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le 7 octobre 2005
Disque très attendu après les remarquables Deuxième et Cinquième Symphonies avec l'Orchestre de Lucerne et une superbe Neuvième Symphonie avec l'Orchestre de Jeunes G. Mahler, cette lecture trop propre et lisse ne comblera pas les fans d'Abbado. Sans aspérités ni tension dramatique, cette lecture s'attache à profiter de la qualité d'un orchestre superbe mais (curieusement) mal enregistré : spectre étroit, dynamique un peu écrasé, définition moyenne. La comparaison avec certains Live de G. Wand avec le même orchestre dans la même salle fait mal. Références inchangées avec dans le désordre Bernstein/Vienne, Kondrashine, Tennsdedt, Solti, Barbirolli, tous très passionnants dans des approches personnelles différentes.
22 commentaires15 sur 19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
L'esthétique d'Abbado, qui n'a jamais varié mais dont il a poursuivi l'idéal de son premier concert au dernier, donnait des résultats fort variés dans Mahler. Dans le meilleur des cas, le primat donné au son, le refus d'utiliser la musique comme un véhicule pour s'exprimer, la recherche de légèreté, de finesse et de spontanéité, pouvaient montrer la Neuvième sous son jour le plus flatteur ou faire gagner à la Huitième en éloquence ce qu'elle perdait en grandiloquence. Dans la Première et la Cinquième, cela produisait des exécutions parfaitement anonymes et indifférentes. Dans la Troisième et la Sixième, l'élégance devenait carrément un défaut, fermant radicalement l'accès à tout ce qui donne leur sens à ces œuvres de la démesure.
J'écoute ce disque de temps en temps, et je continuerai sans doute de l'écouter de temps en temps, pour entendre la polyphonie organique, les traits des seconds violons fuser avec cette grâce et ce timing qui me rappelleront toujours, je l'espère, les concerts d'Abbado dans ce prendre-vie de la musique qui en faisaient des expériences magiques.
Mais la beauté ne suffit pas, ne peut pas suffire, dans la Sixième. Dans le Finale, en particulier, le désir de beauté ne peut pas expliquer à lui seul ce déversement qui n'en finit plus et qui s'arrête sans avoir fini, non par conclusion mais par épuisement. Il faudrait soit donner un sens à cet épanchement, soit à l'inverse accepter sa tragique absurdité, et Abbado ne fait ni l'un ni l'autre.
Si c'est le Finale qui pâtit le plus essentiellement de ce manque, les trois premiers en souffrent aussi quelque peu car Abbado, chef éminemment méticuleux, soigne chaque détail mais se refuse à en mettre aucun en valeur, ce qui revient peu ou prou à ne pas nous donner les clés d'une lecture de l'ouvrage.
Je n'insisterai pas sur le placement du mouvement lent en deuxième et du scherzo en troisième. Il n'y a là à mon sens que des inconvénients et aucun avantage, mais rien n'empêche d'écouter le CD dans l'ordre qu'on veut, même si cela impose un peu de manipulation pour la version du SACD, répartie sur deux disques.
Bref, les amateurs d'Abbado trouveront des satisfactions dans ce disque mais, à moins de défendre une conception aseptisée de la Sixième, nul n'y trouvera une exécution entièrement convaincante de l'œuvre, ce qu'on ira chercher chez Haitink avec le Philharmonique de Berlin, Bernstein avec le Philharmonique de Vienne, Tennstedt avec le Philharmonique de Londres de préférence en concert ou encore Vaclav Neumann avec le Gewandhausorchester ou Solti. J'étais tenté de mettre quatre étoiles mais j'en reste à trois car je dois encore ajouter Chailly, Haitink avec le Concertgebouworkest et Barbirolli, voire Bernstein avec le New York Philharmonic, Kubelik, Kondrachine et Karajan à la liste des versions qui me paraissent plus abouties, ce qui fait beaucoup.
0Commentaire2 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 mai 2013
Ici, le premier mouvement ne décolle pas, manque d'arêtes, de tensions, d'élan. La comparaison avec Solti ou Kondrashin est sans appel. Boulez à Vienne, dans une approche qui ne cherche jamais à solliciter le texte est incomparablement plus motivant à l'écoute. Est-ce la prise de son qui écraserait toute dynamique ? Etrange car le dernier mouvement, vaste portique menant au fameux "tout est mal qui finit mal" d'Adorno, est par contre impeccablement construit, conduit : l'une des plus belles choses qu'il m'ait été donnée d'entendre ici. Abbado est un malhérien magnifique, qui a mûri longtemps ses interprétations. Mais ici il y a un manque, me semble-t-il...
44 commentaires1 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus