 3ème symphonie) en 1979. Il propose une vision authentique, lumineuse, tendue et nerveuse, aux accents beethovéniens. Kleiber dirige la Philharmonie de Vienne, la beauté sonore est diabolique, une autre référence".
"Une autre" car les disques historiques sont légions pour cette œuvre surenregistrée… Erich Kleiber, Böhm, Wand, Blombstedt, vous compléterez vous-même…

Oui : Erich Kleiber (le père dans la famille Kleiber) a enregistré au moins une fois la symphonie N°3 de Schubert en 1946 avec l'orchestre de la NBC (1 CD Tarha) et l'inachevée avec la philharmonie de Berlin en 1935 avec, soit des coupures, soit des tempos "avis de tempête" (Oro). Ça gratouille, mais b**l quel nerf !!!

La 3ème se trouve principalement dans les intégrales. Et de citer toujours les mêmes : de István Kertész, Karl Böhm (encore lui dans une interprétation dont l'allegretto musarde poétiquement, un bijou parmi l'intégrale chez Dgg) et Herbert Blomstedt, etc.

Plus rare au disque, la gravure de Carlos Kleiber de cette symphonie mérite une certaine attention :
1815 : Schubert a 18 ans et sa puissance créatrice tourne à plein régime. Comment savoir que dix ans plus tard, la maladie l'entraînera dans sa descente en enfer et vers la mort à 31 ans… Cette année là, le musicien compose lied sur lied, une bonne centaine. Pour se changer les idées, entre le 8 et 19 mai, il écrit vite fait les 64 premières mesures du début de cette 3ème symphonie, puis, passe à autre chose jusqu'en début juillet où il couche sur les portées l'intégralité de l'ouvrage en… 3 jours !
Il est possible que des extraits aient été joués lors des soirées dites "schubertiades" du vivant de l'auteur, mais en réalité elle ne sera publiée et créée qu'en 1881. Le propre des génies est de composer pour la gloire posthume. Avec une vingtaine de minutes, l'œuvre fait preuve d'une concision qui renvoie à leurs études ceux qui ironisent sur les divines longueurs chez Schubert (l'expression peut susciter l'ironie). L'orchestration est très classique : 2/2/2/2 – 2 cors et 2 trompettes, timbales et cordes.

- L'Adagio maestoso attaque de manière olympienne et avec gravité la symphonie. Un accord en tutti, mais déjà quelques phrases ludiques et poétiques dédramatisent le propos. Ce style d'introduction fait penser aux londoniennes de Haydn et à la 4ème symphonie de Beethoven (1806). L'Allegro con brio établit le contraste par ses rythmes de danse, ses motifs guillerets aux vents. La direction de Carlos Kleiber se révèle jubilatoire à la tête de cette philharmonie de Vienne décidément hors norme, aux couleurs si veloutées, jamais épaisses comme on peut parfois craindre des orchestres allemands et autrichiens. Mention spéciale au hautbois solo gouailleur.

- L'Allegretto fait office de mouvement lent et dure moins de 3 minutes. C'est quasiment les dimensions rencontrées à la fin du baroque (Haendel) ou au début de l'ère classique (C.P.E. Bach). Une pièce ravissante en forme de marche interrompue dans sa partie centrale par une douce sérénade. Là, on pense à Mozart, à ses divertissements. Mais l'orchestration et la délicatesse du phrasé mises en valeur par Kleiber signent le discours enchanteur de la patte de Schubert.

- Le Menuetto Vivace aux accents très marqués ne fait pas double emploi avec l'allegretto en forme de menuet. Les accords virils de cors et timbales appartiennent à l'univers romantique. Globalement, cette symphonie fait œuvre de positivisme. Le trio nous entraîne dans une fête campagnarde à l'instar de "La pastorale" de Beethoven. Inutile de chercher les sombres interrogations métaphysiques de la symphonie inachevée plus tardive.

- Dans le Presto vivace, Carlos Kleiber libère la douce folie imaginée par un jeune homme au faîte de sa force créatrice. Avec cette 3ème symphonie qui clôt son premier cycle symphonique, Schubert annonce la violence contenue et la rythmique obsédante que l'on entendra plus tard dans le final de la 4ème symphonie "Tragique" et même au crépuscule de sa vie dans la 9ème symphonie "La grande". Carlos Kleiber introduit une dimension joyeuse voire malicieuse dans la coda, aidé en cela par ses musiciens d'exception.

Tout à fait d'accord avec Melomaniac à propos la pingrerie de Dgg et la durée minimaliste... Mais les gravures "officielles" du maestro sont si rares er le disque si abordable qu'il sera beaucoup pardonné...
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le 30 juin 2015
Que voila un beau disque ! une troisième peu jouée hors intégrale et gonflée a bloc , une truculence et une énergie a toute épreuve nous ouvre une vision nouvelle qui cependant ne nous fera pas oublier la beauté de la version Beecham ( EMI ) à la poésie sans égal , et une inachevée bien violente ma foi , aux tempos très vifs , un pendant a la version Mravinski / Léningrad , brûlante , et un bon complément de l indétronable Furtwangler ( il s ' agit de mes gouts hein ! ) qui avance en terrain conquis .
attention , la vivacité des tempos , c 'est a double tranchant , ca passe ou ca casse , surtout que Walter et Guilini sont des sommets de raffinement dans des interprétations plus " calmes " ....
Une belle " inachevée " typée , aux antipodes de Gunter Wand / Cologne qui , lui a pris le parti d 'une lenteur inacceptable pour les fans de Kleiber , mais qui n empèche pas l ' intensité et l ' émotion ....
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le 25 avril 2012
Face à une telle splendeur, on reste évidemment pantois. Musicalement, orchestralement, difficile de rêver plus majestueux, plus spectaculaire. La 8e prend des allures d'ouverture d'opéra - Tannhauser, Tristan ? La masse orchestrale est à l'avenant. Allons plus loin: s'il fallait choisir un enregistrement, un seul, pour faire entendre aux enfants, aux néophytes, de quoi un chef et son orchestre sont capables, de quelle flamme, de quelle ultime folie - alors ce serait celui-là: oubliez Bernstein, Karajan, Mitropoulos, et j'en passe. Carlos Kleiber les décoiffe tous. L'ouragan, c'est lui. Huriccane Carlos, on n'a jamais fait plus vite, plus échevelé, plus' "romantique". On n'a jamais donné à Schubert telle puissance tellurique, souveraine et abyssale. En quoi, cet enregistrement, pour tout mélomane qui se respecte, est évidemment et absolument incontournable.
Mais (car il y a un mais, quand même) - et Schubert, dans tout cela ? Alors là, c'est à vous de voir. Car à chacun son Schubert (et son Schumann, son Beethoven, etc.). Kleiber vous tire du côté du pathos, sans rémission. Avec une splendeur, une hauteur de vision, une ampleur de moyens (quel orchestre, quelle direction !!!) tout simplement sidérantes, confondantes. Mais force est de constater, aujourd'hui, qu'une telle interprétation paraît "datée". Son engagement n'est pas en cause, bien au contraire, c'est bien ce qui la sauve. Mais le caractère massif, plantureux de l'orchestre, et ce parti-pris "romantique", voire funèbre, ne convainc plus tout à fait. Pour avoir entendu cette 8e en concert sous bien des formes, et plus particulièrement jouée par des formations anglaises "allégées" (sans doute influencées par Mackerras), et par la Camerata de Végh, je peux (pour ma part, je veux dire, à mon goût) affirmer qu'il existe d'autres solutions à cette 8e, peut-être plus convaincantes, et en tout cas qui correspondent mieux à l'attente de mélomanes du 21e siècle.
On peut donc considérer cette version comme le témoignage le plus abouti - avec celle de Günter Wand - NDR - d'une école où certains mélomanes, comme moi, ne se reconnaissent plus - ne reconnaissent plus tout à fait Schubert.
Ce qui n'enlève rien au génie - le mot n'est pas trop fort - de Carlos Kleiber, ni à la valeur de ce fabuleux enregistrement.
Allons plus loin, même. Oublions Schubert. Ecoutons Kleiber. Dansons avec Kleiber. Tremblons avec Kleiber. Prêtons l'oreille à ces cordes, ces bois, ces cuivres. Faire la fine bouche ? Crime de lèse-majesté. On est au nirvana de la musique. Peu importe au fond, l'erreur d'interprétation, on se laisse emporter dans une telle ivresse musicale. Et de toute façon, finalement, probablement l'un des plus beaux enregistrements de toute discothèque.
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